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BIBLIOTHÈQ^UE FRANÇAISE
DU
MOYEN AGE
111
I46J. — ABBEVILLB. — TYP. BT STÈR. A. RBTAUX,
BIBLIOTHÈQUE FRANÇAISE
MOYEN AGE
LE PSAUTIER DE METZ
TOME PREMIER
PARIS
F. VIEWEG, libraire'- ÉDITEUR
A
LE
PSAUTIER DE METZ
TEXTE DU XIV SIÈCLE
ÉDITION CRITKiyE
publiée: d'après quatre manuscrits
FRANÇOIS BONNARDOT
TOME PREMIER
TEXTE INTÉGRAL
PARIS
F. VIEWEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR
67, HUI DB RlCMELiaU, Û7
■ *.,
/ ' :
INDICATION DES MANUSCRITS.
Texte intégral.
H — Londres, Musée Britannique, bibliothèque HarUienne n^ 4327
M — ^ Paris, Bibliothèque Mazarine^ n» 798.
N — Paris, bibliothèque ATâf/o/fa/f, fonds français n« 9572.
Morceaux détachés et variantes.
E — Épinat, Bibliothèque de la ville, n« 189.
H" — Ms. Harlt'un : ofifice des Morts.
H** — » psaumes de la Pénitence.
H^ — > office de la Vierge.
PROLOGUE
a tBg^iVz fui ait cest PsaaltUr de latin translateitenro-
^^Sm&mans prie et requielrt a toaz ceuh ijui ha verront
transcrire et copier, qae il metient ou faicent mettre tout de-
vant lou Psaaltier ceste prefaice et prologue i}ui s'ensuit,
î pour entendre plus cleirement tout lou romans trait dou latin,
aa moins ceu qu'eus en puet entendre, et pour savoir auct
queil péril est de translateir la Saincte Escripture en romans
et queil profit puet venir a celui qui deyotement se wetl acos-
tumeir a dire lou Psaultieir, soit en romans pour les gens
I o laye, soit en latin pour ceuh qui l'entendent.
: ci lou Psaultier dou latin trait et translateit
Ben romans en laingue lorenne, selonc la veriteit
Commune et selonc lou commun laingaige, au plus près
dou latin qu'en puet bonnement : aucune fois de mot a
Veriioats danu.HarteUa^iiT, i PMftititlr — loUyei— ii Psinl-
Leçon iu mt.de la Bibl. Net, fr. 9S7i • Vcd loa PsaKicrdeUitin
trint en roBrrunt, wIobc lii nriHil (onmuiM, «uphiiprïidenliitia
2 LE PSAUTIER DE METZ.
15 mot, aucune foiz sentence pour sentence, aucune foîs un
mot et une p^rolle pour une aultre a ce meismes sens
pour donneir l'entendement des p^rolles que on dit.
Quar pour tant que laingue romance et especiaulment
de Lorenne est imperfaite, et plus asseiz que nulle aultre
20 entre les langaiges perfaiz, il n'est nulz, tant soit boin
clerc ne bien parlans romans, qui lou latin puisse trans-
lateir en romans quant a plusour mos dou latin ; mais
couvient que, per corruption et par diseite des mos
françois, que en disse lou romans selonc lou latin, si
25 corn : iniquitas « iniquiteit », redemptio « rédemption >►,
misericordidy « miséricorde >► ; et ainsi de mains et plusours
aultres telz mos, que il couvient ainsi dire en romans
comme on dit en latin.
Aucune fois li latins ait plusours mos que en romans
30 nous ne poions exprimeir ne dire proprement, tant est
imperfaite nostre laingue, si com on dit on latin : erue^
eripe, libéra me, pour les quelz. m. mos en latin nous
tieir — 12 lorrenae — 1$ fois, foiz — 16 parolle — 17 parolles— 18 espe-
cialment — 19 imparfaite — 20 laingaiges — 26 de pi. ensi —
29 en romans manque — 31 imparfaite — 40 wardeir ^41 ïain-
qu'en puet bonnement : aucune fois de mot a mot, aucune fois sen-
tence pour sentence.
) Quar pour tant que langue romance est inperfaite et plus asseiz
que nulle aultre laingue entieire et perfate, il n'est nulz, tant soit
boin clers, que lou laitin puiessent translateir entièrement en roumant
quant a plusours mos don laitin ; mais covient, per corruption et per
disaite des mos fransois, dire lou romans selonc lou latin, si con :
10 iniqaitas < iniquiteit, et redemptio < rédemption », et misericordia
< miséricorde > ; et ainsi de mains et plusours aatre«
PROLOGUE. j
disons un souI mot en romans : « délivre moi >► ; et ainsi
de maint et plusours aultres telz mos, des quelz je me coîse
3 5 quant a présent pour cause de briesteit.
Aucune fois lî latin warde ses rigles de gramaire et
ses congruiteiz et ordenances en figures, en qualiteiz^ en
comparison, en persones, en nombres, en temps, en de-
ciinesons, en causes, en muef, et en perfection : que on
40 romans ne en françoiz on ne puet proprement wardeit,
pour les varieteiz et diversiteiz des lainguàiges et lou
defïault d'entendement de maint et plusour, qui plus sou-
vent forment lour mos et lour parleîr a lour volenteit et a
lour guise que a veriteit et au commun entendement. Et
45 pour ceu que nulz ne tient en son parleir ne rigle certenne,
mesure ne raison, est laîngue romance si corrumpue qu'a
poinne li uns entent Taultre, et a poinne puet on trouveir
a jour d'ieu persone qui saiche escrire, anteir ne pronon-
cieir en une meismes semblant menieire ; mais escript,
50 ante et prononce li uns en une guise et li aultre en une
aultre.
gaiges — 45 règle — 48 cscripre — 49 meisme. meniere
m^
Aulcune fois li laitin ait plusour mos que en romans ne poreis
ezprimeir ne dire proprement, si cor : erue^ eripe, libéra ; pour les
trçis nous disons en . i . soûl mot : < delivreis moi > •
15 Aucune foy li laitin wairde ces figure de graimaire, ses calîteis,
ses personnes, ses nombres, ses declineson, genre et cause, que en
romans on ne puet prqprement wairdeit, pour les varieteit des lin-
guaige et lou deffault d'entendement de maint et plusour, qui plus
forment lour voix et lour mos a plaisir que a veriteit. Et pour tant
20 est U langue romance si corrumpue qu'a poinne trueve on aus jour
d'ieu poc de persone qui saiche romans ne fransois escrire sam-
4 LE PSAUTIER DE METZ.
Auci est il a savoir que li latins ait plûsôur moS que
nullement on romans on ne puet dire maiques per circon-
locution et exposition ; et qui les vorroit dire selonc lou
5 5 latin en romant, il ne dit ne latin boin ne romans, mais
aucune foiz moitieit latin moitieit romans. Et per une
vainne curlpuseteit, et per aventure, 'per ignorance, wéîtent
dire lou romans selonc lou latin de riiot à mot, 3i com
dient aucuns : négocia ardua « négoces ardues >►, et :
60 Effunde frameam et conclude adversus eos* « Effùnt ta
frame et conclut encontre eulz >► ; si n'ait ne sentence ne
construction ne parfait entendement. Et 'quant Hbsffe
Sires dit en Tevangeile saint Jéhans : Nisi palmes mànserit
in vite, ** qui diroit lou romans selonc lou latin de hiot'a
6 j mot il diroit ainsi : « Se li palme rie demôfét eh b vis >►,
et si n'ait point de vrai ne de parfait entendement selonc
loii senz de la lettre ; quar si mot si « palttie "» $ignifie
plusour chose, quar : ou la palme de la maiti, ou Tarbre
dou pauniieir, ou lou getons et raîns de la vigne ou de
70 chescun aultre arbres. Et tout ainsi puet on dire de ce
mot « vis >► qui signifie plusour choses : ou vigne, ou
— 52 il manque, assavoir — 56 fois — 62 costruction —
65 demore — 72 tout — 73 signifie — 75 cen — 79 con — 80 de-
blanment, ne wairdeir sambtanment orthographie ne composicion des
lettres ; mais àscript li uns en une guise et li autre en une altre.
25 Et tout ensi est il don lire meismes : li laitin ait plusor mos que
nullement en romant on ne puet dire maisques per circunlocution ;
et qui les welt dire celonc lou laitin, il dit moitiet laitin moitié ro-
• Psal, XXXIV, 3. Pour mieux faire ressortir l'intention du cri'
tique, il convient de rapporter ici la traduction de ce texte par notre
auteur : Trai fuer ton espeie et la licve contre... — ** Joan. xv, 4.
PROUOGUIS. 5
visaige, ou i^e vis tournant. Et toute ansi puet on dire
de se mot n fornication », que aucune fois signifiet: lou
pechieit de luxure, ou en fait ou en consentement ; aucune
75 fois : ydolatrie, selons ceu qu'il estescript : Fornicans for-
nicabitur terra a Domino* ; et David : Fornicaîi sunt in
adinventionibus suis ** ; et en un aultre lieu dit TEscripture:
Quomodo tu dicis: Non sum fornicata cum ydoUs, et post
Baalim non ambulavi ***. Et corn il soît fornication esperi-
80 tueile et corporeile, il apert dont asseiz'cleirement que
aucune foiz dire lou romans mot a mot selonc lou latin est
chose corrumpue et imperfai^te, et que teile translation
aucune foiz faulce la sentence et destruit l'entendement
des perolles, et mue et chainge l'entention de la letre et
85 dûu texte»
£t pour ceu dont est ce trop périlleuse chose de trans-
lateir la Saincte Escripture dou latin en romans, quar li
Escripture Saincte est plainne de plusours sens et de plu-
sour entendemens que, qui la welt mettre de latin en ro-
90 mans, se il n'i ait lonc temps estudieit et se il n'ait l'usaige
renient— 86 cen — 87 qua — 88 plusour — 96 senz. corrompuz
mans ; et c'est chose corrumpue et inperfaitc, que aulcune fois faulce
la sentence et destruit Tentendement des pairolle, et mue et chainge
}o l'entencion de lai lettres et don texte. ^'
Et pour ceu et ceu troup perillouses chouses de translateir les
Sainctes Escriptures de latin en romans ; car 11 Escritures Sainrte est
* Osée I, 2. — *• Psal. cv, 39. — **' Jerem, 11, 23, dont voici
le texte exact : Quomodo dicis : Non sum poUuta, post Baalim non
ambulavi. Ce passage a été écrit de mémoirey comme aussi la citation *'
de la page précédente.
6 LE PSAUTIER DE METZ.
et l'entendement de li, il ne la puet véritablement transla-
teir senz erreir.
'Dont il avient plusour fois que, en metant un mot pour
un aultre, ou une lettre pour une aultre, ou une persone
95 pour une aultre, ou un adjectif pour uns substantif, li
sens et l'entendement de l'Escripture est fauceiz et cor-
rumpus, et pervertie est l'entention dou Sainct Esperit,
per queil inspiration et ensignement li sains Prophètes,
Apostres et Euvangelistres ont eut p^rleit en Sainctes
1 00 EscfiptMres ; et contient telle translation errour et hérésie:
et en ceu gît li péril de ceulz qui s'entremettent de trans-
lateir escriptures de latin en romans, especiaulment la
Saincte Escripture et les dis des Sains,
Quar nulz purs gramariens ne aultre clers, j'ai soit ceu
105 que des simple gens laies et mondainnes soit reputeiz
boins clers et bien apers ou qu'en aucune science soit bien
— 97 Saint — i» 98 cnsignent — loi cen — 102-ioj especialment les
Sainctes Escriptures — 105 simples— 106 que. tumanque — 107 cen —
si plennes de plusour sens et de plusour entendement que, qui lai welt
translateir don laitin en romans, se il n'i ai lonc temps estudieirs et se
^5 il n'ait l'nsaige et l'entendement de li, il ne lai puet veritaublement
translateir.
Dont il avient sovente fois que en met unz mot pour unz aultre,
ou une lettre pour une altres, ou . i . ajectis pour unz substantiz :
li sens de TEscriture est fauceis et corrumpus, et pervertie est l'en-
40 tendon don Sainct Esperis, per quelz ensignement li Sains, li Pro-
phètes, Apoustres et Ewangelistres ont eut pairleit ; et contient teilles
translations errours et hérésie : et en ceu gist li perilz de ceulz qui se
mellent de translateir.
Car nulz purs grammairiens ne aultres clers, jai soit ceu que des
4J simples gens soit boins clers reputeiz ou con bien que en aulcune
PROLOGUE. 7
fondeîz, pour ceu n'ait il mie graice ne science de trans-
lateîr, quar c'est dons especial dou Sainct Esperit, qui
n'est mies a touz donneit mais a bien poc de gent.
î 10 Toutes ces choses ai je dit pour tant que, com bien teîl
graice ne teil dons ne soit mies en mi ne n'en suis mies
digne, toute voie de ma presumption et de mon outraige
j'ai translateit cest Psaultieir de latin en romans, au plus
près, a mon avis, que j'ai peut selonc la veriteitdou latin,
1 1 $ au plus près de la sentence selonc la lettre et selonc la
gloze, et de la veriteit des Hébreu selonc la translation
sainct Jérôme, et au plus commun entendement que j'ai
peut; ne riens n'î ai mis ne ajosteit dou mien.
Bien est voir que li Psaultier, qui est obscurs en son
120 senz et malaisieit a entendre en maint et plusour psaulmeis
pour la hautesse des mysteires et des prophéties que il con-
tient, tout ainsi com lî latin demoustre son obscurteit,
ainsi couvient il que li romans lou contiengne : quar en
aucuns lieu il parle de Jhesu Crist cleirement, en aucun
117 entendemen — 118 puet — 119 Psaultieir — 127 foiz — 128
science soit bien fondeiz, pour ceu n'ait il mie graice ne science de
translateir, quar c'est don spèciaul don Sainct Esperit, qui n'est mie
a tous donneiz mais ai poc de gens.
Toute choses ai je dit pour tant que, con bien de mon outraige
50 i a je pris lai poinne de translateir lou Psaltieir de iaitin en romans,
toute voie don miens rien n'i ai je mis ; mais aus plus près de lai
sentence et de lai veriteit desllebreus, selonc lai translacion sainct Jé-
rôme, et aus plus comuns entendement que j'ai peut selonc laî lettre
et selonc lai gIoî):e.
jo Bien est voir que li Psaltiers, qui est obscurs en son sens, tout ensi
8 LE PSAUTIER DE METZ. Tr i
1 2 5 lieu bien obscurément ; aucune foiz ferk David en la per-
sone de Jhesu Grist, aucune foiz en sa p^rsone; aucune
foiz des boins tous ensemble, aucune fois de chescuns pro-
dome per li et dou juste; et auci fait il des mauvais et des
pechour en semblant mçnieire.
150 Et est auci a savoir que quant David en maint et plu-
sour psaulmes raconte « comment sui anemins queroient
l'arme de lui ^^ per « l'arme », selonc Fistoire de la lettre,
il ei^tent « fa vie dou corps » . Et lai ou est escrîpt « généra-
tion et génération »,est entendue «succession d'enfans et de
1 5 j lignie l'une après l'autre et tous jour outre sens nulle fin » .
Et lai ou Dayjd dit « comment il confesse a Dieu >►, et dit a
son arme « qu'elle benissoisse a Dieu », c'est a dire que «il
rent graice et merci a Dieu et lou recognoit comme son
Dieu et son Sauvour, et welt que l'arme de lui looîsse
ausi — 1 29 em. meniere — 131 psaulnes — 1 5 5 la — 1 34 enflant — 135
con II laitin demoustre son obscurteit, ainsi covient il que li romans
lou contingne : quar en alcuns lieu il pairlent de Jhesu Crist clei»
rement, en aulcuns lieu bien oscurement ; aulcune fois pairlent David
David en lai pairsone de Jhesu Crist, aucune fois en sai persone; aucune
65 fois dez boins tout ensamble> aucune fois de chescunz proudome
et juste per li ; et ensi fait il des mauvais ; aucune fois per men-
niere de pro{^ecie dont temp ad venir ; aucune fois per meniere de
propbecie dont temps paissiez.
Tote voie per tout generalment il pairlent a lai loienge de Dieu qui
60 est en dévote prieire contenue en maint et plusour psalmes, on li
pechour puellent panre grand con, espérance et cenenne fiance de
lai miséricorde de Dieu et de sai très grant pitieit. Et est assaivoir
ausi que en maint et plusour psalmes il pairlent de ces anemins qui
queroient son airme; per < l'airme » lai est entendue « lai vie. > Et
PROLOGUE. 9
140 Dieu)> : et tout ainsi doit feîre chescun boin crestien. Et lai
ou il dit « de siècle en siècle », j'ai mis et translateit
« a touz jour >►, quar aultre chose n'emportet il a dire. Et
la ou il dit ses « misérations », il entens ses 4< pitieiz
et les merci qu'il fait ». Et lai ou il dit ses « tesmoin-
145 gnaiges », il entent ses « ordenences et cerîmonies »
que sunt, comme lî consoil de PEvangile, per dessus les
commandemens*; et cest meismes entendement ont ses
« justifications », des queilles David perle en plusour lieu
dou Psaultieir. Et lai ou il parle des « aîtres de Dieu »,
150 il entent les ^ lieux sainct ou Dieux estaoreiz », soit on
temple de Dieu s'aval en terre, soit lassus en paradîx. Et
ainsi de maint et plusour auhres mos qui sont on Psaultieir
doit on avoir boin et vrai entendement et jugement, non
mie soi aresteir au rude entendement de la lettre, quar
1 5 5 sainz Polz dit que « li lettre occit Tarme, et li esperis la
vivifie et donne vie** ». Et pour ceu pairie David en son
escripture, maintenant selon l'ystoire de la lettre, main-
tenant au senz moral et esperitueil ; aucune foys p^ïrle per
touz — 140 la — 142 tous -^ i44mercit — 146 sont — i48quellez«
parle — 1 49 la — 151 paradis —158 esperituel — i J9 preschcrie —
65 lai ou il dit « génération », c'est a dire < li iignie. « Et lai ou i! dit
« benire Dieu et confesser Dieu et a Dieu > , c'est a dire < li rendre
graice et mercy, li loieir, li recognoistre por son Dieu». Et ou il dit
< en siècle > ou < de siècle en siècle >, j'ai translateit « a tous
jour >. Et ou il dit ces « miseration >, c'est ces « pitiez •. Et lai ou
70 il dit ces « tesmoingnaiges > , ce sont ces « ordenance et ceri*
* Cf. /, Cor, vu, 25 : Praeceptum Domininon habeo, consilium autem
do. — //, Cor, III, j : Littera enîm occidit, spiritus autem vivificat.
lO LE PSAUTIER DE METZ.
menieire de prophétie qui est jai passeie, si com il aperî
i6o quant il p^rle de li et de Jhesu Crist, de son incarnation^
de son humaniteit, de ses persécutions, de sa mort et
passion, résurrection et ascension; aucune foys pairie p^r
menieire de prophétie a avenir quant au senz esperitueil
et moral, pour retraire la créature de pechieit et enslrui^
165 et enformeir en bonne mours. Si ques perlout David en son
Psaultieir parle generalment a la loenge de Dieu et au pro-
fit espentueil de toute créature : et cemot.yci « psaulme»
enporte loenge a Dieu en certenne perolles a Dieuloeir per
menieire de chanson deputeie et appliqueie, et per me-
170 nieire de dévote prieire qui est contenue en maint et
plusour psaulmes ou li pechour puelent panre grant con-
fort, espérance et certenne fiance de la miséricorde de
Dieu et de sa très grant pitieit.
Si que dont, soit en romans soit en latin, très dévote
1 7 5 prieire et orison et que moult plait a Dieu est de dire lou
Psaultieir, ou chesques jour ou bien souvent. Et queil pro-
fit il puet porteir a Parme, sainct Augustin lou dit en un
prologue qu'il fait sus Ion Psaultieir, ou il dit aitisi :
162 ascencion — 163 meniere. prescherie. esperituel — 165 bonnes,
pourtout — 167 esperituel — 177 saint — 178 Psautieir —
monies, » Et lai ou il dit ces « aitres », c'est son «osteit on sai mai-
sons ou son temple » . Et ainsi de plusour aultres mos.
sic donc, soit en roman soit en laitin, très dévotes prieires et orison
et que moult plait a Dieu est de dire lou Psaltieir, ou chesque jour
75 ou biens souvent. Et queil profis il piiet pourteir a l'airnje, sains Au-
gustin lou dit en unz prologue sus lou Psaltieir, ou il dit ensi :
PROLOGUE. 1 1
(i chatis des Psaulmes et dou Psaultîeir, il enbeiit
i8o ^K^^^les armes, il appellent et semont les aingres en
ayde, îlenchesse lesdyaubles, îi boute fuer toutes ténèbres,
il fait sâinctes les persones, a Tome pechour est récréation
de cuer, il oste et affaiceles pechieîz, il escroit foy, en-
lumine corn soloil, il sainctifie et purifie comme yawe
185 sainte, il enflamme com feux, il corrouce lou dyâble, il
fait Dieu veoîr, et estinct toute chalour de mauvais
chamelz delis, il est oife de miséricorde, il est joie et lies-
ce au cuer de Tome, il est li parsons eslue des benoiz
aingres, il adoucit toute aspr^teit, il apaise tous courrous
190 et brise toute rancune.
Li ioenge de Dieu acostumee est samblans au mielz
doulz, quar elle est au boins plus doulce que nul mielz.
Li chans des Psaulmes et dou Psaultieir est uns chans
179 Psaul — 183 péchiez — 188 persons — 191 semblans —
193 chanz. Psalmes — 197 ensigne toutes choses — 200 senz —
Li citant des Psalmes et don Psaltieirs il aibelitles airmes ; il appellent
et senont les aingles en son ayde ; il enchaissent leis dyaubles ; il
boute fuer toutes ténèbres ; il fait sâinctes les personne ; a Tome
80 pechonrs est récréation de cuer ; et oste et affaice les pechieis ; il est
sembbois ans almones des sains; il escroit foy ; il enlumine
comme soloil ; . il sanctifie et purifie comme yawe saincte ; il art
comme feu ; il courrousse lou dyauble ; il fait veioir Dieu ; et estint
tonte challor de mauvais chairneilz deliz ; il est oille de miséricorde ;
85 il est joie et liesce ; il est persons eslue des benols aingles ; il aidouçit
toutes aispreteit, et aipaise touz courrouz, et brise toutes rancune.
Li loienge de Dieu continuée est samblans ans mielz doulz.
Li chant des Psalmes est unz chant esluspour Dieu servir et loieir,
12 LE PSAUTIEa P^ METZ.
pour Dieux servir et loeir, et que moult plait a Dieu, qui
195 oste touz pechieiz, et fait iou doulz loiens de perfaite
cheriteit ; qui fait touz biens ; il fait tout endurcir et soufrir;
il emplit tout ; il enseigne toute chose, et toute chose
monstre et signifie; il magnifie l'arme, et purifie la bouche;
esjoit Iou cuer, et fait une forteresse ferme et seure pour
200 l'orne ; il clarifie Tentendement ; il euvre les sens; il occit
et destruit tout malice ; il enseigne perfection ; il moustre
les haulz biens, et donne désir des biens dou ciel ; il fait
paix entre l'arme et Iou corps ; il enflemme feu esperitueil
on cuer ; il donne avis et cusanson d'eschevir touz vices
205 et touz pechieiz; et est une bone victoire a chesque jour;
et déracine et raie la racine de touz maulz ; comme hau-
bergons reveste, et warde et deffent comme hyaulme ; il
est espérance de salut et consolation en dolour; il est
cognissance de vraie lumieire, fontainne de saincteit qui
201 toute, ensigne — 203 enflamme, esperituel — 204 eschuir ^
et qui plait a Dieu ; qui oste tous pechiés ; il fait Iou liiens de chairiteit ;
90 il fait tous biens ; il fait endureir et tous souffrir ; il emplit tout; il en-
seingne toute choses, et toute choses moustre et signifie ; elle magnifie
Tairme ; elle purifie lai bouche ; elle esjoit le cuer ; elle fait une forte-
resse ferme pour Tome ; elle clarifie Tome ; elle euvret les cens a biens;
elle occit et destruit tout malice; elle ensigne perfection; elle mostre les
9$ hault biens, et et donne désir des biens don cielz; elle fait paix entre
l'airme et Iou coî|» ; elle eaflaume fe» espiritueil ou cuer ; elle donne
avis et cusansonz d'cschuvir tous vices de pechieirs ; et est une bonne
victoire a chesque jour ; lai raiciae 4c tous malz deraicine ; conme
habourjon revest, et con hyalme defent ; elle est espérance de
100 saluit ; elle est consolacion en doUour; elle est cognissance de vraie
lumière, fontenne de saincteit, qui chaistient les jones cuer, qui donne
PROLOGUE. I 5
210 chastie les jones cuers, qui donne sus terre lou royaulme
dou cîeil, et délivre l'arme de tous anuis ; c'est une busine
et une trompe mervillouse.
Qui ai/zme lou chant des Psaulmes et dou Psaultieir et
lou fréquente bien souvent, a poinne puet il cheoir ne
215 tresbuchieîr *en pechîeit.
Qui ait la loenge de Dieu en son cuer et en sa bouche,
a la fin de sa vie il irait en joie avec Dieu, et ferait son
arme gloriouse on ciel a tou jour mats. Amen *.
205 chesques — 207 deffant — 211 ciel — 217 serait — 218 mais
Amen manquent.
sus terre lou royaulme don cielz et délivre l'airme de tous anemins ;
et c'est une busine et une tronpe mervillouse.
Qui annunce lou chant des Psalmes et don Psaltieir bien sovent
loj ai poinne puet cheioir en péchiez.
Qui ait lai loienge de Dieu on son cuer, à la fin de sai vie il irait
en joie avec Dieu, et ferait son airme gloriouse on cielz a tous jour
maix*.
*Le texte des Dicta sancti Augustin! sur les Psaumes sera publié
aux Appendices du tome IL
Au manuscrit M les feuillets 15 et 16 sont restés en blanc , ce qui
indique que le « Prologue * , écrit après coup sur deux quaternions de
8 folios chacun, a été placé en tite du Texte lorsque le manuscrit a
reçu sa reliure primitive en ais.
PSAUTIER DE METZ
6. Pour ceu ne resusciteront mie lî mauvais avec les
Us, HarliUn 4)17 : doomioaaca 11 PftaalUan en ro-
mans. — Li pREHiïits FEAULMEs. — i) Blcncurciz cst lî homs qui
n'est miei alleii on conaoil des mauvais, ei ne c'est mie tenus en U
Taie des pechours, et ne c'est mie assis en ti cbdeire de pestilence
Mi. Bibl, Nat. fr. 9571: 1. •- :) Bieneureis est li homs qui
n'est mie alleiz ou conioil dez malvais, el ne c'est mie tenuz en
û voie dti pecheours, et ne c'est mie assis en lai chiere de pes-
tilence et de malvistieit ; — 1) Mais ail mis sa volenteit dnu tout
' Le premitr feuillet du tcitc, qui coalennil ani luinintiire, a étl
enlni ; partil accident se reproduit plus loin aux psi. tu, lïviii,
uni. Par suite de celte lacune, le Psaulier commence, au f* miml-
nli par nous 1 8, arec II ferstt 6 du psaume 1 .
l6 LE PSAUTIER DE METZ.
boins an jagement, ne li pechour on consoil de$ justes.
7. Quar Nostre Sires cognoît la voie des justes, et li
chemins des pechour périrait et irait a niant.
et de mauvisteit ; -^ 2) Maix ait mis sa volenteit dou tout en la loy
de Nostre Signour, et en la loy d'icelui nuit et jour pancerait. — -
3) Quar il serait comme H boins arbres qui est planteis de coste les
ruisselz et lou decours des yawes, qui a son droiz temps donrait et
pourterait son fruit. — 4) Et sa foille point ne chairait, et tout
quan qu'il ferait ventait a bien et serait boin et bien fait. — 5) Non
m&e ainsi serait il des mauvais, non raie ainsi ; mats soront comme li
poucieire que li vent geite per dessus terre. -* 6) Pour cen ne re-
susciteront mie li mauvais avec les boins au jugement, ne li pechour
on consoil des justes ; — . 7) Quar Nostre Sires cognoit la voie des
justes, et li chemins des pechours périrait et irait a niant. — De ce
psaume^ les Appendices contiennent un autre appareil de variantes
diaprés HV.
en lai loy de Nostre Signour, et en laî loy d'icelui nuit et jour
pancerait. — ^) Quar il serait comme li boix et li boins arbres
qui' est de C09te les ruissez d'yawe planteît, qui a son droy temps
donrait son fruit. — 4) Et sai foille point ne chsiiratt, et tout quant
qu'il ferait sei»it boinz . et bien fait. — 5) Non mie ainsi li mal-
vais feront, non mie ainsi ; mais seront comme pourre et pouciere
qui est az vent et dou vent getee.' — 6) Por ceu ne seront mie rcsus-
citeit li mal vais avec lez boins en jugement, ne li pechours on con-
soil dez justes ; — 7) Car Nostre Sire cognoit la voie dez juste, et
li chemis dez malvais périrait et irait a niant.
«, HN. Vulgate: a facie terrae.
5» ffV ^^ ^'
PSAUME II. 17
II
i^êim
recieit li g;ens ? et li pueples ont penceit vamteit
et poijr niant? ^^ f.... , v c.. ^ , ^^ ^ . •
^. J- JM3 ^^y?.,dft Î6f^^« 6tikprinfi»,;^4j9nt^tiiitijw$
ensemble et esteit d'un èscort^ encontre Nostre Signour
etcontçjoireslutetsac;:eiti,, .» ^ -'^'' •
3. Desronppnç ,iour ,loienç,fc, ?t nous getons fiier de
low* subjecti^n.ç^^ire,,sejyi|vtç^^^ ^ :...., „,,'^ .. ,
4^ CiTz qui I^ssus és.cjieli^ h2|bitçi_se ji^^eigdt d'eyji^,
et Nostre Sires froncerait perdei;^^n spu n^^^.su&eulZi
u^ifé, Adont parlerait a eulz en son ire, et en sou corrous
ïesjtro^t»içrait ; ,. ,, ï...... ...^ .- :.. ^ - -
6. Et je suis constituei^;^t im^x9^it po/it lui.eiv^
saincte montaingne de Syon, ou je prêche et annunce sou
^commâtideiiienf.
Yar* de H: II. 2 teire— ) Desrompons — 4 son nez — losoiei —
/l<fo/z cteN: j)^ r- ^JtPQMT quoy. résout tfoubley et easieiii eiiremii
li gens ? et Ij p)ipl,e9^0Qt, çanceif. y4;|fteit^.r- 2) Lif,n)i» 4tfMrrf > ttf lî
grinces se sont asf^Ufibleis et ont.^i4t oçtoixt ^ti^ SifooHr.estdt ft
son eslut et consi|icreiL -7 .}). ûisrunpons Ipv Ueiys^ et neus^geiDnii
{uer,de jor.i^ervitutç e^ sii^jcxtionz». :ry>. ^ ÇiU 4ilL> Jassu^^en^iùei»
habite se môi^quera^t de yceuU et^ fro^c^i^t, ^^cn, neiz per .derH^n*<sii%
eulz, ^ ^)Àdoncpaill^aiit UaieuI«,en$aaM^, etenjooicorrottliikfi
tfqîibleravu •^ ^j^.ÈJ,.ie.,s^ix c^sl^bJiî.^t^faiz. x%j^t |Mr ki«n;^eil
saincte môntai^ne de Syqn, pu je annuce et prêche ceu qu'il m -ait
- , Il iii^Jti.^
U> u Vulg, : fremuerunt, — 3 : et projiciamus a nobis jugum ipsonun*
1
l8 LE PSAUTIER DE METZ.
7. Nostre Sires ait dit a mi : Tu es mou fil ; je t'ai au
jour d'ui engenreit. • •
8. Demande a mi et je te donraî les gens en heri-
taige^ et en ta possession tous les termes de la terre.
9. Tu les governeras en verge de fer, et comme un
pot de terre les briserais et froisseras.
la. Et vous, li roys tuit, entendeiz maintenant-
soiei2 bien ensignieiz, vous qui lou monde et la terre
jugieiz.
11. Serveiz a Nostre Signour en doubtance et en
paour, et vous esjoissieiz a li en tremblant.
12. Preneizen vous doctrine et discipline, que aucune
fois Dieux Nostre Sires ne se courressoisse contre vous
et p^rissieiz de voie juste.
I ) . Quant son ire dedens brief temps serait enflammée,
bieneureiz seront touz ceulz qui en lui tant soulement se
fient et mettent lour esperence.
1 1 tramblant — i j enflanmee. espérance — Voir aux Apptndicts Us y*
riantes de HV.
comandeit. — 7) Nostre Sire a dit a mi : Tu es mon fil ; je t'ai az
jour d'ui engendreiz. — 8) Demande a mi et je te donrais lez gens en
ton heritaige, et en tai possession tous les termine de lai terre. —
9) Tu lez govemerais en verge de feir, et lez briserait comme un pot
de terre. — ' 10) Et vous, li rois, entendeis mentenant ; soieiz bien
ensigniez, vos qui lai terre jugiez. -- 1 1) Serveiz a Nostre Signour en
grant pavour, et vous esjoisselz a li en tranblant. — 12) Preneiz et
aporveis discipline, que aucune fois Deux ne se couresoisse et peris-
sidz de lai voie juste. ~ 1 3) Quant son ire dedans poc de temps serait
enflaimee, bieneureiz seront toz ceulz qui en ly soulement s'asfient et
espeirent.
PSAUME III. 19
III
lire, pour quoi sont multiplieiz ceulz qui me tri-
bolent et me donnent a souffrir i Plusour sont
contre mi leveiz et drecieiz.
2. Maint et plusour vont disant a mon arme : Il n'ait
nul salut en sou Dieu.
3. Et tu. Sire, tu es mou recevoir et mou refuge ; tu
es ma gloire et cilz qui essauce et eslieve mou chief .
4. J'ai de ma voix clameit a Nostre Signour^ et il m'es-»
coûterait et oyrait dès sa saincte montaigne.
5. J'ai dormit et sommillieit; et me suis releveiz, quar
Nostre Sires m'ait ressut.
6. Je ne doublerais mie nul millier d'ome ne de pueple
m. I triblenu dredes — . 3 di — 7 ferait, hnmelieit. dens. pe>
111. .^ I) Sire, pour coy sunt multipliez cenU qui me triboUentet
me donnent a souffrir? Plusour se sont asleveir et drescier contre mi. —
2) Maint et plusour vont dizant a mon airme : 11 n*ait point de saluit
en son Dieu. — 3) Et tu, Sire, tu es dlz qui me resois en tai warde ;
tu es mai gloire qui eslieve mon chieif.— 4) J'ai de mai voix crieir a
Nostre Signour, et il m'oirait de sai saincte montengne. *— 5 ) J'ai
dormir et someliez, et me sux releveis ; car Nostre Sire m'ait ressut.
— 6) Je ne douterait mie millier de puple qui me puit environneit ;
III, 4. Vttlg, : ezaudivit^ le parfait au lieu du futur de la traâuc*
tion : escouterait et oyrait. Et de minu dans N, dont les transla-
tions en discordance avec la Vul^ate ne seront indiquées qu^au pas
oh elUs se trouveraient aussi en discordance avec la leçon de M.
20 LE ^^^y^Sl^^ METZ.
qui est entour et qui m'ait assaillit ; lieve toi, Sire, et me
sauve, qui es mou Dieu.
7* Quar tu ais ferut et ^umilieit touz ceulz qui senz
cause m'estient contraires et anemins, et les denz des pe-
chour tu ais brisîeît et confrobsieit.
-" :3. .De J^ostre Signour est et vieot iia^.sîdut, et sus
juw fWBfk :e$t.ta benisson.
IV
lu^nt j§ ai appelleit et priât ou requis NQStre
Signouj, ilmfait oyt etescdutek, cik qui est li
Diçit de ma justice ; çt en ma tribulation il s^^est a)ar-
gis a mi.
^ 2. A&s merci de mi, et escoute mon orison.
;. Fil et enfans des homes, jusques a quant sereiz vouz
cheur. brisiet
lY. j seriez vous, quçy — 4 m<im* *«» »}rai — 5 fifc^fesr.
Sirê, lieve toy et me salve, car tu es mon Dieu. — 7) Car tu ais
blfns'et'huitiiliéiz "tbus'cetilz qid senz cause m'estient contraires
et lâërnips, et lès dehs des pechours tu aïs confrossieiz. — 8) De
ilDstreSignouir est nb^re salut, et sus ton pui est ta benissonz. "
IT. —4) Quant iray" appenck et rèqùis mon Dieu, il m*àit oy et
e8C0iteit,clte ^iiii esrli'Dietl''de mai justice; et en mai tribulations il
c'est alargis a mi. — - 2) Aieiz merci de mi, et escoute mon orison.
•^ )>.Fj^.et eniciis 4ez homes, iusques a quant serein ysm gfçexainz
ù • i" •*! w^W «^ «s^» • ••-4 ^
nr, I. Vatg,: Cum invocariem, — j: quae dicitis.
gftmimM é^<m>i'-poè'qtii affiliz vodf'VàniSSz
et quereiz mensonge ?
4. Et saichieiz que Nostre Sires ait fait mervilloalz sou
sainct et grandement mirifieit ; Nostre Sires m'escouterait
quant je avérai a li clameit.
5. Courrecieiz vous, mais wardeiz vouz de pecfiîeir çt ^
de''teB'coarroaiit[iïe peint ne vous. faicé'pechîeir^eCqij^^
soit senz pechieit;^}® dittes et parleiz en vos cucrs secfe-^
temeftt'cren vos lis esjes tristes et côntris. . . . ^
6. Sacrifieiz sacrefice de justice, et vous fieiz et espereiz^
enNofetre ^ignottr. PluS&ur sont qui dieht : Qui-nous jdt
moustreit les biens ? » . ,. ^
7/Sire,sur^npUs''est'signieé li lumieire de tsoji vis
et de ta cleire faice ; tu ais do'nneit liescë a moucuèr.i
8/ Ooafruitdou lEromént, de ^in et d'oiIé,*iI sont mul*
tiplfëÎ7*eirTicfaessrà. ' - - 1
9. En paix en ceu meismes je m'endormirai et me
repuzerai.
cotmksrtdy. T: llld^fl? — ë sathltci - 7 face - 10 appoiet '
et âurf'âc'îuèf*? por ''èoi àmeîz''voùs 'vaniteît et qué^iz mansonge?
—.'4) Et ïa&h\èt^vLt ïïostré Sire' ait fait méfvîllottz son 'sainct et
l'ait^iiirflfcït^^NoVtfe Sire m'èscoùtcrait quant fe avérait a U crieit et
damait.' ■i-*5*) Coureèiëirvbiis/'mals'wairdeiz, qui'dittessecrementen
vos 'Mxéi^'ct î*n Vos ëstèis* triste et confrîs.'— 6) Sacrifieiz sacrefice de
justïéïî"'ét vùuilfeii^'èt èspfereïz' en IJostre slgnôur. Plussoiirsont qut**
dient: Qui nos ait moustreit lez bien ? -— 7) Sire, sur nos est
signiee II lumière de ton. vis et. detai cleire faice ; tù ais. doqneil
licscVA moii'cUeK— i) Dbn ffuît^dôu froùment, de vin et d'oille, fl\
sont mtunplieiz en fich^se. — 9) En paix en h meismes, je m'endor-
22 LE PSAUTIER DE METZ.
10. Quar tu, Sire, singuleircment en ton espérance
tu m'ais mis et appoieit.
ire, weilles a tes oreilles mes peroHes apercevoir
.et ressoivre, et enten ma clamour.
2 . Enten a la voix de mon orison, tu qui es mon Roy
et mou Dieu.
3. Quar, Sire, je prierai a ti : et au matin tu oyrais et
escouterais ma voix.
4. Au^matin je venrai devant ti et te verrai; quar tu
es Dieux qui nulle inîqiuiteit ne welz.
5. Ne jai deleiz ti ne habiterait home mauvais, ne li
pervers et nonjustes ne porront dureir devant tes yeùlz.
V. I ressevoir — j pricirai — 6 destruirais tous — 9 anemis.
mirais et me reposerais. — > 10) Car tu, Sire, singuleirement en. espé-
rance tu m'ais mis et appoieit.
V. — I) Sire, welle a tes oroilles mes pairoilles apercevoir et res-
soivre, et enten mai clamor. — 2) Entenz lai voix de mon orison, tu
qui es mon Roy et mon Dieu. — 3) Car, Sire, je prierai a ti : et aus
maitin tu oyrais may voix. — . 4) Au maitin je vanraîs devant ti et
te voiray; car tu es Dieu qui ne welt nulle iniquiteit. — 5) Ne jadeleis
ti ne haibeterait home mauvais, ne li pervers et nonjuste ne poront
dureir devant teis eulz. — 6) Tu heis tout ceulz qui font et euvrent
V,"i. Le copiste avait d'abord écrit recoivre, (ju'U a barré à Vencre
rouge pour y substituer la forme ressoivre ; voy. la note xiv, 6. Dans
l*nn et l'autre cas M et li]sont identiques. — 6, Vulgate : Odisti, —
PSAUME V. 23
6. Tuheis et ais heit touzceçlz.qui euvrent et font
iniquiteit et mauvistieit, et perderais et destrurais touz
ceulz qui dient mensonge.
7. L'orne homicide et qui espant sanc humain, bu qui
lou couvoite, et qui quiert veiigence, et qui est plains de
pechieiz, Nostre Sire avérait en despit.
8. Et je, en la multitude et en la grandour de ta Misé-
ricorde, entrerai en ta maison, et aorrai en tou sainct
temple, en ta saincte paour.
9. Sire, moinne moi et me condui en ta justice, pour
mes anemins ; et adresse ma voie devant ta faice.
10. Quar il n'ait point de veriteit en lour bouche, et
lour cuer est plain de fauceteit et tout vain.
1 1 . Lour gorge et lour bouche est comme un sépulcre
tout overt, et de lour -laingue ne font qu'autrui greveir
et décevoir : Dieux, tu les weilles jugieir.
-12. Fai que il iaillent et chiecent de lour pencee et
entention ; et selonc la grant multitude de lour mauvis-
face — 10 leur b. — 11 sepulchre. de manque, langue, atrui — 12
iniquiteit et mavistiez, et perderais tous ceulz qui dient mansonge.—
7) L'orne homecide qui désirent effusion de sanc a décevoir, Nostre
Signour avérait en despit. — 8) Et je, en lai multitude de tai misé-
ricorde^ entrerais en tai maison et aorerais en ton sainct temple, en
tai saincte pavour. — 9) Sire, moinne moy et me conduit en tai jus-
tice, pour mes anemis ; et adresce mai voie devant ta faice et tai
voie devant mi. — 10) Car y n*ait point de veriteit en lor bouche,
■et 1er cuer est touz plain de fauceteit et de toz vain.— 11) Lor gorge
et lor bouche est comme .1. sepulchre tout overt, et de lour langue ne
font que aultmiz décevoir : Dieu, tu lez weiles jugiez. — 12) Fais
ii:linguis suis doiose agebant. — 15 N: coronasti nos.
LE PSAUTIER DE METZ.
.7 M Mé .
ij. Sire, ensî pom oiùn escu/ de ta bonè volenteitt
nous
VI
re, en tou courrouz _ne me weillgs argueir,*
en tbn ire dôrrîgier. • * v * ^
2. Sire, aies merci de.ini,'qnar je suis trop enfennes et
malaides;' Sire j wairi moi, quàr tuitihi os 'sont trou-
bleisiv^rr- -- ' • . •' . r . . • t • ••
fallent. mauvistiet — Deux autres leçons yariantes du mime psaume
sont reproduites aux Appendices d'après HV et HM. - -~-
que il faillent et chient de lour entencion ; et selonc lai multitude .
de l0ar'maA?lstiets» borne leiz-airrier de ti/ car, Sire, il 1*00 dè$>
pitititi:-^ ii^j^ttu^cHE' qur;sefient'et espirent'en-ti aient liesce et '
joie; il* s'esjôieroiit ai toas-jourï, et^tu hat^iterâisen euiz. .^ 14) *
Et tB'Cilc qui'ahiméBt toaitoirr'se glorifieront en ti,-car ta tKnirais '*
lou juste. -^15) Car, ^re, «Isi comme ld*ttii escuz/de taibone volen* ' ■
teit*i'ttil8*corohete> ^"*" *r-- '.•':: M'j - ^ <..-,-. .-..---.,
Vl;^ i) Sirew'Cén corrous ne me welle mie argueir, ne en tpn
ire corregier. — 2) Sire, aies merci de mi, car je sux trop enferme
X^. ۥ ^.1
4. sire, retourne toi ver mi et dej^{jf,.n)f)g^,aiii:^; .
sauve moi pour ta miséricorde.
j . Quar nulz n'est qui a la mort ait mémoire ne sovc-
nance de ti ; et en enfer qui j^,confesserait a tî ?
6. J'ai laboràt en mon plour et gémissement; je laverai
per chesques nuit mon lit ; et de mes larmes ma couche
arao^rai^.^
7. Mon^oil es|^troubleizde coujTouj^jije $uisfii<ideiilis
et endurcis entre mes anen:\m^.^
8. AHei'z.arrieir, de œ^, tuît cilz qui,ouvreîz et /aites
iniquiteit, quar Nostre Sires^ au ojt et esçputeit,Ja yqix_
de mon plour.
9.^ Noître Sires ait oyi, et, escoutçit ma prieire ; Nqstre
sir» ait ressirt mon orison.
VI. ^ taj — j iDcmii — 10 ioenù» — De a piaunu Us A^ua-
dkis coatiamail dcia aatrti lifoiii variàntei d'apris-K^ 'H Vfi'Sûi^ ■
yits in texte intégral, ,E. ,
a millaide; Sot, waiiy ma;, car mit mi 09 subi tronblcf. — ]) Et
QiOD lirme en tnup iroublM ; et m, Sire, jangueti quwtî— 4)SiTer-
^ Ï"H: .Wi ffiW,-.;-.
411 soyewmw, ei ,,
liî — e) J|ai la-,
tr diesfjMs nuit
-.j)-t"^9''.» .,
fn^e, mes ,ui^-,..
Pf.,r-Jl) tJOJtfÇ j
26 LE PSAUTIER DE METZ.
10. Or soient hontoulz et confus grandement tuit mi
anemins; il soient retourneiz et hontivieilz grandement
et bien hastivement.
VII
lire, qui es mou Dieu, je me suis dou tout fieit
et attendut a ti ; sauve moi et me délivre de
touz ceulz qui me persécutent et me font grevance.
2. Que aucune foiz per aventure ii lyons d'enfer ne
ravisse mon arme pour Ii tueir, pues que nulz ne
la defFent ne secourt et ne lai welt sauveir.
} . Sire, qui es mou Dieu, se j'ai ce ci fait et deservi,
et se il ait nulle iniquiteit ne mauvistieit en mes mains;
4. Se j'ai rendut mal a ceulx qui maul m'ont fait :
je weil bien pour mon pechieit que je soie abatus el
cheuz et perdus dou tout per mes anemins ;
vu. I moy. tous — 2 sccort — 4 pechiet — 5 face — 7
assem<
soient hontous et confus grandement tuit mi anemins ; il soient con-
vertis et hontous grandement et bien haistivement.
VII. — i) Sire, qui es mon Dieu, je me suix don tout fieit et
attenduit a ti ; sauve moy et me délivrent de tous ceulz qui me per-
sécutent et me font grevance. — 2) Que aulcune fois per aventure il
lyon d'enfer ne ravisse mon airme, se il voit que nulz n'est qui lai
defFense et qui lai welle sauveir. — 3) Sire, qui es mon Dieu, se j*âi ce
ci fais et deservis, et se il ait nulle iniquiteit en mes mains ; — 4) Se
j*ai renduit maulz ai ceulz qui maulz m'ont fait : je welz bien choire
■( «
PSAUME VII. 27
5. Et persecutoisse mon anemin l'arme de mi et la
preingne, et foulloisse desous lui a terre ma vie, et toute
ma gloire ramenoisse et faice retoumeir en pourre et en
poucieire.
6. Lieve toi, Sire, et te dresse en ton ire et en ton
courrous, et te eslieve etessauce en fins de mes anemins.
7. Et te lieve, Sire, on commandement que tu ais
mandeit : et sinagogue et assembleie des pueples t'envi-
ronnerait et venrait entour ti ;
8. Et pour ycelle retourne foi lassus en hault : Nostre
Sires )uge les pueples.
9. Sire, juge mcA selonc ma justice, et selonc l'inno-
cence de mi qui est sus mi.
10. Li mauvistieit des pechour serait destruite ; et
adresserais et conduirais lou juste, tu, Dieux^ qui enser-
ches et cognois les cuers et les rains.
1 1 . Ma droite ayde et defençe est de Nostre Signour,
qui salve les droiturieirs de cuer.
blee — 13 tendait, tous — 14 raisselz — ^ Voir aux Appendices Us
entre lez mainz de mez anemins comme perduis ; — 5) Mon anemis
persecutoissent Tairme de mi et lai prengnent, et foulloissent mai vie
en terre, et toute mai gloire ramonoisse en poure et en poucieire. —
6) Lieve toy et dresse, Sire, en ton corrous et en ton ire ; et te eslieve et
essasce on lieu et onfinaige de meis anemis.— 7) Et te lieve, Sire, on
comandement que tu ais mandeit : et li congregacions des puiples te
environnerait et vanrait entor ti ;— 8) Et pour ycelle retorne toy laissus
en hault : Nostre Sire juge les puiples. — 9) Sire, juge moy se selonc
mai justice, et selonc mon inocence qui est sus mi. — 10) Li mavis-
tiez des'^chours serait destruitte ; et tu adresserais et conduirais
lou juste, tu. Dieu, qui ensercbet lès cuers et les rainz. — 11) Mai
droite aide et defence est de Nostre Signour, qui sauve leiz droltu^
aff» LE PSAWtf6R*DlÊ*^»teTZ.
serwf * il-ddtrt perxhèsquWjouf ?•'
I î : Se *vous n'esté! tdfttenf^'fe 4i' • itë* jëtWrtffiV ^i«
glaive et son espee, et ait son arch tcndut et tou^appu***
riHIèit;'
14.^ E!FTîtt telùiafdr il'àft-^^ptfriliiêit'^flifi» r^MêFUe^
mwt, etaît'faitsesr^aiéttfeïtdûtéi art«ftt.-
1 5; Vfez ci il' enfirtité «irfjusttee'èt fàaèéïSf*; 11 cft*f6»«
dolour et porte iniquiteit.
16;' Il ^ah'lotflae'overt etTuy^ erfestch'élii-'ettre*.
buchieiz en celle meisme fosse qu'il avbft'fiiy etfeîle;'
. 17. Ef S'nwfufe dolOTar'et'tnatrVrstieit kjull kvoîttroti*'
veîtet pourpanceit li retournerait ^iis 'soii^-thfcfj'et^ètfl*''^
lou pli *afuh'dc*^'-teste*'deicenttei-a{t iaf-mâftivisiieit-et
son inîquitéit;'
rids de cuers. — 12) Dcus est jiige'}UsfeB,1brr ttlSat!fehf;'se'tott^*^
senk .doiit.ahcsqu^& joiir.? — 13). 3c vous n'est convertis, il aitjai
brandy son glaive et son espee, et ait tenduit son arc et touz appai-
ril|iez. — 14) On qu^iLs U ait appairiliet vaiseilz de mort, et ait fait
ce^ isaieitte& . airdaot.^ — 15) Vezci il esperente injustice et fauce-*
teit ; il cpusoit delour et porte iniquiteit. -* 16) il ait overt loù lac et '
ra|t fuy„ e.t est traibuchiez en celle meisme fbssè que il avoit faité.'-^
17) Et li malz et dollour que il avoit panseit li retournerait sus ^i teste^ ^
et syz lou plus hault de son chief descenderalt sai malvistiez et son*'
VII, 12. Vulg. ;irascitur.— 13 : vibra1)it; traduction du futur par"
le parfait, au contraire de m, 4, Dort1utrdnî;'*ces pattteuiaritis^t^^
tradii€tion4te feront pites MtniatUs^^u^pàPiÊ êktUtm'fkKi en nbtv, dé ***
dtfWh^
vm
sire Dieux qui es Nostre Signour, comme est
or grant et mervilloux tou nom per toute terre !
2 . Quar ta gloire et ta magnificence est lassus eslevee
per dessus les cieiz.
3. De la bouche des enfans ^t de ceux qui encor al-
laitent tu as perfait ta loenge pour greveir tes anemins,
pour ceu que tu destruoi&se ton anemin et celui qui
quiert estre vengieiz.
4. Quar je vairai tes cielz, les euvres de tes doiz, la
lune et Tes estoilles que tu ais feîtes et fendeies.
5 . Qu'est ceu de Pome et dont te souvient il de H ?
ou dou%de Home, que ansi lou dignes visiteir f
VIII. 4 estoiles. fondées *« 8 sentier — Voir aux Appendices les va»
ixùqpitéu — iS) Je Cjonfies««rj(i4 dm^u Nostre Sigiiour s^cnic iêi justice)
^ cba;iter.a| on qpq No^e Sigaour I014 Tlrei H^ull*
YIII.'^i)OS^ qviti es Npstfe Sire, Comme est of gra4t et mefvillotiil
tçA 00^ per toulfr t^rfe! if- 2) Car tai gjdire et ta» magnificence ett
UÛ8US alleype per d^s^ I«s cielz. tm. }) De lai bouche des ailffaàs et
dç ceuL^ quieqW alaittqu tu j)iz,peFfoU tai loenge pour te» aiikenlii^
I)piu: destrure^to^ ^n^s e^ celv^i q^iert de ti vaajaAce, -^ 4)/Gar j#
verrais tes cielz qui sont l'ouvraige de tes mains, lai lune et les estotUes-
(|ae,ttt ais fa^es e^,f9Ai4ees.rrr $) Qg'est.ceu: dit- home» qur il te sou-
yjçiïi^df ,luij oft 4fln^.4e l'pm^.^m.mii IQIL d4©i«*'Vipitttt'? — '
}0 LE PSAUTIER DE METZ.
6. Tu Tas fait un poc mainre et plus petis des Amgres ;
de gloire et de honour tu l'as coroneit ; tu l'as mk et
esleveit sus les euvres de tes mains.
7* Tu ais mis desous ses pieiz et en sa subjection toutes
choses : berbis, buef et veches toutes, et encor d'abun-
dant toutes les bestes dou champ,
8. Les oyselz dou ciel, et les poissons de la meir, qui
vont et passent per les sentieir de meir.
9. Sire Dieux qui es Nostre Sires, comme est or
grant et mervilloulz ton nom per toute terre !
IX
lire, je me confesserai a ti de tout mou cuer,
et raconterai toutes tes merveilles.
2. Je serais lieiz et en ti m'esjoirai, et chanterai a ton
nom très haultement, tu. Dieux, qui es Très Haulz.
IX. 1 merveillez -—2 hautement — 4 tous — 5 deffaulz. destrnit
6) Tu Tais fait mainre unz poc plus des Aingres ; de gloire et de honour
tu Tais couroneit ; tu Tais aleveiz et estaublit suz lez euvre de teilz
mainz. — 7) Tu ais toutes choses mise desoulz sez piey et en sai sub-
jection : berbis et buef toutes, et d'abundant totes les beistes des
champs, — 8) Les oisel don cielz, et leiz poissons de lai meir qui
vont et qui paissent per lez sentes de lai meir. — 9) O Sire Dieu qui
est Nostre Sire, comme est or granz et mervilloux teilz nom per toute
teirre !
IX.'-^iysire, je me confesserai a ti de tous mon cuer, et raiconteray
toutes tez mervelies. •^2)Je serais lieis et m'esjoirai en ti, et chante*>
PSAUME IX. 31
j. En retournant et metans derrier mon anemin, il
seront abatus et périront devant ta faice.
4. Quar tu ais fait mon jugement et ma cause ; et ai
sis sus ton throne, tu qui fais a touz justice.
5; Tu ais corregieit et repris les gens de lour deffauls,
et li mauvais est perik ; et lour nom et renomee tu aïs
destruict a tout jour mais.
6. Les glaives de tes anemins ont faillit a la fin, et lor
forteresse et citeit tu ais destruit.
7. Lour mémoire est perie avec lou vent et comme son,
et Nostre Sire durrait a tous jour mais.
8. Il ait apparillieit en jugement et pour jugier sou
throne, et il jugerait lou siècle en equiteit, et les pueples
en justice.
9. Et Nostre Sires est li refuge du poure home, pour
— 7 jours — 9 aidier «<• 10 au — 12 jugier — ij Sires— 17 eu-
raiz ai ton nom, tu, Dieu qui es Très Hault. — 3) En retornan et en
metanz dairrier mes anemins, il seront abaitus et périront devant tai
faice. — 4) Car tu ais fais mon jugement et mai cause; et tu siez suz
ton throne, tu qui fais a tous justice. — 5) Tu ais corregieiz et
repris leiz g«ns de lour deifaut, et li malvais est perilz ; et lour nom
et renommée tu ais destruit a tousjour maix.» 6) Lez glaivez de tels
anemins ont ..faillit a lai fm, et lour fourteresse et citeis tu ais destruit.
— 7) Lour mémoire est perie a un petiz son, et Nostre Sire durait a
lousjour maiz. — 8) Il ait appairiliet en jugement et pour jugier son
throne, et il jugerait lou monde en equiteit, et les pueples en justice.
— 9) Et Nostre Sire est li refuge don poure homme, pour lui aidier
quant temps et lieu serait en sai tribulation et son meschief. — 10)
DC, 4 N. Vttlg» : sedisti. — 6 et 7. Ces deux versets, d'abord omis
parle copiste, ont été reportés aussitôt à la marge. — 7. Vulg, : per-
manet. — 10: noverunt. — 14. : exaltas. — 2$ ; quaeret. — 27 : do-
)2 LE PSJSbilKk^ METZ.
meschîef.
'\é. étaient SénééW^mëe^êi fi tuWcîb ^ùi fcog-
noissent et ôM (fegftW t<A ri6fe'*: q^r/STirtr, 'tû %%
pôîht atii besding 'feiffit Ae lâhsTèft «Ûft qui te -quident
Ut Wqiitek^ht devotèmeTit.
1 1 . Chanteiz a Nostre Signôlir cfil hàKtet feh S^,
«t tenûhcîeife à toute gfeift Wi festûdë bt ^'éi èn>rirfes.
12. Quar quant il aitréqiifeloù sâHcdlccdklJJBSr ëfriz
tjbgîër a teort et "coriflampiiërr, fl h^ mîe ôbKeft la
clamour des poureè:
13. Sire, aies merci 9t n&y et *oî cdttniëht je buis
ttUihifieis, sibatus, et foHèis de fîtes atibmiiii ;
14. Qui me relieve et essaulce des portes de riïbrt, f68t
«êtf qùê |ë sâmticé toutes «Es loèitgti àùz ^dt^ âes filles
deSyon.
I j. Je me esjoirai en ton Savour, quar 4i gens sont
âïfichfôéS éh b ftioft c^'èlïés^ ùhi M:
mi — iï ï<m -s 2» f<w« — if tfùym — 5^ parcéH —
Or aient et espetatacé en ti ttt cil qui cogtloUSèt et ôttt c^uirfdn
^m : ctfr, Slré» tu Â'ais poilsz attz bèloin)^ failltziië l^lbS^ a^urf qtil
te quiereiit dévotement. «^ ii> GhantiîiK a Nostre Si^our 4111 liâbîfe^
en Syon^ et a&unciez a toute gens son estnde et ses etfVrei. -*
t2) Car quant il ait requis lotisanc é^yctulz pour euizjûgfer â lïRftt^
il n'ait mie oblieir la clamôur dez poures. -» r 3) Sire, aie merci de
mi) et wèlle veioir comem je stàx abaittts, folleiz et huiAineif dé mes
âilemins ; «^ 14) Qui me essaulce et estfevë dez portes |e lâi mort,-
pdur ceu que annunce toute tes loenge auz portes dez filles de Syon.
•^ 15) Je me esjeierai en ton Sjiuvour, car li gens sont aâchiees en
mîttabitnr:-- îôi Sedet'in-iàisîdirs cûAi'divltfttS; înôcbîiEs, uî*'.
r6. W cé^lâTqti'eR^ dtiftèiiâUféfti àéifim^ pHs et
enlaeieîz louif pièiï.^
17. Nostre Sires serait cognus en faisant éé^ jtfgenièAt,
et K pèch(jui^ est prîtts en- propres euvtus de àés rtains
et en ses Êds.
18. Or soient lî pechour mis et convertis en enferVel
toutes geiis qui obiiètitDieu ûU qtii ottt DiéU!x:obI!éit%
19. Quai» lî' pôui^'atr daft'îen, quant lonC qu'il tWg»,
a la fin ne serait mies obiieit, et li pacien<^é des'pbUl^
ne ^ei^ éstre a fa' fîft pèti€ m p€td\xt.
20. Or sus, Sire, liévé-toî, et ne sifit niS» CtitihHtàt,
li htims ofgaâlouz ; et sdiéiîl li geiis jûgSée dëvâtit tu
2f . Fai qu*fl aîttit uti gèVemouf sus euTz:, et saicfieitt
H gMs qtf il sont homes.
22-. Sire, pour qu(tf ^ w aloîft'gnieît dé noôs,- et n'6è
despites au besoing, quant nous- sômiDés en angôî^ él
en tHbafation f
37 considères — 41 pourez — 42 a (celui) manque, magnifiosse
la mort que elles ont fait. — 16) En cestu las que elles ont tenduit est
ihefeniés' pris et loùf pîè eri la! citeit. — 17) Nostre Sift sèrâît' Cù'
gnuit en feîxànt cez jugement, et li pechours e'stpririS en propre^ euVres
de celz* mains et en ceis fais. — i g) or soient H pechours mis et
convertis en enfer, et toutes qui oblient Dieu ou qui orft Dieu
obiieit. — 19) Cai- li pdflft né serait mies tdus jours oBliez
ne a lai fin, et lî pacienée déz pourcs ne puet estre a la fin perie'ne
perdue. —"20) Or strs, Sfre, lleve tor, et ne soit mie coAferteîi li
hons orguîllenii[ ; et soiéht toutes jùgifes (îevaht tî. — '2î) Fais qu'il
aient ihiz ^ôHitf^nOufi^ sûz eulz, èf ^icHèt toutes gens que il sont
hommes. — ' 22) Sife, pour coy ti es tu eàioîiigiriefe' de mottij et nous
déspite àhz besoing, quant nos' sonifflefaii angoiMeet eii'tribulatioA?
ta traiaevkn der nefts eummttvitibar m^tn^na dans nos troirmss, -*
3
J4 LE PSAUTKR DE METZ.
23. Quant li mauvais s'orguillit, li poures art touz de
meschief et d'angoisse, et il sont prins en mauvistieiz
qu'il pensât.
24. Quar li pechour en ses désirs et en ses pechieiz
est prisieiz et loeiz, et li mauvais est bénis et hono-
reiz.
25. Li pechour ait Nostre Signour esmeus a courrous
contre lui, et en la grandour de sou courrous point ne
requiert Dieu.
26. Il n'ait point Dieu devant sou cuer; ordes et vil
sont toutes ses voies en touz temps.
27. Tui jugemens sunt osteiz et mis arrieir de lui, et
welt despitieir et avoir signorie sus tous ses anemins.
28. Quar il ait dit en sou cuer : Nulz ne me porrait
croUeir ne movoir jamais, mais serai touz jour ainsi senz
nul mal souffrir ne sentir.
29. De cui li bouche est plenne de maldisson et de pe-
roUes ameires, fauces et mauvaises ; et desouz sa laingue
n'ait que labour, mauvistieit et trayson.
— 23) Quant li malvay s'orguillit, li poure art tous de mechief et il
sont prins en malvistiey qu'il pansent. -> 24) Car li pechour en ces
désirs et en cez pechiés est prisiers et loez , et li malvay est bénis.
— 2 5) Li peicheour ait Nostre Signour esmeuz a courrous contre lui,
et en la grandour contre lui de son corrous point ne requiert Dieu.»
26) Il n'ait point Dieu devant lui ne en son cuer ; ordes et vilz sont
totes ces voies en tous temps. -* 27) Tui jugement sont osteiz et mis
airriez de lui, et welt despitiez et aivoir signorie sus tous ces anemins.
— 28} Car il ait dit en son cuer : Nulz ne me porait ne crolleir ne
movoir jamaiz, maiz seraix tous jours ansi senz nulz mal soufirir ne
sentir.— 29) De cui li bouche est plainnede maudissonz, et de pai-
32 : attrahit. — 33 : humiliabit. inclinabit. cadet, domioatus fuerit.
PSAUME IX. 3J
30. Il sieit jus et ne fait que espieir per grant malice
en reponelles comment il puit l'innocent mettre a mort.
3 1 . Si oeil ne font que rewardeir sus lou poure, et
ne lou cesse d'espieir secrètement, ensi com li lyons espie
les bestes en sa caverne et en sa fosse.
3 2. Il espie pour ravir et devoreir lou poure ; il lou
ravit et dévore quant il l'ait trait en ses las.
33. En son las il ait lou poure humilieit et foUeit,
et li court sus quant il ait lou hault parleir sus lou
poure et la signorie.
34. Quar il ait penceit en sou cuer et dit : Dieux l'ait
obUeit, il ait sa £ûce destourneit de li, jamais ne lou vor-
rait plus veoir.
35* Or sus, Sire qui es mou Dieu, dresse toi et lieve ta
main, et ne welles mies oblieir les poures.
36. Pour quoi despitet li mauvais Dieu Nostre Signour P
roUes ameires, et de fauceteit et de mansonges ; et desou sai langue
n'ait que labour, malvistiez et trayson. ~ 30) Il siet jus et ne fait que
espieir per grant malice et reponelles cornent il puit l'innocent mettre
a mort. — 31) Si oil ne font que rewairdeiz sus lou poure, et non fait
qn'espieir secrètement, ensi con H lyon qu'espient les beiste et sai ca-
verne et sai fosse. — 32) Il apie pour rapir lour poure ; et lou ravit
quant il ait trait en sez mainz et cez laiz. — 33) En son lais il
sût lou poure fouUeit et humiliet, et li cort suz quant il ait lou hault
pairleir et lai. signorie sus lou pouvre. — 34) Car il ait panseir et dit
en son cuer : Dieu l'ait obliez, il sai faice destourneit, jaimaix ne lou
vorait plux veoir. — 35) Or sus, Sire qui es mon Dieu, dresse toi et
lieve ta main, et ne welliez mie oblieir lez poures. — 36) Por coy
despite li malvais Dieu Nostre Signour ? car il dit en son cuer que
~ 36 : îrritavit. requiret. — 39 : quxretur. invenietur.
}'6 LE PSAUTIER DE METZ.
qilàr il ait dit en sou cuer que Dieux nou requiert liiies.
37. Tu vois que tu consîdeires labour et'dolour, pciur
èulx mettre et delivreir en tes mains.
38. lli' pôures est a ti soulemènt laissieit, et a l'orphe-
nim tu serais aide et adjutbur.
}'9. Brise et confroîsse loii brasdôu péchoûr et dou très
mauvais ; tu queiraîs loii pechieit d'ycelui, et tu ne lou
trouverais mies.
40'; Noétre Slrés fegnérâit a tout' Jour mais et ôft siècle
dou siècle ; et vous, li gens, de sa terre périréiz et ireîz
a' nWtit.
4'i . Lou désir des poures I^ostre Sîrés ait éscoutëit, et
la préparation de lour cuer ait oyt ton oreilïë'.
42. Fai jugement et justice au poure home et a' déliii a
cui on fait tort,' a fin que jamais plus li homs orguilloùlz
ne se mkgnîiioi'sSé et ne preîngrie KardiesCe dé M ma-
gnifieir et esleveir sus terre.
Dieu non requiert mie. — 37) Tu vois que tu consideire labour et
dolour, pour eulz delivreiz en tes mains. — 38) Li poure si t'est
laissiez et Torphenin tu serais aidour et adjutor. — 39) Brise et
confroisse lou brais don pechours et don mallvais ; tu quierrais lou
pechiés d*ycclui, et tu ne le troverais mie. — 40) Nostre Sire régne-
rait ai tous jour maix et ou siècle dou sieck ; et vous, gens, de sai
terre périrez. — 41) Lou désir dez poures Nostre Sire ait escouteit,
et lai préparation de lour cuer ton orelle ait escouteit. — 42) Fai
jugement et justice az poure homme et a celui cui on fait tort, afin
que jaimaix plux li bons orguilloux ne se maingnifie et se orguelloise
eu sa forsse et en sai poissance.
mujfE X. 17
X
[e me fie dou tout en Nostre Signour ! et com-
ment dîttes vous a mon arme : Fui t'en en la
montaigne com passerez et com moixon ?
2. Quar vez ci les pechours qui ont tendut lour arc,
et ont apparillieit lour saiettes en lour forrel pour traire
et trespercieir secrètement Jes prodomes justes et droi-
turiers de cuer.
j. Quar tout ceu qu'il avoit perfait il ont de|tFl^tv; |t
Ji juste, qji'ait il fait ?
4. Nostre Sires est en son sainct temple; Nostçe ^irj^s
ait son sieige lassus on ciel.
j . Si peil rewardent ^t voient lou poure home, et
les papieires de ses yeulz examinent et corrigent les fil
des homes.
X. 4 saint, siège
X — I . Je me fie don tout en Dieu ! et cornent dites vous a monz
aîrme : Fui fan en lai montengne si com oiseil et un moxon ? —
2) Car veci lez pechour qui ont tenduit lour arc et ont apparilHez
lour saiettes en lour forrelz, pôr traire et trespaissier secrètement lou
proudome juste et droituriez de cuers. — 3) Car touz ceu que tu
avois perfais il ont destruit ; et li juste, qu*ait il fait ? — 4) Nostre
Sire est en son sainct temple; Nostre Sire ait son siège laissuz on ciel.
— 5) Si oil voient et rewairdent lou poure homme, et ses paupières
de ses yeulz examinent et appreuvent lez filz dez homes. — 6) Nostre
X, j. Vulg, : perfecisti. Le ms. N a maintenu le verbe à la seconde
personne.
)g LE PSAUTIER DE METZ.
6. Nostre Sire examine et prueve lou juste et lou mau-
vais ; et li bons qui ai/zme iniquiteit heit son arme.
7. Il ploverait sus les pechour las et rois pour euh
enlacieir; feu, soufFre et vent de tempeste serait lour
part et poùrtion, ne plus n*en pourteront.
8. Quar Nostre Sires est justes et ait aimeit toutes jus-
tices ; et sa faice et son vis ait veut justice et equiteit.
XI
lire, sauve moi, quar ii sainct et toute saincteit
est faillie, quar les veriteiz des filz des homes
sont amainriees.
2. Vainnes et faulces perolles ait dit uns chescuns a sou
prosme et a sou prochien ; leffres décevant et mentant
en lour cuer, et en lour, cuer ont parleir.
XI. 2 perollez — } toutes est remplacé par ces — 7 con (?)
Sire prueve et exam'met lou juste et lou malvais ; et Ii hom qui
aimnet iniquiteit il heit son airme. — 7) Il ferait ploivoir et ploverait
sttz lez malvais las pour eulz penre ; feu et souffre et tempeste
serait li part d'yceulz. — 8) Car Nostre Sire qui est juste ait
ameit et ainmc lez juste chose et lez justice et equiteit ; et justice ait
veu sai faice.
XI. — i) Sire, sauve moi, quar li saina et saincteit est faillie, car
leiz veriteit sont amainries dez filz et en enffans dez hommes. — 2)
Vainnes et fauce pairolle ait un chaiscunz dit a son prochien ; leffres
décevant et mantant en lour cuer, et en lour cuer il ont pairleir. ^
PSAUME XI. 39
3. Nostre Sires weille perdre et destruire toutes faulces
laingues, et ieffres décevant et doubles, et bingue
hautamne et plenne de ventence,
4. Qui ont dit : Nous magnifierons nostre laingue ;
nos ieffres vienent de nous et sont a nous; Qui est cîlz
qui ^ nostre Sires ?
5. Pour la miseire des diseteulz et lou plôur des
poures, je me dresserai maintenant : ce dit Nostre Sires.
6. Je les meterai en mon salut, et lealment ef en
bonne foy je m'avérais a li et ferais pour li.
7. Li parlers de Nostre Signour sont parlers chaistes
et purs; argent bien afïineit et approveit on feu, purgieit
de terre et bien proveit, et purgieit .vn. foiz^
8. Sire, tu nous deffenderais et warderais a tout jour
mais de ceste génération.
9. Li mauvais ne font qu'alleir entour en tourniant ;
3) Nostre sire welle perdre et destnire toutes fauce Ieffres et décevant,
et laingue hautenne et soy vantant. — 4) Qui ont dit : Nous ma-
gnifieron nostre laingue; nos Ieffres viennet de nos et sunt a sunt
a nos. Qui est cil qui soit nostre Sire? — 5) Pour lai miseire dez dise,
tottlz et lour plours de poures, mentenant je me dresserais : ce dit
Nostre Sires. — 6) Je mêlerait en mon saluit fiaublement, et leialment
je m'avérai a li et ferai pour li. — 7) Li pairlers de Nostre Signours
sont parlers chai chaiste et nés ; airgent bien examineit et- de' terre
bien affineit, et purgiet per. vu. fois. — 8) Sire, tu nos wairderâis a
tous jour maix de cest générations. — 9) Li maulvais vont pcr entor
en tomiant ; et selont tai haultesse tu ais multiplieiz leiz anfans deiz
hommes.
XI, 7. Le commencement de ce verset oyait d'abord été rendu de la
façon suivantey que le traducteur n*aura sans doute pas trouvée assez
précise : Li parlers de Nostre Signour sont parlers chastes et nèz, argeat
purgieit de terre et dou feir (corr» feu) bien affîneit.
40 LE PSAUTIER QE METZ.
et j^ejp^ ta Ji^iiltesse tu .^ aiultipljeit les .çnfans des
botqes.
XII
lire, jusques a quant .m'oblier^iis m a la fin et
iQ\i tout? Jusques a quant despunierais tu ta
faîcedemi?
2. Quant kmc temps rmeterai je.consoii divers et m^înt
en iqon anpe ? et toute jour dolour et meschief en mon
cuer?
3. Jusques a quant avérait mes anemin sur mi poîs-
sance, et serait essaucîeit? Sire, rewarde moi en pitieit
et. me weilles oyr, tu qui es mou Dieu.
4. Enlumine mes yeulz si que jamais ne m'endorme
en la mort, pour ceu que aucune foiz mon anemins ne
pîiis^ ^^ire,: Je l'ai venquu.
XII. 2 tout — } anemis — * 4 fois. — D'autres varianta dt ce
psaume sont relevées aux Appendices, d*après H^.
XII. — i) Sire, jusquais a quant m'oblierait tu en la fin et dou tout >
Jusques a quant destournerais tu tai faice de mi ? — 2) Jusques a
quant meterais je divers consoil.en mon airme ? et toute jour dolour a
mechief en mon cuer ? — 3) Jusquais. ai quant avérait mes anemis sur
moy poissance et serait essaulcieir ? Sire, rewarde moi et me welle
oir, tu qui es mon Dieu. — 4) Enlumine meiz ieulz cil que jamaix ne
m'andorme a lai mort, por que ,en aulcunz temps mon anemis ne
XII, !• Vulg,.: jaxmîs..:^ ,6 : ^ultabit.
PSAUMES XII, XIU. ^I
5 . éf i anemin3 qui me triboleat V^sjoi^ont quant il me
verront meuz et troubleiz ; et je me suis fieit en ta
miséricorde.
6. Mou cuer c'est esjoys en tou salut; je chantent a
Nostre Signour qui tant de biens m'ait fait, et chanterai
au nom de Nostre Signour lou Très Hault.
XÏII
li folz ait dit en sçw quçr; Il ,p'çst point de
^Dieu.
2. Il sont tuit cornuiipuz et bis abhpmifiables en lo^r
estudes, c'est à dire qu'il n'ont cess^eir de estudieir a
mauvistieit et a m^l faire ; il n'est qi^i faiçp bien, nèz
.1. tout soûl.
3 . Nostre Sires ait rewardeit dou ciel s'aval sur tous
les filz ou les, enfant dçjs hQmes,^pour vepîrs'il est nulz
qui entende et cognoisse.etrequjierjetDieu.
XIII. 3 où les en les enfans — 5 quaichiet. — 6 leur, j^ux et
puisse dire: Je Tai vancnt. -^ $) Jifi anemis qui me donnçt ^es tri-
bulationz s'esjoiront quant quant il me vairont meuz et troubleis; et
je me suix fiez en tai miséricorde. — 6) Mop cuer est esjoir en ton
saluit ; je chante ai Nostre Signour qui tan de biens m'ait, fi^it, et
chanterais au nom de Nostre Signour lou Très Hault.
XIII.— i) Li folz ait dit en son cuer : Il n'est point de Di^u.— z) \\
sont Cuit corrunpuit et fais abhominable en lour estudes, c|est a .dife
il n'ont mis lour estude maiques a tous malz faire ; il n'est qui bien
fùce neiz unz tous soulz. ^ 3} Nostre Sire ait rewairdez^ don ciel
42 LE I^SAUTIER DE METZ.
•»
4. Et tuit ont declineit et Dieu laissieit, tuit ensemble
sont fait mauvais : il n'est qui iaice bien, .nés jusques a
un tout soûl.
5. Lour gorge est comme un sépulcre overt; de lour
laingue ne font que décevoir autrui ; et velin de serpent
très perilloulz est quaichieit desouz lour leffres;
6. Des quelz li bouche est plainne de maldisson et de
pervers parlers et très ameir ; et sont lour pieiz adès
apparillieit pour courre sus autrui et sanc espandre.
7. Destruction et meschance est en lour voie, et nulle
voie de paix n'ont cognut ne volut tenir ; ne li paour de
Dieu n'est point devant lour yeulz.
8. N'averont mies cognissance tuit cilz qui .font ini-
quiteit ? et qui destruent et dévorent mou pueple ainsi
com un poc de pain ?
9. Il n'ont point cognut Nostre Signour ne appelleit en
-« 10 fiance
s'aval SOS tous les filz dez homes pour veoir se il es nulz qui
entendent ne qui requirent Dieu. — 4) Et tuit ont declineit de Dieu,
tnit amsamble sont fait malvais : il n'est qui faice bien, nés jusques a
unz tous soulz. — 5) Lour gorge est comme unz sepulchre overt ; et
lour langue ne font que décevoir autruz ; et celui trop malvais est
quaichidz desous lour lefires ;— 6) Deis queilz li bouche est plainne de
maldison, de malvais pairlers et de très ameirs; et sont aideis appairiliés
de sanc espandre. — 7) Destruiction et mecheance est en lour voies,
et nulle voie de paix ne cognoisset, et li paour de Dieu n'est point de-
vant lor yeulz.— 8)N'aiveront mie cognissance tnit cilz qui font iniqui.
teit? et qui dévorent mon peuple ensi com unz poc de pains ? ««- 9) Il
n'ont point Nostre Signour cognu ne appelleit ; il ont tramUet lai
XIII, 5. VUlg. : dolose agebant Cp. V, 11.— 10 : çonfudistis.
PSAUMES xiii, xnr. 43
lour aide ; il ont trembleit la ou point n'avoit de paour.
10. Quar Nostre Sires est en la génération qui est juste
et bonne ; tu aïs confundut et despitieit lou consoil dou
poure disetouz : quar. Nostre Sires est sa soûle fience et
espérance.
1 1 . Qui donrait de Syon salut a Israël ? quant Nostre
Sires avérait osteit la captiviteit et servitute de sou pueple,
Jacob s'esjoirait et Israël avérait liesce.
XIV
Itu, Sire, qui serait cil qui demourait et habi-
terait en ton tabernaicle? ou qui se reposerait
en ta saincte montaingne?
2. Qui vit sen taiche et vat avant bonnement senz
pechieir, et qui euvre et feit justice ;
3. Qui en son cuer ne dit et ne pence que veriteit, et
XIV. r (qui) — 2 pechieit — j despitiet — 6. Le copiste avait
ouz point n'avoit de pavour, -^ 10) Car Nostre Sire est en lai géné-
ration qui est bone et juste ; lou consoil don poure disetouz tu ais
confunduit, et Nostre Sire est soulement son espérance et sai souUe
fiance. — 1 1) Qui donrait de Syon saluit a Israël ? quant Nostre Sire
avérait osteit la captiviteit de son puple, Jacob s'esjoirait et israhel
avérait liesce.
XIV.— i) sire, qui haibiterait et demorait en ton tabernacle ? ou qui
se repozerait en tai saincte montengne ? — 2) Qui vit sen taiche de
péchiez et euvre justice ; *-* 3) Qui en son cuer ne dit et ne pancet
que veriteit, çt per sai langue n'ait fait a nulz grevance ne fauceteit ;
^ LE i?SAUTIÇR DE ^T}L.
pf^r ^ laingue n'ait fait a . nui grevançe ne .fauc,eteit ;
4. Ne a son prosme n'ait fait ne pourchacieit nul
raaui, ne n'ait dist ne sostenut ne crut reproche ne
vilenie contre son prome;
5 . Qui ait poc prisieit et despitieit lou mauvais, et ait
glorifieit, prisieit et honoreit ceulz qui doubtent Nostre
Signour;
6. Qui juret et promet ^ spn procjiien, et pojnt ne lou
dessoit ; qui n'ait mie sa pecune ne sa menoie presteit a
usure, et contre lou juste et innocent n'ait pris nulz dons.
7. Qui fait ces choses, jamais ne serait meuz ne perilz.
XV
ire, warde moi, quar je JiRe,.suis en^ti fieit; j'ai
dit a Nostrp Sigi>our : Tu es mou pie^i, qui de
mes biens n'ais mestieir.
d'abord mis decoit, qu'il a barré comme déjà recoivre, v, i .
'11' 4) ^e a son' prosme n'ait fait ne porchaissieiz nulz maulz, ne n*ait
reproche aultrui pris ne soufFert ne velenie ; — 5) Qui aitpouc prisiez
et despitiez lou p:\auvais, et ait glorifiez, prisier et honor^ir ceulz q^i
doubt Nostre Signour ; — 6) Qui ji^re a son prochjen, et pqint ne.lou
desoit ; qui n'ait ipie son argei^t presteit a usure, et contre lou JH^te
et inocent n'ait pris nulz dons. — 7) Qui fait ces choses, jamaix ne
serait meus ne perilz.
XV.— i)Wardemoi,Sire,car je me sux en ti fieiz et esperelz; j'ai (fit f\
Nostre Signour: Tu ies mes Dieux qui de pies biens n'ait nulz mestier.
— 2) AU sainct qui sont en sai terre il ait magnifiez meiz yolenteit en
x;Y. 5. y^lg* : glorifient.
PSAUME XV. 45
2. A ses sains, qui en sa terre simt, il ait magnifieit
ma voienteit en eulz.
3. Lour enfermeteiz sont multipliées; et pues apfês^sè
sont avancieiz et haisteiz.
4. Je n'esseniblefai mie Idur pètîs cônvehs et lour as-
semblée et congrégation pleihné de sânc et de mauvis-
tieit, ne ja n'avérai mémoire ne soVenance de lour nom
en ma bouche ne en mes lèffi^es.
j. Nostre Sires est li pars de mon heritaige et dé mon
calice; tu es cilz qui mon heritaige me renderais et
restituerais.
6. Mes cordes me sont cheutes en lieux très belz, et
certes mon heritaige et ma person est moult belle.
7. Je benyrais Nostre Signour qui m'ait donneit en-
tendement; et d'abbAdaht jusques a la nuit mi reins
m'ont chastieit.
8. Je proveôie Nostre Signour adès devant mi : quar
il est a ma dextre, que je ne soie trouWeiz ne meus.
XV. 2 sont — 3 Lor. avanciez — 4 mauvisteit — 8 /« premier ne
eolz. — 3) Lour enfermeteit sont mltipliees ; et pues après se sont
haistees.— 4) Je n*aissamblerais mie lor petis covent et lour congré-
gation plenne de sanc et de malvistiet, ne n'aiveraix mie mémoire ne
sovenence en meiz leffres de lour nom. -- 5) Nostfe Sire est li pars dô
mon hairltaige et de mon calice ; tu es cilz qui mon heritaige
me randerais et me restituerais. — 6) Mes cordes me sunt
dièutes en lieux tréz beilz, et certe mon hairitaîge est très belle.
— . 7) J'é bénirais Nostre Signour qui m'ait donneit entendement d'a-
bundant et jusquaîs a lai niiitmis rèîn's m'ont castieit.— 8) Je proveôie
Nostre Signor aidés devant mi: car il est a mai destre, que je ne soie
trottbleiz meuz. — 9) Et pour ceu mon cuer ait heu liesce, et ma
46 LE PSAUTIER DE METZ.
9. Et pour ceu mon cuer ait ehu liesce, et ma laingue
c'est esjoie ; et d'abondant ma char se reposerait en espé-
rance.
10. Quar tu ne laisseras mie mon arme en enfer, ne
soufferras mies a ton sainct veoir ne sentir corruption.
1 1 . Tu m'ais apris a cognoistre et m'as monstreit les
voies de vie ; tu me remplirais de liesce avec ta faice et
devant ti : délectations et délices sont a ta dextre jusques
a la fin.
XVI
iire, oy et escoute ma justice, et enten a ma
prieire.
2. Ressois a tes oreilles mon orison, non mie de
leffres fauces et décevant.
3 . De devant ta faice et de ton vis vieingne mon juge-
ment ; tui oeil weillent veoir et rewardeir equiteit.
manque — 10 sofferas
langue c'est esjoie ; et d'abundant mai chair se reposerait en espé-
rance, i— 10) Car tu ne laisserais mie mon airme en enfeir, ne ne
soufferais mie a ton sainct sentir ne veoir corruption. — 1 1) Tu m'ais
fais cognoistre leiz sentiers de justice ; tu me ramplirais de liesce avec
tai douce faice ; délectation et délice sunt a tai dextre jusques a lai fin.
XVI.— 1) Sire, oy et escoute mai justice, et enten a mai prieire. —
2) Ressois a tels orelles mon orison, non miez leffres fauces ne
décevant, — 3) De devant ta fesse vingne mon jugement ; tui oil
XV, 1 1 N. Vulg, : vias vit*.
PSAUME XYI. 47
4. Tu as mon cuer proveit et assaieit et per nuit visi-
teit, tu m'as on feu et per feu examineit et proveit : et
n'as en mi trouveit ne mauvistieit ne iniquiteit.
5 . Pour ceu que ma bouche ne p^rloisse des fais et
des euvres que li homes font, pour les perolies de tes
lefîres ^'ai wardeit dures voies.
6. Perfais mes pas et mes allées en tes sentieirs, a ceu
que mes tresses et mes alleies ne soient meutes ne ostees.
7. J'ai claméit, quar tu, Sire, m'as oyt et escouteit ;
encline ton oreille a mi, et escoute mes parolles.
8. Fai tes miséricordes grandes et mervillouses, qui
salve ceux qui se fient et e^peirent en ti.
9. Warde moi de ceulz qui résistent a ta dextre et a ta
poissance, si com li papieire et li prunelle de l'oil est de ti
wardeie.
10. Desoulz l'ombre de tes aules warde moi, et me def*-
XVI. 7 parolles -^ 9 wardee — 10 Dessoulz. detfan^ waranti —
wellet veoir toute equitez. — 4) Tu ais mon cuer proveiz et
a3saieir et de mtit visiteit, tu m 'ais on feu examinet : tu n'ais trouveit
en mi nulle iniquiteit ne mavistiet. — 5) Pour ceu que mai bouche ne
pairloisse dez fais et dez euvres dez homes, pour lez pairolles de tez
Icflfres j'ai wairdez dure voiez. — 6) Perfaiz mes pais et mes pies en
teilz sentieirs, a ceu que meîz alleez ne soient traibuchie et pour
niant. — 7) J'ai claimeit, que tu m'aîs escouteit ; encline ton orelle a
mi et escoute meiz pairolles. — - 8) Fais teis miséricordes mervillouses,
qui salves ceulz qui en ti se fient et espèrent. — 9) De ceulz qui
résistes à tai^ dextre wairde moi si com lai paupières de Poil. —
10) Desous l'ombré de teiz aulles deffenz moi, et wairanti encontre leiz
XVI, 10 N. Vulg. : afflizerunt.
48 LE PSAtîtIfiR' I» METZ.
fen et waîî^nti, encontre les mauvais qui m'ont tant
donneît a souflfrir.
1 1. Mi anemins ont mon arme environnde, et lour
graixe ont conclut; et lour bouche ait pirleit orgueil et
presumption.
12. En mi despitant et getant ftier de lour com-
peingnie il m'ont environneit, et ont detentitaeit et
conclut lour ôei! en terre declineir.
r j. Il m'ont receut tôut ainsi corn lî lyon appariUieit
a sa proie, et énsi corn li jônes lioncd qui babîtt en' lieu
repoiiu-;
14. Or sus, Sîre, va li au devant, cour li soset lou
mat desous tî : délivre l'arme demi dou mauvais, et ton
glaive des anemins de ta main.
1 5 . Sire, de ceulx qui sont poc en terre devise léS" en
lour vie : de tes secretz et mysteires reponus lôUr ventre
est tout remplis.
i^. Il sont saoleiz dé lour filz et ont laissieit loui" reil-
lieulz a lour petis enfans.
-^ 1 1 environnée, orguel — 1 5 ceulz, leur (vie) — 16 U premier
mauvais qui tant me donnet ai souffriz. -^ 1 1) Mi aiiemins ont mon
airme environnée, et graisse il ont conclut en lour contre mi, et en
lour bouche ait parlez orguiilousement. .^ 12) En mi despitant et
getant fuer il m'ont environneit, et ont determineit lour oil dêdineir
en terre* -^ 1 3) il m'ont ressus tout ensi com lyons qui est appai.
rilliez a sai proie, et enci com li jones lyoncel qui haibite on lieu
reponuz. — 14) Or sus, Sire, vai li au devant, coi li siis et lou met
desous ti, délivre Tairme de mi dou mauvais, et ton glavé* dez
anemis de tai main. —15) Sire^ de poc de terre devise leiz en leur
vie ; de tels secreis lour vantre est tous rasplis, — 16) Il sont soleiz
PSAUME XYII. 49
17. J^tjeen ta justice appaîraî . devant tafeîce; je
serais saoleiz quant ta gloire serait apparue.
XVII
le t'ameraî, Sire, qui es toute ma force; Nostre
Isires est ma forteresse et seurteit, mon refuge
et mou delivreur.
2, Mou Dieu est mon adjutour et mon aide : en li
avérai je mon espérance et ma fiance.
j. Il est mon protectour et li force de mon salut, et
cijz qui au besping me suscete et ressoit'.
4. En lôant Dieu j^appelleraî Nôstre Signour,' et je
serais wardeit et warantis de totis mes anemîns.
5, Li doipurs et li perilz dé mort m^ont envîronneît et
a^iilit, et li ruisselz d'iniquiteiz m'ont trop tfoubleit.
iour manque, enfant — 17 apparrai. saoleîs
de Iour filz et ont laissiez lor reilluejz a Iour petit 'enffans. y— 17) Et
je en appairirai devant tai faîce ; je serai soleiz quant tai- gloire serait
aipparuè.
XVll.— i)Je t*aimeraî, Sire, qui es toute mai force ; Nostre Sire est
mai forteresse et mon refuge et mon deiivtour. -* 2) Mon Dieu est
mon âdjutoùr et mon ayde, en li avérai je mon espérance et maifience.
^ j) Il est mon protectour et li force de mon salait, et dl qui 91e
ressoit. — ^ 4) tn li leant j'atpellerâi Nostre Signour,et je serai wairdeit
de touz mes anemins. '— 5) Li dôltours et ti peril.de mort m'ont
ènvlrbnneit et assaUIit, et K^ rttissei^ d'iniquiteit iti'ont troup troubIeit«
— é) Leîz doHours d^enfdr n'ont environneit et entrepris, et li lais de
4
50 LE PSAUTIER DE MEljZ.
6. Les dolours d'énfér m'ont environneit et entrepris,
et li las de niort m'ont sorpris.
7. En ma trîbulation j'ai appelleit Nostre Signour, et
ai clameit a mou Dieu.
8. Et il ait dès sou sainct temple ma voix oyt et
escouteit, et ma clamour dont j'ai devant li brait et crieit
est entreie en ses oreilles.
9. Li terre est toute meute et ait trembleit; li foaide-
mens des montaingnes sont meuz et troubleiz, quar
Nostre Sires est courrecieiz a eulz.
10. De son ire et de son courroûz est issue grant
fumée, et feu de sa faice est issus touz enflammeiz ; li
cherbons sont d'ycelui empris.
1 1 . Il ait enclineit les cielz et est descendus ; et ténèbres
et obscurteit desouz ses jpîeiz.
12. Et ait monteit per dessus^ les Chérubins, et ait
voleit ; et ait voleit sus les pennes et les aules des venz.
' ij. Hait mis ténèbres pour lui reponre et quaichieir
tout entour de son tabemaicle, yauve obscure et téné-
breuse en nues de l'air.
XVII ! 6 H manque — 7 ja «- 13 oscàre «— 1 5 cherbon —
m'ont soupris. — 7) En mai tribulation j'ai appailleit Nostre Signour
et ait a mon Dieu daimeit. — 8) Et il ait dès son sainct temple ma
voix oyt et escouteit , et mai daimonr don j'ai devant li braiz et
crieit est entreiz en ceiz orelles. — 9) U terre est toute meute et ait
trambleit, li fundement dds montengnes sont meus et troubleit : quar
Nostre sire est courreciez a eulz. — 10) De son ire et couroulz est
issue grant fumée, et feu de saî faisse est .issus tous enflaimdt ; li
cherbons son d'ycdui empris. — it) Il ait leiz del endineitet est
descendus, et est tçnebre desouz cez pies. ^ 12) Etait momdtper
dessus lez chérubin, et ait voldt ; et ait vouUeit suz les pennes des
vent. — 1 3) Il ait mis ténèbre por lui reponre et quaichier tout en-
PSAUME XYII. . JI
. 14, Pour sa clarteit et grant req)lendissour les nues
per devant lî sont passeies igrelle et cherbons de feii,
I j. Et Nostre Sires ait toneit dou ciel, et li Très Haulz
ait donneit sa voix : grelle et cherbons de feu.
i6.Et il ait envoieit ses saiettes, et les ait dissipeit; il ait
inultiplieit foudre et tempeste, et les ait touz troubleiz.
17. Et ont apparut les fontennes des yawes ; et li
fcsnâement dou cercle de la terre ont esteit descouvert,
iS, De ton chastienxent. et correction, Sire, et dou
soufflet de ton esperit et de Fesperit dé ton ire.
19. Il ait envoieit de lassus dou très hault lieu s'avial,
et m'ah pris ; et m'ait mis et trait fuer de maintes et
plusours yawes,
2o« Il m'ait delivreit de mes très fors et très poissans
anemins et de ceulz qui m'ont heyt, quar il estient trop
fors contre mi.
21. Il m'ont sorpris et s'en sont avancieit on jour de
18 castîement — 21 defarise — jo orgoillous, humdierais — 32
14) Pour lai clairteit et l'esplehdour de li lez nues ont trespessee^
greille et cherbons de feu. — 15) Et Nostre Sirè ait toneit don ciel,
et li Très Halz ait donneit sai voix, greile et cherbons de feu, —
16) Et il ait envoieit seis saiettes, et leis ait dissipeit ; il ait multi-
plieiz foudres et tempeiste, et leiz ait tout troubleiz. — 17) Et
ont appairues lez fontennes deis yawes, et li fundement don cercle de
lai terre ont esteit descouvert, — 18) De ton chaitiement, chier Sire,
et don soufflet de ton esperis.-*- 19) Il ait envoiet de laissus très hault,
et m'ait pris ; et m*ait trait fuer de maintes yawes. — 20) Il m'ait
délivrer de meis très fort et très poissans anemins et de ceu qui m'ont
heit, quar il estient trop fort contre mi. »* li) Il m'ont sorpris on
jour de mon affliction, et Nostre Sire m'ait esteit ayde et deffence. —
XVil, 20» Vidg,: odcrunt, confortati sunt. — 2j : retribuct. retrr-
52 LE PSAUTIER bÉ METZ.
mdh affliction, et Nostre Sirés m*âît èstéît âidtt et défense.
i2. Il m'ait trait fiier et mis en franchise et en large
liberteît; il m^ait sauveit, quar il m'ait volut avoir.
23. Et Nostre Sires m'ait rendut selonc ina justice, et
selonc la purteît de mes mains i\ m*ait paîeît et gnerre-
donneît ;
24. Quàr j'ai wardeit les voies Nostre Signour, né n'aî
fait nulle mauvîstieît contre li;
2 5 . Quar tuit sui jugemens sont adès devant mî, èt*ses
justices je n'ai mîes mis arrîeîr de mî.
26. Et je sériai sefts taîche, purs et înnéideht avec lî ; et
mewarderaî de mon îniquîteit.
27. Et Nostre Sires me renderait selonc m'a jùStfce, et
selonc la pùrteîtde mes mains devant ses yéût.
28. Avec Tome saînct tu serais iaîns, et avèfefoïne
innocent tu serais innocent.
perserai '— }5 sens — 36 Q^ fait — 37 fais, de rein—- 39 ensingne-
tor son tabemaicle; yawc oscure et tenebrose en hues de Fàir, —
22) Il m'ait trait fuer et mis en franchise; il m'ait sauveir^car il m'ait
volut avoir. — 23) Et Nostre Sire m'ait rendu sélonc mai justice,
et ceionc lai purteit de meiz mainz il m'ait guerendonnèîz. —
24) Quar j'ai wairdeiz leiz voies Nostre Signour, lie n'aî fait nulle
mauvistiet contre li. — 25) Quar tu ci jugement sont aideîs devant mi,
et ces justices je n'ai mie mise arrière de mi. — 26) Et je seraîxsen
taicReet inocent avec li, et me wairderai de mon iniqùiteit. — 27) Et
Nostre sire me renderait selonc mai justice et selonc' laî purteit de raeîs
mains devant ces yeulz. — 28) Avec lou sains tu séi-ais sainz, et avec
l'ome inocent tu seraiz ynocent, — 29) Aavec lou eslus et boins tu
buetr V&y.aurtrset tjfOàietradticteur a auÛHtim ^/urur ; renderait.
29 > fit Ày«p l'di^ boins et Qsluttu serais t)oins et eslus,
et avec lou fliauv^is et pervers tu serais ma^uyais et pervers.
)Q. Quar tu sauverais lou poure et bumble pueple, et
1^ yqulz 4es orguilloulz abaisserais et humilierais.
3 1 . Quar, Sire, tu enlumines ma lumieire ; tu, qui es
osuHi Dieux, enlumine mes ténèbres.
}2. Quar per ti et en ta vertu je serai delivreiz de
temptation, et en la vertu de mon pieu je trespasserai et
persera outre lou mur.
3 j. O.tu, mon Dieu, ta voie n'ait taiche ne corruption ;
li pjriers de Nostre Signour sont examineit et approveit
de feu ; il est protectour et deffense de touz ceulz qui se
fient et ont .espérance en li.
34. £t qui est dieux maiques Nostre Signour P ou qui
est dieu maiques Nostre Dieu P
3 5 . Dieux est cilz qui m'ait cinct et revesti de vigour et
de force, et ait ma vie mis senz pechîeit ;
rait — 40 desour — 45 cint. assalit — 45 a manque — 46 loc.
serais ^eslus et boins, et avec lou mauvais et pervers tu serais
malvais et pervers. — 30) Car tu sauverais lou poures et hunble
pupleSy et humielierais leiz yeulz dez orguillour. — ]i) Car, Sire^ tu
enlumine ma lumière; tu qui es mon Dieu, enlumine mes ténèbres. —
32) Car perti je serais délivre et wardeit de temptation, et en mon
Dieu je trespaisserais lou mur. — ^3) tu, mon Dieu, tai voie es
senz nulle taiche ne corruptionz ; de feu II pairolle de Nostre Signour es
purgie et affinée; il est protectour et defensse de tous ceulx que se fient et
ontlor espérance mise en lui.— 34) Car qui est Dieu maisques Nostre
Signour ? ou qui est Dieu maisques nostre Dieu ? — 35) Deus est cilz
qui m'ait sinct et revestiz de vigour et de force, et ait mai voie mis
— aS N. Là Utfre initiale du texte latin de ce, verset est historiée
54 . LE PSAUTIER DE METZ.
j6. Qm aît mes pîeîz perfaîz et faîz corn jridz de cerf,
et m'ait assis et constitueit en lieux très hauk ;
37. Qui ait mes mains esprise et ensîgnidt a batillîeîr
^ a combatre, et ais mis mes bras et faiz comme un fort
arc d'arein.
j8. Tu m^as donneit la force et la protection de toti
salut, et ta dextre m'ait ressut et conforteit.
39. Et ta discipline a la fin m'ait corrigiéit, et ta
discipliné m'énsîgnèrait. .
40. Tu 35s estendut et alargit mes pas desouz mi, et
mes plantes n:e sont point bleciees ne lassées.
41 ,. Je persécuterai mes anemins et les penraî, et point
ne retournerai se les avérai dechacieit et mis a niant.
42. Je lés confroîsserai, et ne porront esteir ne dureir
devant rai : il cherront desouz mes pieiz.
■4}. Et tu m'ais revesti et cinct de force et de vertu
ou de vigour pour batillieir et combatre, et ais mis
rue», dcstruîrai — 47 deliverais — 49 estrange — 50 benoit —
senz peichiet; — 36) Qui ait mes pies perfait et faiz con lî pl^ dez
cerfy et aissis et astauMit en lieux tréshauU; — 37) Qui ait mez
mains esprise et ensigaieir a baitiUier et a conbaitre, et ais meis brais
fais comme unz fort arc d'airen ; — 38) Tu m'ais donneîs Tescuz et
le bûucleir de ton salut^ et tai dextre m^ais ressus et conforteit. —
39) Et tai discipline ai lai fin m'ait corrigieir, et tai displîne m'enst-
gneraiti — 40) Tu tis estendnt «t alairgi mes pes desous mi, et mes
plantes ne sont point blescie ne lessee, — 41) Je persécuterais mes
anemis et les penfai, et point ne retorneraiz se lez avéraiz de
chaiciey. — 42) Je lez confrosseraix et ne se pourent tenir devant
mi ne dureîr... (la fin manque), — 43) Et tu m'ai revestuz de force
omme au début d*un nouveau psaume, ^^"^^ HM. Vùtg, N, via ejus, -—
PSAUME XVII. 5J
desous mes pieiz ceulz qui m'ont assaillit et corrut sus;
44. Et m^ais donneit lou dolr de mes anemins, et ais
dechecieit ceulz qui m^ont heyt.
4j, Il ont clameit et requis secours et ayde : etnuk ne
les ait aidieît ; et a Nostre Sîgnour : et point ne -les ait
escouteit^.
46. Et je les destruifaî et metenris a niant sj com la
poucieire au vent, et co/n la boeet lou lymon des plaices
et des vies je les destruraî.
47. Tu me deliverrais des contradictions et dçs mur-
mures doupueple,etme meterais chiefet signour des gens.
48. Li pueple que je ne cognisscrie m'ait servi, et en
souI escouteîr de l'oreille il ait obéit a mi.
49. Li fil estrainge m'ont faillit et menti ; li fil estrainge
sont endurci et empirieit, et ont clochieit et desvoieit de
lour sentiers.
50. Nostre Sire vit, et benoiz soit mou Dieu ! et soit
essaucîeit li Dieux de mon salut ! .
52 deliverais— 53 menîere. chasoir -^54 fais, jours
et de vigour pour bien conbaitre, et tu ais mis desoulz mez pies
soulz qui m'ont assaillir ; — 44) Et m'aiz donneit lou doz de mest
•anemin, et ais dechaissiet soulz qui m'ont hayt. — 45) Il ont clameit et
demandeit aide, etnulz ne leis ait aidieir; a Nostre Signour, a point ne
leis ait escouteit. — 46) Et je leis meterais a niant si com lai pou-
ciere auz vent, et con la booe et lou limon dez rues je lez destouirai.
— 47) Tu me deliverais de la contradiction don pueple et de lour
bouche, et me métrais chief et signour dez gens. -<- 48) Li pueple que
je ne cognissoie m'ait servi, et en soulz escouteir de Torelle il ait a
mi obéir. — 49) Li filz estrainge m'ont failly et menti, li filz estrainge
sunt endurciz et empiriez, et ont cloichier en tour alleir et 4cclineit
44: oderunt.
56 LE PSAUTIER DE METZ.
51. Dieux, ({ui me donnes vengences et mes tes
puepies desouz mi, qui es mon sauvour et mon aide de
mes an/smins forseneiz et corressouz. .
. 5 a. Et de ceulz qui me courrent sus et m'assaillent tu
me relèverais, et dou mauvais home tu me deliverrais.
. 5 ^. Pour çeu, Sire, te confesserais je et loerais en toutes
nation et devant toute menieire de gent ; et dirai chan-
son a ton nom,
5 4. Qui magni^et les salus de sou roi, et qui li fai sa mi-
sçricprde a son eslut David et a sa ligniée jusques a touz
jour mais.
XVIil
\i cîelz racontent la gloire de Dieu, et li firma-
!ment annunce et prêche les euvres de ses mains.
2. Li jour au jour dit et reveile son parleir, et linuit
a la nuit demonstre sa science.
XVlll ; 3 parolles — 4 toutes, parolles — 5 tabcraaclc. c'est-
de lour sentier. -~ 50) Nostre Sire vit, et benois soit mon Dieu, et soit
essaukiez li Dieu de mon salut. — p) Deux qui donne a mi van-
jance et mes lez peuples desous mi, qui es mon sauvour de mez
anenûns courressous ; — 52) Et de ceulz qui me corrent sus tu me
relèverais, et don mauvais home tu me dellverais. -^ si) Pour ceu,
Sire, je te confesserai devant toute menniere de genz, et dirai chanson
à- ton nom. — 54) Qui magnifient lez saluit de son roy, et qui faitsai
imsericorde ai christ David et a sa ligniee juscais a toi^ jour maix.
pbjim vnxu 57
3. Ntittès p^roHes )ie sont ne ^rtilelts, dM (pxk H
sons et li voix ne soît oyz et sceuz.
4. Per toute terre est yssns lour son, *t jilqpiès^ la
fin dou monde les parolles d'yceuk.
5. Il ait mis sou tabemaicle et sa mattdîoiiini «ttail^
et est comme unsèSpôuSeiz qni vient fefen paME-ftier de
sa chambre.
6. Il c'est esjois comme uns géant pour ocnirre per h
voîe; dbu plus haûlt ctel ait esteft sa venue;
7* Et sou retour est jusques a sa soverâinliè huitmie ;
ne nul ne se puet de sa chalour quaichieirne warâeic
8, Lî loy de Nostre Signour est sens nulle corruption
de pechieit, et convertit les arme a bien ; et li tesmoin-
gnaige de Nostre Signour, loial et boin, preste sapience
aux très humbles et petîs.
9. Les justices Nostre Signour sont droiturieires, et lont
joieux les cuers et lieiz ; li commandement de Nostre
8 armes, au — i ) .defaulz — i $ pairlers — On trouvera aax Appea*
XVil!. — r) Li deJz raiconte Ui glorc de Dieu, et li firmament
anunce lez oeuîres de ces mainz. — a) Li jour aoz jour dit et revelle
son paîrleîr, et 'ii nuit ai lai nuit demoustre sai science. — 3) Il ne
sont pairolles ne sermons, de cui li voix et li sons ne soit oy neseu.
— 4) Per toute terre est issus lou sonz d'yceulz, et jusques àr la fin
don monde tez pairolles d'yceulz. — 5) On soloil ait mis son taber«
naicle, et il est con unz esposeiz issuz de sai chambre. — 6) Il c'est
esjois comme unz joiant pour corre lai voie, de lou plus, hault cielz
ait esteit sa veilne. -« 7) Et son retours est jusques a sai souverenne
haultesse ; ne nu!z ne se puit de sai chailour quaichier oe waideir. —
S) Liloy de Nostre Signour est'loy qui sen nulz deffault et sen taiche,
convertît lés tnTtnts ; li te sm oi ngn ege <}e Nostre Signour bon et loi-
aolzqui preste sapience aus très petts et^limbles. -^ j)) Les j.usticç
58 LE PSAUTIQl DE METZ.
Signour est luisant €t cleir, qui les yeuizenluwe et
aclercit,
10. Li saincte paour de Nostre Signour dure adès et a
tou jour ; H jugement de Nostre Signour sont vraîz et
d'eulz meismes justifieiz ;
1 1 Que font plus a desirrieir et a ameir que nul or ne
pierre preciouse, et sont moult plus doulz que nnl miçl.
12. Et certes tou sergemtles acomplirait et warderait,
quar en eulz wardeir et acomplir gist grant profit, loyeîr,
et grant rétribution.
i.j. Q^uî est cilz qui entende et cognoisse les defFaulz et
lespecfaieiz ? De mes pechieiz reponus etsecreîznettie moi,
•et des estrainges apairgne ton sergent.
14. Se il n'ont sur mi signorie, je serais purs et nèz
et senz taiche, et serais purgieiz et nettîeiz d'un très
grairt et grief pechieit,
1 5. Et li parlers de ma bpuche seront ensi corn pour
dices d'autres variantes à et psaume, d'aptes H^.
de Nostre Signour sont droite et donne !iesc€ aozcao* ; li coraandcment
de Nostre Signor sont deir et luisant, qui enlumine lez yculz* r- ,10) L»
paourde Nonrê Signour est sainct,qai durent ai tous jour maix ; li juge-
ment de Nostre Signour sont vrais ; qui sont en eulz meisme justifiez, —
I f) Qui font a aimeir et ai desirter que nulz or ne piere preciouse, et
aisseîz plus doulz que nulz mieiz. — 12) Et cette ton sergent lez
aicomplitaîtet wairderait, car en eulz wairdeizait grant loyeiret rétribu-
tion. — I )) Les péchiez qui lez entent ? De mes defaulz qui sont «n mi
reponu nettie moi, et Atz cstrainge espairgne ton sergent. — 14) Se
iln^ont de nii lai signorie, je serais senz taiche et purs etneiz,et je serai
purgiez et nettfez de très grant peichicz. — 1 5) Et li pairlers de mai
XVni, 12. Vulg. : custodit.
PSAUME XIX, 59
plaire a û^ et li penorie de mon cuer sendt adès devant ti«
i6* Sire, tuesmonadjutour etaide^et mon rachetour.
XIX
|ostre Sire te weillet oyr et escouteir on jour de
ta tribùlatîôn ; li noms dou Dieu Jacob teweille
estre protecteur et en ayde.
3. Et si te weille envoieîr ayde dou sainct^ e\ dès
Syon te weille aîdieir et défendre.
j. Et li weille sovenir de tout ton sacrifice, et ton
offrande et sacrifice soit fait en graixe et d^abundance.
4, Et te weille ottroieir selonc tou cuer, et tout ton
consoil weille confermeir.
5» Nous nous esjoirons en ton salut ; et on nom. de
Nostre Signour nous serons magriifieiz.
6. Nostre Sire te weille acomplir et ottroieir toutes tes
XîX : 7 II escotttçrait de. saint — 8 le premier nous manque —
bouche seront ensi comme pour plaire a ti,- et li pansée de mon cuer
serait adeis devant ti. — 16) Sire, tu es mon adjutouret mon protector.
-XIX. — i) Nostre Sîre te wclle oir on jour detai tribulation ; li
noms dou Dieu Jacob te welle estre protecteur et ayde. — - 2) Et si
te welle envoieir ayde dou sainct^ et de Syon te welle défendre et
aidier. . — j) Et li welle souvenrr de tout ton sacrefice, et ton
offrande soit faîte graice, '— 4) Il te welle donner selonc ton cuer,
et .welle. confermeiz tous iôh consoil. -^ |) Nous nous esjoirons en
xon^aluit et on nom de Nostre Signour nous nous aif^niiterons. —
XIX, 5N. Vulg, : maçnificabimurf
6o LE PSAVTIER M'ilETZ.
deimiHies et fviekes ; nainteiiaiit cogiw J9 4i|elta8|^
Sires ait sauveit son crist et sAafshU*
7. Il l'escouterait dès sou saint ciel ; en poissances de
sa dextre est salut.
8. Ceux icis en chers, ceux icîs en chevaulz se fient ;
mais nous on nom de nostre Dieu nous bûcherons et
9. U se jont obligifiiz et opt cheHz ; et nous nous
sommes releveiz et redressieiz.
10. Sire, sauve lou roy, et nous weilles escouteir
et oyr au jour que nous i^aiorons a ti çt que nous t'ap-
pellerons eni^de.
XX
lire, en ta vertu et foree li roj? aîverait joie et
liesce, et sus ton salut forment s'esjoirait.
2. Tu li ais donneit et acomplit tout ceu q\ie sou cuer
10 u second que manque
XX : I av«uit — ) corone , pierre preciousc — 6 clameiz — -
6) Nostre Sire te welle aconplir et ottroieir toutes demandes et
prieire; mestenant cognoit je que Nostre Sire ait sauveit sonz
cris . — 7) Il escouterait dès son sainct cielz ; en poissance de
■sai dextre est son aalut. — 8) Ceu cilz en chers, ceu cilz en che-
valz se fient ; mais nous en nom de Nostre Signours nous aippelle-
ronz. -— 9) Il se «ont obligiez et ont cheus, et nous nos sommes
releveiz et.Cfldresciez. — 10) Sire, sauve le rois, et nous escou-
te ou jours que nous, recourrons a ti et nous t'aipellerons.
XX. — i) sire, en tai force et vertnz ii.rois avérais liesse, et sus
aitâêélrfiéât et Af^ndêit^ «i tft IW une fraildeit ne
fafffit de là vèié^it éé ëtis Mm,
3. Quar t» l'^s âviànieteit en tes (sènniotis pièiimcs de
douceur, et U àk mis en son cfaief ime tsxromte de
preciouse pierre.
•4. Il ait demandait ati vie^ et tu ais-ses. jours, prddn*
gieît et donneit longe vie et a touz Jour de siede^nsfecto.
5. Grande est 6â gloife ^eti ton lalut ; gloice et. ^ant
biaukeîî tu as mis sus H.
6. Quàr tu le lâetèmi^ <sn ta benis9on a teuz .)0<âi^ de
siècle en siècle, et lou fanais tieiztt datrieiis ai- joie avec
ti devant ta faice.
7. Et li rois ait espereiz et c'est fieîz en Nostre Si-
gnour; et en la miséricorde dou Très Hault il ne serait jai
troubleiz ne meuz, •
8. Ta main soit trouveie sus tous tes anemài^,.^ ta
dextre trouvoisse tous ceulz qui t'ont heyt,
7 ja — 8 ces, tfomiois»ev(?) -^lo s«man€a — ij.soiez
ton salut forment s'ésjoirait. u^ 1) Ceu que. son £tter desife«t de-
mandoit, tu li ais acomplis et donneit; et ne li ait mie faillit de laivolen-
ieit de cez ieires. — 3)- Gar ta. Pais re^suit en teil benissonz -et Tais
bénis en t)ehiMons de tes douceurs, «t ait en sonz chief mis une
corooe de piere predou^e. ^» 4) il t'ait demandeit vie, et tu li ait
donneit longe vie qurdm^aitiatouz jor. •— 5> Li gloire d'ycelui est
granren ton saluit; gioire et grant beaulteit tu ais mis sur lui. —
6) Car tu \h donrais bénissons - a tous jours maûc, et li donrais
iiésce et le ferais çlftirie^s en- grant-joie de tai joiouse faice. ■— 7) Car
li roi se fient en Nosti^Signour, en lai miséricorde dou Très Hault il
ne serai ja troublez ne meuz. -^ 8) TaLinainsoit troveesus tous tes
^Oi,^,'Vtitg. :' fh^és.-i^ « : «torom.
62 LE PSAUTIER ME METZ.
9* Ta les meterais comme un four de feu ardant on
temps de ton rewart ; Nostre Sire en son ire les trouble-
rait, et li feux les devorrait et moinrait a niant.
10. Lour fruis tu perderaisde la terre, et lour semence
des filz des homes.
1 1 . Quar il ont mauk sus ti et en ti mis et declineit, et
•ont telz consoil penceit con^ti qu'il n'ont peut acomplir.
12. Et tu les meterais comme li dolz darrieir ; en tes
reilliers et reliques tu appariHeraislourveueeetlourvisaige.
13. Eslieve toi et soiz essaucieiz en ta vertu; nous
chanterons et loerons tes vertus.
XXI
[tu, Dieux qui es mou Dieux, rewardea mi ;
pour quoi m'ais tu ainsi laissieit î Trop lonc
sont de mon salut les perolles de mes pechieiz.
XXI : I pechieis .— 4 pères -^ ^ ne — 7 perleit — 9 enfance —
anemis, et tai destre trouvoisse tous ceulx qui t'ont heît -* 9) Tu leis
meterais ensi comme unz four de féu airdant on temps de ton rewart ;
Nostre Sire en son ire leiz troblerait, et leiz devourait et destrurait li
feux. — 10) Loti fruit de terre tu perderais et lor semence et ligniee
dçs anffans des hommes. — 1 1) Car il ont mauvistiet mis sur ti, et
ont panseir diveirs consoil que il n'ont peut aconplir. — 12) Et tu
leis meterais dariers, en teilz reliques et remenant tu appairillerais lonr
vuee. — 1 3) Sire, soies essaulcier et aisleveit en tai vertuz, nous
chanterons et loeronz tels vertuz,
XXI — I. tu. Dieu qui es mon Dieu, rewairde a mi ; por quo
m'ais tu ensi laissiez ? tronp sont lonc de mon saluit leis pairoUes de
PSAUMB XXU .63
2. O tu, mon Diea, je clamerai a ti de \6ùt: et tu ne me
vorrais escouteir ne oyr ; et de nuit : et se ne serait mie
folie a mi. . .
3* Tu habites en ton sainct, qui es loenge d'Israël.
4. En toi se sont fieit et attendut nos peires ; en ti ont
espereit, et tu les ais sauveis.
5. A toi ont clameit et crieit, et il en sont sauveiz; en
toi ont espereit, et point n'en sont confundus.
6. Et je suisuns vers et vermissel petis,. et non mie uns
homs ; lou reproche des homes, et dou pueple despi*
tîeit.
7. Touz ceuk qui m'ont veut et rewardeit se sont mo-
queiz de mi ; il ont de lour leffires perleit, et ont hochieit
lour teste sur mi.
8. Il s'est fieit en Nostre Signour : or lou delivroisse et
lou sauvoisse, quar il 16u welt.
9. Et tu es cilz qui m'as trait dou ventre qui m'ait por«
teit ; tu es toute mon espérance dès la mamelle de ma
12 wttl.assalit. gras — 14 tout, sont — 15 feu — 16 poure. pou-
mes péchiez. •— 2) mon Dieu, je clamerai a ti de jour: et tu ne me
vorais escouter ne oir ; et de nuit, et serait mie foUie a mi. — 3) Tu
haibites en tonz sainct, qui es loenge d'israhel. — 4) En toi se sont
fieiz et anttendut nos peires ;enti ont espereir, et tu leiz aiz sauveiz.
— - 5) A toi ont claimeit et crieit, et il en sont sauveis ; en toi ont
espereit, et point n'en sont confonduit. -i- 6) Et je ne suis que unz
vers petis et non mie homme, lou reproche des hommes et don
puiple despitiez. — 7) Tous ceulx qui m'ont veuz et rewairdez se
sont mouqueiz de mi ; il ont pairleiz dez lefires^et ont lour teiste hou-
diiez sur mi. «—S) il c'est fieit en Nostre Signour: or lou delivroisse
et Ion sauvoisse, puis qui lou welt -^ 9) Et tu es cilz qui m'ais trais
4f LE P^èmm on METZ»
rnehe. & rloi me miis ^fçim et af&mi ^ mçm enfience
et que îe fiiis neiz ;
10. Dès lou ventre de ma meire ta es mou Difu : Yie
te depertir mie de mû
iu Quar tribulation et mes^ief est prj^ 4e mi et
m'aproche : et il n'est qui m'ai4e«
12. Maint et plusour gras ve^ fo'ont assaillit et e^vi-
ronneit, et grais torelz m'<»t as^gîeit.
13. Il ont sur mi lour 1)ouche oyrit^ttosi^m lypnsqui
ravit tout et dévore.
14. Je suis tous respandut comme yawe, et mi os ^unt
tous dq)arpiilkiz et respandus;
1 5. Mon cuçr est aio^ com i:yfje siifà .^t i!SJ^% ^t
en mei lieu de mon ventre.
16MBL vertus est séchiez aieom m $e^ ^ j^Orte ^ite,
>
dc^ 4ameiieit -«- 17 asudit ^ 16 tom -*• i9 <^s<smble. yestement
fuer don ventre mai meire: tu es mon esperanse de lai mamelle de mai
meire ; en toi suix mis et aispoieit de lou vantre de ma meire. — lo)
De lou vantre de mai meire tu es mon Dieu, ne te depertiz mie de
mi. .— u) Car tribulationz m'aiprpchc, et il n*e.st nulz qui m'en ayde.
— .12) Plusour grai velz m'ont environneit, et grais tourelz m'ont
aissigiet. — 1-5) il ont sur mi lour bouche overte, ansi comme lyons
quixavit et tôt devoure. — 14) Je sux espanduz et respanduz cum
fut yauve, .et .mi os sont tout desperpilliet et respanduz. — i j) Mon
cuerest fais ensi comme .1. poc de scire fondue, tout en mey lieu de
mi. — i6) Mai vertus est saichiee si comme unz test de terre cuite,
et mai langue c'est aberse à mez joiez^^et tu m'ai raimoneit en pou-
dcre de lerre. — 17) Et plusour chienz m'ont environneit et ais-
XXI, 13 ; 76 rettitiu d'elles HU mot lyons, çmis a»x mss^ HM.
iëf tâa Mitlgioe c'Mft aherse a mes fées; et en fourre et
poucieire de mort tu m'ais ratnofieit et mis;
17» Quai* plusours chiens m'ont assaillit et eiivif onueit,
et li cotisoil des mauvais m'ait assigieiti
18. Il m'ont percieit et mains* et piei% et ont nombreit
6t Ëônteit touz mes os.
19. Il ont trop bien mi rewarâeitet considefeit; çt
entf'euLî ensemble ont mes robes et Vestiment divisdt et
départit) ^t ont sus ma cotte les los mi et geteiz.
20. Et tu, Sire, ne t'aloingnieir mies de mi^ ne toii
ajde M weilies mies soustraire de mi ; rewarde a ma
di^ense et me weilles Wardein
21. tu, Dieux, waranti et deffen mon anne dou
glaive de mes ânanms, et de la main dou chien ma. soûle
vie.
aa« Sâute Moi de b bouche doâ lytmj et dès cernes
de l'unicome mon humiliteit et affliction»
23, le raconterai et prescherai ton nom a mes freîres,
en mei l'eglize je te loerâl,
— 20 soiitfaïrè — ij noti — 17 ventilerai -«- i8 rtqttîertw — i9 trostre
saOitty.cfticonsoil dez raalvaU m'ait aissigiet. — 28) Il m'pnt perciez
et mains et piez, et ont nonbreit et conteit toa$ mez os. — 19) Il m'ont
trop bien considérez et rewairdez a mi, il ont entr'eulz diviseit et
depertir meiz vestement, et sus mai robe ont geteis les los. 7-20) Et
\n, Sire, ne esloingnier mie ton aide de mi ; rewairde a mai defensse
et me welle wairder et défendre. — 21) Warde mon airme de glaive, et
de lai naioz dou chien mai soûle vie. — 22} Salve moy de lai bouche
dou lyon, et des cornes de Tunicorne mon humiliteit et mon op-
pression. — 23) Je raiconterai et proicherais ton nom a mes freiresi
— 16 N. Vulg. : in pulverem mortis, — . 27 : timcntium eum* -*
66 LE PSAUTIER DB METZ.
24*. Vous qui doubtdz^Nostre Signour, loeiz iou ; toute
li semence et lignie de Jacob> glorifieiz Iou,
2 5* Lui doit doubteir toute li semence et lignie d'Isi^el,
quar il n'ait point renfuseit ne despitieit la prieire et
orison dou poure home ;
26. Ne n'ait point sa iaice destoumeit de mi ; et quant
j'ai a li clameit, il m'ait oyt et èscouteit.
27. A ti et per devers ti est ma loenge en grant eglize,
et mes voulz je paierai et renderai devant ceulz qui te
doubtenu
28. Li poures mengêfont et seront saoleiz ; et tuitcilz
qui requieirent Nostre Signour Iou îoeront, et lour cuer
viveront a touz jour mais.
29. Il se raviseront et se convertiront a Nostre Signour^
tuit li termes et finaiges de la terre ; - . ...
30. Et venront tuit aoreir devant lui, toutes ^ (ajailles
étHgnîees des gens.
Signor — 30 lignies -* 32 maingiet* s'endinent, descenderbnt —
enraey Tesglixe {e te loieraî. — 24) Vous qui donbtèir Nostre
Signour, loiez Ion; toute li semence de Jacob, glorifiez yceïui. —
25) Lui doit doubteir toute li semence d'Israhel, car il n'ai point
laissieit ne despitiez lai prieire don poure ; — 26) Ne n'ai poin^ sai
faisse destoumeiz de mi ; et quant j'ai a li daimeit, il m'ait oy a
èscouteit, — 27) A ti a per dever ti est mai loenge en grant esglize,
et mez voulz \t paierais et renderaît devant ceulz qui Iou doublent.
— aS) Li poures mengeront et seront saioleiz, et tuit cilz qui
requièrent Nostre Signour Iou loeront ; et lour cuer viveront a tous
jour maiz. — 29) Il se raiviseront et se convertiront a Nostre Signour,
32 H : cadent. descendant.
PSAUMES XXI, xxn. 67
31. Quar deNostre Sîgnour estet vient tout roîaul-
me, et il avérait sîgnorie sns toute gens.
}2. Tuit li grais de terre ont maîngîeit et aorèit } de-
vant lui s'enclineront et s^engenoilleront tuit cilz qui
descendent en terre.
jj. Et mon arme a li soulétaent viveraît, et ma se-
mence a lî servirait. ' . j' '
.34^ À Nostrê sîgnour anunceraît on la- génération
qui eàt si après a venir ; et lî cielz annunceront sa justice
au puèple qui serait nçi^ etyenrait après nous/ Ibû qùeii
Nostre Sires ait fait» ^ • *
XXII
jostre Sires me goveme : riens^ 4ont ne me puet
(S@9faillir ; on lieu de réfection et pasture m'art mis
et assis. ^ : - :
)) semaace r— 34 Nostre Signor*. . ..
xxn : I donc — 2 iawe -« 3 meneit ^ 5 .m'on. donaeît -^6. tOtt9.
tnitcflz qui sont per tome terre-, — 3o>Etvâ!in)nttm aoureif d^Ttitt In
toate lez Hgniees dez gens. — 31) Car a Nostre Signonr est tous
royalmes, et il avérait signorie sur toute gens. — 32) fuît li'gràds éfè
terre ont maingiet et aourer, devant H s'etaclenerOot et s'eôgeiîe-
leront tuit cilz qui en terre et en poucierre descendent' et re-
tournent. — 35) Et mon airme a li souleracnt vhrcraî^,- ^et' Jttà
semence a li servirait. — 34) A Noiitre Sighotir serait ' aflttiilie et
recontee la-ge&eratioiis don puiple a venir ; etlldelz. ainuncenmt sa
justice auz puiples qui est a naistre et a venir, li queilz Nostre Sire ait
ftit.
68 LE psffimm m «m.
1. dus Fjawt de refectim il m'ait gofefheit et norrit,
et ait converti mon arme«
)4 II m'ait menet et cohdas p^r dus tes sentes de
justice, pour son noim
4; Et se ^ vois et trépasse per niei if ombre de raàn^
jeinft dotfltfftmiiisl mal t qaar; Sire|, tu es avec mu * ^<
5. Ta verge et tou baston m'ont domis confort iSl
cfinadàtioB. .
6é Tu ais ta taubleapparillieit devant mi^ encontrttqtt;
CBuU f\fd:mt Icibokntetipii m« donnent a souSrin*
7. Tu ais mon chief en oileeQgrrâsîsit;: et mcNai«9tiCft
qui enrvyrey oconment'est il bel et cleir !
£.:'£lt ta miséricorde me suiiait tous les joinrdem^
• - «
9* A ceu que je puisse habiteir en la maison dff KMft.
S^nçnuv a tK>u jour mais sens fia.
iHbleitt p^ 7 cnflett -^ 8 {otin ^ Û*4mtris forîàntii ifl ée ^téatfa
sont ràtfées aux Appendices, d'après H**.
! s. ' >*■ ■ ■■' g r ' jj ' i '
XXIU — i) Nostre Sire me gouverné, riens imï né mé jmêt.fiiltîir ;
on lieu de paisture m'ais mis et aissîs. -^ 2) Snz l'îauTC de réfections^
il m'ait norriB> et mon airme convertis et recredz. «-» ;) il m'ait moneit
SI» Uz «entetijdft iustioe pour aoa nom. -« 4) Et se vois et trepaisse per
l'ombre de nkort, je ne doublerais nuU mauU, car, Sire^ tu e$ avec
mi, -^ 5) Tai verge et ton bastou m-ont aidiey a conforteit* -^ 6} Tu .
ais taitfuble devant mi aH^ilHeft4Hiç<^nt^ tous ceulx^ metriboUent
a me donnet a souffrir* «—7) Ttt aia en oiUe mon cbief.engraissiet ; et
mon ealict^w cnvjrei cornent estr il beil eideir I ^ 8) Et tai mise*
ricorde ine «omit lu k^ jonr de* mai vie^ -^ ^^ a ceu qnt i«
pni9ie Mbticc es lai masNv dtt Dev^Keitre Signaux a ions jour mût
settziinii
PSAUME xnu. é^
XXIII
* • r
fiostre Sigt^our et de H est H terre et tout quart*
que elle contient : K cercle de toutes terres, et
touz ses habitam.
2, Quajr il ait fundee sys les meirs, çt sus c)es ftuevesr
Fart mis et ardendt; •
3. Qui monterait en là montaingne No^e Signour fou
qui sterâjt en son sainct iieu ?
4.Cilz qui est innooens et justesile:sesr)iiiains,ret pur.
etnetd^cuéf^ ctai:n*^it mie son ame pdc pfisieitf. ne
prins en vain, et n'ait point faucement ne en baret jurât
5. Ycest home petiraitbsniaBiikitatre Signour; -et"
miséricorde de Dieu sou sauvour.
6. Tetk est li génération xleceuk/|ui quiorentCl^eu de
Q^ ptirÊiit, et qui quierent la faice dou pieu -Jacçb.
xxiri : I tous — 2 fondée — 4 est manque — 7 csîevrfrT enterait
X&n. «^ 1) Ai Nosire Srgsour et de H est U terre et toute sa
pleimesse, K cercle de toute terre et touz sui habitanz, -« 2) Car il
ak faQdeoa siu kiz laeirs, et suz leis fineves Pas mis et ordeneit. —
}) Qot inontfirait en lai nphtengoe de Nostre Signour? ou qui sterait
eo $00 sainct lieu ? — 4) .Cilz .qui est innocent de ces mains et pur et
net de cuer, qui n'ait mie son airme poc prisiez ne despîtiet, ne fau-
cement n'ait point jureir ai son prochieas. -^ 5) Teilz home penrait
btcoisson de Nostre Signour, et nûsericode de Dieu son sauvour. «^
6) Telle sst lat g^oera^ons d,e ceulx quierent Dieu de cuer pèrfatt,
XXIII, 2. Vulg, : eum (orbem) manqu/i aux trois mss. -^ 7 ; tk*
70 LE PSAUTIER. DE METZ.
7, O VOUS, princes, ostçîz vos portes et les ouvreîz j et
les porter perpétuelles soient esleveies et essauciees : si
entrerait li Rois de gloire,
>&. Qui est cilz Roys de gloire ? C'est Nostre Sires fort
et puissant, Sire très poissans en bataille.
9..0 vo^s, .prinççs, osteiz vos portes et les ouvréiz; et
vous, portes perpétuelles, soîeiz allevèies et essauciees :
si entrerait li Roys de gloire.
10. Qui est. cilz Roys de gloire? Li Sires des vertus,
c'est cçlui . qui jÇist, Rois ^e, gloire. .
XXIV
I
toi, Sire/ j'ai mon arme alleveie; Stre^qui es
mou Dieu, en tei^me fie.je^ .n^ ja n'i ay^^ii
home,
2. Etnesemoquieittiniès de mi mi .anemins, quar
— 8 Rois — 9 ouvrcis. vos. Rois — ly autres variantes de ce psaume
u
sont relevées aux Appendices, d'après HH.
XXIV : I ne manque — 3 confundus — 4 monstre moy ^- r cn-
. ■ ■> ■■■■ ■ ji II ■
et gui quiereat lai faice don Dieu Jacob. — 7) vous, princes, osteis
voui portes et lez ovreiz ; et lez portes perpétuelle soiet asievees et
.dreçi^s : se il entrerait lou Rois de gloire. — 8) Qui est cilz Rots de
^oire? Ceu est Nostre fort et poissant en baitaîlle. — 9) vous,
priiKes, osteis vous portes et lez ovreis : si y enireray li Rois de gloire.
*-r 10) Qui est cilz Rois de gloire? U Sire dez vertus, c'est li Roi de
giorc
•XXiy,.— .1) At<n, ^re, j'amonnirme allevee : Sire qui es monDieu,
en toî;nie fie je, ne jai n'i avertis hon;te. -^ 2) Et ne se moquent mie.de
viuim ponx xtcnoAtt, cûmntt du verset %' '
PSAUME XXtV. 71
certes touz ceulz qui en' ti se fient ne seront ja confundus.
3. Mais soient confunduz tuit cilz qui font maùvistieit
çt.euyrent mauvaiseinent, pour niant et senz profit.
4. Sure, moustre moi tes voies, et m'enseigne te^ «en-
tiers.
5. Adresse moi et memoinne en ta veriteît et m'en-
seingne ; quar tu es Dieux mon sauvour, et toi ai je toute
JQur attCTdut. , .
6. Sire, remenbre toi de tes ihiserations, et de tes
miséricordes que suntdès Tacomitiencement dou siècle.
7. Des pechieis de ma jonesce et de mes grans igno*
rances. Sire, ne te weilles resovenir ne remenbreir.
8. Seionc ta miséricorde reme/ibre toi et te soviengne
de mi, Sire, pour ta botiteit. - /. *;
jli N^ttre^Slreestdoiib et'droitvrjcir; et. f ptotjrf r \ceù
dënrâit il loy aceï^^uiiaillcwt en kyjQie* rr. .V: >^/. :
10. Il adresserait les debonaires en son jugemeQt|, et
ensigneràit ^x doutz et paisibles ses votes..
scignc. sauvoir. atëndut — 7 remembreir — 1 1 cetik. requièrent •*-
mi mi anemis,car certes tui ceulz qui en ti se fient neserost jai contuadttz;
— 3) Maiz soient confundus tuit ceulx que font malvistiey. .^4) Sire,
moi moustreiz tez voies, etm'ensengne telz sentier. — ' 5) Adresse moi
en telz veriteiz et m^enseingne, car tu es Dieu mon sauvour, a toi ai
je toute jour attenduit. — 6) Sire, remanbre toz de telz miseratioas
et miséricorde que sont dcz l'encouraencement don siècle» — 7) pe
meiz pechié de mai jonesse et de raéz ignorance, ne te weilles remen-
breir ne souvenir. -^ 8) Seionc tai miséricorde remenbre toi et <te sou-
vingne de mi, Sire, pour tai bonteit. — 9) Nostre Sire est tloulz et
droituriers, et pour cen donrait il toy a soulz qui felleat en lai vole.
— 10) Il adresserait lez debouaaire ^ son jugement, et en$ignerait
72 LE PSAUnSR OE iffiTZ.
1 1» Tcmtes lérvoies de Nostre Sîgnonr soiH DÛierieor^
et veritdt a ceux qai requieû%nt soo totameat et. ses
tesmokgiudges.
12. Pour ton nom, $ire, tu seisôs pîtoalz c^ j^rcçioe a
mon.pechieit, quar moult est grant*
ij* Qui est li faoms qui doubte Nostre Sîgnottr? Il
It ait mis et doneit ioy ai la voie qu'il ait eatul«
14. Li arme de lui demourait en biens, et 3a mû
mence et lignie avérait la terre en heritaig^»
1 5 . Nostre Sires est firmam^ty forteresce 0i k/tm^t
a'ceidzqulJoH dotibtefit, ^ Iqu te^ameot d'jcehii pour
estre a eulz manifesteit.
16. Mi oeil sont adèsa Nostre Signour, quar il deli-
verrait et osterait mes pieiz dou las des vcnours qui ne
me font que chacieir comme lour proie.
17. Rewarde a mi et aies merci de mi, quar je siik.%6
poures homs.
i^doaneit — i; forteresse. Iceluî— lédeliveraît. veneurs— 19 pe-
aux doulz et paisible cez voies. — 11) Toute leia voies de Nostre Si-
gnour sont miséricorde et veriteit a ceulz quy requirent son testament
et sez tesmoîngnaige. — 12) Pour ton nom, Sire, tu serais pitous et
propices a mon peichiet, car moult est grant. — 1 3) Qui est li homs
qui doublent Nostre Signour ? il li ait mis et donneit loy en lai voie
quMl ait eslut. — 14) Li airme de lui demourait en biens, et sai li-
gnie aveverâît lai terre en heritaîge. — 15) Nostre Sire est firmament
et fermeteiz a ceulx qui lou doublent, et lou testament d'ycelui pour
estre a eulz maniffesteit. •— 16) Mi oil sunt aideiz a Nostre Signonf,
car il deliverait et osterait meiz piez don lais dez veneour. ij) Re-
wairde a ml et aies merci de mi, car je suix uns p9ures hom^ *-*
f8. Les trffîiftttions de mon çvnt 9M «nWpiîccs ;
délivre moi de toutes mes neandteis,
19. Voi et rewarde mon bumiiiteit et ma UlbWf et
me quitte et perdonne tous mes |)eclii6ÛB,
20. Rewarde mes anemkM, qmr il tant trop iQul**
tlpieiz ; et de hejnt très mauvaise m\>nt bsgfL
21. Wàrde mon arme et me délivre; ja n^avorai
honte de ceu que je me suis en ti fieit et espérât. ^
22. Li innocent justes et droituridr se sont aliert asni,
j[>oùr ceu que je t'ai souffert et attendut» .
23 . O tu^ Dieux^ délivra fomel de totttei scstriiaiilâtions.
XXV
ire, juge moi et me faî' justice, quar en tna
fsimplesce et innocence je suis alleiz avant; et
en moi fiant en Nostre Signour, je ne porrai faillir.
chieis — 20 multiplîeit. hayt — D*aatrts variantes de ce psaume sont
relevées aux Appendices, d'après H*'.
18) Lels tribulations de mon cuer sont multipHeez ; délivre moi de
toutes meiz nécessitas. -^ 19) Voi et rewairdemon humiliteitet mai
labour, et me quite et perdonuet tous mez pechiet. — 20) Rewairde
de mez aneminz,car il sonttroup muitiplieiz, et de hayne troup mauvaise
m'ont hayt. — 21) Wairde mon airmc et me délivre, ja n*aurais
honte de ceu que je me suix en ti fieit, — 22) Li ynocent et droiturîeiz
se sont a mi ai aheirt et coupleit, pour ceu que je t'ai souffert et
aitenduit. — 23) ^u, Dieu, délivres israhel de totes cez tribula-
tionz. I
1
XXIV, 20, Vtt/^. : oderunt, . . ,
74 LK PSAUTIER DE METZ.
• 2. Pruéve moi, SirCj et ractempte et examine; air et
brûle mes reins et mon cuer.
j. Quar ta miséricorde est tout devant mes yeulz, et
j'ai pris plaisance ^n ta veriteit.
4* Je n'ai mis sis en^consoil de vaniteit, et avec ceulz
qui mal faisoient je ûe me suis mies bouteiz.
5* J'ai liej FesgUze et l'a^aeniUeie de^ mauvais, et avec
les mauvais jai ne m'assegerai,
6. Je laverai mes mains entre les innocent, et irai en*
tour ton auteil, Sire:
7. Pour oyr la voix de ta loenge^^pour racoateir tçi^ites
tes merveilles.
8. Sire, j'ai ameit la biaulteitde ta maison, et lou lieu
ou est l'abitation de ta gloire.
9. Ne weilles mies perdre avec les mauvais l'arme de
mi, et ma vie avec les homes de sanc et pleins de pe*
chieiz;
XXVj I a niant — 5 mavais — 12
XXV, — i) Sire, juge moi Car en ffloninnocence je suix allez et en-
trez ; et en moi fiant en Nostre Signour, je ne porraiz faillir. —
2) Prueve moi, Sire, et me tempte ; brûle et air meis rens et mon
cuer. — 3) Car tai miséricorde est tous devant meiz eulz, et j*aî pris
plaisance en tai veriteit. — 4) Je n*ai sis on consoil de vaniteit, et
avec ceu qui malz faisoient je ne me suix mie bouteit. — - 5) J'ai beit
Tesglixe et lai conpagnie dez malvaiz, a avec lez malvais jai ne serais.
— 6) Je laveraiz mez mainz entre leiz innocent, et irai entour ton
aulteil, Sire, — 7) pour oyr lai voix de tai loenge, pour raiconteir
toutes tel mervelles. — 8) Sire, j'ai ameis lai biaulteit de tai maisons
et lou lieu ou est Tabitation de tai gloire. — 9) Ne welles mie perdre
avec leiz mauvais Terme de mi, et mai vie avec leiz homes de sanc et
XXV, 4. Vulg.: non introibo. — 5 : Odivi. — 12 : La traduction
de ce verset manque aux trois manuscrits.
PSAUMR xxy« 75
la. En mains ées queb ne sont que inîquiteiz et
mauvistieiz^ et lour dextre est remplie dedans*
\i. Et je en mon innocence et en bonne simplesce
suis alleiz avant : - racheite moi et aies merci de mi.
- 12 . • . . •
CI PENIT LI PREMIEIR NOCTORNIB* .
«
plaîn 4e pechiet; — lo) En mains des quelz ne sont que iniquiteitet
mauvistiez, et lour dextre est de dons toute ramplie. ^ ii) Et je en
mon innocence et en mai bone simplece sais alleia anrattt, rascheite
moi et aë merci de moy, ^)' la. • * v i .
CY FINVr LY< f MMIIRS MOCTURMB.
7^ LE PSAOTOR M MITZ.
14 mmm m^man»'
XXVI
ostre Siret est ma lumieire et isou salttti.^ui
'doublerai je ?
2. Nostre Sirès est li force et lî protectour de ma vîe<:
de cqi avérais je paour î
3. Quant de mi s'approchent mi nuisant et adversaire .
pour maingieir et devoreir ma chair ou mes chairs ;
4. Ceulz qui me tribolent et sunt mi anemins, il ont
perdut lour force et sont abatus et cheuz,
^ . Se encontre mi soient grant ost et bataille, mon
cuer n'en serait jai espoanteiz ne point ne doublerait.
XXVI, Rubrique : Le ms, H ajoute dou lundi — 2 Nostre Sire —
Cl ENCOMENCE LOU SECONZ NOCTURNE,
XXVI. — i) Nostre Sire est mai lumière et mon saluit : cui douteraiz
je ? — 2) Nostre Sire est li force et li protectour de mai vie ; de cui
avérais je paour ? — i) Quand de mi s'aprochent mi nuisans et con-
traires pour mengier et devoreir mes chairs ; — 4) Ceulz qui me tri-
XXVI, I M. L'intérieur de la lettre initiale îi est rempli par une miniû"
ture représentant la trahison de Judas, au moment qu'il baise son divin
. .rSMMB XXTI< 77
éi B6 bltaille Se UeVe contre mt, tant seraii je plUs con-
forteiz et en ceu âmnii je millour fience.
7. J'ai ilne chose a Nostre Signoiit* dèmandeit, et ceste
requerrai je : c'est que je puisse habiteir en la maison de
Nostre Stgnour touz les jours dfc ma vie^
8. Pour veoir la volentcit de Nostre Signour, et sou
aiilKt temple viuteiri
9. Quaf cHl joDr de ma ti'ibulation il m'filt ({taridtil^
et reponut en soh tabemaicle et en sa maison, et m^ait
wardeit et deffendut on lieu Secfeit de stin tâberhncte.
10. En la pierre il m'ait alleveîl et eisaucîeit, et main-
tenait »it mon diièf esBaudeit sur tOilz mes aneminst
lit J'ai toumîeit et ai ncrifieit en jon tabêrnâide
hrislè et ttdiiiiee, de voiic joiëuse ; je chantehu et moin-
rai fesie et foie a NMtrè Sigilourt
} ij^iociié, char. Éîiâfèj — j batâlle. jâ -^ £ fiance ~-f idtu ^.
bolcnt et sont ml atumis, il oni perdui lor force et sont trop decheor.
-1- [) 3teaHIK<E M) ViEJiglTe ^tôit, HlSàcueràeiEfait }i ïs^aen:'
tn[ ne riem ne doublerait. — 6) Se baîiaille se lieve contre mi, unz
serai je mues recontonelz et y averaii je millour fience. — 7) J'ai
une chose à tlosire Signour demandeir, et cest rcquierai je : c'est
que je puisse haibiteir ta lai maison} de Nostre Siguour tous
leii jours de mai vie;. — S) Et que je puisse vdolr lai ïolen-
leit de Noslte Signour, et sou saiuct temple visitdr. — 9) Car
Màkn,-* i H. nl§,i vpt^'Ot. — Al
78 LE PSAOTIER DE METZ.
12. Sire,' oy et escoutë ma voix dont f ai a ti clameit ;
aies merci de mi, et me weiilesescouteir.
13. Mou cuer ait dit a ti; ma faice t'ait requis : Sire, je
requerrai ta faice.
i4.Ne destome mie ta faice de mî, ne en tou corrous
ne te depertir mie de mi qui suis ton sergent,
1 5« Sire, tu me sois ayde et confors, et ne me laissieir
mie ; et tu, Dieux de mon salut, ne me despitieir mie.
16. Quar mou peire et ma meire m'ont rel^inquit et
laiissieit, et Nostre Sires m'ait ressut.
17. Sire, donne moi" et me met loy en ta voie, et
m'adresse en la droite sente pour eschuîr mes anemîns.
i8. Ne me de&vreir nue en la maifl ne eh la poissante
de ceulz qui me font tribuiation et meschief souffrir;
quar contré mi se sont leveiz feulz et mauvais tesmdin-
gnaiges, et lour iniquiteit les ait fait niantir et estre maïf*
tour.
9 tabemade — 11 tabernacle, moinra — 14 fice. cmùtotts — 17
12) sire, oi et escoute mai voix dont j'ai a tî daimeit ; aie merd de
mi et me welle escouteir. — 13) Mon cuer ai dit a ti: Mai faice t'ait
requis ;. Sire, je requierai tai faice. — 14) Ne destoumeit mie tai
faice de mi, ne en ton courrous ne te depertiz mie de mi. —
1 5) Sire, tu me sois ayde et confort, et ne me laîxieiz mie ; et tu.
Dieu de mon saluit, ne me desperitier mie ; — 16) Car mon peire et mai
meire m'ont relainquit et touz quoi laissiez, et Nostre Sire m'ait ressuz.
— 17) Sire, donne moi et me met loi en tai voie, et me met en lai
droite sente pour eschuir meiz anemins. — • 18) Ne me delivreîz mie
en lai main ne en lai poissance de ceulz qui me font tribuiation et
mechief souffrir, car contre mi se sont levdz faulz et malvds tes-
moingoaige, de lour iniquiteiz lez ait fait mantottr. -^ 19) Je croj
PSAUMES XXVIy XXVII. 79
i9« Jecroi et pense fermement a veoir les biens de
Nostre Signour en la terre des vivans.
20. Atten Nostre Signour et aie boin cuer, et te con-
forte vigorousement, et atten patienment Nostre Signour.
XXVII
toi, Sire, je clamerai ; ta, qui es mou Dieu,
[ne te weille mie souffrir et taire* de mi aidieir
et Gonforteir en nul temps ; ne te taire mie de mi secpurre
et^dieir, qt^r je ressembleroie ceulzqui on lac d'enfer
descendent
2* Sire, e$€ou|e€^ oy la voix de ma prieire quant je
prie z ûy et qua&tje eslievô mes mains a ton smct
temple.
moy» ide,. esçhaeir -^ 19 vîveas — 20 Nostre Sire, bon* ^ati^ment
— D'autres variantes de ce psaume sont relevées aux Appendices,
d'après HM.
XXVI! : I reàemWe — 4 amisticit — 5 lour pr. — 6 mauvaise —
et pence a veoir lez biens de Nostre Signour en lai terre dez vivans.
— 20) Atten Nostre Signour et aie boin cuer, et te conforte viguerou-
sement^ et entenz pacienment Nostre Signour.
XXVII. — i) Ay toi, sire, je daimeraiz ; tu, qui es mon Dieu, ne
te welle mie soufirir de mi aidieir en nulz temps ne te taire mie de
mi, quar je ressanbleroie ceulz qui en lac d'enfer descendent. ^
2) sire, escoute et welle oir lai voix de mai prieire quant je prie a
XXVII^ I. Vutg. : assimilabor.
8b ht HA^ntk 6V Wfft.
; ; Ne idS' niét tHi^ éAdéAbte aVéC 1<K i^echotirs, et avec
ceulz qui font iniquiteff fie ïhe péfdit lOies ;
4. ^! parlent amiableitient et en ëemblanee d'amis-
tîeiï* et de paîic a lôut f rochiens, et en lour cuer penCent
mauvistieit et trayson.
j. Rens lour et donne selonc lor propres euvres et feiz,
et selonc la mauvistieit de lour contrueves et mensonges.
6. Selonc lour euvres mauvaises paie les, et lour rens
lou paiement selonc lour mauvistieit.
7. Quar il n'ont mie entendut ne coghut les éUvres àe
No6tre âignour et en euvres propres dé ses mains ; tu
les destruniiSy ne per ti ne seront jti reedifietz né rele«
nia»
8. B^oiz soit Nostre Sires, quar il ait oyt et eio^uteit
là voix de ma prieire»
9« Nosire Sirés est mon dyde et ma deffence fi en ii
c'est mou cuer fieit et je suis de lui aidieiz.
V
^ dotntlrMs- » 9 Nôstrè Sife, d«ffeiise« adieis -^ io revigorée.
ti et quant je eslieye mes mainz a ton sainct temple. — * f) Hé ihê
mettre mie aivec les pechoufs, et aîvec ceulz qui font iniquiteit ne
me perdre mie; — 4) Qui parlent doucement et amiablemem si comme
per paix à lof prochienz, et lour cuer sont plain dé malvistiez et
de Fauceteit et trayson. -^ 5) Rieiis loar et donnét ai eulz selonc
lour evres et selonc lour fait, et selonc leiz malvistiez qu'il contruevet
mauvàisêment. — 6) Selonc lour euyres malvaises paiez les, et lour rans
lour paiement sèlonc lour malvistiez. -* 7) Caf il n'Ont mie entenduit ne
coçnuitleiz euvre de Nostce Si^our,en lour propre fait et eà eûvresde lour
mainz tU leiz destriiîralz, ne per ti ne seront jaî redîfieîz ne releveiz.
— 8) Benoy soit NOstre Sire, car il ait oit et escouteit lai voix de mai
prieire. — 9) Nostre sire est mon ayd« et mai defence, en li c'est
PSAUMES XXVII, XXVIII. 8i
10. Et mou corps et ma char est reflorie de joie et
revigoreie, et de ma vole/zteit et de boin cuer je me
co/îfesserai a lui.
1 1 . Nostre Sires est li forcé de sou pueple et lî pro-
tecteur des salus de sou crist et eslus,
12. Sire, sauve ton pueple et benya ton heritaîge, et
les governe et eslieve jusques a touz jour mais.
xxviir
f pporteîz, iîl dé Èiîeù, a' Ndstrè Sî^noût^ ; appbr-
teîz a Nos/rè Sîgitout les filz des moutons. *
2. Apporteiz a Nostre Signour glcrire et honour; appor-
teiz a Nostre Signour gloire a son nom ; aoreiz Nostre
Signour en son sainct aitre.
3. Lî voîx de Nostre Signour est sus lesyawes;li
lente. — i i de. esleuz — 1 2 tous
XXVIII : 2 Le deuxième et le troisiènie'Sostre Signor — (Sdestrurait —
mon cuer ficit et je suix de llti aîdiéi'r, — 10) Et màé cors et mai
chars c'est resjoî et revigoreit, et de màf volenteit et de boin cuer je
me confesserai a lui. — 11) NOstre est li force de son puiple, et H"
protectoar dez saluit de son crist. — 12) Sire, sauve ton pulpIé et
beniz ai tonz heritaige, et lez gouverne et eslieve jusqUez a toz
jor.
XXVIII. — i) Apporteit, filz de Dieu, a Nostre Signour ; aipporteiz
a Nostre Signour lez anffans dez montons. — 2) Apporteiz a Nostre
Signour gloire, honour; apporteis a Nostre Signour gloire ai son nom ;
6
SZ LB PSAUTIER DB MBTZ.
Dieux de majesteit ait hault ento/zneit et crieit ; Nostre
Sires est sus toutes les yawes.
4. Li voix de Nostre Signour est fort et de grant vertu ;
li voix de Nostre Signour est en gloire et en magnifi-
cence.
5 . Li voix de Nostre Signour brise les cèdres, et Nostre
Sires briserait les haulz cèdres dou Liban;
6. Et les foUerait et destruirait comme lou veel dou
Liban ; et est ameiz comme lou fil de l'unicome.
7. Li voix de Nostre Signour tresp^rse et divise la
flemme dou feu ; li voix de Nostre Signour hurte &t&erX
lou désert : et Nostre Sires amoverait et trouUentit tout
lou désert de Cadès.
8. Li voix de Nostre Signour appareille et ordene les
ceif, et descuevre eteschrcit les lieux foillut et espas qui
7 deviie. loin mtvi^w -^ 9 ddnre. habiter
aSpreix Kostre Signour 6a son saîact âittre ai ni maisona. .^1) Li
voi;i dt Nostre Signour est svx les jawes, U Dieii de imôestei( «t
hault crieit et entouneit, Nostre Sire est sus toute yawes. — 4) Li
fois de Nostre Signour est fols et de grant vertu ; li Voix de Nostre
signour est en glore et en magnificence. -^ 5) Li Toixde Nostre brise
leii cedresy et Nostre Sire briseiwt les cèdre» don Liban ; — 6) Et lez
fo^Uerajjt et ^rwraU coqun^ lou yel dpn Libaa, et oil qui est ameiz
tout ansi cou li fiiz. de runiçofiptf. — 7) Li voix de Npstrt Signour
tresperse et divise lai flemme don :feu ; li voi^ç de Nostre Sigiuoar
hurte.e^iiert lou désert, et-Nost^ç 3ire commoverait tour loa.djesert
de Cadès, -^ &} J^i voix de Nostre aippare4e et ordenet ,leir. e^,
et descuere et escUarsit Ifsz lieu foullut et espais qui sont 00 boiz ;
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i^— *>*— •»W^— fcAi^a ^*»M ^wmm
XX^^II,7, rir/g.:commo<rebit.— S: revelabit condensa. — 9: sedeSil.
PSAUMES XVIII, XXIX. ^J
«mt on boîx ; et en sou temple li diront loenge et gloire.
9. Nostre Sire fait lou diluvé' venir et habiteir sus terre,
et Nostre' Sires se sieit comme rois a touz jour mais.
10. Nostre Sires donrait vertus et force a sou pueple;
Nostre Sires benyrait'sou pueple en paix.
XXIX
lire, je te essauceiiai et Iper^, qùar tu m'as ressut
et wardeit ; ne n'as mie do/ineit . joie a m^ «A^
mins sur rai.
2, Sîre^ qui es nibu Dieu, j'ai dameùati: ef tu «(l'as
wairit.
j. Sire, tu as mon» arme retraite fuer d^enfer, ctm'as
wardeit et sauveit de ceulz qui on lac d'enfer d e s ce n de n t.
.1 .4* Cha»teis et feite. feste.a Nosire Signour, vos cpii
estes ses s^ôns, et confesseiz a ia mémoire de sa saincfeit .
. XXIX: I smcmis — 4 vous — - 6 liesse — 1 1 qsel «* ii aâtz
et%& ionz temple H éitfOtti loéikge ^ gldr«. — ^ 9) Nôstfe Sir« faille
deluv6 venir et lîabiieir enterre^ et Nos^rii Sire se siet coMtne rois
aiM jour inaix.-» 10) NMtfe sire donrait'vertaz ai force ai son peuple;
Nott^e are beninit «on peuples en pâiï.
-XXK. -^ I) Sire, '^e te essâulserait et ^e lôiërai; car tti rt*ais rei-
WÈ et wilrdeit, ne n'ai mie donné joie a mes anêmins stir mi. '_
2)^Sifè, 4*î e* ffldn Dîefa, j*aî clameit a lAi kî tix ttC irs wairî. —
^ Sire» tu. ais mon airme traite fiier d'enfer^ et m'ais.waicdeit et
^uyeiz çle ceulz qi^i en lac d'enfer despendetit. -;- 4) Chanteiz a.Nçstre
Signour, tuit cez benois saint, et confesseit lai mémoire de sai saine-
94 I«B PSAUmSIt D« flETZ.
5. Quar ire est en son indignation, et vie est en sa
volenteit.
6. Au vespre deiroourait plour et iarme^ «& au matin
joie et liesce.
7. Et je ai dit en Tabundance 4( imm cuer : Jcnesam
point meuz ne osteiz a touz jour mais. *
8. Sire, en ta soûle volenteit ta ais presteit a ma
biaulteit force et vigour.
9. Tu ais osteit et destoumeit de mi ta faice, et j'en
suis touz troubleiz.
10. A toi, Sire, je clamerai, et a moa Dieu je priem«
1 1 • Queii profit ai jç en mon sanc ne en mott vivre^
quant je descent ai/zsi en porriture et en corruption?-
12. Ne te cogni$serait mios et se, confes^epitiJi ti ii
pourre et lî poucieiré de terre ? ou annu/zcerait d)^ ta.
vetitttt?
I ;. Nostre Sire m'ait oyt et escouteit, et alt.eu^ii^^nïi^
de mi ; Nostre Sires ait esteit mon adiutour-,
■■ :• ' r .
— 15 chantotsse
*-A i ii .j . 1 " .
teit; — 5) Qgar ir^, ^^im: son ladàgaatàotkjtt vittsitû^ vdiontdt
— 6) Auz vesprez demourait plours et lairme^, et ati maûtiii joie ec
liesce. — 7) Et je ai dit en j'aboodance et. ^wtâ tia 11109 P^ber: Je
ne serai point meuz ne oster a tous jours. — 8)Sjre, entai sowU-w^
lenteit tu ais presteit force et vigour. ^ 9} Tu ais osteit et,4^^Qfir-,
neit .4e mi tai do«c« hkh, et j^en suis tous troubleiz. ^ iq) 4 toi,
Sire^ je cla(merai et ai mon Dieu je prierais. — 11) Quçlz pro^t ai je
en mon sant ne en vivre, qnant je descent ensi en pourriture et eq
corruption ? — 12) Li poucierre et li poufe de terre te prescberait e^
te confesserait elle ? ou anuncerah elle ta veriteit ? «^ i )) Nostre.
Sire m'ait ci et esçoiiceit^^ et ait eumerci de mi; Noslre Sirç,^it «^t;.
■}
P6AIIMS8 XXtX) XXX. ^^
14. Tu ais converti mou plour en joie a mi ; tu as
copei et romput mou sec^ et m'as revestu de liesce;
15. A ceu que ma gloire chantoisset a ti et je ne soie
mie triste et merriz ; Sire, qui es mou Dieu, a touz jour
mak je me confessera» a ti .
m tel, Sîre^ je me suis fieît et ai mis mon e$pe*
rànce : jathais hen serais confu/idus ne deceuz;
en ta justice délivre moi.
2. Encline a mi ton oreille^ haiste toi de mi deljvreir.
j. Sois a mt)f comme Dieu pour mi deffendre, et en
maison de refuge pour mi sauveir.
4. Quar tu es ma force et mou refuge ; et pour tdn
noit) tu me moinr^s et conduiras^ et me norrirais.
XXX : I ne 9. «^ 2 haste •— 4 /< premier et manque, conduitâia -->
■#>!< Wl^Ml
mon àdftttotir. — 14) Tu aïs converti mon plour en jok a ml, tu aU
eoppeit et fomput mon set, et m'ai revestuz de liesce* -r is) A ceu
qoe mai gloire chantoisse a ti et ne soie mie tristç et marris^ Sire^
qui es mon Dîeu^ a tous jour maiz je me confesserai? a ti^ -
XXX. — 1) Eh toi, Sire, i'a espereit et m9 suix fiez :. jamatx n'eut
serais confundus ne deceus ; en tai justice délivre m(fL «<^ a) EÀclîMe
a mi* ton oVelIe, haiste toi de mi delivreir. ^3) Sois a moi pour mi
deffendre comme Dieu et en maison de reffuge pour mi sauveir. —
4) car tu es ma force et mon refuge, et pour ton nom tu me moin*
86 ut PSAunn db metz.
5. . . .... .... . . . . .
6. En tes mains je commande mon ;^perit ; .tu m'as
racheteit, SffeDîea d6 veritek.
7. Tu ais hey ceulz qui ensuent et ftiit les vamteie
vamnemant et pour niant;
8. Et j'ai espérait et me suis fiei^ en NostreSignour;
je m'esjoirâfs et avérais lîesce en ta misertconle';
9. Quar tu ai^ rewardeit et veu mon humiKtdt et mon
meschîef, et ais mon arme sairveit <fc toptesses tribula-
tions. ' . • .' î'j
10. Et ne m'as mies mis ne enolofr «ir maîhsr.ode
trioli àneiiiii!, mais ais mil mes pieie en: lieu iai^e et
plahteufoùlzi • .-...,,>
7"heyt. tiHhéa '**- 8 Mât fiêh -^ X^ :fâtoieiit. aisi «-*• 116; ainsi
rais et conduirais et me norrirais. — 6) En teis mainz je comande
mon esperlt * lu m*ais raicheteit, Sire Dieu de v'eriteit. — "7Î "Ttt~âis
heyt cèulz' qui êhstienf ^éi 'vanltc^ vaiitmettient et porniâdt; ii.^-Et
j'^ai espereit et me suix fiez enNostre Isighou^^^je ih'iàs^Gfiriiik et iiMte-
râîz Uesceen tai miséricorde, -i^ pjcartuaîi rcwâîfaeiï'ei vftt mon
humilitelt et moâ meschief, et aïs mon airme sauveft de tofité^oes
tribulation et meschiez. ~ 10) ï:tile m'ais thi^' né'^coÊlol ea fmliz
de mon aneminz, maiz ais mis meiz piez eti lieu' large et plameiUMas.
• ■ ■ . ■ ' ^ ••.'u
■' - ' ■ ■■ ■; :'•.■•■ • 'Il "» '
KXAy $é Noofdle iacune,-Un signe 4^ renvoi, placé à. la fnqrge
ét.1ns^^^^m9atre^q^( It copiste s'Jiafî apfrçu dt son erreur; mâts U
ne l'f pas^ l^éparée, ainsi qu'il l'avait fait plus haut ^dahsu?rtas
semblable: ix, 6 et 7. Voy, la note xxr, lî". i^-Lé coptMe tk Ht^ui
S*eit~aperçtt~ikia'ittettnef-grà€e~au texU Utia^^ULj2mitjms.JiS
yeux, a tracé en marge de ce yerset^une croix. 4 la point/e^. sèche. Et
de mime plus bas xxxii, 11. — 7, Vulg,: odisti. «^ 12 N: detecit. •<-
r»SAUMB XXX. 87
1 1 . sire, aies de mi merci, quar je suis trop triboleizet
a m^hief ; mon oeil est triboieiz de corirous, et mon
arme cl mon ventre.
12.' Quar ma vie est faillie et fenie en grief dolour,
et mi an en dolour et en gémissement.
13. Et ma vertu est en poureteit trop enferme et
aisatoe, et mi os sont tous troubleiz.
14. A tous mes anemins je suis fais en reproche et a
mes voisins, et paouf a ceulz qui me cognoissent.
15. Ceulz. qui ifie veoîent fuoient ma compaignie
et se tyroient arrieir de mi, et suis mis en obli tout ' ai/ssi
€o/B li mors est laissieû dou cuer.
j6. Et suisainsis^mme un .vaisselz perdas, quar j'ai
oy vilenies et reproches de plusour qui demourext en-
tour mi ;
17. <^nt a oeti qu'il se? assembloient encontre mi,
com — 18 CCS — 22 orguel — 23 alloieie — 24 et spcrcnt — 26
-•^ II) Sire, aie de mi merci, car je suix troup triboleit et a mes-
cbief: mon oil est troublez de cpurous, et mon airme et mon vantre.
■T» )2) Car mai vie deffalt .toute per grief dollor que je souffre, et
mi. an. en plpur et en gémissent ; — i j) Et mai vertuz en poureté
tiop enferme, et rai qs sunt tout troublez. — 14) A tous mes ane-
vàm jç ?¥iK faiz en rcproiche et a mez voisins, a pavour a ceulz qui
me cognoissent, — 15) Ceulz qui me veioient'il mai compaignie et
se tiroîënt airflër'clë mli'efsuîz mî$ en ijbli tout ensi com« H mon
don cner est laissiez. — 16) Et sux ensi coàimé tmz naissez perdus,
câf j'ai oy vîlpnie et reproîche de plusour qui derfroufènt eirtour
mt ••— 17) Quant a ceu qu'il se assembloient encontre mi et pan*
' > » - , • * . . ,
- - ■ ■ ■ ■ -1 -. — — ■-^_^__ — — — — — — ■ — ^— ^»^
ij':fugcftinf.-^fot reqUitet; ' -
ÇS LE PSAUTIER DE METZ.
çt pansoient et tenoient lour consoil comment îl penroîent
l'arme de mi.
i8. Et je, Sire, me suis attendus et fieîz en tî; j'aî
dit : Tu es mou Dieu ; ma fortune bonne et mes sors sunt
en tes mains.
19, Dçljvre napide la main de mesanemins et de ceulz
qui me persécutent*
20* Enlumine et fai luire ta faice sus ton sergent ;
Sire, sauve moi en. ta, miséricorde : je ne soie mie con-
fu/zdus. pouf ceu que je t'ais appelleit*
ai.>I^is^iei)t confus étaient honte li mauvais, et
soient meneiz en enfer; et. soient muelles les faùces
lai^gues^ .
21, Q^ dient mauvistieit et iniquiteît contre lou
juste, en grant orgueil, abusion et despit.
2}. Sire, co/nmç j^^ gran| la mii(titude de ta dou-
ceur, que tu ais alloeie et quaichieit pour ceulz qui te doub-
lent et aiment.
tabernacle -^ 2S habudance — 29 oy -r 91 yigorosement. coo.-
toiet, et avoient lor consoil cornent il poissent panre Tairme de xai.
.. j8) &t je, Sire^ m'aitendoiem et stiix fiez en ti> j*ay di : Ta es
moà Dieu, mai fortnne bonne et mauvaise est en teihs mainz. — 19)
Délivre moi de lai mainz de mez aoemis et de ceulz qui me persé-
cutent. -^ 10) Enlumine et fai luire ta faice sus tons sergetit ; aauve
moi en tai miséricorde, Sire, je ne soie mie con&indus pour ceu
qu*en mon ayde t'ai aippaiUeit. ^^21) Mais soient confii^ et aient ,
honte li malvais, et soient moneiz en enfeir ; et soient muelles
lez fauce hûngne, ^ 12) Qne dieM nudvistiest ei hnqulrelt contre
lou juste per grant orguelz, abusion et despit, — 25) o Sive, corn
est grant la multitude de tai dousour quetu ais quakbiet ei wairdeit -
PSAUME XXX. 8p
2^. Tu ais a ç^ulz perf^it et acomplit ta gr^ûce^ qui
se fient .et esp^îrent en tî devant les filz des homéSi.
2 5^ Tu les repo/iraîs et warderais desouz ta fîaîce, dé
laturbations et dou corrou^ des homes.
26.TU les defTenderais en tou tabemaicle, de la contra-
diction et dou murmure des laingues.
26. Benoîz soit Nostre Sires, qui ait mirifieît et faîte
merviUouse sa miséricorde a mi en h citeit vràrnfe et
bien wardeie.
28. Et je ai dit en l'excès et ^abondance de mapeneee
et de mou cuer : Je stiis bouteiz fuer de devant tes yetilz ;
29. Pour ceù ais tu éscouteit et oyt la voce de taa
prîeire, quant j'ai clameit a ti. '-
}o. Ameiz Nostre Signour, vous tuit li sainct d'^èhif,
qùar Nostre Sires ne qliiert que veriteit, etretrihiïri'aif et
renderait habu/zdanment et largement a ceute qiff font
rorguillouz et vivent orguîUousement. * ' ^ ■'■,'-
forteit. cilz
pour cettl:i (^oe tt doubtent a «inmet. «-«24) Tu ais a ceuU ptrfaÂl «t
aconplit tai graice, qui se se fient et s'aitendent ai ti «tevmt kr filr des
hoflUnes. -^ 2>} Tn iez. rqxmvaix et :wairderittt des^air pli /«ce deu
Ui-turbatiM <et don eorrous des hommes. **^ x6) Tu les deflepderais
et WairderalSieii' ton tabemâde de lai eomradictiw: et don* inuniiu;iri$ ,
des laijigues. *^ 27) Benois soit ^to4tre Sire,, qui. ait .mirlûeit et
faiie iner?iU<mse sai miséricorde sue mi ^it^ lai. citeit bieu wainû^ ft
bi«B "wairdee. .«-^ 2^)? £t i'ai • dy en i^e^Lsès et Tabunda/^ce de m^i .
pâncM et de mon cuer: Je sui bouteit ftier de devant te^ yeul., 77, ,
29) Pour oeo ai tmescouteit lavoix4e maiMprieirequauti'^i cfaimeit
a li) .♦*-. ')f$. Aiiiei2> Noatre-. Sii^owr» . vos , tujt li .sainci; d'ycelw,. , car.
N«tce,Sife ne (tuiertque .virïteit, et renderait ^4)iundanm«x^ <fit,J^ir-
geneotF.a ceute qul.Mt l*prguiIloui» içj yjvçi^t ojfgu^ouspfnfim,.—
90 LE PSAUTIER DE METZ.
} I . l^artes vigorousement et soit vostre ciier tons oon»
forteiz, lurt cil qui espereiz et y<ms fieiz en Nostre Signour .
XXXI
lieneureiz sont ceulz a cui lour iniquiteiz sont
perdoneies et quitteies, et des quelz ii pechîeiz
sont couvers et quaichieiz«
2. Bîeneixreiz est li homs cui Nostre Sires ne reputerait
nue pechouF) ne en son e^rit n'ait fauceteit ne déception.
3. Et pourceu que je me suis coisieiz ettai^mi os sunt
envieilli, quant je clamoie a ti toute jour.
4« Quar joiir et nuit est aggreveie ta main sus mi ; je
me suis convertis et toumeiz en ma miseire et grief
meschance, quant on fichoit en mi l'espine.
5 . Je t'ai cognut et reveleit mon pechieît, et ma
XXXI : I perdonneîcs quitteis — 4 tourneis — 5 releveit. miees —
.j.i) Faitt viguerousement et soit vostre cuer tous confbrteit, tuit
cilz. qui espereiz et vos fîelz en Nostre Sigiïour.
,, XXXI. 1} Bieneureiz sont cilz a cui lor iniquiteit sont pérdonnee'et
quittées^ et dez quelz li péchiez sont couvers et reponuz. — i) 6i«n«
jeiireiz est il hons c^i Nostre Sire ne puterait mie péchWe!, tte è^ sbn
,i;f périt n*ait nulle fauceteit Qemauvistiez. — 3} Pour ce que m^af cohiez
et tai,.mi os sont envielli, quant je crioie a ti toute jomr: — 4) Cir {imr
et nuit est aggrevec et aforcie tai maînz sur inî; je me suîx îoùhitiz
en mai misère et en mon meschief, quant on fichoit en mi Téspinè. ^
5> Je t*ai cogout et reveleit mon pechiet, et mai' nonjustibè tie'itia
XXXI, 2. Vttig.: imputevit. — 4; conûgimr,— j: Deliçtsm meum
VSAUKB XXXI. 91
inqiBtÎDe «t matmstieit je- n'ai nues celdt ne peponut.
6. l'ai dit (]ae:|e ctinfessetai ma mauvistieit a Nostre
Signour encontre mi, et tu m'as quitteit et perdonneit ia
manvislidt de mon pecbîeit
7. Pour ceste graice av^ir. prteraît a ti tout home samct,
quant lieux et temps serait.
8. Toute voies on deluve de maintes yawes point de
lui ne s'^prbcheront.
(). Tu es mou refiige encontre la tribulation qui me court
sas et que m'ait assaillit ; tu, qui es ma joie, délivre moi
é me ^varde deceulz qui tout Cntour m'onf -assaillit.
_ 10. Je tedonrai etiseignement et entendement en ceste
voie ou tu chemines, et fermerai et adresserai nies yeulz
^i" ti. . _ " ' ' '
I !.. Wàriièiz que vous ne soieiz coni B chevàulz et li
muIès, qui n'ont raison n 'entendement.
,, 13. En brides eten fraing'lûur joes et nlaixîeires weil-
iés constraî/igrie,de cèuli ï}ui de tint wetetit approchieir.
q moy — 1 4 eitc. droituriér -- Di et psà\iéi an trouvera aux Appai-
qnaqt tuvs de rTfainm
ïâwM reftip éieontre
■ Wffil ;'tti,quiMnwi
joie, <! cnriranncii. —
10) Je voie on tu che*
' 'inii|c, et .Krnciju,. et psarrw mes leuiz sur ti. — 1 1) WalrAri que
. vos ne soieis comme H chevalz 'et li muljs, qui n'onl raison n'enien-
demtnt. -^ 1 1) En bride et en friinz lour maixiere wetlïs constningne
cogaiinm tibi feci.
9$ LE PSAUTIER DE METZ.
1 1. Maint et plusMirs sont li tMi el loi pniutiM» do«
pechour et mauvais home ; maû c^ qui ^n Nri^fre Si-
gnour se fie et met son e^ieranoe trottvarait miaencorde.
14. Aieiz liesce en Nostre Signer» vous qui est juste,
çt vous esjoisstieic tA hii ; aieîzgMre^ tuit U àrâiiturieir de
cuer.
XXXB
^sjoissleiz vous, H justes, en Nostre Sîgnour:
■11 ^flfiert et apertient aux drdhurieîr et juste
Dieu loeir. . . —
2. Co/zfesseiz a Nostre Signour en cythoiles, et éri
psafterion de .x. cordes chanteiz a U.
3. Chanteiz a li chant novel, chanteiz bien diKgeiiineift
a lia haute voix.
4. Ç^t li paridr et H perolle de Nostre Sîgnour est
droite et juste, et toutes ses euvres faites en bonne foy.
dicet ufu Mtre leçon yartante d'après H**, suivie elU'mime du texte
intégral E.
XXXII ; ) dîlîgennieDt. «* 7 enccmble. yawes, fkrpmt — i» ht*
•^^
de ceulz qui de ti ne se welent approchiez — i}) Maint et piosour
lont li flaiel et les punitionz 4ez mauvais ; mais cilz que se fie etespsire
en Nbstfe Signour troverait miséricorde. — i4) Aieis liesce» U iu$te,
en Nostre Signour ; et vous esjoissez et aieiz gloire, tuit li droituriei
de cuers.
XXXII. — I ) Essjoiez vous^ li juste» €n Nostre Signour -: il alfiert
auz justes et droituriés, loicage^ --r 2) Confeases a Nostre Signour en
cyth6|ie^.f^en pf^i^t^ifin. d&. .xi catàûs chanteit il lui. -^ 3) Chanteiz
ai hti ehant novelz, chanteiz bien ditigenmeat a ti a haultè voix. — >
PSAUME XXX!. ^^
t. Il ^me justice et jugement, et de la âiiâericerde
Nosire ^gttotif est fi terre toute plei/me et remplie.
6. En la p^roUe de Nostre Signour li cielz sont fermerz
et aflîcMefiSy et de ¥è9pefk de sa boiiclïe vieM toute lî
forceet li vertus d'yce«te.
7. Qui meiafiseMbte eofti enwff liemritlë» yaruves de
Ia meir^ et en se» fresofis met le» ab^smes.
8. Doubtoisse Nostre Signour toute Vt ferre ; âèfm^ loi
tremUoisseflt fw( ciltt qui habitant on iffcMde.
9. Quar il aîc dit, et a k pérék» totttes ohoseï sunt
&ites ; il ait atandek, et toirtes chosesf sofit ereeié^v
10. Nostre Sires^deslruk et dissipe kicamis 4es gens ;
il reprueve les penceçs des poeptes,.et'pepwé1^ fecon»
S0I2 des prinees.
noîtte -7. j8 aortt «spereat -^ .. '
4) Car li pairleiz de Nostre aignour est At^ju et j^st^,. tt-. toiifts^ cet
euvm en botte fby. -^ s) Il ainme justice ,et jugement, de Ui mise*
ricorde lT(lstrtf &lgAièur est fi terre toute plenne et remplie» — 6) En
lai pairoUe de Npstre Signour U ciel sont formeiz etwffidtûe?» 9tr.d«^
l'espttit de sai bouche vient totes li vertuz et force d'yceufai, — ^
7) Qgi^ssainbk: siio^mme en tine boutdlie ou berrouz toute les yweà
de Uu meir, et en son trésor met lez abysmes. -^ 8) Doubtoissf.,
Nostitt'SIgadur tàiite Il'terre ; de li et devant li trenbloissent toit ciiz qvà .
habitet 0]^ mottk. -• 9) Car il ait. dit etpairleit, et totes choses sont/
faites, ^'Uait màsdeit, et toute chose sont creiees» -^ iq) Nosi|e Sire^
destnik lit dissipe lèz consoil déz gens, il reprueve leU penceet dtS-
peuples et reprueve les conaoil des ^m^fisi -^ 12) Benoit^ est oefl»;
1 I MiH w il I III . ' i Jii > i mn ' Il III
xxxu, in Mint obsuyathn^tu 'plai haut, xxx, ;: En outre U
copisu djttifi transcrit U difmî du tixU latin de te fersët, tottme il
1w pour tous les y tr set s.
94 ^ PSAUTIER DE HBTt.
12. Benoîte et bîe/ieuree est celle gttit a <riii Nbstre
Sires est lî Dieux, et lî pueple qu'il ak eslut en son herl-
taige.
13. Nostre Sires ait dou ciel rewardeft^aTault» terre,
et ait vent tous les enfans des homeS'.
14. De sou hault sieige et habitaicle bien ordenat^
appârillieit il ait rewardeit sus tous ceulz qui habitent et
demourent en terre.
1 5. Qui les cuers d'un chescun ait forme! et £dt ches-
cnn per lui, et qui entent toutes lour euvres.
16. Li rois n'est mie sauveiz per sa gra/zt force ne per
son ost fort et grant, nè'lijoians ne serait mies ausi
sauveis en la grandour de sa vertu.
17. Faulz et faillans est li chevaulz pou]rl|i^^lèir
hpn^p ; ^eu, ralK)/yl^cç„de 3a vertus ..nç .serait hdz ^
veiz. . , ^ ' ■^'
. iS^Et.vez cj ,que li, oeil de t^p$tre§igpQur.suntsus
ceulz qqi lou doubtent^ et sus ceulz qui. espei^ent çt se
fient en Nostre Signbur et en sa miséricorde,
i
genS; a cui Nostre Sire est li Dleu^ et li puiples cjn'il aif. esliut tjnfoa
heritaige. — 13) Nostre Sire ait don cieiz rewairdeit en terre s'avalz
et ait veut tous lez anfans dez homes. — 14) De suii hault si è g e bi en
prdenet il ait rewairdeit sus tous ceulz qu^ haîbitem et demoure. eo
terre. — 1 5) Qui leiz cuers d'un chescunz ait forraeiz et fait ches-
cunz per lui, et qui entent toute lour euvres. — 16) Li.rois n'est
mie sauveiz per sa grant force ne per son ost fort et grant, ne U
{oîans ne serais mie ensi saûveis en la .grandour de sai vertuz» —
17) Faus et faillant est li chëvajz pour sauveir homes ; en l'abundance
de sai vertuz ne serait nulz sauveir. -« 18) Et vf^çiqueli oil de Nostre
Signour sont sur ceulz que l'ont doubteit et 5uz, ceubs que se
fient' et espèrent en sa! miséricorde, — 19) Pour lor airme deli-
PSAUMES XIXIU XXXIII. 95
19. Pour lour arme deliyreir de la mort et pour
eulz norrir en temps de famine et quant il avero/zt fain.
20. Li arme de nous attent Nostre Signour, quar il est
et nostre aide et nostre protectour ;
21. Quar en li s'esjoirait nostre cuer, et nous avons
espereit en sou nom»
22. Sire, ta miséricorde soit sus nous, ansi coin nous
avons espereit en ti.
« 1.
XXXIII
bénirai Nostre Signour en touz teriïjis, et sa
Hoenge serait adès en ma bouche.
2. En Nostre Signour serait fi arme de mi prisje et
Iode : ceti èscoutoîssent lî debortaires, et en aient liesce et
joie.
XXXTIl r '2 mî manque — 5 soient, ja ~ 7 waremîrait — 9 fa —
■i>«~"»p*i
vrcir de lai fflort, et pour cuîz norrîz on temps de famine et quant fl
avèrent faîn 20) Li airme de nous attent Nostre Signour, car il
est a nostre ayde et nostre protectour ; — 21) Car en lui s'esjoirait
nostre cuer, et nous aivons espérez en son nom. — 22) Sire, tai
miséricorde soit sus nous feîte, ainsi comme nos avons espereit en tf.
XXXni. — ^ i) Je bénirai Nostre Signour en tous temps, et sai
locngc serait aideis' en mai bouche, — 2) En Nostre Signour serait ïi
^^*.*^' "''^JP'^^^*.^^ ^^^'' ^^ èscoutoîssent li débonnaire/ et en
/^
96 LE PSAUflER DE METZ.
3. Klagnifieiz et lodz Nostre Signour avec mi, et
essauson son nom en li meismes tous ensemble.
4. J'ai requis Nwrre Signour et il m'ait oit et es-
couteit, et de toutes ihes tribulations il m'ait delivreit.
5. Alleiz a li et vous approchieiz de li, et soieiz ênlumi-
neis : et vos jfaices ne seront }ai confundues.
6. Cilz poures homs ait clameit, et No^fre Sires l'ait
escouteit et oyt ; et il l'ait saa vdt et wairit de toutes ses
tribulations.
7. Li aingre de Dku est entour et environ de ceidz qui
doublent Nostre Signour, et les wairantirait.
8. Gousteketvoieiz quar doulz et tré& delitables est
Nostre Sires, et bieneureiz est li homs qui «q li se fie.
9. Doubteiz Nostre Signour, tuit li sainct d'yôelui :
quar ceuls qut~ Ion doubtest ii'avemit Jai ;diBQtB nor poore-
teit.
II cscouteis — 12 aime — 16 regars — 17 justes, tribulations r-
aient liesce et joie. — 3) Magnifiez et loiez Kostre Signour avec mi,
et essaussonz son nom en li meismes et tuit emsamble. ... 4) Vxl
requis Nostre Signour et il m'ait oy et escouteit, et de toutes meis
tribulation il m'ait delivreit. » 5) Allé a li et vos approcbiés de li et
soieiz enlumineiz, et vous faices nan seront jai confundue. — 6) Cil
poures ait clàimeit et Nostre Sire Tait escouteit et oy, et il ait sau-
veîz et wairiz de toute cez tributationz. .^ 7) Li aingre Dieu entour
et environ de ceulz qui doubtent Nostre Signour, et wairderait çt
deliverait» -** 8) Gousteiz et voieîs, car très doulz est Nostre Sire;
bieneureiz est li bons qui en lui se fient. — p) Doubteit Nostre Si-
gttûur, tuit li sainct d'icelul; car ceulz qui Ion dobtent n'aiveroi^t j|a
•^-t^^t^^-^m*
5H, VvLig, : confUndentur. — 7 : Immittet angélus Domini in circuitn.
psMiMi xxa^îu. 97
i#. linçlm piU eut fiiseite et^Eiin, et ceuU (juiquierent
NostreSîgAour nVero/it jai deffault ne dtseite de iuill)içn.
i I . Veneîz a rai, mi fil et mi enian$, et œ'escouteiz :
et je vous ensignerai la paour de Nostre Signour.
12. Qui est li homs qui welt vivre et avoir vie bonne et
longe ? et qui ainme a veoir les boins jour et |ou b<Mn
tejD^ i'
19» Warde et deSen ta laingue de m^I parleir, et tes
leffres que elles ne dient fi^uceteit.
14. DeoUfliaQl 6à Iqu n»^, et faix l^ien ; enqiûer p^
et la porsui.
1 5 . Li œil de Nostre SigncMir sont sus les justes, et ses
ordHes a tour prieires.
16. Li feice et li rewars de Nostre Signour est sus
ceulz qui mal font, pour perdre et destruire lour mémoire
de la terre.
17. Li juste ont clameit, et Noistre Sires les ait 0^; et
de toutes iQur tribulation les ait delivreit.
18 Nostre Sire— 20 les os
poumeit. — io> Li riches ont eut dixete et fainz, et ceulz qui
qmerent Nostre Signour n'averont }a deffalt ne dixete de nuls bien.
— II) Veneiz a mi, enfPens, escouteiz moy^ et Je ensignefalz lai pa-
vour de Nostre Signouf. «— 12) Qui esti! honz qui welt vivre et avoir
Vie bone et longe,et qui ainme veoir lez boin jour et lou boin temps ?
U) — Wairde et deffenz tai langue de malz pairleir, ettez leffhes que
elles ne die fauceteit. -^ 14) Destourne toi et fiii leu malz, et fai
bien ; enquier paix et lai poursui. — r^) Li oil de Nostre Signour
sont sus lez juste, a cez orelles a lour prieires. — t6) Ll ftiice de
Nostre Signour est sus soùlz que malz font, pour perdre et destruire
lour oMmoire de4ai terre. .-. (7) Li )uste ont €l»iMil, ^ N os tr e S i re
. . - • • ■ ' ■ . . -~- . « . *
eriiaet. —^19: liberabit. — 21 : deUoquent.
98 LK PSAUTIBR E» MKTZ.
i8. Nostre Sires est près de ceulz qui sont triboleiz et a
meschief de cuer^ et les bu/ibles d'esperit il isauverait^
19. Mamtes et plusour sont les tribulations des justes,
et de toutes ycelles les ait ddivreît Rostre Sires.
20. Nostre Sires warde touz lour os ; nés uns d'yceux
ne serait follèiz ne brisieiz.
2 1 . Li mort des pechour est très pesme et très mauvaise ;
et qui'heyent bu juste il iaille/zt et pèchent griesment.
22. Nostre Sires rachèterait les armes de ses sains ; et
point ne pechèro&t toit cilz qui en liespeirent et se*fient.
XXXIV
ike, juge et co/zdempne mes adversaires et mes
'nuisans^ et \mrrie touz çeulz qui me warrient.
2. Pren tes armes et ton escu, et te dresse pour mi
deSendre etaidieir.
XXXIV. I tous — 2 aidicr — 6 fais — 7 sens •— x^.entour.—
M*aw
Iftis ait oit, de tontes lour tiibuiatîpns leiz ait 4clivreit ,— - jS)
Nostf* Sire est |irâs de cenlft qui sont triM^^.ct a mescbiez de cuer,
etteisf huinbleti'espefit il sauverait. *« 19) Maintes et plu$ours soot4ez
tribulations des justes, et de toutes ycelles leis Nostre Sire délivrait, r—
ao:) N04fre sire wakde tous lour os, ne unz d'yceulz ne serais toul-
teîz ne brisiez* •«» 2i>.U.mora des pechors est trop mauvaise, et qui
Iteient 10ttjuste.il peichent €$ fallent griesment. .--r 22) Nostre Sire
nioheteraîs • leb airmes de cez sains, et point ne peicho'ont tuit cilz
qui enlicqierent^sefienit. : (
XXXLV. «É»- 1) Sire,- juge et condenq>ne touz mez adversaire et nui-
tans, et wairient tous œubi ^ni wairient. 1- 2) Prenz lez airme^ et
PSAUME xxxî?. : 99
• j ■ Trai fiier ton • esjidé et la Heve contre cèuk ipii me
persécutent et warrient; di a mor arme::'Je sois tein
salât.
4. Tuit cilz soient confoffdus^' et desHimotem,, qui
qiiierént Parme de TUi; .".':.. j \
5. Ceulz soient mis darrieir et confondus^ 'qm snal
pencent contre mï. -
6. Il soieîit fai2 ooiri la pô^ieire^ durent ; et li* apngre
de Nostre Signour lés messe al destroit.
7. Lour voie soit senzcbfleit. et: bnniianlieatt;: oi li
ai/zgre de Nostre Signour lour soit contraires et nuisans.
8. Quar pour niant et senz cause il ont quaich^it et
tendut lour las de mor:t pour mi penre et tueir; et en
vain et pour niant ont mon arme eut en ' reproche et
vileneit. - :'
9. A li sorvfeilgnié H bis. dôiifr il ne se. pjreiagne
wàrdë, et fi {irise dont » me «ukhHt|>enfe « lc«tt>»Qgne
ânsôis que mi; et soit pris de sou propre bs.
14 faisoient — 17 coiQe pi. humelipie — 18 esjois. angosse. garde —
ton escuz, et te dresce por mi ' defFendre et aidûrv--— 4> Trai fuer
ton èspees et lai Hefe coiitre ceute qdi m«*t><«'<0«»teitt'et:viraifiiçnt|..di
a mbtt airmé: iesiiir fonz^àkiff. -^ 4 roit cite«pieiit«eilfiiadi»et
déslionoréis qui quiêffent Tairme 4e bi..(M- ^ycmùtis^ietàmw^W'
Tîere et confûiiduz; qui msit pehssent contre mf».^^).ils9Ktitt,'iiiis
éommé. lai pondère àuz^Tcht ; et 11 bkigiie^^ile NOitre^filgBOiiiQijièz
'mèsseïit'/âî" desfrôît. -^<^> 1-dh** vttte' soit, se» dalrtèit .«t.bicn
zkulént/et H' aingres* ilé Nô8ti^Sfgk>tff lAtr^-M^ coatuîrQet nwttMit.
— S) ckf pour nranr 'et leh' câfeê-'il ditt ^4eaévt toari: lab ide, tnnnirt
pour mi penre et tueir, et cfh vain oHM^moii: akitnsi toprodàisu ^^
9) À n vïetignct "fl Wsâottt îf he- se ï^fengnct *en i^ainU, .et» li |ïrinse
'dont II me cùiâolt 'pedfe d! loU'pt-eRgâéttt-'ttisois que^ mi/et soit pris
lOO LE P9*fiTISR M HITZ.
IQ. Bl H mut .demi s'^jeimit en Vf^it ^îpoufy et
M deUterâît :su8 sou aaliit .
1 1 . Tuit mi os diront : Sire, qui est semblans a tii .
i 2. Quf dtiîvre Ion poure 4e h vmn 4e $^ fojrs et
poissans, «t bu poure et diseteux ^ la m^i&dt fçtuk ^i
km difsipeDt si (kstru^nt
, 1 3« Lieveiz $e sont encontre nu fauli^^leWQilig^ mL^-
vi|n^ 0t n'pKt «M a fpisi^ /e| i|ftfi)9Ad«ît ç$^ q^e je
ne Savoie.
i5« & 4uam il n'estifint gi^iMli^ 4 fiP«t99¥re9» je
veiiûîâ-]^.hâve. - ..':../ . >
i6« iç humiiine «t; itc«MntfH9 mm 9fm ft 19a
vie per pénitence en juneû- ef en (doretr ; et nK)i|:^iMJs!(m
17. Ansi Qom a mon pr^cteAi cl 'iso^iiigim f$'f«& *
19 nepent|$. ]Doqudt-r<> 22 ôfilz ^i^ sèué nuraçt^r* |a tftvestm*^
de tm propre Uis. «^ io> jEt li airme de mi s'esjoicait ea Nostre fit*,
gnonr.tt « dMitsnifi sus toas^Iut* !w 11) Tnit jsâ ps jdiroiit : Siro^^
qiM. c$fc .ftniblflit am^-4« i3&) i^t lielâBret lou^ipoiare hoine de U.
maias dtea.^drt jtifomVÊ$ de fifi^ in^^Bde^j^tilnu ponrè di$9tp{|$4ef
ceuiz i|iit iendespeat. etr dûâpent et (^estment. -rr J|) Leyfi^ «e «mt .
fKibrieenoii|0 et maliraiB i»atfe mi^ et psa que je oe ^aivoie il m'ont
deinBulât^;4i-*.i4> il< me «tnduiet malz^ipour^n ri|«i f^ispit^ T^noei-
de mi saicbe -et aireiet fanl^eiii^e» •*-!$> fit cputu; il ni'^tii;ii|t gre» '
«MBB.et Y:omrMret) je «lastaleUi-tiRircw -«t-46) Je^ Imn^ioieitt^ç»^^:
mÊÊÊÊâs( maHrie^ mm :'âiniiejfp tpenitwpe. ê^ ju^dt-^t ta pkrdr,^
et nm «£pon MtMttBQlBi«ii .mon séiii^ m. 4^ i^o^sf cpmive a: iiiqiK>
ri
. > ll iT N W- m H HtÊtM^ât^mi^fi^mm^^imm ! ■ ■»■ i i H
XJQuvviftif^ tti^.'rf^oQMimui^^tiit^; i^oayi.-r-.;ii;ticPde|ritB^
cûM ht^rné^ieitef, fé fàè péûm 4*^mft pMsins <t esttfie
pkisam a fëii^ ; et éhsi ComtHie plH9il9 tt tfhtt! }ë m«
humilioie.
' iS. fit ëHco/rthe im se Mnt èâ^it et dsssmbhfz; sus mi
se àbhf àskrAUëte éiiàtb fla«te d'^tngiDilse <t de meiohliif,
dont je ne me prenoie warde.
tf: if sont distipëiî: er ]^iht Ht se iMit ye{)«»itiz ne
reGognnt ; il tn'bnt te/ftptei etâe ^nt de «i fn<$^ek ptir
derlsteri; et icmt éstreitt lôur dens sus mî.
20; SirC) quâîyt m ni^àfdenis tdut Qé*ii t festifue et -Hmk
sus piéit VtihAt de mi; et la Wdrde éè kftr ilftcitillieitf et
de^ lyôlW iiBr smïlè aH*Aie. :
il. Je té emvfés^ài et ioeral en ^afit ts^t^ ^ en
ptiépfs-iëMte «t éstaiibté je te todrai.
^2. Ne se esJQÎsBoiBsë mie- w»' tsA mS ihmins^ner'
qui me sont contraires mauvaisement, qui $em cause
m'oBt h!^ et moQttreit a l'œil.
32 tout«^ Ë^axtrêé TMïitmeî éi ce pstame sont -ftiMir eut ^AppiH"
proehiens et canpaignoa' et ttéi corn lioiïre fretrè, f« IM petftHe
d'être plâisans a tous ; et tnti comme |sloms et tfïstt \t mè h«iiU(^
lioiej -«^^ r6) €t eiBconti^: lili se éont ts\<ïj et es$ânlblfey)' bus mi se'
sont> assemÛes dîrerf flàièlz d^ngoisse et de mescfaiéf éàm ft s»
prenoîe wtirde. «— 39) li sont dissipelt, ttaix point rie se sènimtJttib:
tiz ne recognuit^ il m'ont teftipteit et se sotfc dé miiHocqtwit per
deriseon^ et ont strent loùr dent sut mi. .ài. 30) Sire, -^utnt tii<
rewasxleraxs ^ tout céa l resdûiet et met sur ptéi Ttirmé de mi ; et Ifr
waicde de ior mMnristiet, ti de^lyon mai- àoiâe ne et aritiê;- **** 2 1»>J«
te coirfnscrai-«a'grant esgtise, et en peuple je te loteraiz. t^ js) Me
se e^sioiie mi sur ni mi anémias et <qiit me^unt contraire màwaàstr
■«■«■«•^«■■^••«•«■•MaMi*!
M, aâflttilttocdis. — 24 : Itf copiHtdx UWaititàMt iètft^a:^
I02: Ll PSfAUTIKR DK MITZ.
23. Quar a mi paisibleaient parlment coRmeamins,
et en l'ire etlou corroaiz de terre ii pansdent faucelcit
et trayson en lour cuer.
24. Et ont overt et ahfgit lour bouche sorsii, et se
sont de mi mokeit en disant : ^n'I bien te vet! noo^
yeub l'ont bien vent»
2 5 . Sire, tu ais veu çt sceu tout ce si : ne Jt'en wieiik
plus soffrir, Sire, ne te départir mie de mi. -
26. Lieve toi, Sire, et enten a mon jugement et a ma
cause, tu qui es mou Dieu et mou Signour.
27. Juge moi selonc ta justice. Sire qui es mou Dieu ;
et ne se mokoisse mie de mi, ne n'aient joie de mon mal.
28. Et ne voissent mie disant en eulz mokant de mi :
Bien! bien vet anostrearme! maintenant lo^ftmi^apB^
neusa^nçtJoudeyoïTons, . , 1 ^
dices, d'après H¥^ - •- ».
ment, qui sen cause m'ont heyt et me hfldnitt^nt a'J'oS}; W-^a^Çar
ami paisiblement pairloknt tomme «pn»«t pu LlroMr et .counpus de
teire^ il «fUBsoifint traison et fauceteit ea lour . cuer. — 24) Et ont
overt et ailairgit lour bouciie sus mi, et se sont de mi mocqueit
en disant : Bien, bien te vaît ! nous ieul l'ont bien 'Veut; '^'-^'is)
Sire, tuFaii'lneasptt^ nvteiwdle {))hs^ souffrir 9e çoisie!r;.Sire, nete
welle depertir ne esloingnier de mi. — 26) Lieve toi et entent a mon
jll§«nieai n saii atnu^i tit^ qui e$ œcui . Dieu et mon signour,"—
27) Juge mof Mlonc ai justice, Sire, qui es. moii Pieu, et ne se moc-
quoisset mie 4t m ne n'aient, joie <ie mon mauU. — 28) Et nié se
voisse mie disMt en entx mocqpant (le fni ; Bien^ bien vait a nostre
aniïe: mfrMenant Ion oieteron ncuis at fin et lou devorroiiz, —
• - - • I " , •_
I < Jlli I Hli I IM l| ■ I J I ' » I ■■ I I . ■ 1 ,
26 ; for distraction, le copiste de M avait coirmenei 3i iranièrite ici
le texte latin au verset : Exurgë et Intendë jûâici6^ne(r; ce -^montre
qu'il confrontait Ut traduction avec l'ériginOi ♦^^S^.Kwfe^; figygra-
vimii& Ld fraia€^ndtla rtprisrvK ikmf^an second uambri. du. Vf/set
manque aux trois mss. 'l'^-i...*». *
PSAUMES XXXIVy XXXY.. 10)
29« Aknt honte et con&ision et deshonour tuit en-»
semble^ œnlz qui ont liesce etjoie.de mou meschief et de
mou mal.
)o. Soient revestuz de confusion et de deshonour, qui
mescKent et parlent en mal sur mi et de mi.
3 1 ."Et ceulz aient liesce et joie qui wellent ma justice;
et puisse dire : Nostr e Sires soit magnifieiz ! qui wellent
la paix de sou sergent.
)2. Et un laingue pencerait ta justice et toute jour ta
loenge.
XXXV
r
ii mauvais ait dit en li meisme pour pltis adès
^son pechieit aggreveir : Li paour de Dieu n'est
peint devant ses yeulz.
2. Quar maliciousement il ait fait et ovreit devant lui
meisme, pour ceu que son iniquiteit soit travde pdur
estre en heyne.
, XXXV. I dît manqué — 4 sont, tenu» ct-^ 9 défiles «^ 10 /« pre^
2^) Aient honte et confasîon tuît ensemble, oeulz qui ont joie de
mon mefchies et de mon malz. -^ 30) Soient revestuz de confusions
et de deshonour, qui mesdisent et parlent en maulz sur mi et de mi.
— 3 1) Et céulz aient joie et Hesos qui wellent ma justice; etdisoissent :
^rostre Sire soit magnifiez ! qui wellent lai paix gle son sergent. —
^2). Et mai iingue panCéfâît tai justice et toute jour tai ioienge.
iXXXV* — 1) Li mauvais ait dit en li meismes pour plus son péchiez
; aggreveir : U'pao«r de Dieu n'est (Joint devant sez yeuli, — 2) Car
mariciottsement il ait fUc <t tméz devant Jt f&eisme» pour. que son
là4 LS KÀUTIÉft bE METZ.
^ . Les pefétléi de 8à boûêhë tire ioiit qtie inf^uîteft et
feuCtteJt et mttinristJelt ; fit tirait vdiit entendre à Weii feîrç.
4. Il n'ait maikes iniquiteit et mauvistieit pencdt èh
son Ht; B i*est tais €t tenuz en toute vtriè qde n'ejtoit tbie
bonne et fiier de toute bonteît, et ridait mies heyt maHce*
i . Siré, oa cîèl est ta mièericorde, et t* verheit justjues
àù nues. . > , •
6. Ta justice est ensi co/n les mo/ztaigne^ de Dieu, et
ti jugemens sunt grant abysme.
7. Tu sauverais, Sire, ho;Qes et jumens, tout ensi corn
tu ais ta miséricorde multiplieit, Sire Dieu.
8. Li fil et li enfa/is des homes en la deffense* et in
l'ombre de tes aules se fieront.
9. Il seront enyvreiz dé Pabondancé 'de ta ttilîwn) -4)1'
dôu i*i|îssel de tes délices tti les abuverrais. -> 1
10. Quar en ti et avec tî est li fontâî/me de vie î et en
ta lumieire nous veirons lumîeîre. ' , :
' • . >
mîer lumière — 1 2 orguel
'n M -r •.tf ... - i. if . „ ••■.-< ••//^/
iniquiteit soit trouveies pour cstrc en hayne. — 3^ i,çz jairolles de
9tA bouche ne sunt que iaiquiteit et malvistipz, et n'ait volut entendre
ai bl9B !aîre. -* 4) li n'ait maisque; iniquité^ et Hiauvistiet panselt ep
son lit ; ii c'est mis et.ait s^u en. toute voie f uer de bopte;^ çn que n'estoir
mie bonne, et n'ait mie heyt malices n^ fuir ^aivi^tiez^ » 5) Siré, on
cielz est tai miséricorde, et tai veriteit jusques az nues. — - 6).faî
justice est si cçmine leis n^pAtengne dq piçu, et ti jugement supt
grant 'etbisine« «^ 7) Sire, tu sauverais homes et jument, tdjxm
cou in ais^tai mtsericonle.jnaltipiieiz. Sire Dieu..^ 9). Li anfïai^f des
homme ^ lai defbnsse et «n l'oftbre de tez. alie< se fieront. ^ .o) Jl,
seront fnyyteiiLJi£.ilalmnd.ançe de tai maison, et don ruiselz de telz
clelices tu leiz a|)uyeraisy —.10) Car en ti et aivec ti est li fontenne
de vie, et en tai lumière nos verrons lumière. -— n) Esten tàl inlie-
viMiks ixk^i iMyw 105
cognoissent, et ta justice a ceulz qui scmt dnritorieb
de eœr.
12. Jai ne me viengne ti pieit d'orgoeity ^t ii mains <iem
pecfidtur ht më trotflbkSfiisé nftie.
r;. Lai sont cbeuK cfl? qui fdht ifiiquiteit} il sont fisiS^
bouteiz, et n'ont peut durcir ne esteir.
xkxv
je Weiiiâ iniea avoic d^pit n^ courrpus aux
•mauvais ne riotbeîr a eulz et ne ameir mie ] ne
n'aies mies jaiouzîe d'ezjsmir oeulz qui fo/zt iniquiteit ;
. te Quar ei^i coin foin bien tpst sacberont^ et tout ensi
cbm }onte d'erbes bien fost chairont et merciront.
}. Espeire et te fie en Nostre Signour, etfaîbien;
XXXVI. 2 U second com manque — 5 Nostre Signor. weily g-s-i4Jlg..
■ h.. ■'
rîcordé a ceuk qài leVceivént et te'col^Aoissènt, ëi hi fustiot a^ctttlé
qui sdiit droihrieir de cuer. ^12) 7ai nem vitigAeiit H pies (fotfftflf
et 11 iiiairf2d6a peéhôùrtle me troubldi^sià rMë:^'tf) Lli'ttttttrfaeiw,
cSz qui font înîqufteir, Il sbnt ftièr'bouiHi» et roVit'pett durcie «e-
estcîr.
fecxvt. — i) Ne Wellîei hiîë téttcîer aii2 mâUvâiJ ne tôt cooritdnt
contre e'uli, et iie'àmèis Aie tiè Htmiui bcùit qui font imqmteit ;f-«
ih car ainsi 'dotn fStn Bllsb tost ^dt«rom, etconmie^joBte'd'orbèii
së-ont blenztbbst merdê. JkJ 3) Espetre et te fie en Rst^treSignttwryiQt
I É I II ■
4d
JCXXVi, j k: icourrons, r-. h V'"/^ •* pasf^Hs.iii 7 W; Wfe'iSe'Q
106 U: PSAUTIER DE IflCTZ.
hafahe sus terre^ et te rempli et nom de ses biens et en
ses délices.
4. Délite toi en Nostre Signour, et il te doniait ceu
que tou cuer demande.
5. Révèle et descuevre ta voie et tont tou cuec z
Nostre Signouf, et te fie en U ; et il ferait ceu cp& tu
welz.
6. Et trairait ftrer ta justice comme lumieire, et tou
jugement anri com li meidis; sois soubgis a Nostre
Signour, et lou prie faonblement.
7. Ne weilles mie estre jakaz ne aivioulz contre celui
ne.de celui qui ait prosperiteit en ses besoingnes, ne te
correcieir mie encontre l'ome qui ùàt contre justice çt
equitcît. -
8. Laisse toute ire-et fîii corrouz, et n'aies mie envie ne
jalôuziè d'estré àiauvxis.
9. Quar qui mal fait et de mal iatre se met en poi^n^,
prtmier lenr -*- 17 a )1 -- 19 sens. lôf. tous —-27 Tout, semence r-
i f il » j i
fai bien , habite sus lai terre et te rampliz et norriz de ces
Uens. f— 4) P^te toi en Nostre Si|;nour, et il te donrait
cctt-iiveea tou -cuer demande. — 5) ^evelle et descuevre ta Voie
et ton -cufr a Nostr^e Si^our et te £e en li^ et il ferait ceu que tu
wf»|t.<4*^ 6>'Et trairait fuer. tai justice comme lumière et ton juge-
mem com li meidis; sois subgis a Nostre Signour et loue j;)rie h^ftibW
piIBnl. .•*<-<7).N6 welk mie estre envious ne toi courrecier contre -celui
qui ait p^ sai voie prosperiteit et encontre home qui fait iniquiteît. '—
S) ^aisse^touxe ire et fuis courrons, ne aies mie envié d'estre malvais; —
9)»pu: qui maz .foit. et de malz faire se mest en poinne, il seront
•- loNj Vul^^ quaeresL inyenies.-^ \\ : veniet.— 22 : trîbuet."—
PSAtOR XXXVI. 107
tait seront ettermitidt et dcstniis ; .et ceulz «fui souffrent
et attendent Nostre Signour, il herediteront et d«norrpnt
en terre'. ■ ■ • ,
10. Et encor un bien poc, et lipechour ne serait
^nt : tu queiras sou lieu, et point n'en troveraia.
ri. Et H-boinset debonatres beredkeron.! U terre,. ;et
% déliteront en grant paix.
11. Et li pechOttr'rewaidai;aitetespiersiI k)u jqste en
lui considérant,' «t strengneratti lu denz sur lui.
ij. Et Nostre Sires se nuRinetait dC: luii, quar il,.v(ut
bien que sou jour vient et' approche. :
'' 14. Lt'pebHour^wt tnitAierlcnw^^veet Ipvretpçe,
'êtôrit teîtdufloàl-aro j . .
1 ( . Pour décevoir lou poure et lou disetoulz, .« p(iur
tuiHr les jiïstM^t (&oiîurieic de cMPi ,
16. Lour propre glaive entroi»ei)edeS3.1our'<;uer^,et
'Wtii'âriis^'bFistehi. ' ■ '.. r. ■. 1 ...■,■ ;
-St-WM'—J ÎH -coadeinpiMMit — ,jS trorelz -— y « — 4!, '<
' [ul louffrant ït aiirEDdEui Nuiiie
m en'ierre. ■^ ro) Btcscor nde
int ; Il 'querroît lOB lieti, M^tdat
: Vf itboataktS htMdiUIontUi
, '. — )i) Et H pecHoor ' r«miid«-
STr^gstraiMês' dnit -Mir M. —
H, quaf it 'VCni bi^ni]» iM'fwr
' ont irait Mer lOur glilves'litfcr
) Pour decéto^ loi) psttïrt!' « tou
droilurisf de t^er. — tSy LOui
.. ler, Mlour ïrc sMt Wiliet;-^ (?)
ij: benediMntei. maledicenKs. — 2f M;'qtor mmre niitresires.
Ibt LE PSfXUflÉR Bil! liÎËTZ.
ff. kiédfe Vàtift au jdîètèlbteh poc avoif eju'àvcSr té
i8. Quar lî bras des pechour seront brîsîeîz et (Mteiz j
et KoStfe SîfëS confarnle les fiisfés, et tes cottforfe.
19. ifoSfré i\téà cbgfrôit les jouà dés piîrs et îrfnbfcéiit
sèftz tâîcte ; « ItW^ hei^itai^é sertît a ^t jour.
20. Il ne seront point confu/ië€R$6n lét¥i^s IfiaiUyâfei et en
jôtfrS 'Se fttîiirië H seront sooleii ; et lî pefchWirs f)ërirt)nt.
21. Et il àneitiftft dt Nostré Si^ôtrV tântéét ^iti'îl seront
a hônôtir et hoftordi, àlleveîï: et éièstttk:kiî2j il front a
niant èt'.diefauront comrfife lin pô^ de ftinifîëîre!
22.0 petihoitf ehpm/rtéï'àh et fié ^aieraît point ; et Vi
juste preste en pîtièit, et quite et dô/lfté fttfActiënièiit.
^ ij. iQuah iifélift qui Wd BWfffoiBt cl>tfm(fi»ci»dfl[t ave-
ront la terre en hentaîgé, et c«tll2 qui lôirihàfcKent seront
ffèrdas-ttîfiî^aihôrt; • •
24. Per dever Nôstre Sîgnbur lî jSfefe et ii Yirie de'
pf^miér tte Manque — 41 tklilrerait
Mttèii vamtt lou jnste bien |>oiicâtvoir qu'avoirs leîs grant richesses dez
peehovrsw *^ i^^Gar Uhuiâ-dp^ pcclKHirs «effODt^^iH«iK et f^Ueiz^'
dt rfostreSivèconferme et conforte ks Justes. «^ 19)1 Nostre Sire
cogii^t4eiz purs te pur» et innocea^, et Jpur benlaige Mrait à tons,
jour» r^ to) H ne seront poiat.copfnfKiiU 00 tej»pft4e maU et. de
mefcliiésy et. on jour, de famiAe» il seront (Saioldz^i et ti pechors '
pèrifjMit. ^ n) m H a«Qinias de Mostre Signour tantost 411^ seront
a honoui: 4t hooorjeir et. aleveiz.. et fssauçler) il iront a niant et
deffalront commis funûere fanlt* -^ 2a) U spkalvais empcttotem pt.
point» ne paierait, et U justes pr<eistent;jei),pitiçt .et donnent franche- :
nient* •^. 2^) Car ccuU %\d lou béniront et kw reaierdecoiit averont
la te^e ^n .heritalge» et ceux qui lou lou madiet seront perdus et
mis a, n^çrt,, -^ ,24) Per dev^r ^stre 3igno!Hr Ii i»ee et li voie- de
9 M : innocence t rewarde.
if. Qwaiit il phajirait il ne ser^jt ppifil; iippieiz ^e
«ffolte, ^^Mar }^0r6 ^^ jb^ ^ jx\^ ^p\^ lui ^ur
lui wardeir. .
26. y si jesjôilt pliè^ JAçyes^ et g^^iHteijADt §aijç anciefts
*èvênu8 i ^ on^^es rve yis iqi| jj^fe fe^^lif nç çsffe jjp.
Dieu laissieis, ne ses en/^ ^^. IçWj^ j^jip^, ,, .
?7, Tfn^t^.. JQ^^r Vt.d'ai4f;yî pftieî; .çt ?ïerc^çt preste
le? bio^zs 9i^ d^ml^.i #f. «% ?ÇffiÇWÇ.Ç^-.l}S»i5 servît eji
28. Décline lou mal et lou fui, çt faî bj^ji j ^t h^bjte
it^ifgoff eijîia^^ÔU jqwrni^^, •
29. Quar Nostre Sires ai/2m^ jj^geme|it|, ^t ne laisserait
pq^ se$ sj^nf ; ^Xg^lo^ jp,^^ il ^toji\^ w^dej?.
jo- W m^m^^ mm mk ^\ )W. semencepmf^t^^^
j i . Et U juste bejrediterpnt et avej-^rit .1% Jçrre en.
l^é )2 ]>bucb^ dûjJ ]U$te pencçr^it sapience, et sa
laingue parlerait jugement. "^ ' ". .."\"
-«"
PMie-'s«r&^'fid|iès«lèE'>«f''go^étbtfs,«t voirait lu yde i*îct\Tf^ ~
2$)^§aMt adhtimtt R «froeraUP Ixiiot bIèsdfiK tiç ibulleiz, car
mentMam éalx -4iicitttiS'id<ii«èflteë,'«t-Q^ tic vi| lou j^ste ^llit ne
ca M(iéiir^itenant>ior{Miill ^ 27) î^HIHé joiir ^it ^itiet jd^a^itru!, et
prestBiveît blMs V''^'^^i^<Biflèi|etfH'1î|ide Ht^tt en beîiis^oti. — 28)
Decto:«t fttf^lMAuU, •l'^ak^^ Biipn^^ ft dcmqure a'^tts jour piaix;
— 2^ mp''Wmf^Sim^'àkSki&' |u|[t<nept et ne^ rè]ah<qiÀr^t pdnt cer
laln, -jT-Jiwi Jjs^a^tt^ii'il -aèrent 'vfiàlfMz-i 4- ' ^ô% Li -iiiairà^ seront
pntùV'iet^ttf^s^Mafitt éériiMttîvâN 1i«^liit '-^ yi) ^tH jfiste hérédité- '
«oBt M mnmt êAcUctifâigè'lh (âté^èt A^inoiiroiit ai tout four màixstis
ij. Ulofdt sDU' Dieu est en soa ciier» et «es aUees
et ses pieiz ne seront jai sùpplanteiz, essarreiz ne doceuz.
}4. Li pechour conadeare et tQ^TÛt loju juste, et
quiert comment il lou puisse mettre a mort. •
}5. Mais Nostré Sires ne lou iaissersût mies en ses
mains ; et ne lou dadpnerait mie ne ne coindiiflipaeFait,
quant il serait jugieiz et accuseiz.
36. Atten Nojfre Signour, et warde sa voie; et il
t'essaucerait et alleverait en grant honour pour avoir la
terre en heritaige; et tu vairai^, quant li pechour périront
et seront destruis.
37. J'ai veu lou maui/ais très essaucieiz, êt^aflevidz
comme liieedfe dou Liban* •
j8,* Et je suis un poc outre paisseiz, et il w'estbît ja
point; je l'ai quis, et sou lieu n'est peut estre trouveiz, ,
J9, Warde; î/|nocence et rewarde equiteit^ quar ce
sont li remehant et li ruiJlieux a l'ome qui est paisible.
40» Li nosjuste^ et mauvais périront et seront misa
pailiçrait jugement* -^ 3 j) U loy de son Dieu est en cuer dUcelui;
et sui pais et allées ne fauront ne ne poront ezairer. — 34) ii
pechours concidèire et rewairdét lou juste, et xiuiert.'conreiitti.iou
puisse mettre t ihort; '^' )'^) Mâstre' Sire ne iàa lMs8e»|t m^ en
ces mainz et be lou* coodetepticraU nie^nant il Hftà\ ^ 4i xagi£z.^t
accttseii;. -^ 96) Atttn Nostte Signour etrimodesai .wiie^.-et,ilt';W-
saucerait a ceu que tu prengne lai terre en hêciuig^ et verrais ()t^llt
peifrottt I!"* pèéhéur.^^ 57) J'ai veu ion matois- tcés ossQimqieret
esleveiz d com !i xedreii don liten; !«^f6>.£t>|e Mix< m peuc «mre
paisseix; et it n^estc^- ja )M«nC] |e l'ai qui%-et'aon \m^.n*jfft^t
estre trmiveiz. — 39} Walrde innocence et rewairde equiteit, quar ce
aottt let remenant a l*ome qui est paisible. — 40) Li nonjute périront
et sérdnt sàz aimant; et toute ensenl^e lor reliques perirpot et
niant, et tout ensemble loùr ■ relique périront ^t seront
destruîte. • ■ •
41 . Et U salus des josles est de Nosire Signour, et est
lour protèctour et aide en teo^ps de tribuiation.
42. Et Nostre Sires les aiderait et les deli verrait, et
warderait des pediour et les ^uveraity quaril se.soAt
fieizen lî.
• «^»
XXXVII
lire, en ton courrouz ne me weille mie argueir
ne repenre, lie en ton ire' ne me weîlles mie
corrigieir.
2. Quàr tes salettes sont dedens mi fichiees, et tu ais ta
main mi^ sus mî. ' ' - - i
3. Ma char et mou corps ne puét avoir santeit, pour la
XXXyiI.. 3 puît — 6 cronchcs — 8 mcschief — 15 quir. ptroJJe,
sefdiit de^ti^te. — ^i)r BC li ttàia des justea est dç Not^e Sîgnour,
e^es^lo1lr proriectoiir-on temps de tribulation. -^42) Et Nostre Sire
fesaidéfaif^ les déilvenrit) etwairderait dez peichours et lez sâWft'
nBt,car ît^«e8oirtieK en lai. * . ,
XXXVII. -^ i) Sire/ en toii oorrous ne me wellès mie ai^ueir ne re-
penre, ne ahiloft ive nef me wetiles mlexorrigêer^^r 2) Car te$ saiettes
sont iichiéetf en* nu; et tu ais miz tai mains ^tir mi**-* 3) Mai chair ne
' ■ I ■ Il I I I I I I »ii I 11 m il n ■ ;■ ! ■■ Il
XXXVII, ^ <t 7 lir.«\sanctcit; mais dans le second éx, U^t est
ctponctaé ;H faut donc imprimer santeit se /izliAsanitatem, at réserver
112 Ll B6AU7QB& DE MflE*
paour de ton m et 4e ton indigaalÎM ; et mi os B'imt
nulle paix, pour la grandour de mes pechieiz.
4. Quar mes iniquiteiz ont $orfiionteit mo/z cbief^ et si
comme un gr^vain et pe^ag faix sont aggreveies et pesa/it
sur mi.
5 . Furries sont et ple^nçs de corruption les vfseiles des
plaies de mes pechieiz, pour la grandour de ma folie.
6. Et je sus mescha/zs, touz tronches, humilieiz et
abatus jusques a la fin et dou tout, senz releveir ; toute
jour m'en alloie dolans et triste.
7. Quar mi reins sont touz remplis de illusions et de
confusion, ne ma char n'ait nulle santeit.
8. Je suis trop afflis et a mechief, et trop bumilieiz,
abatus et foUeiz ; et braioie dolorouseme/zt^^ pour ^ dolour
que au cuer se/ztoie.
9. Sire, devant ti sont tuit mi désir et toute moA
attendue ; et mou plour et gemîsseme/2t n'est mie de ti
pe a ti reponuz.
rcvengter — 16 /« deuxième Sires — 18 apparilliei — Le lecteur
■•1 •
^uet aivoir santeit devant ton corrous et ton indignation, et mi os
n'ont nulle paix pour lai grandour de mes pechtés. _ 4) Car mez
Uûquileit ont sormunteit mon çiûçf, et si coaune ijnz greviia et
ptsaoz faix font agreyes et pesant sur mi. rr Port^ suQt et
jtleniio de corrupiion lez vezelles de% plaies de mes poctiiés ppur lai
grandour de mai foUie. — 6) Et je suix mescfaans et cronches, et
4U)aim9 juaques aux baix ; toute jau^s m'en yoix dosant ft tris^ —
7) Car mi rains sont, tout ramplis de iUiston et de conffusion, ne mai
chair n'ait ^ulle santeit. -r- ^) Je suix a meschiez et troup humilieiz
et fouUeiz, je braioie pour lai dollour que je santoie en mon cuer.
— p) Sire, devant ti est mi tout mon désir, et mon gémissement et
sancteit en traduction de sanctitatem — 6 N, Vulg, : ingrediebar. —
PSAUME XXXVII. 113
10. Mou cuer est moult troubleiz en mi, force et vertuz
m^ait laissieit et me iault ; et li lumieire de mes yeulz,
ycelle meismes n'est mies avec mi.
1 1 . Mi propres ami/zs et mi prochiens meismes se sont
contre mi aprochieit et esteit mi contraires.
12. Et cilz qui deleiz mi soloient estrese sont tirieiz
arrieir de mi, et force et violence me faisoient ceux qui
mon arme et ma vie queroient.
13. Et qui enquerient et pourchessient mal sur mi, il
ont parleit et dit plusour yaniteiz.et fauceteiz contre mi;
et toute îour ont panceit. malice et fauceteîL
14. Et je comme sours ne les voloie escouteir ne ojrr;
et comme muek n^oyroi^ point ma bouche.
1 5 . E^t suis fais comme home que riens n'oyoit^ et qui en
sa bouche n'ai p^arolle pour lui revengieirnecontreargueir.
i6« Quar, Sjr^ je m'ais fieit en ti; tu m'escouteras,
Sire qui es mou Dieii,
trouvera aux Appendices d'autres variantes de ce psaume d* après H^,
mon plour n'est mie de ti ne a ti reponus. — 10^ Mon cuer est
monlt troobteiz, force et vertuz; si me fatilt et me laisse ; et H lu-
mière de mez yeulz, ycelle meismes û'est point avec mi. — îi) Mi
propre amin et mi prochien meîsme se iont contre mi aprochi^t et
esteit mi contraires; -« 12) Et cilz qui deleiz mi soloient estre se sont
tiriés airriére de mi, et force me falssient ceulz qui qtierieat mon
airme et nrai vie. — 1 3) Et qui enquerrient malz sur mi, il on*
pairieit et dit plusour vaniteit et fauceteît contre rai, et toute jour ont
panceit malice et mauvistiez. — 14) Et je, comme sours, ne !ez
voloie èscoQtâir ne oyr, et comme muelz n'ouvroie point ma bouche.
— 15) Et saix fais commes homs qui riens n'oioit, ec qui en
1} : laeditabaiitiir. — 19 N : eogitabo pro peccato mê9 — > la: ode-
• 8- • •
114 ^ PSAUTIBR DE METZ.
17. Quar j'ai dit : Onques mi anemins joie n'aient sur
mi ne de mi. Et quant il ont veut mes pieiz esmeuz et
trembleir de paour, ado/it haute/mement et grant choses
ont dit et parieit sur mi.
18. Et je suis aux flaelz et aux bateures tous appa-
riilieiz, et ma dolour et meschief m'est adès au devant et
en sovenance.
19. Et je annu/zœrai mon iniquiteit, et pencerai après
mon pechieit.
20. Et mi anemins vivent et sont confermeiz et
enforcieiz sur mi, et sunt mnltiplieiz qui m'ont hey mau-
vaisement.
21. Ceuiz qui rendent mal pour bien mesdisient et
parlie/zt de mi au perdarrieir, pour ceu que je ensuioie
bonteit.
22. Sire qui es mou Dieu, ne me weilles mie laissieir,
et ne te esioingnieir mies de mi.
suivies elles-mimes du texte intégral E.
sai bouche n'ait pairoUe pour lui revangeiz ne contreargueir. — 16s
Car, Sire^ je m'ai fiez en ti ; tu m'escouteraiz Sire, qui es mon
Dieu ; — 17) Quar j'ai diz : Onques n'aient mi anemins joie sur mi
ne de mi ; et quant il ont veut mes piez trambleir de pavour, etdont
grandement sur mi ont pairleit. — 18) Et je suix auz flaiel et baiture)
tous apparilliés, et mai dolour adès me vient au devant. — 19) Et je
anunceraiz mon iniquiteit et me desplarait mon pechiet. — 20) Mi
anemins vivent et sont enfermeiz et enforciez sur mi, et sunt mul-
tipliez qui m'ont hey mauvaisement. — 21) Ceulz qui rendent maub
pour bien mesdisent sur mi et de mi pour ceu que je ensuioie bon-
teit. — 22) Sire qui es mon Dieu, ne me weilles mie laissier, et ne
runt — 21 N : detrahebant.
PSAUME XXXVII. 115
2 3 . Enten a mon aide et a mi aidieir, Sire Dieux de
mon salut.
CI FBNIT LI SECONS NOCTURNE.
te esloingnier mie de mi. ~ 23) Atenz a mon ayde et a mi aidieir,
Sire Deu de mon salut.
Il6 LE PSAUTIER DE METZ.
CI APRÈS S*ENSUIT LI TIERS NOCTURNE.
XXXVIII
l'ai dit : Je warderai mes voies, que je ne faille
tet pèche en mon parleir et en ma laingue.
2. J'ai mis wairde a ma bouche, quant li homs pechour
et mauvais estoit encontre mi.
3. Je suis esmuiz et humilieiz, et me suis coisieiz et tai
des biens que je deusse dire; et ma dolour est en mi
renoveleîe.
4. Mou cuer c'est exaufeit et enflammeiz en mi, et en
ma penceie est li feux enflammeiz et enbrazeiz.
5 . J'ai parleit en ma laingue : Sire, fai moi cognoistre
ma fin ;
XXXVIII, Rubrique : ci pbnit li sbcons nocturne, ci ApRfts s'bnsuit
LI TIERS oou MARDI. — 2 wardc — 4 embraseiz — 6 jour — lo assem*
Ci encomence li tiers nocturne don Psaltiers,
XXXVIII. — i) J'ai dit: Je wairderais mez voies que je ne failient
et peiche per mai laingue.— 2) J'ai mis wairde ai mai bouche, quant
li pechour estoit encontre mi. — 3) Je me suixcoixiezet tai don bien,
et mai dollour est en mi renovelee. — 4) Mon cuer c'est eschaufeit
et enflameit en nfi, et ma pancee est li feu enflameiz et enbraiseit.
— 5) J'ai dit de mai langue : Sire, fai moi cognoistre mai un; — 6)
■— — T — ■-- I _ ■ ■ _ , ,m L . ^
XXXVIII. La miniature représente la flagellation de N. S, J. C. —
PSAUME XXXVIII. 117
6. Et quelz est li nombres de mes jours, a ceu que )e
saiche ceu qui me feult et combien que j'ai a vivre plus.
7. Vez cy tu ais mis mes jours en certain nombre et
sont tous mesureiz, et ma substance est comme niant
devant ti.
8. Toutevoie est ce toute vaniteit de tout home qui vit;
9. Toutevoie n'est li homs que umbre et ymaigie que
ne dure que un trespas : dont pour niant se troublet il .
10. Il iait trésor et assemblet avoir et richesse, et ne
sceit pour cui il les assemble.
11 . Et maintenant quelle est mon attendue et mon
espérance ? N'est ce mies Nostre Sires i Et ma substance est
avec ti.
12. De toutes mes iniquiteis tu me weilles delivreir,
et tu 'ais mmis en reproche au folz.
13. Je me sui tais et quoisieiz, et s'ais tu fait ; oste de
mi tes plaies.
14. De la force de ta main dont tu m'ais touchieit et
bie — II quele. ce manque ^^ 12 iniquité!, m'ai — 13 suis
Et quelz jest li nombre de mes jours, a ceu que je saiche ceu que plus
me fait. — 7) vez, tu ais mis mez jours en certain nombre et bien
conter lez puet on, et mai substance est comme niant devant ti. — 8)
Toute voie c'est toute vaniteit de toute home qui vit ; — 9) Et n'es
li homs que ymaige qui trespesse : dont por niant est il troubleiz. -^
10) Il fait trésor et assamblet aiivoir et rechesse, et ne sceit pour cui
il les assamble. — 1 1 Et mentenant quele est mon étendue et mon
espérance ? n'est ce mie Nostre Sire } et mai substance est avec ti.
<— 12) De toute mez iniquiteit tu me welles delivreiz, et tu m'ais
mis ou reprouche dou foulz. — • 13) Je me suix ten et coislez, et
s'ais tu faiz ; osteis de mi teiz plaies. — 14) Per lai force de mainz
4. Vu/g.: exardescet.— 10 : congregabit. — 15 : defeci.
I 1 8 LE PSAUTIER DE METZ.
corrigieit, je ddiaulz touz et suis mis a nia/zt ; et ais l'orne
corrigieit et aniantit pour son iniquiteit.
! S . Et ais fait alleir a niant et défaillir l'arme de 11
comme l'arigne ; dont pour niant et en vain se troublet et
courrouce tout home.
i6. Sire, oy et escoute mon orison et ma prieire, et a
tes oreilles ressoiz mes larmes.
17. Ne te weilles mie taire et quoisier, quar je suis uns
homs estrai/zges et pèlerins devant ti, si com ont esteit
tuit mi peires.
18. Relaisse moi et m'apairgne un poc pour mi re-
frechîr et reposeir avant que je m'a/i voisse, et jamais ne
serais plus.
XXXIX
n attandant j'ai Nostre Signour atte/zdut, et il
ait entendut a mi.
don m m'ais tochiez et courregié ; je deffalt tous et suix mis a niant, et
pour son iniquiteit tu ais Pome corrigiez et chaistoiez ; — 15) Et ai
fait alleir a niant comme une herigne Tairme de lui, dont por niant
et en vain se trouble et courouse tous home. — 16) Sire, oy et es-
coute mon orison et mai prieire, et a teis orelles ressois mes lairmes.
— 17) Ne te welle mie taire etcoisier, car je suix vmhoms estrainge
et pcllerins devant ti si come furent tuit mi ancienz peires. •— 18)
Relesse moi et m'aispairgne 1 poc pour mi refrechir avant que je
m'an voisse, et jamaix ne serais plus.
XXXIX. — I) En attendant j'ai Nostre Signour attendut, et il ait
PSAUME XXXIX. 119
2. Et ait mes prieires oyt et escouteit, et m'ait mis
fuer dou lac et de la fosse de mîseire et de meschief et
dou iimon d'ordure.
3 . Et ait mis mes pieis sus ferme pierre, et ait mes pas
et mes allées conduit et adrecieit.
4. Et ait mis en ma bouche un chant tout novei, chant
qui affiert a Nostre Signour.
5 . Maint et piusour vairont tout ceu et doubteront, et
se fieront et averont espera/ice en Nostre Signour.
6. Bieneureiz est li homs a cui Nostre Sires et li noms
de lui est toute sa fience, et n'ait mies pris warde ne
rewarddt aux vaniteiz dou monde ne a ses faulces force-
neries.
7. Sire, mai/ztes et plusours et gra/zt ais faites tes
merveilles; et a tes pencees il n'est nulz qui soit semblans
a tî.
8. J'ai a/znuncieit et parieit et dit : Il sont multiplieiz
senz nombre.
XXXIX. 3 condut — 9 m'ais — 10 adonc — 12 annundeit —
entendut a mi. — 3) Et ait mez prieires oy et escouteit, et m'ait mis
fuer don lac et de lai fosse de miscire et de meschiez et don limon
d'ordure. — 3) Et ait mis mez piez suz ferme piere, et ait mes pes
conduit et adresciez. — 4) Et ait mis en mai bouche unz chanz touz
novelz, chant qui affiert a Nostre Signour. — 5) Maint et plusôur
vairront tous ceu et doubteront, et espéreront et se fieront en Nostre
signour. — 6) Bieneureiz est li homs a cui li nonz de Nostre Signour
est toute sai fience, et n'ait mie rcwairdeit en vaniteit don monde et
a ces fauces fourcenerie. — 7) Sire, qui moult grande et plusours
ais faites tes mervetles, et a tes penseis n'est nul? qui soit semblant a
XXXIX, 6 M :* vani-niteiz — 1 1 HM, Vulg. : ut facerem — 12 M: an-
120 LE PSAUTIER DE METZ.
9. Sacrifice et offrande tu n'aies mie volu, et tu m'as
p^rfoit et donneit oreilles.
10. Sacrifice pour pechieit tu n'ais mie requis ne de-
mandeit, et adont j'ai dit : Vez cy je vien.
1 1 . En rarzcome/zcement et tout au ch^ef dou livre il
est escript de mi que j'ai fait ta volenteit: tu qui es mou
Dieu, je Tai volut et lou weil, et ta loy est en mei mou
cuer.
12. J'ai ta justice annu/icieit en grant eglize et co/ïgre-
gation et assembleie de gens ; et vez cy que je ne puis
retenir mes leffres, ne point ne lour deifenderai de ti
preschieir : Sire, tu lou sceiz.
1 3. Je n'ai mie reponut ne quaichieit ta justice en mon
cuer, mais ai dit et raconteit ta veriteit et ton salut.
1} racoteit.— 14 reponut — 18 aidier — 19 weillent — De ce psaume
ti. — 8) J'ai dit et anundez : U sont senz nombres multiplieiz. —
9) Sacrifice et ofrande tu n'ais voluz, et tu m'ais fait et donneit
orelles. — 10) Sacrifice pour péchiez tu n'ais point requis ne de-
mandeit, et aidonc j*ai diz : Vez cy, je vien, — ii) En
Tacomencement et tout au chiei don livre il est escript de mi
que faice tai volenteit ; tu qui es mon Dieu, je l'ai volu et lou welz,
et tai loi est en mei mon cu^r. — 1 2) J'ai anuncieiz tai justice en
grant esglixe et congrégation de gent ; et vecy je ne puis tenir meiz
leffres de ti proichiez : Sire, tu lou sceis biens, — 1 3) J'ai mie
rcponus ne quoichiez tai justice en mon cuer, j'ai dit et pairleit tai
viriteit et ton salut. —14) Je n'ai mie reponus ne quaichiez tai
nuncient ; Vulg. : scisti. — 13-14. Le copiste de M avait d'abord fait
ici un bourdon, confondant en un seul les deux versets 13 et 14 dont
le début est identique ; ainsi : Je n'ai mie reponu ne quaichieit ta
justice en mou cuer ne ta miséricorde, ne ta veriteit de maint. S'a»
percevant alors de son erreur^ il a exponctuè au trait rçuge ces quatre
lignes y et mis en accolade la notule : vacat.
PSAUME XXXIX. 121
14. Je n'ai mie reponu ne quaichieit ta miséricorde ne
ta veriteit en maint et plusours consoil.
I $ . Et tu, Sire, ne faire mie estre loing de mi tes mi-
serations ; ta miséricorde et ta veriteit m'ont adès ressut.
16. Quar maint et plusours maiz m'ont assigieit et
assaillit tout entor mi, dont il n'est nul nombre ; soupris
m'ont mes iniquiteiz, et je ne lou pooie veoir ne endureir.
17. Il sont asseiz plus multiplieiz que ne sont li che-
veulzde mou chief et de ma teste, et mou cuer m'ait lais-
sieit et m'est faillit.
18. Or te plaise, Sire, a mi delivreir ; Sire, a mi aidieir
weille rewardeir.
19. Il soient touz ensemble confunduz et deshonoreiz,
tuit cil qui quieirent l'arme de mi, et la me welent toUir
et osteir.
20. Il soient mis darrieir et deshonoreiz, tuit cil qui
mal me wellent.
2 1 . Tantost enportient lour confusion, qui me dient :
Bien ! bien te vat ! et ce moquent de mi.
les Appendices contiennent d'autres variantes d'après H**.
miséricorde et tai veriteit devant plusours et maint consoil. — 15)
Et tu, Sire, ne faire mie loing de mi tes miseratioiur ; tai miséricorde
et tai veriteit m'ont aideis ressus.— 16) Environneit et assaillit m'ont
plasourmalz; don il n'est nulz nombres; sourprins m'ont meiz iniqui-
teit, et ne lou poioie veiore. — 17) Il sont asseiz plus multipliez que
ne soie li chavioiz de mai teiste, et mon cuer m'est faillis. — 18) Or
te plaise, Sire, a mi delivreiz ; Sire, a mi aidier welle rewairdeir. —
19) Il soient tout enssenble confundus et deshonoreiz, cilz qui quie-
rent l'airme de mi et lai me welle tollir et osteir. — 20) Il soient
mis datrriere et deshonoreir, ceulz que malz me wellent. — 21)
Tantost enportient lour confusion, qui a mi dient : Bien, bien te vaitl
122 LE PSAUTIER DE METZ.
22. Et cil aient joie et liesce qui te quierent ; et di-
sient : Nostre Sires soit magnifieiz, tuit cil qui ai/zment
tou salut.
23. Et je suis me/zdians et poures, et Nostre Sires ait
cusanson de mi.
24. Sire, tu es mon aide et ma deiFense; tu, qui es mou
Dieu, ne weilies plus attendre ne targieir.
XL
lieneureiz est li homs qni entent et ait cusanson
dou disetoulz et dou poure, quar Nostre Sires
lou deiiverrait et warderait au jour mauvais et perillouz.
2. Nostre Sires lou weille wardeir et vivifieir, et lou
feice bieneureit en terre ; et ne le weille mie mettre etde-
livreir en la main de ses anemins.
}. NMfre Sire li soit en ayde et en confort on lit de
XL. I deliverait. perillous — 4 griefment — 5 non — 7 defuer
et se mocquent de mi. — 22) Et cilz aient joie et liesce qui te
quierent, et disent : Nostre Sire soit magnifieiz, tuit cilz qui ainmet
ton saluit. — 23) Et je suix mendians et poures, et Nostre Sire ait
cusanson de mi. — 24) Sire tu es mon ayde et mai deffence ; tu qui
es mon Dieu, n'attandre plus.
XL. — i) Bieneurelz est li homz qui enttent et ait cusanson don
disetouz et don pouvres, car Nostre Sire lou deliverait don très malz
jour. — 2) Nostre Sire lou welle wairdeir et vivifieit et lou faice
bieneureiz en terre, et ne bu mettent mie en lai mains de ces
anemis. — 3) Nostre Sire li soit en ayde et confort on lit de sai
malaidie; tu li ais tout son lit tornreit et verseit en sai
PSAUME XL. 193
sa doiour et de sa maladie ; tu li ais tout sou lit et sou gite
toumeit et verseit en sa maladie et en son enfermeteit.
4. J'ai dit : Sire, aies merci de mi ; wairi mon arme,
quar j'ai trop griesme/zt pechieit contre ti.
5 • Mi anemins ont parleit en mai sur mi : Quant muer-
rait il et périrait il ? et périrait sou nom ?
6. Et se il entroit ver mi pour mi veoir, il disoit des
vai/znes parolles; et sou cuer ait assembleit iniquiteit
contre lui.
7. Il issoit et alloit defueir, et parloit teilleme/it tou jour
en mesdisant.
8. En contre mi mesdisoient et murmuroient tuit mi
anemins; encontre mi pensoient mal et mauvistieiz sur mi.
9. ParoUe très mauvaise ont alleveit contre mi : Puet
il estre que cilz qui est endormis dou somme de la mort
poisse de mort a vie resusciteir ?
10. Et li homs en cui j'avoie ma paix et en cui |e me
•
— 10 trait — 14 ainsi. La répétition fiât fiât manque.
malaidie. — 4) J'ai dit : Sire, aies merci de mi ; wairiz mon arme
car )'a troup durement péchiez contre ti. — 5) My anemins ont,
pairleit en malz sur mi : Q^uant morrait il et et périrait son nom }
— 6) Et se il entroit ver mi pour mi rewairdeir, il disoit dez vainnes pa-
rolles ; et son cuer assambloit iniquiteit contre lui. — 7) Il alloit
defner, et pairioit tellemant en mesdisant. — 8) ' Encontre moi mes<
disoient et murmuroient tuit mi anemins, encontre moi pansoient
malz et malvistiez sur mi. — 9) Perrolles très malvaise ont alleveiz
contre mi: Puet il estre que cilz que cilz qui est mors se puisse
resusciteit? — 10) Et li homz en cui j'aivoie mai paix, en cui je
me fioie seurement, qui mainjoit mon pain avec mi a mai tauble
XL, 6 N, Vulg. : congregavit. — 10 : speravi.
124 ^^ PSAUTIER DE METZ.
fioie, qui mainjoit mou pain avec mi a ma tauble, m'ait
supplantait et trayt et éstendut sus mi sa trayson.
1 1 . Et tu, Sire, aies merci de mi et me weilles resus-
citeir et releveir : et je lou rétribuerai et renderai ceu
qu'i me font.
12. En ceu ai je cognu que tu m'as volut, quarmon
anemin n'avérait ja joie ne sou voloir de mi.
13. Et tu m'as ressut pour mon i/znocence et ma
sîmplesce, et m'as mis et confermeit a touz jour mais
devant ti.
14. Benoiz soit Nostre Sires, li Dieux de Israël, de siècle
en siècle. Ainsis soit il fait. Fiat^ fiât.
XLI
out ainsi com li cerf desirre et couvoite a venir
aulz fontennes des yawes : tout eijsi désire et
XLI. I le premier désire, le second a venir — 2 appairai — ' j m'ont
m'ait supplanteit et trayt et extendut sur mi sai trayson. — 1 1) Et
tu, Sire, aies merci de mi et me welles resusciteir et releveir, et je
lour renderai. — 12) A ceu a je cognuz que tu m'ais volut, car
mon anemin n'aiverait jai joie ne son voloir de mi. — 1 3) Et tu m'ais
ressut pour mon ynocence et mai simplece, et m'ais mis et confermeit
a tous jour maix devant tai faice. — 14) Benois soit Nostre Sire, li
Dieu d'Israhel, de siècle en siècle. Fiat, fiat,^ Ainsi soit il, ainsi soit il.
XLli — i) Si conme li cerf désire et covoite ai venir auz fontennes
des yawes vives, toute ensi désire et couvoite l'airme de mi a venir a
XLI, I . M avait d'abord covoite, qui a été barré A l'encre rouge. — 2.
PSAUME XLI. 125
couvoite l'arme de mi de venir a ti, Sires, qui es mou
Dieu.
2. Grant soif et désir ait mon arme de venir a Dieu qui
est fonte/me vive ; quant venrais je et appairrai devant la
feice de mou Dieu ?
3. Mes larmes m'on esteit pain et viande jour et
nuit, quant on m'aii dit chesque jour : Ou est tou Dieu ?
4. J'ai ses choses recordeiten mou cuer et ai mon arme
toute espa/idue, quar je passerai on lieu dou tabemaicle
mervilloux jusques a la maison de Dieu.
5 . En voix de joie et de confession est li sons de celui
qui mainjut.
6. Pour quoi es tu triste, arme de mi ? Pour quoi me
troubles tu?
7. Espeire et aies fience en Dieu, quar encor me con-
fesserai je a lui en dévote loenge, en disant : Tu es li sa-
lus de ma faice et de mon vis; tu es mou Dieu.
— 4 tabernacle — 6 U premier quoy — 8 remembrerai, de la p. —
ti, Sire qui es monz Dieu. — 2) Grand sois et désir ait mon airme de
Dieu qui est fontenne vive ; quant vanray je et aippairray devant lai
faice de mon Dieu ? — 3) Mes lairmes m'ont esteit painz et viande
jour et nuit, quant ont m'ait dit chesque jor : Ou est ton Dieu ? —
4) J'ai ces choses raicordeit eut monz cuer et a mon airme toute
espandue, car je pesserai en lieu don tabernaicle mervillouz jusques
a lai mason de Dieu. — 5) En voix de joie et de confession est li son
de celui qui maingut. — 6) Pour coi es tu triste, airme de mi ?
por quoy me trouble tu ? — 7) Espeire et aie fience en Dieu, quar
en toy me confesseray je a lui et lou loieray en disant : Tu es li
saluit de mai faice, tu es mon Dieu. — 8) A mi meismes est mon
airme troublée, por ceu me remanbrai en souvenant de ti dès lai
Vulg, : ad Deum fortem vivum. — 3 : dum dicitur. — 8 N : memor
126 LE PSAUTIER DE METZ.
8. A mi meismes est mon arme troublée ; pour ceu me
remembrerai je en sovenant de ti dès la terre de Jordain
et de Hermoniim, dès la petite montai/zgne.
9. Li uns abysme appelle et huche Faultre abysme, en
la voix de tes overtures et fenestres.
10. Toutes tes haultesses et tuit ti flos ont passeit per
dessus mi.
1 1 j De jour ait mandeit Nostre Sires sa miséricorde, et
de nuit sou chant et sa loe/zge.
1 2. En mi et per dever mi est li orison au Dieu de ma
vie ; je dirai a Dieu : Tu es mou refuge et cilz qai tou
jour me ressoiz.
I }. Pour quoi dont m'as tu oblieit? Pour quoi suis je
si triste, quant mon anemin me tourmente et me do/me a
souffrir ?
14. Quant mi os sunt confroissieiz et on plus fort de
13 quoy. quoy — 14 adonc. soufrïr — D'autres variantes de ce
terre de Jordainz et de Hermoniim, dès lai petite montaingnez. ^ 9)
Li uns abyme appelle et huche l'autre abysme, en lai voix de ces
overtures et fenestres. — 10) Toutes tes haultesses, tuit ti fluveoot
pesseit per desus mi. — 1 1 ) De jour ait mandeit Nostre Sire sai
miséricorde, et de nuit son chant et sai ioenge. — 12) En mi est li
orison auz Dieu de mai vie ; je dirai a Dieu : Tu es mon refuge et cilz
qui tous jours me ressois. — i }) Pour quoi m'ais tu dont oblieiz ?
pour quoi suix je si triste, quant mon anemins me tormente et
donnent ai souffrir ? — 14) Quant mi os sunt conffroixiez et on plus
fort de mon meschief, aidont me reprueve et reproche mis anemios
ero. — 9 N: tuarum. — 14 : exprobraverunt. — 15-16 M : P^^
inadvertance du rubricateur, la lettre initiale de ces deux versets sue-
cessifs est de couleur rouge, sans alternance de bleu.
PSAUMES XLI, XLII. 127
mou meschief,adont me repruevent et reprochent mi ane-
mins qui tant de mal me font souffrir;
1 5 . Quant il me dient chesques jour : Ou est tou Dieu ?
Arme de mi, pour quoi es tu triste ? et pour quoi me
troubles tu ?
i6. Espeire et aies fience en Dieu, quar encor me. con-
fesserais je a li et lou loerai, en disant: Tu es li salus de
ma faice et de mou vis, tu es mou Dieu.
XLII
'tu, Dieux, juge moi et enten ma cause contre
la gent non saincte et senz pitieit, et dou mau-
vais home et decevour me weilles deffendre et delivreir ;
2 . Quar tu es toute ma force : pour quoi m'as tu des-
pitieit et bouteit arrier de ti ? pour quoi m'en voiz je de ti
tristes et dolans, quant mon anemin me donne tant a
souffrir ?
psaume sont relevées aux Appendices y d'après H**.
qui tant de malz me font souffrir ; — 15) Quant il me dient chesque
jour : Ou est ton Dieu ? Airme de mi, pour quoy es tu triste et por
quoi me trouble tu ? — 16) Espeire et aie fience en Dieu, quar
encor me confesserai a lui et lou loierais en disant : Tu est li saluit
de mai faice, tu es mon Dieu.
XLII. — i) OtU) Dieu, juge moi et entten mai cause contre lai gent
nom saincte et sen pitiet, et dou mauvais home et decevour me welIe
deffendre et delivreir. — 2) Quar tu es toute mai force ; pour quoi
me boute tu airriere de ti? pour quoi m'en vois je de ti triste et doUant,
quant mon anemins me donne tant ai sotfrir ? — Anvoie a mi tai
128 LE PSAUTIER DE METZ.
3. Envoie a mi ta lumieire et ta veriteit, quar elles
m'o/zt moneit et amoneit en ta saincte montaigne et en
tes tabemaicles.
4. Et je irai et entrerai a Pautel Dieu, a Dieu qui leti-
ficie et fsiit joieuse ma jo vente.
5 . Je te confesserai et loerai en cythoUe, tu, Dieux qui
es mou Dieu. Pour quoi es tu triste? et pour quoi me
troubles tu ?
6. Espeire et aies fience en Dieu, quar encor lou con-
fesserai je et lou. loerai, en disant : Tu es li salus de ma
faice et de mou vis, tu es mou Dieu.
XLÏIÏ
tu. Dieux, nous avons oyt de nos oreilles ; et
nos peires lou nous ont a/znu/icieit,
XLII. 6 Espère — D'autres variantes de ce psaume sont relevées
aux Appendices d'après Hv,
lumière et tai veriteit, car elle moneit et amoneit en tai saincte moD-
tengne et en testabernaicles..i-4) Et je irai et entrerai ai TaultezOîeu,
a Dieu qui letifie et fait joieuse mai jovente. — 5) Je te confesseraiz
et loieray en cythoile, tu, Dieu qui es mon mon Dieu. Airme de mi,
pour quoi es tu triste ? et pour quoi me trouble tu? — 6) Espeire et
aie fience en Dieu, quar encor lou confesseraiz je et lou loierai en di-
sant : Tu es li saluit de mai faice, tu es mon Dieu.
XLIII. -— i) tu, Dieu, nous avons oy de nos orelie, et nos peires
XUI, s HM: La traduction des mots Anima mea manque.
PSAUME XLIII. 1219
2 L'ouvraige et lou fait que tu ais ouvreit et fait adont
quant il vivoient en iour jour, et ens anciens jours.
3. Ta mai/2 perdit et mit a niant tant de gent, tu
les ais planteiz ; et ais tourme/zteiz les pueples, et les ais
dechessieiz.
4. No/zmie en Iour glaive ne en Iour force et proesce,
il ont laterre acquis et possideit ; ne la force de Iour bras
ne les ait mies sauveit ;
$ . Mais ta dextre et tou bras et li lumieire et clairteit
de ta joieuse pr^ence ; quar il plaisoient et estoient gra-
cioulz a ti.
6. Tu es cilz qui es mou Roy et mou Dieu, qui mandes
salus a Jacob.
7. En toi nous vennerons et dechescerons nous ane-
rains ; et en tou nom nous despiterons touz ceulz qui
nous assaillent et courrent sus.
XLIII. 2 as — 4 proesse — 5 Maix. de en place du premier et. ctartei .
lou nous ont anundeit^ — 2) L'ouvraige et lou fait que tu ais ouvreiz
et fait adont quant il vivoient en lour jour et en ancienz jours. — 3)
Taiz main perdit et mit a niant tant de gent, et leiz plantaiz ; tu
tormentais leis peuples et lez deschassais. — 4) Non mie en lour
glaive ne en lour force et proescc il ont lai terre acquis et possidez,
ne lai force de lour brais ne leiz ait mie sauveit ; — 5) Maiz tai
dextre et ton brais et li lumière et clairteit de tai présence : car il
plaisoient et estoient plaisant a ti. — 6) Tu es cilz qui es mon roy et
mon Dieu, qui mandes salus a Jacob. -^ 7) En toi nos anemins nos
vannerons et deschauserons, et en ton nom nos despiteront tous ceulz
qui nous corrent sus. — 8) Je ne m*aifierai mie en mon airch, et
XLIII, 5, Vulg. : quoniam complacuistiin eis. — 7 N: spernemus.
9
i;0 LE PSAUTIER DE METZ.
8. Je ne me affierai mie en mon arch; et mou glaive ne
me sauverait jai.
9. Tu es cilz qui nous ais sauveit de ceulz qui nous
ont foUeit et tourmenteit ; et ais confondut touz ceulz qui
nous ont heyt.
10. En nostre Dieu nous serons loeiz toute jour, et
en tou nom nou5 nous confesserons a ti a tou jour mais.
1 1 . Et maintenant tu nous ais bouteiz arrieir et
dechassieiz de ti et confondus ; et tu n'yrais point ne ne
venrais point en nos vertus.
12. Tu nous ais fait tourneir lou dos a nos anemins;
et ceulz qui nous heyoient nous ont dissipeiz et pris.
I } . Tu nous ais donneiz et mis comme berbis, pour
estre meingieiz et devoreiz ; et entre les gens tu nous ais
respandut et depertit.
14. Tu ais tou pueple vendut pour niant et senz nul
joiouse — 9 confundut. heit — i o loez — 1 1 bouteis — 28 non
mon glaive ne me sauverai jai. — 9) Tu es dlz qui nos ait sauvds
de ceulz qui nos ont foulleiz et tourmenteit, et ais confondut tous
ceulz qui nous ont hey. .^ 10) En nostre Dieu nos serons loiez toute
jour, et en ton nom non confesseronz a ti a tous jour maiz. ^ 11)
Et mentenant tu nos bouteit arrière et dechaissieir de ti et confondus,
et tu ne vanrais point en nos vertus. — 12) Tu nous aiz faiz tour-
neit lou dos a nos anemin, et ceulz qui nous heioient nous ont dissi-
pât et pris. — 13) Tu nous aiz donneiz si con berbix pour estre
mengieis et devoureiz, et en gens tu nos respandus et depertit. —
14) Tu ais ton pueples vanduit et pour niant et senz nulz pris, et
n'ait mie mis grant somme quant tu ieiz ais vanduit et delivreiz.
— i() Tu nos ais mis en reproche de nous vosins, mocquerie et
-« 9 : M avait d'abord mis ays ; Vulg, : affligentibus. odientes. —
PSAUME XLllI. 131
pris ; et n'ais mie mis grant somme quant tu les ais ven-
duz et delivreiz.
1 5 . Tu nous ais mis en reproche de nos voisins', mo-
kerie et dérision a touz ceulz qui en tour nous demorent.
1 6. Tu nous ais mis en proverbes et en semblence a
toutes gens ; et en hocheme/zt et croUement de teste en
touz pueples.
1 7. Toute jour est ma confusion sur mi et contre
rai ; et li honte et confusion de mou visaige me cuevret
et me fait quaichieir et covrir.
18. De la voix de celui qui me reproche, et au de-
vant de mon anemin et de celui qui me persécute.
1 9. Toutes ses choses sont sur nous venues ; et non
pourquant nous ne t'avons point oblieit ne déspitieit,
et n'avons mies mauvaisement fait ne ovreit coiltre ta
loy et en ton testament.
20. Et nostre cuer n'est mies alleiz darrieir : et tu ais
declineit nos sentiers de ta voie.
derisionz ai tous ceulz qui entour nos demouret. — 10) Tu nos ais
mis en proverbe et en mocqueries a toute gens, et en hachement et
en croillement de teiste en tous puiples. — 17) Toute jour est mai
confusion sur mi et contre mi ; etli honte et confusion de mon visaige
me cuevre et me fait quaichier, — 18) De lai voix de celui qui me
reproiche, et devant mon anemis qui persécute. - 19) Toutes cez
choses sont sur nous venues, et toute voie point ne t'aivons oblieiz ne
despitiet, et n'aivons mie fait malvistiet en tai loy ne contre ton tes-
tament. -— 20) Et nostre cuer n'est mie alleiz derrière, et tu ais dedi.
neit nous sent de tai voie. '- 21) Et tu nous ais humilieiz on lieu
d'affliction, et li umbre de mort nos ait covert. -^ 22) Se nos avons
j I : manque la traduction de Deus au second membre du verset. —
12 : oderunt. diripiebant. — 17 : coopérait.
132 LE PSAUTIER DE METZ.
21. Et tu nous ais humilieiz on lieu d'affliction, et li
umbre de mort nous ait covert et acouvateit.
22. Se nous avons oblieit lou nom de nostre Dieu, et
se nous avons espandues nos mains a estrai/zges dieux
ne a aultre que a ti ;
2 j . Ne requeirrait mies Dieu et sai verait se c'est voir
de tout ceu cy ? quar il cognoit touz les secreiz dou
cuer.
24. Quar pour ti, Sire, toute jour nous sommes mor-
tifieiz et foUeiz, et sommes reputeiz comme berbis pour
mettre a mort.
2 5 . Dresse toi, Sire, et te lieve ! Pour quoi es tu si
endormis ? Dresse toi et ne nous deschesse mie dou tout
a la fin.
26. Pour quoi destoumes tu ta faice de nous? Tu
oblies nos poureteis, diseittes et tribulations ?
27. Quar nostre arme est humiliée et abatue jusques
a la poucieire de la terre, et nostre ventre est glueîz a la
terre.
oblieit lou nom de nostre Dieu, et se nous aivons espandues nous
mainz ai dieu estrenge ne a aultre dieu qu'ai ti ; — 2 3) Ne requer-
rait mie Dieu et sauverait ceu ci ? car il cognoit tous leiz secreiz dou
cuer. — 24) Car pour ti toute jour nous sommes mortifiei et folleiz,
et sommes reputeis comme berbix pour mettre a mort. — 2j)
Dresce toi, Sire, et te lieve ; pour quoi es tu si endormis ? dresse toi
et ne nos dechaisse mie a lai. fin. — 26) Pour coi destourne tu ta!
faice de nos ? tu oblie nos disete et pouvreteit, et nous tribulationz
et meschief ? — 27) Car jusques a lai pouciere de terre Tairme de
nous -est abaitue et humiliée, et nostre vantre est glueiz a lai terre.
— 28) sire, lieve toi et nos aide ; raichete nos pour Pamour de tonz
nom.
PSAUMES XLÏII, XLIV. I35
28. Sire, lieve toi et nous aide ; racheté nous pour
Tamour de ton nom.
XLIV
i cuer de mi ait routeit et dit et parieit un
Iboin mot : Je dis et dirai mes euvres et mes fais
au Roy.
2. Ma laingue est comme une penne d'un escrivein, qui
bien tost et apertement escript.
^ Tu es de très belle et plaisant forme sur touz les fil
des homes et lou plus bel de touz; graice est espandue
en tes lefïres : pour ceu t'ait Dieu bénit a touz jour
mais.
4. Sois cinct de ton espeie sus ta koisse, comme vigo-
roulz très poissanment.
5 . En ta gloire et en ta beaulteit enten saigeme/it ; et
vai et règne seurement et en bonne prosperiteit,
XLIV. 3 tre — 5 biaulieit — 8 tous j. — 9 /^ premier Dieu manque
XLIV. — I ) Li cuer de mis ait mis fuer unz boinz mot : Je dis "
meiz euvres et meiz faiz auz Roy. — 2) Mai laingue est come plume
et une penne d'um boinz escrivainz qui hastivement et tost escript. —
3) Tu es de belle et plausant forme sur tous leiz filz des homes ;
graices est espandues en teilz leflfres ; pour ceu t'ait Deux beniz a
tous jour maix. — 4) Cinct ton espees sus tai quoisse, comme vigue-
roulz très poissanment. — 5) En tai gloire et en tai bialteilz enten, et
vaiz et règne seurement et en prosperiteit, — 6) Pour veriteit et
debonaireteit et justice ; et mervillousement te moinrait et conduirait
134 ^^ PSAUTIER DE METZ.
6. Pour veriteit, debonnaireteit et justice; et mervil-
lousement te moi/zrait et conduirait ta dextre.
7. Tes saiettes sont aguees, li puepies chairont desouz
ti, en cuer des anemins dou Roy.
8. Sire Dieux, tou throne et tou sieige est de siècle en
siècle jusques a touz jour ; et verge de justice et equiteit
est li verge de ton royaulme.
9. Tu ais aimeit justice et ais heyt iniquiteit : pour ceu
t'ait Dieu oinct, cilz qui est ton Dieu, de Poile de liesce
devant et plus que touz ceulz qui sont de ta sorte et de ta
compaignie.
10. Mirre, et goutte de gome preciouse et cassie très
odorant de tes robes et vestiment odorent des maisons
d'yvoire, des quelles t'ont delitieit et servi les filles des
roys a ta grant honour.
11. Et li Royne ait esteit a ta dextre en vestement
— 10 vestement. queilles. delicieit — 11 vestiment — 12 obli —
tai dextre. — 7) Tes saiettes sont aguees, li puepies chairront
desous ti, on cuer des anemis don rois. — 8) tu Dieu, ton siège et
throne est de siècle en siècle a tous jour maix, et verge de justice
et equiteit est li verge de ton roialme. — 9) Tu ais ameit justice et
lais hey iniquiteit ; pour ceu t'ait Deux oinct, qui est ton Dieu, de
t^oille de liesce devant tous ceulz qui estient avec ti et ti compai-
gnons de tai sorte. — 10) Mirre et goûte de gome preciouse et casie
rés odorant de teiz et vestiment odorent dez maisons d'yvoirc, des
quelles t'ont delitieit et serviz lez filles dez rois a tai très grand ho-
nour. — II) Et li Royne ait esteit a tai dextre en vestement dorreiz
et precioulz, environnée de diverse richesse. — 12) Escoute, fille, et
vol, et encline ton orelle, et oblie ton peuple et lai maison de ton
XLIV/9. Vulg.: odisti. — 19 : memores erunt.
PSAUME XLIV. IJ5
doreiz et preciouiz, environnée et revestie de diverses ri-
chesses.
12. Escoute, fille, et voi, et encline ton oreille ; etobW
ton pueple et la maison de ton peire.
1 3 . Et li Roys convoiterait ta biaulteit, quar il est ton
Sire et ton Dieu ; et tuit lou venront aoreir.
14. Et les filles dou pueple de Tyri en dons et en pre
se/2s prieront ta faice et ton viaire, tuit Ji riche dou
pueple.
1 5 . Toute la gloire est de la fille dou Roy au per-
dedens, des orfroiz et franges d'or environnée et parée de
diverses richesses.
16. Au Roy seront amoneies vierges et pucelles après
li, et ses prochiennes et aimies te seront amoneies et ap-
portées.
17. Elles seront offertes en liesce et en grant joie, et
seront amonees on temple dou Roy.
18. En lieu des peires, enfans et fil sont neiz a ti ; tu
les constituerais et ferais pri/zces et govemour sus toute
terre.
H ui — 18 gouvernour — 20 cofesseront
peire ; — 13) Et convoiterait tai biaulteit, car il est tonz Signour et
ton Dieu; et tuit lou venront aoureir. — 14) Et les filles don pueple,
de Tyri en dons et en présent prieront tai faice et ton viaires
tuit li riches don pueuples. — 1 5) Toute la gloire d'icelui de lai fille
donz Rois au per dedens est deiz orphrois et franges d'or environnées
de diverse vaneteilz et riche. — 1 6) Auz Rois seront amonees virges
et pucelles aiprès li, et cez prochiennes et amies te seront apportées et
monecs. — 17) Elles seront offertes en liesce et en grant joie, et
seront amenée on temple don Roy. — 18) En lieu et pour lez peires
1^6 LE PSAUTIER DE METZ.
19. Sire, je me reme/ibrerai de ton nom, de généra-
tion en génération et a tou jour.
20. Pour ceu se confesseront a ti li pueples a tou jour,
de siècle en siècle.
XLV
f tu, qui es nostre Dieux, tu nous es refuge et force,
et nostre aidour et adjutour en toutes les tribu-
lations que trop nou5 ont trouveies et assaillies.
2. Pour ceu jaine doubteronsne n'avérons paour quant
li terre serait troubleie, et seront les montai/zgnes trans-
lateies on cuer de la meir.
3. Sonneit et bruit ont moneit, et troublées ont esteit
les yawes de yceulz ; et troublées ont esteit les raontain-
gnes, en sa poissa/zce et en sa force.
4. Li fors cours dou flueve donne liesce a la citait de
Dieu, et li Très Haulz ait son tabemaicle sainctifieit.
anffans et filz te son neiz, tu leiz constituerais et ferais princes et
governoulz sur totes terre. — 1 9) Sire, je me remanbrerai de ton
nonz, de génération en génération a tous jourroaix. — 20) Pour ceu
a ti se confesseront li peuples a tous jour et en siècle don siècle.
XLV. — 1 ) tu, qui es nostre Dieu, tu nous es refuge et force, et
nostre aidour en toutes leiz tribulations que troup nous ont assaillit.
— 2) Pour ceu n'aivrons jai paour ne doubtance quant li terre serait
troublée, et seront leiz montengne translatée on cuer de lai meir. —
;) Sonneit et bruit et troublée ont esteit lez yauves d'yceulz, trou-
bleis ont esteit lez montengnes en sai poissance et sai grant force.
— 4) Li fors cours don fluve done liesce a lai citeit de Dieu, et H
Tris Hault ait sanctifieit son tabemaicle. — 5) Deux, qui est en mci
PSAUME XLV. 137
5. Dieux, qui est en mei lieu de li, ne serait point es-
meuz ; Dieux li aiderait au matin au point dou jour.
6. Li gens se sont troubleiz, et en déclin vont et sont
li royaulme : il ait sa voix donneie et son cri, et li terre
est toute meute.
7. Li Sires des vertus est avec nous ; li Dieux de Jacob
est nostre recevour et refuge.
8. Veneiz et voîeiz les euvres de Nostre Signour, les
signes mervilloulz et les miraicles qu'il ait fait et mis sus
terre, qui oste les batailles jusques a fin de la terre.
9. Il destruirait tout arch, et briserait et froisserait les
armes, et les escuz arderait et brûlerait en feu.
10. Cesseiz et rewardeiz, quar je suis Dieux ; je serai
essaucieiz et esleveiz en gens, et essaucieiz et esleveiz en
terre.
1 1 . Li Sires des vertus est avec nous; li Dieux de Jacob
est nostre recevour et refuge.
XLV. 4 tabernacle, sanctifieit — 8 a la f. — 9 arch manque, escus
— 10 essauciez
lieu de li, ne serait point esmeus ; Deux H aiderait auz maitin au point
don jour.— 6) Li gens se sont troubleiz, et en déclin sont li roialme :
il ait donneit sai voix et son cri, et li terre est toute meute. — 7) Li
Sires des est avec nous ; li Dieu de Jacob est nostre recevour et
refuge. — 8) Veneiz et voieiz lez euvres de Nostre Signour, lez signe
mervilloux et miraicles qu'il ait mis et faiz sur terre, qui oste leiz
baitailles jusquaiz a lai fin de terre. — 9) Il destruirait tout arc, et
briserait et frouserait les airmes, et leis escul il airderait et brûlerait
en feu. — 10) Cesseiz et voieiz, car je suix Dieux; je serais essal-
cieir et esleveiz en gens, et essaucieit et esleveit en terre. — 11) Li
Sires dez vertus est avec nos ; li Dieux de Jacob est nostre recevour
et refuge.
I j8 LE PSAUTIER DE METZ.
XLVI
vous, toutes gens, joi/zgneiz vos mains en-
semble per grant liesce, en Dieu loant ; jubileiz
et chanteiz a Dieu en voix de loange joieuse.
2. Quar Nostre Sires li Très Haulz est très espoantauble
et dignes d'estre doubteiz, et roys très grans sur toute
terre.
3 . Il ait les pueples mis desous nous en nostre subjec-
tion, et les gens desous nos pieiz.
4. Il ait a nous eslut et do/zneit son heritaige : la biaul-
teit de Jacob qu'il ait aimeit.
5. Dieux ait monteit en hault joieuseme/2t,et Nostre Sire
en voix de busine et de trompe.
6. Chanteiz a nostre Dieux, chanteiz ; chanteiz a nostre
Roy, chanteiz;
XLVI. I joingniez. loenge
XLYI. — i) VOS, toutes gens, joindeiz leiz mainz ensamble,
en loiant Dieux ; jubileiz et chanteiz a Dieux en voix de loiange
joiouse. — 2) Car Nostre Sire li Très Hault est tréz espoantauble et
digne d'estre doubteit, et rois très granz suz toute terre. — 3) Il ait
leiz puiples mis desous nous subgis a nous, et les genz desous nous
pieiz. — 4) Il ait a nous eslut et donneit son heritaige, lai biaulteit
de Jacob qu'il ait ameit. — 5) Deux ait monteit en hault joieusement,
et Nostre Sire en voix de busine et de trompe. — 6) Chanteiz a
nostre Dieux, chantdz ; chanteiz a nostre Roy, chanteiz ; — 7) Car
Dieu est roy de toute terre : chanteit dont bien saigcment. — 8)
PSAUMES XLVI, XLVII. I 39
7. Quar Dieux est roys de toute terre : chanteiz dont
bien saigement.
8. Nostre Sires régnerait sus toutes gens ; Dieux sieit
sus sou sainct sieige.
9. Li princes des pueples se sont assembleiz avec lou
Dieu d'Abraham, quar li dieux fors de terre se sont trop
esleveiz et sont trop orguilloulz.
XLVII
irans est Nostre Sires et très dignes de estre loeiz,
>en la citeit de nostre Dieu, en sa saincte mon-
taingne.
2. Il est fondeiz en la joie de toute terre, li mon
tai/zgne de Syon : li costeiz d'aquilon, li citeiz dou gra/zt
Roy.
3 . Dieux en ses maisons serait cognus, quant il la rece-
verait.
XLVII. I d'estre — 2 la citeit— 5 ont en place de ait — 6 efenteir
Nostre Sire régnerait sus toute gens -, Dieu sieit suz son sainct
siège. — 9) Li princes dez puiple se sont assambleiz avec lou Dieu
d'Abraham, car li dieux fors de terre se sont troup a alleveis,
XLVII. — i) Grant est Nostre Sire et très digne d'estre loiez en
lai citeit de nostre Dieu, en sai saincte montengnes. — 2) Il est fun-
deit en lai joie de toute terre, li montengne de Syon, li cousteiz
d'aquillon, li citeit don granz Roy. — 3) Deus en ceîz maisons serais
cognus, quant il lai receverait. — 4) Car vecy que li rois de terre
Ï40 LE PSAUTIER DE METZ.
4. Quar vez cy que li roys de terre se sont assembleiz
et mis ensemble ;
j . Li quelz, quant il ont ensi veut ceu ci, il se sont
mervillieiz, et ont esteiz troubleiz et meuz ; et paour les
aitsorpris.
6. La ont esteit dolour telz comme de femme qui tra-
vaille d'enfenteir ; en très fort esperit il ait confroissieit
et destruit les neif de Tharse.
7. Ainsi com nous avons oyt, ansi avons nous veut en
la citeit dou Signour des vertus, en la citeit de nostre
Dieu : Dieux Tait fondeie a tou jour mais.
8. Très doulz Dieux, nous avons ressut ta grant misé-
ricorde en mey tou temple.
9. Selo/zc ton nom, doulz Dieux, ensi est -ta loenge
jusques au darrie/znes fins et parties de la terre ;
Gharse — 8 mei — i ^ distribueiz — 14 /e second tous
se sont assembleiz et mis ensamble ; — 5) Et yceulz, quant il ont
ainsi veu ce ci, il se sont mervillieiz, et ont esteit troubleiz et meui ;
et pavour leiz ait soupris. ^ 6) Lai ont estez dollour telz comme
famme qui enfante ; en très fort esperilz il conffrossieit et destruit
leiz neif de Tarse. — 7) Ainsi comme nos avons oyt, ainsi avons nous
veu en lai citeit don Signour dez vertuz, en lai citeit de nostre Dieu;
Deux Tai fundeit a tous jour maix. — 8) Très doulz Dieu, nous avons
ressus tai grant miséricorde en mey lieu de ton temple. — 9) Selonc
tonz nous, dou Dieux, ainsi est tai loienge jusques auz dairrienne fini
XLVII, 6. Vulg.: confères. — 9-10 Les deux versets devraient ne
compter que pour un (9). Cette coupe défectueuse se retrouve dans nos
trois mss, ; elle est donc indépendante de Vun quelconque des trois,
et remonte à un original commun. Le copiste de N, rencontrant après
les mots finz de terre le caractère distinctif d'un nouveau verset, a
transcrit naturellement le début latin du verset suivant immédiatement
celui qu'il venait de copier ; de sorte que les mots Laetetur mons se
trouvent répétés en tête de nos versets 10 et 11.
PSAUMES XLVII, XLVIII, I4I
10. De justice est toute remplie ta dextre.
1 1 . Or ait liesce li mo/ztai/zgne de Syon, et aient joie
les filles de Juerie, Sire, pour tes jugemens.
12. Enviro/zneiz Syon et vous assembleiz entour lui, et
Tembracieiz ; et lou raconteiz en ses tours.
13. Meteiz vos cuers en rewardeit sa vertu et sa
force ; et distribueis et nombreis ses maisons, pour annun-
cieir et racontein a ceulz qui après vous venront,a l'autre
génération.
14. Quar il est Dieux et nostre Dieux a tout jour et
de siècle en siècle ; il nous govemerait a touz jour mais.
XLVIII
fscouteiz et oyeis, toutes gens, ceu que je vouz
weil dire et raconteir; et de vos oreilles
aperceveiz, vous tous qui habiteiz on monde ;
de terre. — 10) De justice est toute ramplie tai dextre. — 11)
Or ait liesce li montengne de Syon, et joie leiz filles de Juerie,
sire, pour tes jugement. — 12) Environneiz Syon et alleiz en-
tour li, et raiconteis en cez tours. — 13) Metais vous cuer en rewair-
deis sai vertus et sai force ; et conteiz et nombreis ses maisons, pour
raconteir et noncieir a ceulz qui après vous venront, a aultres
generationz. — 14) Car il est Dieu ai nostre Dieu a tous jour et de
siècle en siècle, il nos governerait a tous jour maix.
XLVIII. — i) Escouteis et oyeis, toutes gens, ceu que je vous welz
dire et raiconteir; et aperceveiz de vous orelles, vous tous qui habi-
142 LE PSAUTIER DE METZ.
2. Tuit cil qui habiteiz sus terre ettuit li fil des homes,
tuit ensemble, riches et poures.
3 . Ma bouche dirait sapience et parlerait saigement,
et li pencee de mou cuer serait prudence.
4. J'enclinerai a parabole et a proverbe mon oreille,
et je declairera et ovrerai en psalterion toute mon en-
tention et ma proposition.
5 . Pour quoi doubterai je on mal et mauvais jour ? li
iniquiteit de mon talon m'enviro/znerait.
6. Qui se fient en lour vertu et en lour force, et en la
multitude et grandour de lour richesses se fient et glori-
fient.
7. Li freires ne rachèterait mies sou freire, home rachè-
terait ; et ne donrait mie a Dieu pour avoir paix et don
il soit apaisieiz a li,
8. Et lou prix de son arme ; et labourrait a ton jours,
et viverait encor a la fin.
XLVIII. I le premier vous — 2 cilz — 4 declairerai. ouvrerai
tcis on monde ; — 2) Tuit cilz qui habiteiz en terre et tuit li anffanz
dez homes, tuit emsamble, et riche et poures. — 3) Mai bouche
dirait sapience et pairlerait saigement, et li penceie de mon cuer serait
prudence. — 4) J*enclineraiz a parabolle mon orelle, et je ovrerai et
declairarai en psalterion mai propositions et mon eniention. — j)
Pour quoi doubterai je auz mauvais jour ? li iniquiteit de mon talon
m'environnerait. — 6) Qui se fient en lour vertus et en la grandour
de lour richesses se glorifient. — 7) Li freire ne raicheterait mie son
frere, home raicheterait ; et ne donrait mie a Dieu sai propiciationz,
— 8) Et lou pris de son airme ; et labourrait a touz jour, et viverait
- - ■ - , ■ . ' ■
XLVIII, 7 Vulg. : redimit. redimet. — 12 et 21 : comparatus est.
PSAUME XLVIII. 143
9. Il ne vairait jai. mort, quant il vairait morir les
saiges ; tout ensemble folz et sos periro/zt et iront a niant,
10. Et laisseront a estrainges lour richesses ; et lour
sépulcre seront lour maison a touz jour.
1 1 . Lour tabemaicle iront de lignie en lignie, et en
lour terre ont lour noms appelleit.
1 2 . Et home, quant il estoit en sou grant honour, ne
c^est volut cognoistre ne entendre ; il s'est compareiz auz
jume/zs et aux bestes;mues, et ait esteit semblans a eulz.
1 3 . -Et vez ci la voie de lour folie qui lour est a es-
candre et a perdition ; et en lour bouche il penront lour
plaisance.
1 4. Ensi com berbis en enfeir sont mis et bouteiz : li
mors les maingerait.
15. Et li juste averont signorie sus eulz au matin, et
lour ayde serait en enfeir envieillie après lour gloire.
6 — de en place du troisième et — 1 as . tous — 1 1 tabernacle —
encour a lai fin. — 9) Il ne varrait jai mort, quant il verrait morir
les saiges ; tout emsamble sos et folz périront, — 10) Et laisseront
a strenge lour richesses ; et lour sepulchre seront lor maisons ai
tous jour maix. — 11) Lou tabemaicle irait de lignie en lignie, et en
leur terre ont lour noms aippelleit. — 12) Et home, quant il estoit
en son grant honour, ne s'ai voluz cognoistre ne entendre ; il s*est
conpaireiz auz jumens qui sont sen raisons, et ait esteit samblant ai
eulz . — 1 3) Et vecy lour voie de lour folie qui lor est a eschandre
et en lour bouche penront il lour plaisance. — 14) Sire, com berbix,en
enfer sont mis et bouteit ; li mors lez mengerait, — 1 5) Et li justes
— 1^ au ms, eschandre, mais le h semble être expônctui ; d*ailuurs
on lit escandre sans h dans xlix, 21. — 21 : voy. 12.
144 L^ PSAUTIER DE METZ
i6. Toute voie Dieux rachèterait mon arme de la main
d'enfer, qua/zt il m 'avérait pris et ressut.
17. N'aies nulle paour ne doubtance quant tu vaîrais
l'orne devenir riches et poissans, et quant sa gloire serait
multipliée ;
18. Quar, qua/2t il morrait, il n'enporterait mie avec
li tout ; ne sa gloire ne descenderait mie avec li.
19. Quar li arme de li tant soulement a sa vie serait
dicte bieneuree et benoite, et il te cognisserait quant tu
li ferais dou bien.
20. Il entrerait en la lignie de ses peires, et jamais plus
lumieire ne vairait.
2 1 . Home, quant il fut a son gra/zt honour, ne s'est
volut cognoistre ne entendre ; il s'est compareis aux ju-
mens et aux bestes mues, et est faiz semblans a eulz.
15 aide — 18 emporterait — 19 soulment — 21 cognostrc
averont signorie sus eulz auz maitinz, et lour ayde serait en enfeir
enviellie après lour gloire. — 1 6) Toute voie Dieu raicheterait mon
airme de lai main d'enfeir, quant il m'aiverait pris et ressut. — 17)
N'aies nulle pavour ne dobtence quant tu verrais Tome devenir riche
et quant sai gloire serait multiplieie. — 18) Quar, quant il morrait, il
ne porterait mie avec li tout ; ne sai gloire ne descenderait mie avec
li. — 19) Car li airme de li tan soulement a sai vie serait dite benoite
et bieneuree, et il te cognisserai quant tu li ferais donz bien. — 20)
Il entrerait en lai lignie dez ces peires, et jamaix plus lumière ne
varrait. — 21) Home, quant il fuit a son grant honor, ne s'ait voluz
cognoistre ne antendre ; il s'est compairelz auz jumens senz raisons
et est fais samblans ai eulz.
PSAJUME XUX. 145
XLIX
i Dieux des dieux, Nostre Sires, ait dit et parleit
et ait huchieit et appelleit la terre.
2. Dès soloil levant jusques a soloil couchant, de Syon
est li biaulteit de sajgloire.
j . Dieux venrait tout en apert et manifestement: nostre
Dieu ; et ne se quoiserait ne tairait mie.
4. Feu devant lui arderait ; et entour lui est fort tem-
peste.
5. Il ait lou ciel de lassus hault appelleit et huchieit,
et la terre pour discerneir et jugieir sou pueple.
6. Assembleiz a li ses sains, qui ordene sa loy et son
testament sus les sacrifices.
7. Et li cielz annu/zceront sa justice, quar Dieux est
juge.
> •
XLIX. I et appelleit manque — 6 sacrefices — 10 nul manque —
XLIX. — i) Li Dieu dez dieu, Nostre Sire, ait dit et pairleit, et ait
huchiet lai terre. — 2) Dez soloil levant jusques ai soiloil couchant,
de Syon est lai biaulteit de sai gloire. -^ 3) Deux vanrait tout en apert
et manifestement : nostre Dieu ; et ne se coiserait ne ne se tairait
mie. — 4) Feu devant lui airderait, et entour lui est fort tempeste. —
5) Il ait lou cielz de laissus hault appelleit et huchiet, et lai terre
pour discerneiz et jugiez sohz pueple. — 6) Assambleiz a li ses sains^
qui ordene sai loy et son testalment suz leiz sacrifices. — 7) Et li
XLIX, 5 yulg. : advocabit. — 18: odisti. — 20 : abundavit.
10
146 LE PSAUTIER DB METZ.
8. Escoute moi, mou pueple, et je parlerai a ti, Israël:
et je te tesmoi/ignerai et proverai que je suis tou Dieu.
9. Je ne te weil mie repenre ne argueir de tes of-
fre/zdes ne en tes sacrifice: tes offrandes et sacrifices sont
adès devant mi.
10. Je ne penrai mie de ta maison veelz, ne de tou trou-
pel nul bouch ;
1 1 . Quar mees sont toutes bestes des boix et des forest,
jumens et bueuf en montai/zgnes.
12. J'ai cognu tous les oisiaulz dou ciel, et li bîauteit
dou champ est avec mi.
1 3. Se j'a fein, je nou te dirai mie ; tout li sercle et li
grandourde la terre esta mi, et toutceu que elle contient.
14. Mai/2gerai je la char de thorelz ? ou boverai je lou
sanc des bouch ?
1 5 . Sacrifie a Dieu sacrifice de loenge, et paie et rens
tes voulz et tes promesses au Très Hault.
16. Et me huche et appelle en ton ayde on jour 3e ta
1 5 Sacrifice — 16 deliverai — 17 Dieux — i9otu le second avec, avou-
cielz anunceront sai justice, quar Dieu est juge. — 8) Escoute moi,
mon pueple, et je pairlerai a ti, Israël ; et je te tesmoingnerai et pro-
veraiz que je suix ton Dieu et nulz autre. — 9) Je ne te repenraiz mie
ne n'arguerai en teiz sacrefices : teiz oflFrendes et sacréfices sunt aideiz
devant mi. — 10) Je ne panraiz mie de tai maison veel, ne de tonz
troupelz nulz bouch ; — 1 1) Quar mees sunt toutes beistes des boix et
des foureiz, jumens en montengnes et buef. — 12) J'ai cognuz toz lez
osiaulz don ciel, et li biauteil est avec mi. — 1 î) Se j'ai fain, je non
te diraiz mie ; tout li sercle de lai terre est miens, et tout ceu que il
contient. — t4)Mengeraiz je laies charz dez tourelz ? ou boveraiz je
le lou sanc dez bouch? — 15) Sacrifie a Dieuz sacrifice de loienge, et
paies et aconplis tez voulz,tez promesse auz Très Haut. — 16) Et me
PSAUME XLIX. 147
tribulatîon et de ton meschief : et je te deliverrai et
warderai, et tu me glorifierais et honorerais.
17. Diex ait dit au pechour : Pour quoi presches tu et
raco/2tes mes justices? et prens en ta bouche ma loy et
mon testament ?
18. Tu ais hey discipline et ma doctrine, etaisgeteit
darrieir ti mes sermons et mes p^rolles.
19. Se tu voiois un lairon on un leire, tu te coplois et
corrois avec lui ; et avelz les avoutriers et ribaulz metois
ta portion et ta part.
20. Ta bouche habu/zdoit en malice et estoit plenne de
mauvistieity et ta laingue ne sonoit que mensonge et £au-
ceit.
2 1 . Tu seois et parioîs contre tou freire et ton prochien,
et contre lou fil de ta meire metois escandre, reproche et
blasme : tu ais tout ceu fait, et je m'en suis teuz et coisieit.
22. Tu ais cuidieit et estimeit mauvaiseme/zt que je
triers et manque — 20 fauceteit — 24 moustrera
huche en ayde on jour de tai tribuïacionz et de meschiez : et je te
deliveraiz et wairderaiz, et tu me glorifeierai et honorraîz. — 17)
Deu ait dit pechour : Pour quoi proiche tu et raiconte mez justice ? et
prenz en tai bouche mai loy et mon testament ? — 18) Tu ais hey disci-
pline et mai doctrine, et ais geteir dairrierre ti mez sermons et mez
pairolles. — 19) Se tu veiois unz ierre ou unz larron, tu te couplois et
courrois a li et avec lui ; et avec lez awoutriers et ribaulz metois tai
part a portion. — 20) Tai bouche habundoit et estoit plenne de tous
malice et mauvistiez, et tai langue ne sonnoit que maasonge et fau-
ceteit. — 21) Tu te seiois et pairlois contre ton freire et ton pro^
chienz, et contre lou filz de tai meire metois escandre, et reproche
et blaisme : tu ais touz ceu fait, et je m'en suix teu et quoisiet. «^
22) Ta ais cuidietet panseit mauvaisement que serais semblanz a ti,
148 LE PSAUTIER DE METZ.
serais semblans a ti ; mais je te arguerais et te monstre-
rais lou contraire devant ta faice.
2 3 . Entendeiz ces choses, vous qui oblieiz Dieu : que au-
cune^fois il ne vous preingnet et ravisset, et ne soit nulz
qui vous puit delivreir.
24. U sacrifice de loeizge me ferait honour ; et lai serait
li chemins et li voie ou je li moustrerai lou salut de Dieu.
VBZ CY LA MISERELLE EN ROBIANT.
tu, Dieux, aies merci de mi, selonc ta grant
miséricorde.
2. Et selonc la multitude et la grandour de tes mise-
rations et pitieiz, oste et affaice ma grief iniquiteit.
3. Et plus encor, Sire, leive moi de mon iniquiteit, et
de mon pechieit me nettie.
4. Quar je cognoismon iniquiteit; et mon pechieit m'es
au devant et contre mi.
L. La Rubrique manque — 2 gandour. pitiez — 3 pechie — j pe-
inais je argueraiz et mosteraiz lou contraire devant tai fesse. — 23)
Entendeiz ces chosps, vous qui oblieiz Dieu, que alcune fois ï\ ne vous
prengnet et ravise, et ne soit nulz qui vos puit delivreir. — 24) Li
sacreficc et loienge me ferait honour, et lai serait li chemins et li voie
on je li mosteraiz le salut de Dieu.
U — i) tu. Dieu, aies merci de mi, selonc tai grant miséri-
corde. — 2) Et seJonc la multitude et lai grandour de tes miserationi
et pitieiz, este et cffaice mai griez iniquiteit. — 5) Et plus encor,
sire, leive moi de mon pechiet et iniquiteit, et de mon pechiet me
PSAUME L. 149
5. A ti soul ai je pechieit et contre ti, et ai mai fai
devant ti : pour ceu que tu soies justifieiz en tes p^rolles,
et vanquoisse quant tu es jugieiz.
6. Vez cy je suis conceuz en iniquiteis, et en pechieiz
ma meire m'ait conceut.
7. Vez cy tu ai/imes veriteit et ais aimeit ; les secreiz et
mysteires de ta sapience tu m'ais reveleit et manifesteit.
8. Sire, tu m'arouserais de ysoppe et de ton aspergés
et arousour, et je serais nettieis ; tu me, laverais, et je
serai plus bia/ic que noif.
9. Tu donrais a mon oye joie et iiesce : et ii os humi-
liez et folleiz s'esjoiront.
10. Destome et oste ta faicede mes pechieiz, etaffaice
et destrui toutes mes iniquiteiz.
1 1 . O tu, Dieux, crée . en mi un cuer pur et net, et
esperit droit et juste renovelle en mes entreilles.
12. Ne me bouteir mie arrieir de ta faice, et ton sainct
esperit ne osteir mies de mi.
chiet. vainquoisse — 7 Ye. ainmeit. releveit — 9 humelieiz — 1 2
nettie« — 4) Car je cognois mon iniquiteit, et mon pechiet est aidés
encontre et devant mi. — 5) A ti soul ai je péchiez et contre ti, et ai
malz fais devant ti : por que tu sois justifieiz en teiz pairolieet vain-
coisse quant tu es jugiez. — 6) Veci je suîx conceus en iniquiteit,
et en pechiet mai meire m'ait consceut. — 7) Veci tu ainme veritcît
et ais aimeit; leis secreiz et misteire de tai sapience tu m'ais
revclôt et manifestât'. — 8) Sire, tu m'airouseraiz de ysope et de
tonz aspersons et arousour, et je seraiz nettieiz ; tu me laiverais, et je
serais plus blanc que noif. — 9) Tu donrais a mo oye joe et iiesce,
et li 08 humilieit et abaituz s'esjoiront. — 10) Destorne et oste tai
faice de mes péchiez, et efTaice et destruiz toutes meis iniquiteit. —
1 1) tu, Dieu, creie en mi unz cuer pur et net, et esperit drois et
150 LE PSAUTIER DE METZ.
13. Renz moi la liesce de tou salut, et me conferme
dou fort et principal esperit.
14. Je ensignerai ta voie ou tes voies aux mauvais: et
H pechour et mauvais a ti se convertiront.
1 5 . Délivre moi de mes pechieiz, Sire qui es li Dieux
de mon salut : et ma laingue loerait et prescherait joieu-
sement ta justice.
16. Sire, tu euvrerais mes leffres : et ma bouche annon-
cerait ta loenge.
17. Quar, ce tu eusses volut, je t'eusse sacrifieit et feit
offrande ; mais en sacrifices tu ne te delittes point.
18. Sacrifice plaisant et gracioulz a Dieu est esperis
contris et repentens ; cuer contris et humilieiz Dieux ne
despiterait ne ne re/zfuserait jai.
19. Sire, en ta bonne volunteit fei doucement et be-
nignement a Syo/z, a fin que li murs de Jherusalem soient
edifieiz.
sain — 15 D.me— 16 Sires — 17 se. eusse!, sacrifiet. sacrefice. dé-
lites — 18 refuserait — 20 sacrifices, offrandes — Les Appendices
juste renovelleenmes enmezentrelles,— 12) Nemebouieir mie aiiriere
de tai faice, et ton sainct esperit ne osteir mie de mi. — 13) Rens
moi lai liesce de ton salut, et me conferme don fort et principalz
esperil. — 14) Je ensignerais tels voie auz mauvais, et li mauvaix a
ti se conve rtiront. — i j) Délivre moi de mes péchiez, Sire qui es li
Dieux de mon saluit, et mai langue loierait et prêcherait joieusement
tai justice. — 16) Sire, tu ovrerais mes leffres, et mai bouche anun-
cerait tai loienge, — 17) Quar, se tu eusse voluz, je t'eusse sacrifieit
et faiz offrande ; mais en sacrefice tune te délite point. — 18) Sacri-
fice qui plaît a Dieu est esperiz contris et repantans ; cuer contris et
humilieit Dieu ne despiterait ne ne refuserait jai. — 1 9) Sire, en tai
bonne volenteit fait doucement et benignement a Syon, afin que li
L, 18 Vulg,: Deus, non despicies.
PSAUMES L, LI. 151
20. kdont te plairait et serait agréable li sacrefices et
offrendes de justice ; adont meteront il iour veeiz sus ton
autel.
LI
!our quoi te glorifie tu en malice, qui es pois-
rSansen mauvistieit et en iniquiteit f
2. Toute jour ne cesset ta laingue de penceir mau*
vistieit et contre justice ; si corn raisour bien agusieit et
bien tranchant ais tu ma vistieit et fauceteit fait.
3 . Tu ais ameit malice plus asseiz que debo/znaireteitne
bonteit, et ais ameit plus a dire iniquiteit que justice et
equiteit.
4. Tu ais ameit toutes perolles trancha/is et mesdisans,
de laingue faulce et mauvaise.
contiennent deux autres leçons variantes de ce psaume, d'après H^p,
suivies elles-mêmes du texte intégral E«
LI. 2 le second mauvistieit — 3 debonnareteit •— 5 tabernacle —
murs de Jherusalem soient edifîcîez. — 20) Adonc te plairait et serait
aiggreauble li sacrefice et les offran de justice ; adonc metteront il Iour
veel sus ton aulteil.
LI. — i) Pour quoi te glorifiez tu en malice, qui es poissans en
mauvistiez et en iniquitet ? — i 2) Toute jour tai langue ait mauvistiet
et contre justice panceit ; si com raisour bien tranchant ais tu fau-
ceteit et malvistieit fait. •— 3) Tu ais ameit malice plus asseis que
debonaireteit ne bonteit, et plus ameir dire iniquiteit que justice et
equiteit. — 4) Tu ais ameit toute pairolle tranchant et mesdisant sus
152 LE PSAUTIER DE METZ.
5 . Pour ceu te destruirait Dieu a la fin ; il te raierait
et te gèlerait fùer de ton tabemaicle et de ton osteit,
et ta racine de la terre des vivans.
6. Li justes vairont ceu et doubteront, et sus lui riront
et diront : Vez cy l'orne qui n'ait mie mis Dieu son aidour
ne adjutour ;
7. Mais c'est iîeiz en la multitude et habu/zdance de
ses richesses, et ait sa volenteit assevie et acomplie en sa
vaniteit.
8. Et je, comme olive fructifiant en la maison de Dieu,
ai espereit et eut fience en la miséricorde de Dieu tout
jour et en tout siècle dou siècle.
9. Je
6 dobteront. Ve — 8 fiance — 9 Je me confesserai a ti tou jour quar
tu Tais fait; et attenderai ton nom, que boins est devant tous tes sains.
CI FBNrr LI TIERS NOCTURNB.
anltruz de tai laingue fiusseet mauvaise. — 5) Pour ceu te destrui-
rait Dieu a lai finz ; il te raierait et te gâterait fuer de ton hosteit
tabemaicle, et ta raidne de lai terre dez vivans. — 6) Li just^ ven-
ront ceu et doubteront, et sus lui riront et diront ; Veci Tome qui
n'ait mi Dieu son aidour et adjutour ; — 7) Mais c'est fiez en lai mul-
titude et en Tabondance de cez richesse, et ait eut sai volenteit acon-
plie en sai vaniteit. — 8) Et je, comme olive fructifiant en lai maison
de Dieux, ait espereit et eut fience en lai misericor de Dieu tous jour
et en tôt siècle don siècle. — 9) Je me confesserais a ti a tous jours,
quar tu Tais fait ; et atenderaiz ton nom, que boin est devant tous
tes sains.
PSAUME LU. 153
LU
1-5
6 appelleit ; il ont la trembleit de
paour ou il n'avoit que doubteir.
BT PUES COMUENCB Ll QUARS DO UBNRDI.
LU. I U folz ait dit en son cuer : Il n'est point de Dieu. — 2 II sont
corrumpus et fais abhominables en lour iniquiteiz, ne n'est nulz qui
faice bien. — 3 Diex ait dou ciel rewardeit sus les filz des homes, pour
veoir s'il est nulz qui entende ou qui requièrent Dieu. — 4 Tuit sont
declineiz et bestoumeiz de bien faire ; tuit ensemble ne valent riens ;
il n'est qui faice bien, nés jusques a un tout soûl. •— 5 Ne saveront
mies bien tout ce cy ceulz qui font iniquiteit ? qui dévorent mon
pueple ainsi çom la viande dou pain ou comme un poc de pain. — 6
CI BNCOUMBNCB AIPRÈS LI QUARS NOCTURNB DON PSALTIBZ.
LU. — i) Li foulz ait dit en sonz cuer : Il n'est point de Dieu. —
2) Il sont corrunput et fais abhominables en lour iniquiteiz, ne n'est
nulz qui faice bien. — 3) Deux ait dou ciel rewairdeiz sus les filz
des homes, pour veioir s'il est nulz qui enttende ou qui requirent
Dieux. — 4) Tuit sunt declineit et bestourneit de biens, tuit ensamble
ne wallent riens : il n'est qui face bien, nés jusques a unz toussoulz.
"- 5) Ne saveront mi bien tout ceu ci ceulz qui font iniquiteit P qui
^— — r^^^Liw - J* -■ -!■- M- JMii iMii- r—rm ■-- i^ i i _ i i i i i ■ i i i m ■im i i ■
LI,9 — LU, 6. Seconde lacune d'an feuillet (131) au ms. M ; yoy,
la note de la page 1 5 . Ce feuillet était décoré d*une miniature et
d'un encadrement dont les traces sont visibles sur le verso du feuillet
1 30. Avec les pss. u et lu finit le troisième et commence le quatrième
Nocturne, ce qui devait être indiqué par une rubrique analogue à celle
qui figure entre les pss. xxv et xxvi. — 3, Vulg. : intelligens aut requi-
rens.
154 ^^ PSAUTIER DE METZ.
7. Quar Dieux ait les os dissipeit et destruit de ceulz
qui quieirent plaire aux homes ; il sont confundus, quar
Dieux les ait despitieiz.
8. Qui donrait de Syon lou salut a Israël ? Quant Dieux
avérait osteir la captiviteit de sou puepte, Jacob s'esjoirait,
et avérait liesce Israël.
LUI
ieux, en tou nom sauve moi, et en ta vertu de-
> livre moi.
2. Dieu, oy et escoute mon orison, apersoi a tes oreilles
les peroUes de ma bouche.
3. Quar gens estrainges m'ont assaillit, et fors poissans
ont quis mon arme ; et n'ont mis ne eut Diex au devant
de Jour cuer.
Il n'ont point Dieu requis ne appelleit ; il ont la trembleit de paour
ou il n'avoit que doubteit. — 7 quierent
LUI. I Sire en place de Dieux — 3 Dieux
maingueent et devourent mon peuple si conm vialide de pain ou conme
unz poc de painz. — 6) Il n'ont point Dieux huchiez ne aipelleis; il
ont lai trembleiz de paour ou il n'aivoit que doubteir. — 7) Car Dieu
ait les os dissipeit et destruit de ceulz quie quierent plaire auz auz
homes ; il sont confundus, car Dieux leiz ait despitieit. — 8) Qui donrait
de Syon le saluit a Israël ? Quant Dieu avérait retorneit lai captiviteit
de son pueple, Jacob s'esjoirait, et avérait liesce Israël.
LU. — i) Deux, en ton nom sauve moi, et en tai vertuz délivre moi.
— 2) Deux, oy et escoute mon orison ; apersois a tels orelles leiz
pairoUes de mai boche. — 3) Car gens estrainge m'ont corrus sus, et
fors poissant ont quis mon airme, et n'ont mie eut Dieu ne mis at^ de-
PSAUMES lUly LIV. 155
4. Et vez cy que Dieux m'ayde, et Dieux est receveur
de mon arme.
5. Tourne mal a mes anemins, et en ta veriteit tu les
weilles destruire et perdre.
6. Volentieir et de cuer je sacrifierai a ti, et confesse-
rai a tou nom, Sire, quar boins est ;
7. Quar de toute tribulation tu m'ais mis fuer et deli-
vreit, et sus mes anemins ait despit mon œil.
LIV
^ieux, escoute et oy mon orison, et ne despitieir
mie ma prieire ; enten a mi et escoute moi.
2. Je suis troubleiz et triste en mon exercitation, et
suis troubleis de la voix de mon anemin et de la tribu-
lation dou pechour.
LIV, I moy — 5 couvert — 6 teilles — 7 demourei — 9 devise.
vant de lour cuer.— 4) Et veci Dieum'ayde, et Dieux est est receveur
de mon airme. — 5) Tourne maiz a meiz anemins, et en tai veriteilz
tu leiz welle destruire et perdre. — 6) Volentieir et de cuer je sa-
criefieraiz a ti, et confesseraiz a ton nom^ Sire, que boins est. — 7)
Car de toutes tribulationz tu m^aiz miz fuer et delivreiz, et suz mez
anemins ait eut despit mon oii.
UV. — 1)0 tu. Dieux, escoute monz orisonz et ne despitieir mie
mai prieire, entenz a mi et escoute moi. — 2) Je suix troubleiz et
triste en mon excercitationz, et suix troublez de lai voix de mon
aneminz et de lai tribulationz don pechour. — 3) Quar il ont sus mis
LUI, 7 HM, Vulg, : despexit.
156 LB PSAUTIER DE METZ.
^. Quar il ont sur mi declineit et geteit iniquiteitet
mauvistieit,et en lour ire il m'estient nuisans et contraires.
4. Mou cuer est touz troubleiz en mi, et li paour de la
mort est cheute sur mi.
5 . Paour et tremblement sont venus sur mi, et ténèbres
m'ont covert et entrepris.
6. Et j'ai dit : Qui me donrait pennes et aules teiles
comme de colons ? et je volerai et me reposerai.
7. Vez cy je me suis esloingnieit en fuiant, et ai demo-
rei on désert solitaire.
8. Je attendoie celui qui m'ait sauveit de defEault d'espe-
rit et de tempeste.
9. Tresbuche, Sire, et divise lour lai/igue, quar j'ai veut
iniquiteit et contradiction en la citeit.
10. Jour et nuit l'environnerait et serait susses murs ini-
quiteit, et labour et travail en meylieu de li, et injustice ;
1 1 . Et n'ait onques faillit de ses plaices usure, baret et
decevement.
contradicion — 10 my — 12 sofFert — 13 se. cil -* 16 enfer »- 19
declineit et geteit iniquiteit et mauvistiez, et en lour ire il m'estient
nuisans et contraires. — 4) Mon cuer est tout troubleit en mi, et li
pour de mort est cheute suz mi. — 5) Paour et tremblement sunt
venus sus rai, et ténèbres m'ont covert et entepris. — 6) Et j'ai dit :
Qui me donrait pennes et aules telles conme de collons P et je voUe-
raiz et me repouseraiz. — 7) Veci je me suix esloingnieit en fuiant,
et aiz demoureit on désert. ~ 8) Je attendoie celui qui m'ait saveit
de defFault d'esperit et de tempeiste. — 9) Tresbuche, Sire, et divise
lour laingue, quar j'ai veut iniquiteit et contradiction en lai citeit. —
1 0) Jour et nuit serait entour lui et sus sez murs iniquiteit, et labour
en mei lieu de W, et injustice. — ii) Et n'ait onques faillit de ses
plaices usure, bairet et déception. — 12) Car se mon anemins m'eut
PSAUME UV. IJ7
12. Quar se mon anemin m'eut mauidit et mis sus
blâsme, bien l'eusse porteit et souffert en patience.
13. Et ce cilz qui me heioit eut grant chose dit sus
mi, per aventure je me fuisse de li quaichieiz et fuis.
14. Mais tu, home qui estois d'un cuer avec mi et mon
aimin, mou governour, et qui estoiz mou cognissant ;
1 5 . Qui avec mi prenoies doulces viandes ; en la mai -
son de Dieu nous alliens ensemble et tous d'un escort.
16. Vîéingne la mort sur eulz, et descendoissent touz
vis en enfeir ;
17. Quar mauvistieit est en lour maison et en lour com-
paignie, tout en mey eulz.
18. Et je aiclameit a Nostre Signour, et Nostre Sires
me sauverait.
19. Au vespreet au matin et au meydi je raconterai et
annu/2cerai, et il oyerait et escouterait ma voix.
20. Il rachèterait en paix mon arme de ceulz qui s'ap-
anniicerai. oyrait — 20 s'aprochent — 2 1 humelierait —23 deviseiz
maldit et mis sus mi blaisme, biens l'eusse pourteir çt souffert en pa-
cieece« — i}) ^t ce cil qui me heyoit eut grant chose dit sus mi,
per aventure je me fuisse de li quoichier et fuiz. -. 14) Maiz tu,
home qui estois d'un cuer avec mi et mon amins, mon gouvernous
et mon cognut ; — 15) Qui avec mi prenoies doulce viande, en lai
maison de Dieu nous aJliens d'un escort et de comunz consentement.
— 16) vigne lai mors sus eulz, et descendoisse tous vis en enfeir. — .
17) Car malvistiet régnent en lour conpaignie tout enz mei eulz. —
18) Et je ai claimeit a Nostre Signour, et Nostre Sire me sauverait.—
19) Aaz vespre et auz maitinz et auz meidy je raiconterai et anunce'
raiz, et il oyrait et ascouterait mai voix. — 20) Il raicheterait en paix mon
UV, 15, Vuig.: ambulavimus. — 24: M avait d'cherd : plus très-
158 LE PSAUTIER DE METZ.
prochent de mi, quar entre plusour il estoient avec mi.
2 1 . Nostre Sire m'escouterait et les humilierait, qui est
dès devant les siècles.
22. Car en eulz n'est nulle commutation, il n'ont point
Dieu doubteit ; il ait ses mains este/zdut en retribueir.
23. Il ont contamineit et ordieit saloy et sou testament,
il sont diviseiz per lou courrous de son visaige ; et est II
cuer de li approchieiz.
24. Ses parolies sunt plus molles que ne soit oile, et
sont trespersa/zt comme saiettes.
2 5 . Geite sus Nostre Signour toute ta cusanson, et il te
norrirait; et jamais nedonraitau justedesesperance,paour
ne doubtance de faillir.
26. Et tu, Diex, les moinrais on puis de Ja mort.
27. Li homes pechours, mauvais et decevour, ne abri-
geront mies lour jours ; et je. Sire, me fierai en ti.
— 24 sont — 26 Dieux — 27 lours
airme de ceulz qui s'aiproichet de mi, quar entre plusour il estoiet
avec mi. — 21) Nostre Sire m'escouterait et leiz humiiieraiz, qui est
devant tout siècle. — 22) Car en eulz n'est nule mutacion, il n'ont
point Dieux doubteit; il ait cez main estendut en retribueir. -•23)
Il ont contamineit et ordeneit ou honit sai loy et son testament, il
sont diviseit per lou courrous de son visaige, et est li cuer de lui aip-
proichidt ^"24) Ces parolies sunt plus moiile que ne soit cille, et
sont trespersant conme saiette. — 25) Gete suz Nostre Signour tonte
cusanson, et te norrirait; et j'aimaiz ne donrait aux juste désespérance
ne doubtance de faillir. — 26) Et tu, Dieu, lez moinrais on puis de
lai mort. — 27) Li home pechours et maliciouz ne ainunceront mie
lour jour ; et je, Sire, me fieraiz en ti.
persant que ; le premier et le dernier de ces trois mots ont été barrés
par le ruhricateur. — 27 N, Vulg, : non dimidiabunt çiies suos.
PSAUME LV. 159
LV
[ieux, aies merci de mi, quar home m'ait fol-
•leit et mis desous lui ; toute jour per grief essaulz
m'ait triboleit et tribolet.
2. Toute jour me follent et mettent desous eulz mi ane-
mins, quar plusours sont qui se combatent enco/ztre mi.
3. De la haultesse dou jour je doubterai, mais en ti je
me fierai.
4. En Dieu je loerai mes p^rolles et sermons, en Dieu
j'ai espérance et me suis fieiz : riens ne doubterai que char
me faice.
^ . Toute jour mes p^rolles estoient abhominaubles et
desplaisant contre mi; toute lour pencee n'est qu'amaul.
6. Il habiteront et se quaicheront, et mon talon espie-
ront.
LV. 5 paroles, abhominables — 9 adonc — 1 1 parolle — i ?
LV. — I } tu, Dieu, aies merci de mi, car home m*ak foulleit
et mis desous li; toute jour me tribolle per griez essault. — 2) Toute
jour me foullent et mettent desous mi anemis, car plusour sunt qui se
combaitent encontre mi. — 3) De lai hautesse don jour je doubteraiz,
maix en ti je me fierai. — 4) En Dieu je loieraiz mez pairolle et ser-
mons, en Dieu j'ai espérance et me suix fieit ; riens ne doublerais
que chair me faice. — 5) Toute jour mes pairolles estoient abhomi-
nables et desplaisant contre mi; toute lour pancee ne sont qu'ai maulz.
— 6) Il haibiteront et se quaicheront, et mon talon espieront. — 7)
LV, 2, Vulg, : conculcaverunt. — 10 : cognovi.
l60 LE PSAUTIER DE METZ.
7. Ainsi com il ont mon arme sostenut, pour niant les
sauverais ; en ton ire les pueples destruirais.
8. Sire, ma vie je t'ai a/inu/zcieît, et tu ais mis mes
larmes devant ti.
9. Ansi com en ta promesse, adont mi anemins seront
mis darrieir.
10. En quelque jour je t'appellerai et reclamerai, vez
cy que je cognois que tu es mou Dieu.
1 1 . En Dieu je loeraî p^rolle ; en Nostre Signour je
loerai sermons ; en Dieu j'ai espereit et me suis fieiz ; je
ne doubterai riens que home me faice.
12. En moidoulz Dieux sont te voulz, que je rende-
rai loenge a ti.
1 3 . Quar tu ais mon arme delivreit de mort et mes
pieiz de tresbuchieir, a ceu que je sois plaisans a Dieu en
la lumîeire des viva/is.
lumière
Ainsi com il ont monz airme soustenuz, poar niant lez sauverait ; en
ton ire leiz peuples destruirais. ^ 8) Sire, mai vie je t'ai anuncieit, et tu
ais mis mes lairmes devan ti. — 9) Ainci come en tai promesse, adonc
mis anemis seront mis dairriere. — 10) En queque jour je t'appellc-
raiz et reclaimeraî ; vezci que je cognois que tu es mon Dieu. — 1 1)
Et Dieu je loierai pairoUe, en Nostre Signour je loierai sermonz ; cnz
Dieu j'ai esperelz et me suix fielz: je ne doubterai riens que home
me faice. — 12) En moi, très doulz Dieu, sunt tes voulz que je ran-
derai loenge a toi. — 1 3) Car tu ais mon airme delivreit de mort et
meiz pieiz de traibuchiet, a ceu que je soie plaisan à Dieu, en lai
lumière des vivans.
PSAUME LVI. l6l
LVI
ies merci de mi, Dieux, aies merci demi, quar
en ti se fie l'arme de mi.
2. Et en Pombre de tes aules je m'affterai, jusques a
Uni que mon iniquiteit soit passée.
3. Je clamerai a Dieu lou Très Hault, a Dieu qui m'ait
bien iait.
4. Il ait de sou ciel envoieit, et m'ait delivreit ; et ait
mis a reproche ceulz qui m'ont folleit et abatut.
5 . Dieux ait envoieit sa miséricorde et sa veriteit, et
ait mon arme delivreit doumey lieu des jones lyoncelz ;
et ai dormi touz troubleiz.
6. Li fil des homes, lour denz sunt armes et saiettes ;
et lour laingue est glaive bien agu.
7. Dieuz, soiz essaucieiz sus les cielz, et ta gloire sus
toute terre.
mesme
r Vit 4* w !• W A Jl W • «
LVI. 5 envoiet — 6 le premier lor — 11 abassieit — 12
X
LVI. — i) Aies merci de mi, Dieu ; aies merci de mi, car en ti s'ai-
fient Tairme de mi. — 2) Et en l'umbre de teiz aules je m'aiffierai
jusques a tant que mon iniquiteit soit paissee. — 3 ) Je claimerai ai
Dieux lou Très Hault, a Dieux qui m'ait bien fait. — 4) Il ait don
cielz envoieit et m'ait delivreit, e^ ait mis ai reproche ceulz qui m'ont
fouleit et abaitus. — )) Deux ait envoiet sai miséricorde et sai veri-
teit, et ait mon airme delivreit don mey lieu de jones lyoncel ; et ais
dormi tous troubley. — 6) Li filz dez homes, lour dens sont airmes
et saiettes, et lor laingue est glaive bien aguz. — 7) Deux, soit essaul-
cieit sus leiz cielz, et en toute iii t':'rre tai gloire. — 8) Jl ont lais
1 1
l62 LE PSAUTIER DE METZ.
8. Il ont las appariliieit et tendut a mes pieiz, et ont
mon arme abaissieit et enclineit.
9. Il ont fiiy une fosse devant ma faice, et sont cheus
en celle meisme.
10. Mou cuer est près et apparillieiz, doulz Dieux;
mon cuer est tout appariliieit : je chanterai et dirai chan-
son a Nostre Signour.
1 1 . Lieve toi, ma gloire ; lieve toi, psalterion et cytbol-
le : je me lèverai au bien matin.
I r. Je me confesserais a ti, Sire, et te loerai enpueples,
et dirai chanson a ti en toutes gens ;
1 3 . Quar ta miséricorde est magnifiée jusques au ciel,
et jusques aux nues ta veriteit.
14. Dieux, soiz essaucieiz sur les cielz, et ta gloire sus
toute terre.
— 16 le premier auz
appairillieit et tanduit a mez pieiz, et ont monairme abaissiez et en-
clineit. — 9) Il ont foyt une fosse devant mai faice, et ont cheut en
celle meismes. — 10) Mon cuer est près et appairilliez, dou Dieux;
mon cuer est tout appairilliet ; je chanterai et diraiz chanson a Nos-
tre Signor, — 1 1) Lieve toi, mai glore ; lieve toi, psalterion et cy-
thoile : je me lèverais auz biens matins. — 12) Je me confesserai? a
ti, Sire, et te loierais en peuples, et dirai chanson a ti an toute gens ;
— 1 3) Quar tai miséricorde est magnifieie jusquez auz cielz, et jus-
ques az nues tai veriteit. — 14) Dieux, sois essalcieit sus leiz cielz,
et tai gloire su/ toute terre.
PSAUME LVII. 163
LVII
le en veriteit et véritablement vous parleîz jus-
tice, vous, fil des homes, jugieiz a droit.
2 . Et certes en vos cuers vous ovreiz et faites iniquiteis
en terre, et vos mains ne chantent que injustice et mau-
vistieit.
3. Li pechours sont destoumeiz et desvoieiz dès lou
ventre de lour meire, et dès adont il ont erreit ; et ont dit
et parleit mensonges et faulceteiz.
4. Lour corrous et forcenerie est selonc la semblence
dou serpent, si com li aspes sourde et estoupans ses
oreilles,
5 . Que ne welt oyr ne escouteir la voix de Fenchan-
tour et dou venour qui enchante saigement.
6. Dieux briserait et froisserait les denzd'yceulz dedens
LVII. 3 faulceteil — 4 oreillez — 7 arch. se manque — 8 Einsi.
LVII. -— i) Se en veriteit et véritablement vous pairleiz justice, vos,
filz des homes, jugieiz a droit et droiturièment. — 2) Et certes en vous
cuers vous ovreis et faites iniquiteit «n terre, et vous mains ne sonent
que injustice et malvistieit. — 3) Li pechours sont desvoieiz dèz lour
nassance, dèz lou vantre il ont erreiz et ont dit et pairleiz mansonge
et fauceteit. — 4) Lour courrous et forcenerie est celonc lai sam-
blamcè de unz serpent, si com li aispres sourde et estoupans ces oreil-
les, — 5) Que ne welt oir ne escouter lai voix de Tanchetour et don
venour qui enchante saigement. — 6) Deux briserait et frouxerait les
LVII, 2, Vulg. : les mots in terra appartiennent au second membre
l64 LE PSAUTIER DE METZ.
lour bouche, et les gros de/is des iyons briserait Nostre
Sires.
7. Il venronta nia/it ensi com yawe qui decourt; il
ait tendut son arc jusques a tant qu'il soient abatus et si
foUeiz qu'il ne se puissent aidieir.
8. Ainsi com cire qui se font, soient et seront osteiz ;
11 feux est cheus dessus, et n'ont point veu lou soloil.
9. Avant que nous espines eussent entendut lou gro-
zelieir, si com tous vivans ensi en son ire il les englou-
tirait.
10. Li juste s'esjoirait quant il vairait ceste vengence,
et laverait ses mains on sanc dou pechour.
1 1. Et dirait li homs: Se en veriteit li justes ait boi/z
fruit et boin paiement et hoin lowieir, vraiement Dieux
est juste juge en terre.
chaus. dessous
dens d'yceuiz dedens lour bouche, et les groz dens des lions briserait
Nostre Sire. — 7) Il venront a niant ensi com yawes qui decourt ; il
ait tendut son arch jusques a tant quMl soient abaitus et destniis. —
8) Ainsi com cire qui se font, soient et seront osteit ; li feux est
chelis dessus, et n'on point veut lou soiloil. — 9) Avant que nos
espines eussent entendut lou groselieir, si com tous vivans, ainsi en
son ire il leis engloitirait. — 10) Li juste s'esjoirait quant il vairait
cest vanjance , et laiverait ces mainz on sanc don pechour. — 11) Et
dirait li homs: En veriteit li juste ait boin fruict et boin paiement ; vraie-
ment Dieux est juste juge en terre.
du verset. — 5 : non exaudiet. venefici. — 8 H : supercecidit. — 10:
spinae vestrae.
PSAUME LVIII, i^<
LVIII
tu, qui es mou Dieux, délivre moi de mes ane-
mins ; et de ceulz qui m'assaillent et me corrent
sus, me defFenz et délivre.
2 . Délivre moi des ou vrieirs d'iniquiteit, et des homes
de sanc et qui sont pechour sauve moi.
3. Quar vez cy il ont pris mon arme, et m'ont li fors
et poissans corrut sus et assaillit.
4. Sire, se n'est mon iniquiteit ne mon pechieit; et
senz iniquiteit j'ai corrut et me suis adrecieiz.
5 . Lieve toi. Sire, encontre moi pour mi aidier, et
rev^^arde tout ceu ; et tu, Sire Dieux des vertus, Dieux
d'Israël,
6 . Enten a visiteir toute gens, et n'aies merci ne pitieit
de touz ceux qui euvrent et font iniquiteit et mauvistieit.
7. Il se convertiront au vespre, et sero/zt enragieiz de
fein comme chiens, et tournieront entour la citeit.
LVIII. 4 ja — 6 viseteir — 7 tornieront — 8 oir — 10 /c second
LVIII. — 1)0 tu, Dieu, délivre moi de mes anemins, et de ceulz
qui m'aisaillent et courrent sus deffens moi. — 2) Délivre moi des
ouvriers de iniquiteit, et de homes de sanc et pechour sauve moi.
j) Quar vezci, il ont pris mon airme, et m'ont courrus sus et aissaillit
li fors. — 4) Ne se n'est mon iniquiteit ne mon pechieit, Sire ; et
senz iniquiteit j'ai courruit et me suix adrecieir. — 5) Lieve toi, Sire
encontre moi, et voi tout ceu ; et tu. Sire Dieu dez vertus, Dieux
d'Israël. — 6) Anten a visiteir toute gens, et n'aies merci ne pitiez de
tous ceulz qui font iniquiteit et mauvistieit. — 7) Il se convertiront
l66 LE PSAUTIER DE METZ.
8. Vez cy il parleront et diront en Jour bouche, et
glaives bien agus est en lour leffres : Qui est cilz qui nous
ait peut oyr et escouteir ?
9. Et tu, Sire, les moquerais ; et meterais a niant toute
gens.
10. Ma force je warderai a ti, quar tu es Dieux qui es
mou refuge et mou recevour ; mou Diex, ta miséricorde
me venrait au devant.
1 1 . Dieux m'ait moustreit sa volenteit sus mes anerains;
ne les tueir mies, que aucune foiz li pueples ne m'oblios-
lent et ni faicent force de mi.
1 2 . Dissipe les et espart en ta vertu, et les destruis et
met a niant. Sire, qui es mou protectour et mon ayde.
1 3. Li pechieiz de lour bouche est en lour perolles et en
parlers outrageulz de lour leffres : et il soient pris en lour
orgueil.
14. Et de mal dire de très horribles .paroUes et de
Dieux — 1 1 monstreit. ses en place de sus. tuer — 12 aide — 13 or-
au£ vespres, et seront enraichieiz de fait com chiens, et tournieront en-
tor lai citeit. — 8) Veci il pairleront et diront en lour bouche, et
glaives est lour leffres : Qui est cil qui nous puit oyr ne escouteir? —
9) Et tu, Sire, les mocquerais ; et meterais ai niant toute gens. —
Ma force je wairderai a ti, car tu es Dieu mon refuge et receveur ;
mon Dieu, tai miséricorde me vanrait auz devant. — 11) Dieu m'ait
monstreit sai volentez sus mes anemis ; ne lez tuer mie, que aulcune
fois li peuples ne m'oblioisse. — 12) Discipe leiz et lez espart en
tai vertu, et les destruit et met a niant. Sire, qui es mon protectour et
mon ayde. — 1 3) Li default et li pechiet de lour bouche est en lour
parclle et en pairleiz outregeub de lour leffres : et il soient pris en
lour orgueil. — 14) Et de maldison et de mansonge seront accuscir
LVIU, II, Vulg.: ostendet. -—14 et i^ : la leçon mn nt cm- j
PSAUME LVIII. 167
mensonge seront accuseiz et denu/icieiz en lour co/isum-^-
mation, pour eulz destruîre et mettre a fin;
1 5 . En Tire et on corrous de ta consummation soient
destruis, si que point ne soient : et savero/it tout cleire-
me/zt qui Dieux est signour de Jacob et de toute la terre.
16. Il se convertiront et retourneront au vespre, et se-
ront afaimeiz comme chiens ; ettournieront en tour la citeit.
17. Il sero/zt espandus pour quérir a mai/zgieir ; et se il
ne sont saouleiz, il murmureront.
1 8. Et je, Sire, chanterai ta force et ta poissance, et pres-
cherai et loerai au matin ta miséricorde ;
19. Quar tu es a mi fais refuge et protectour, mou re-
fuge et mou co/zfort on jour de ma tribulation.
20. A toi chanterais je qui es mon adjutour et mon
ayde: quar tu, Dieux, tu es mou recevour et mon refuge,
mou Dieux et ma miséricorde.
g^el — 14 parolles. metre
et denuncier en lour consummation , pour mettre a fm, en l'ire et on
courrouz de tai cosummation soient destruis, si que point ne soient.
— 1 5) Et saiveront cieirement qui Dieu est signour de Jacob et de
totc lai terre. — 1 6) Il se convertiront et retourneront auz vespres, et
seront enfameiz com chiens ; et lournieront entour lai citeit. — 17)
Il seront espandut pour quérir a mengieir, et se il ne sont saiouleit, il
murmureront. — 18) Et je, Sire, chanteraiz tai force et tai grant
poissance, et prêcherai et loierai auz maitin tai granz miséricorde ;
— 19) Quar tu es fais a mi refuge et protectour, mon retuge et mon
confort on jour de mai tribulation. — 20) Ai toi chanterai je qui es
mon adjutour et mon ayde : car tu, Dieu, tu es mon recevour et mon
refuge, mon Dieu et mai mai miséricorde.
corde pas avecH pour la division de ces versets. — 15, Vulg, : domi-
nabitur.
l68 LE PSAUTIER DE METZ.
LIX
ieux, tu nous ais chaicieiz arrieir de ti et de&-
pitieiz et destruis; tu es courrecieiz a nous, et
ais eut pitieit et merci de nous.
2. Tu ais esmeuz la terre et Tais troubleie; weille wairi
ses destructio/zs et ses meschieis, quar elle est tropesméute
et troubleie.
3 . Tu ais a tou pueple moustreit durteit, et nous ais
abuvreiz de vin de plour et de meschief .
4. Tu ais donneit a ceulz qui te doublent signe et
signifiance de eulz fuir de* devant l'arc,
5 . Pour ceu que tui amins soient délivres et n'aient
wairde : sauve moi de ta dextre, et me escoute et oy.
6. Dieux ait parleit en sou sainct : Je m'esjoirai,etdivi-
LXIX. I le premier ais manque, arrier — 5 warde — 6 valee —
LIX. — 1)0 Dieu, tu nous ait chaissieit de ti, despitiez et destrus;
tu es coureciez contre nous, et ais mercis et^pitiez de nous. - 2) Tu
ais esmeuz lai terre et l'aiz troubleie ; wairi sa destructicions et ces-
meschiez, car il est troup esmeute et troubleie. — 3) Tu ais a tonz
puiples monstreit durteit, et nous ait abuvreit de vin de plour et de
meschiez. — 4) Tu ais donneit a ceul7 qui te double signe et signi-
fiance de eulz fuir de devan|^rarc ; — 5) Attenz que tui amins soient
délivre et n'aient wairde: sauve moi de tai destre, et me escoute et
oy, — 6) Deux ait pairleit en son sainct : Je m'esjoirai et deviserai
LIX, I N, Vulg, : misertus es.
PSAUME LIX. 169
serai en plusours partie Siccime et tout sou pays, et me-
surerai la vallée des Tabemaicles ;
7. Miens est Galaad, et miens est Manasses ; etEffraym
est li force de mou chief ;
8. Juda est mou roy, et Moab li pos et lou tepîn de mon
espérance ;
9. En Ydumee je extenderai mou solieir et ma chau-
ceure ; a mi li estrainges sont subgist.
10. Qui me moi/zrait et conduirait en la citeit ferme et
warnie ? qui me moi/zrait et conduirait jusques en Ydu-
mee?
1 1 . Ne serais ce tu raie, Dieux, qui nous aïs de ti chai-
cieiz et bouteiz arrieir ? et ne venrais mie, ne n'isserais
en nos vertus ? ■
12. Donne nous ayde et confort denostre tribulation,
quar riens ne vàult l'ayde ne li salus de l'ome.
1 3 . En Dieux souleme/zt nous ferons vertus, et il me-
terait a niant et destruirait ceulz qui nous tribolent.
9 estrange — 1 2 vaul ayde
Siccime, et mesurrai lai vallée des Tabernaicle. — 7) Miens est Gai-
lath, et miens est Manasses ; et Effraym est li force de monz chief.
— 8) Juda est mon roy, et Moab est li pos de mon espérance. —
9) En Ydumee estenderai mon soulieiret mai chausseure; amis li es-
trainge sunt subgis. — 10) Qui me rpoinrait et conduirait en lai ci-
teit ferme et wairnie ? qui me moinrait et conduirait jusques en Ydu-
meie ? — 1 1) Ne serais tu mie, Dieux, qui nous ais de ti chaissiet et
rebouteit? et ne vanrais mie ne isserais en nous vertus ? — 12) Donne
nos aide et confort de nostre tribulationz, troup poc valt et est troup
vainne li salut de Tome, — 1 3) Enz Dieux nous feron vertus, et il
materait et moinrait ai niant ceulz qui nous triboullent.
lyO LE PSAUTIER DE METZ.
LX
leux, oy et escoute ma prieire, et enten a mon
orison.
3. Dès les darriennes p<2rties et fins de terre j'ai cla-
meit a ti, qua/zt mou cuer estoit angoîssoulz et triste : en
la pierre tu m'ais essaucieit.
3 . Tu m'ais conduit et moneit, quar tu es fais toute
mon espérance, tours de force et fortereisse seure contre
mon anemin.
4. Je habiterai et demourrai en tou tabernaicle a
tous jour mais, je serai wardeiz et warentiz en l'ombre de
tes aules.
5 . Quar tu, Dieux, ais oyt et escouteit mon orison ; tu
ais donneit heritaige et ta joie a ceulz qui doubtent tou
nom.
LX« 2 angoissouz — 4 jours, serais — 7 tous, le second qui
LX. — 1)0 tu, Dieu, oy et escoute mai prieire, et enten mon
orison. — 2) Dès leis fin de terre j'ai claimeit a ti, quant mon cuer
estoit angoissoux et triste : en lai pierre tu m'ais essaulciez. — 3) Tu
m'ais conduit et meneit, quar tu es fais toute mon espérance, tours
de force et forteresse seure contre mon anemins, — 4) Je haibiterai
et demoraiz en ton tabernaicle a tous jour maix, je serai wairdeit et
wairantiz en l'ombre de tez aulles. — 5) Quar tu, Dieu, ais oy ci
escouteit monz orisonz; tu ais donneit hairitaige et tai joie a ceulz qui
Ul ■ I - - _ - ^ — ^-^^
LX, 6, Vulg, : annos ejus, qui manque dans la traduction, au se-»
PSAUMES LX, LXI. I7I
6. Jours sus les jours dou Roîs tu ajosterais, jusques au
jour de générations et générations ;
7. Il dure et serait a touz jours devant Dieu. Qui serait
cilz que sa miséricorde et sa veriteit requierrait ?
8. Ensi chanterai je et dirai chanso/z a tou nom de
siècle en siècle, et renderai et paierai mes voulz et mes
pFomesses de jour en jour.
LXI
)e serait miesubgite l'arme de mi a Dieu ? quar de
'li est mou salut ;
2. Quar il est et mou Dieu et mou salut, mou refuge
et recevour ; ne jamais plus ne serai meuz ne troubleiz.
3. Jusques a quant correiz vous sus a Tome et le
assailleiz .? et vous tuit lou tueiz et meteiz a mort, si corn
une parois que chieit et une maisieire abatue ?
LXI. 2 le second mou manque — 3 qui — 4 /e second leur — 1 1
doubtenf ton nom. ~~ 6) Jours sur lez jours don Roy tu ajosterais, en
juscais au jour de génération et génération ; -- 7) Il dure et serait a
tous jour devant Dieu. Sai miséricorde et sai veritsit qui lai requie?
rait ? — 8) Enci chanterai je et d!raiz chanson ai ton nom de siècle
en siècle, et renderait et paierais mez woulz et promesse de jor en
jour.
LXI. — i) Ne seraiz mie subgite Tairme de mi a Dieu? quar de li
est mou saluit. — 2) Car il est et mon Dieu et mon salult, mon re-
fuge receptour ; et plus je ne serais meuz ne abaitus. — 3) Jusques
a quant courreiz vous sus ai Tome ? et lou tueiz vous tuit, ainsi com
cond membre du verset. .. 8: ut reddam.
174 LE PSAUTIER DE METZ.
suis apparuz a ti, pour veoir ta force, ta vertu et ta
gloire.
4. Quar moult est millour ta miséricorde sur toute vie,
et mes lefFres te loeront.
5 . Ainsîs te benyrai je en ma vie, et en tou nom je
lèverais mes mains.
6. Ensi com de seyn et de graixe soit remplie de biens
mon arme : et de lefFres joieuse te loerait ma bouche.
7. Ainsi fus je remenbrans et sovenans de ti sus mou
lit, a matines je pencerais a ti : quar tu ais esteit monayde
et adjutour.
8. Et en l'ombre de tes aules je me esjoirai ; mon arme
tent et tire après ti ; ta dextre m'ait ressut.
9. Et eulz en vain et pour mal ont quairut mon
arme; il entreront on parfont de la terre; il seront deli-
vreiz en mains de glaive, et seront li partie de welpis.
10. Et li Roys s'esjoirait en Dieu, et lou loeront tous
Deux autres leçons variantes de ce psaume sont relevées aux Appendices
d'aprls HMV.
ainsi auz sainct je me suix appairuz a ti, pour veioir tai force, tai ver-
tuzet tai glore. — 4) Quar miiiour est tai miséricorde sus toute vie, et
mes leffres te loieront. — 5) Ainsi te bénirai je en ma vie, et en ton
nom je lèverai meiz mains. — 6) Sy com de sayn et de graisse soit
ramplie mon airme : et de leffres joiouse te loieray ma bouche. —
7) Ainsi fuiz je menbrans et sovenanz de ti sus mon lit, a maitines je
panceraiz a ti : car tu ais esteis mon adjutour et ayde. — 8) Et en
i'onbre de tez aulles je me esjoiraiz ; mon airme tent et tire aiprès ti;
tai dextre m'ait ressut. — 9) Et eulz en vainz et pour maul quierenî
mon airme ; il entreront on perfont de lai terre ; et seront delivreit en
mains de glaives, et seront parties des welperil. — 10) Et ii Roy s'esjoi-
PSAUMES LXII, LXIII. I75
ceulz qui jurent en ycelui ; quar estoupee et close est K
bouche de ceulz qui dient mauvistieit et parollent en
maul.
LXIII
'leux, escoute et oy mon orison quant je te prie,
et délivre mon arme de la paour de mon ane-
min.
. 2. Tu m'as wardeit et defFendut dou couvent et de
l'assemblée des mauvais, et de la multitude de ceulz qui
font iniquiteit.
3. Quar il ontagusiees lour langues comme glaives;
et ont tendut lour arch, qu'est chose trop ameire, pour
traire et saieteir secrètement et en trayson lou simple
home sens malice et innocent.
4. Sodai/znement lou trairont et perseront, ne jai nul
nen doubteront ; et ont en eulz fermeit paroUe très mau-
vaise.
rait en Dieu, et lou loieront tuit ceulz qui jurent en ycelui ; quar est
toupee est li bouche de ceulz qui dient mauvistieit.
LXIII. — i) tu, Dieu, escoute mon orisonz quant je te prie, et
délivre mon airme de lai pavour de mon anemins. — 2) Tu m'ais
wairdeiz et defendut don couvent et de Tessamblee dez malvais, de lai*
multitude de ceulz qui font iniquiteit. — 3) Car il ont aigusiee lour
langues conme glaive ; et ont stendut en lour aire, chose très ameire,
pour traire et saietteir secreitement et en traison lou simple et sen
malice. .^ — 4) Soudennemant lou trairont et perseront senz doubteir
I 76 LE PSAUTIER DE METZ.
5. Il ont entr'eulz dît, racowteît et ordeneit qu'il re-
po/zront et quaicheront lour lais, et ont dit : Qui les vai-
rait ?
6. Il ont exquis et enserchiet iniquiteis ; et ont faillit
li enserchour en lour scrutine et ensercheme/zs.
7. Li homs venrait a cuer hauteins et orgueilloulz, et
Dieux serait assaucieiz.
8. Les plaies et les menaces d'eulz sont comme les
saiettes des petis enfans, et lour laingues sunt enfermes et
bleciees.
9. Tuit cil qui les ont veut ont esteit troubleiz
et abahys, et tout home ait doubteit.
10. Et il ont annu^cieit les euvres de Dieu, et ont co-
gnut et ente/zdut ses fais.
1 1 . Li juste s'esjoirait en Nostre Signour et se fierait
en li, et seront loeiz et bénis tuit li drolturieir de cuer.
LXIII, 7 orguilloulz — II loieiz. droturieir
et ont en eulz feirmeit pairolle tréz mauvaise. — 5) Il ont entr'eulz
dit et ordeneit que il reponroient et quaicheroient lor lais, et ont dit:
Qui leiz voirait? — 6) Il exquis et enserchieit iniquiteit, et ont
faillit li enserchour en lour scrutine et enserchemens. — 7) Li horas
s'aiproicheroit de cuer liateinz, et Dieu serait essauciet. — 8) Lour
plaies sont faite saiettes de très petis, et lour laingues sont enferme et
blescie, ^ 9) Tuit cilz qui leis ont veut ont esteit troubleiz, et tout
home ait doubteit. — 10) Et il ont anuncieit leis euvres de Dieu, et
ont cognuit et entendut sez fais, — 11) Li juste s'esjoirait en Nostre
Signour et se fierait en li, et seront loiez et beniz toit li droiturier de
cuer.
" ■ i I I ■ I .1, - —
LXIII, 9, Vulg,: videbant.
1
PSAUME LXIV. 177
LXIV
toi, Sire, affiert et apertient et est deuee
loe/zge et ymne en Syon, et a ti serait paieiz et
rendus tout voulz en Jherusalem.
2. Escoute et oy mon orison : a ti venrait toute char.
3. Les paroUes des mauvais Tont waingnieif contre
nous, et a nos mauvistieis tu serais propices et pitoulz.
4. Bieneureiz est celui que tu ais eslus et ressus delei?
ti, quar il demourait en tes aitriees et aitres et maisons.
5 . Nous serons remplis des biens de ta maison ; sainct
est tou temple et mervillouz en equiteit.
6- Escoute nous et nous weilles oyr. Sire qui es li Dieux
de nostre salut, qui es l'espérance et la fience de toutes
les fins de terre et en la meir bien loing.
7. Tu apparoilles et ordenes les montaingnes en ta vertu
LXIV, j parolles — 4 moisons — loapparillieit. icclui — 13 en-
LXIV. — i) A toi, Dieux, affiert et c'est deuee ymne et loienge en
Syon, et ai toi seront rendus et paieiz livoul en Jherusalem. — 2) Es-
coute et oy mon orisonz : ai toi vanrait toutes chair. — 3) Leiz pai-
rolies deis mauvais Tont waingnieit contre nous, et a nous mauvistieiz
tu serais propices et pitoux. — 4) Bieneureiz est celui que tifais eslus
et ressut deleis ti, quar il demourait en tes atriees et maisons, — 5)
Nous serons ramplis dez biens de tai maisons ; sainct est tou tem-
ple et mervilloux en equiteit. — 6) Escoute nos, tu qui es li Dieus
de nostre saluit, qui es Tesperance et lai fience de toute leis fin de
terre et en la meir bien loing. — 7) Tu appairelles et ordenes leis
montengne en tai, vertus et en ta force, qui est cins et revestuz de
12
178 LE PSAUTIER DE METZ.
et en ta force, qui es cins et revestu de puissance ; qui
troubles lou perfont de la meir, et iou son de ses fies h\s
cesseir.
8. Li gens qui habitent jusqûes aux termes de la terre
seront troubleiz et doubteront pour la paour de tes signes
et miracles mervillous ; l'issue dou matin et dou vespre te
déliterait et ferais delitable.
9. Tu ais la terre visitée et enyvree, et ais tes biens mul-
tiplieiz pour li enrichir.
10. Li flueve de Dieu est remplis d'yawes; tu ais appai-
rillieit lour vîa/zae, quar teille est li préparation d'ycelui.
1 1 . Tu enyvres ses ruisselz et multiplies ses germons
et ses fruis ; en ses degoutailles et arousemens s'esjoi-
rait tout ceu que germe et croist en terre.
12. Tu benyraîs a lacoronne de l'an de ta benigniteity
et tes champs seront remplis de planteit et d'abondance.
15. Li lieux bel dou désert seront engraissieiz, et les
costes des montai/zgnes de joie seront ornées et ci/zctes.
grassîeiz — Voir aux Appendices les variantes de H^.
poissance ; qui trobles lou perfont de lai meir, et Iou sonz de ses flos
fais cesseir. — 8) Li gens qui habite jusques auz termes de lai terre
seront troubleiz et doubteront por lai pavour de tez signe et miraicle
mervilloux; l'ixue don maitinz et don vestre te déliterais. — 9) Tu
aïs lai terre visitée et enyvree, et ais tez biens multiplieiz pour li
enrichir. — .10) Li flueve de Dieu est ramplis d'yawe ; tu ais appairii-
licz lour viande, quar telle est tai preparacionz. — 1 1) Tu enyvre cez
ruisselz et multiplies cez germons et ses fruis ; en celz degoutaille et
arousement s*esjoirait toz ceu que germe et crot en terre. — 1 2) Tu
bénirais a lai coronne de Tan de tai benigniteit, et tez champ seront
amplis de planteit et d'abundance. — 13) Li lieux bel don désert
LXIV, 8, Vulg,: delectabis. — 10 N : praeparatio ejus. — 11 '
PSAUMES LXIV, LXV. I79
i4« Li moutons sont de berbis revestus, et les vallées
habonderont en froument ; il clameront a baylte voix, et
diront a ti loenge.
LXV
ioutes terres et toutes gens qui habiteis en terre,
jubîleis et faites joie a Dieu, dittes chanson a son
nom, do/zneiz gloire a sa loenge.
2 . Dittes a Dieu : Sire, comme sont or terribles et
njervillouses tes euvres ! En la grandour et multitude de
ta vertu seront mentour devant ti tuit ti anemins.
3 . Toutes terres et qui habitent en terre si te aoroisse
et chantoisse a ti, et disoisse chanson a tou nom.
LXV, I chason — 12 sacrefice. deviseit — 14 offerai. offerai •-• 16
s'engresseront, et les coste dez montengne de joie seront ornées et
cinctes. — 14) Li montons sont do berbis revestus, et leiz vallées ha-
bunderont en froment ; il clameront a haulte voix, a diront ai ti
loienge.
LXV, — i) Toute terre et toute créature jubileis et faite joie ai
Dieu, dite chanson a son nonz. — 2) Dites a Dieu : Gom sont or ter-
ribles et mervillousc, Sire, tes euvres ! En lai grandour et multitude
de ta vertuz seront mentour devant li tu ti anemins. — 5) Toute
terre et toute créature de terre si te aoroisse et chantoisse a ti, et di-
soisse chanssoa a ton nom. — • 4) Veneis tuit, et voieiz leis euvres
inebria. multiplica. — 14: Induti sunt arietes ovium.
î80 LE PSAUTIER DE METZ.
4. Veneiz tuit, et voieiz les euvres de Dieu, qui est ter-
ribles en consolz plus que tuit li fil des homes ;
5 . Qui ait la meir mis a sec et fait sechieir ; en flueve
passeront a pieit sec : la nous esjoirons nous en lui ;
6. Qui signorit en sa vertu a touz jour mais, si oeil
rewarde/2t sus les gens ; cilz qui lou courroucent ne se-
ront jai essaucieis ne honoreis en eulz meismes.
7. vous, gens, benissieiz nostre Dieu, et faites c'om
oye la voix de sa ioenge ;
8. Qui ait mis l'arme de mi en vie et n'ait mie donneit
mes pieiz estre meus ne commeuz.
9. Quar tu, Dieux, tu nous ais proveiz et affineis ; tu
nous ais proveiz et examineis on fu, ensi com en exa-
mine et affine l'argent.
1 0. Tu nous ais mis et bouteiz on las, et aïs mis tribu-
lation en nostre dolz, et nos ais mis homes sus nos chieiz
et sus nos testes.
1 1 . Nous avons passeit per yawe et per feu ; et tu
nous ais ramoneis et mis en refrigeire et en repolz.
esjois — 17 m'escondirait
de Deu, qui est terrible en consoil plus que tuit lez filz dez homes;—
5) Qui ait lai meir mis ai sec et fait sechieir ; en flueuve paisseront
piet sec : lai nous esjoirons nous en lui ; — 6) Qui signorit en sa
vertus a toz jour maix, si oil rewairdet sus leiz gens ; cil qui iou cor'
roucent ne seronf jai essaulciet ne honoreiz en eulz meismes. — 7)
vous, gens, bénissiez nostre Dieu, et faite c'on oie la voix de sa
loienge ; — 8) Qui ait mis l'airme de mi en vie, et n'ait mie donneit mez
piez estre meuz ne a commocion. — 9)' Car tu, Dieu, tu nos ais pro-
veit et aifineit; tu nos ais examineit on feu si com on examie etafûoe
Tergent. — 10) Tu nous ais mis et bouteit ou lais, et ais mis tribii-
ladonz en nostre dos, et nous ais miz hommes sus nos chies.-* n
PSAUME LXV. l8|
12. J'entrerai en ta maison en sacrifice, et je te ren-
derai mes voulz que mes leffres t'ont diviseit et pro-
mis.
13. Et ma bouche ait parleit en mon meschief et en
matribulation.
14. Sacrifice très boins et les millour je ofFrerai a ti
avec l'encens et l'odour des moutons, je t'offrerai buef
avec les boch.
1 5 . Veneiz tuit et escouteiz, vous qui doubteiz Nostre
Signour ; et je vous raconterai et dirai quantes et quelz
choses Dieux ait fait a mon arme.
16. A lui j'ai clameit de ma bouche, et mesuisesjoys
desous ma laingue.
17. Se j'ai rewardeit ne mis en mou cuer iniquiteit.
Dieux ne m'escouterait jai.
18. Et pour ceu m'ait Dieux escouteit et oyt, était
attendut a la voix de ma prieire.
Nous avons paisseit per yawe et per lou feu; et nous raimoneiz
et mis en refrigeire et en repoi. — 1 2) J'entrerai en tai maison en
sacrefice, et je te randeraiz mes voulz que mez leffres t'ont devisez et
promis. — 1 3) Et mai bouche ait pairleit en mai tribulation. — 14) Sa-
crefice très briez je offerai a ti avec encens des montons, je t'offrerai
buef et bouch. — 15) Veneiz tuit et escouteit, vous qui doubteit Nostre
Signour, et je vous raicontereiz et dirai quantes et queil choise Dieux
aita mon airme fait. — 16) A lui j'ai clameit de ma bouche, et me suis
esjoiz desous mai laingue. — 17) Se j'ai rewardeit et nonmeit en mon
cuer iniquiteit. Dieux ne me escouteray mies. — 18) Et por ceu m'ait
Dieu escouteit et oit, et ait attendut a la voix de mai prieire, — 19)
LXV, 14 N, Vulg,: Sacrificia meduUata. — 17: aspexi. H : non
exaudiet.
l82 LE PSAUTIER DE METZ.
19. Benoiz soit Dieux qui n'ait mies osteit mon orison
ne sa miséricorde de mi.
LXVI
(ieux ait merci de nous et nous weille benire ; en
luminoisse son vis et faice luire safaicesus now,
et ait merci de nous ;
2. Que nous puissiens sus terre cognoistre ta voie et la
tenir, et tou salut entre toutes gens.
3. A toi, Dieus, se doivent confesseir li pueples ; a toi
tuit pueples se doivent confesseir.
4. Aient liesce et joie li gens, quar tu juges les
pueples en equiteit ; et les gens qui sont sus terre adresses
et conduis.
5 . A ti, Dieux, se doivent confesseir li pueples; a ti
tuit pueples se doivent confesseir, quar li terre ait sou
fruit donneit.
LXVI, I luire sa faice manque — 6 touz — De ce psaume lesApp*
m-
Benois soit Dieu qui n*ait mie osteit mon orison, ne sai miséricorde
de mi.
LXVI. — i) Dieu ait merci de nous et nous donnoisse sai bénis-
sons ; enluminoisse sai faice et son visaige sur nous, et ait mercit de
nous; — 2) Et nous puissiens en terre tai voie cognoistre et tenir, et en
toute gens tonton saluit. — 3) Ai toi, Dieu,se doientconfesseit li peuples,a
toy tou peuple se doient confesseir. — 4) Aient liesce et joie li gens, quar
tu juge leiz pueples en equiteit; et leiz gens en terre conduis et aidresse.
— 5) Ai toi, Dieux, se doient confesseit li peuples; a toi tuit peu-
ples se doient confesseir, car H terre ait son fruit donney. — 6) Deus,
PSAUMES LXYIy LXVII. )83
6. Dienx, qui est nostre Dieux, nous weiile benire et
nous weiile donneir sa benisson, et lou doubtoissent tous
ceulz qui sont per toutes les fins de terre.
LXVII
T se weiile leveir et dracieir Dieu : et soient sui
anemins dechassieis et dissipeis, et ceulz qui l'ont
heyt fuioisse devant lui.
2. Ensi comfumieire faultet vet a niant, ensi soient il
mis a niant ; et ensi corn cyre font au feu, ensi soient li
pechour foAzdus et destruis devant Dieu.
3 . Et li justes soient peuz et recreieiz, et aient joie
deva/zt Dieu et se delitient en liesce.
4. Chanteiz a Dieu, dittes cha/zson a sou nom; faites
voie a li qui monte sus occident : il est Sires claraeis.
dices contiennent deux leçons variantes, d'après H** et v.
LXVII, I dechassidz — 6 donne (jhi, pour d'onne):V. — 7 force.
qui est nostre Dieux, nous donneir sai benissonz ; Dieu si nous doingne
sai benissonz : et lou doubtoisse tuit cilz qui sont per toute terre,
LXVII. — i) Or se velle leveir et drescier Dieu : et soient sui ane-
mins dechaisieit et destruis^et ceulz qui l'ont heyt fuioisse devant lui.
~ 2) Si com fumiere fault et vait a niant, ensi soient il mis a niant ;
et cy com cyre font devant lou feu, ainsi soient tuit li pechour s
fondus et destruis devant la faice de Dieu. — 3) Et li juste soient peus
et recreieiz, et aient joie devant Dieu et se delitient en liesce. — 4)
Chanteiz a Dieu, dites chanson ai son nom ; faites voie a li qui monte
LXVII, I, Vulg. : oderunt. — 4 : ascendit est au parfait dans le
184 LE PSAUTIER DE METZ.
5 . Esjofssieiz vous devant lui; il seront troubleiz et
courrecieiz deva/zt li pour sa présence, qui est peires des
orphenins et ausi est juges des vaves.
6. Dieux est en sou sainct lieu, Dieu qui fait ensemble
demoreir en un osteil gens d'une mours et d'un cuer et
d'une vole/zteit ;
7. Qui engrant forse trait fuer les enpriso/zneis de pri-
son, et ausi ceulz qui se forvoient et habitent en sépulcres.
8. Dieux, quant tu iras devant tou pueple et tu avérais
trespasseit per lou désert :
9. Li terre est meute, et li ciel ont degouteit et stilleit
devant lou Dieu de Synai, deva/zt lou Dieu d'Israël.
10. tu, Diex, tu ais mis d'une part une plove de ton
plaisir et vole/ztri/zne a ton heritaige, et elle ait esteit
enferme et fleve ; mais tu l'ais perfaite et mis en estet.
1 1 . Tes bestes ont en ycelle habiteit ; et au poure
home, Dieux, tu ais en ta douceur appairillieit.
sepulchres — 8 irais ^ i o Dieux — 1 2 paroUe — 1 3 deviscir —
sus l'occident : il est Sire claimeiz. — Esjoiseiz vous devant lui;
il seront troubleiz et courreciez devant li, qui est peire dez orphenins
et juges des veves. — . 6) Deux est en son sainct lieu. Dieu qui fait
ensamble demeurer en une maison gens d'un cuer et d'unz voloir ;
— 7) Qui en sai force trait fuer leis emprisonneiz, et ausi cealz qui
se forvoient et habitent en sépulcres. — 8) Dieu, quant tu irais de-
vant ton pueples et tu avérais trespesseit lou désert : — 9> Li terre
est meute, et li ciel ont degouteit et stilleit devant lou Dieu de Synay,
devant lou Dieu d'Israël. *- 10) O tu, Dieu, tu ais mis d'une part
une plove de ton plaisire et volentrine a ton heritaige, et elle ait es-
teit enferme et fleve ; mais tu l'ais perfaite et mis en estait. — 11)
texte latin, comme plus bas }\ ^ f^ : cumegredereris. cum pertran-
PSAUME LXVII. 185
u.Nostre Sires donrait paroUe a ceulz qui annu/icent
et preschent bonnes novelles, en grant vertu.
1 3 . Li roys des vertus dou bien aimeit, bie^ameit, a cui
apertient diviseir et départir la despoille de la biauteit
de sa maiso/2.
14. Se vous dormeiz entremei de ceulz qui sont sa
person et qui sont de sa sorte et de son élection, qui ont
pe/znes et aules de colon sorargentees, et des quelz li dar-
rieir de lour dolz est resplendissait et coloreiz com or.
1 5 . Quant cilz dou ciel discerne et met discrétion entre
les roys qui sont en terre, il seront blanchis comme noif
en Selmon : li montaingne de Dieu est montai/zgne graice.
16. Montai/zgne plenne de tous biens, montai/zgne
graice, pour quoi aveiz vous soupesson des mo/ztaingnes ?
ou pour quoi soupesseneiz vous les montai/zgne graices
et planteurouses i
14 entremey — 15 en les — 16 le quatrième ■ montaingnes -^ 18
Teis beistes ont habiteit en ycelle; et au poure tu as apparii-
liet en tai doussour. — 12) Nostre Sire donnait pairoUe a ceulz qui
bone noveile anoncent en granz vertuz. — 13) Li rois des vertus est
et dou bien ameit, et bien ameit, a cui apertient deiviseir et depertir
lai despoille de lai biauteit de sai maison. ^ 14) Vous dormeiz entre
meiz de ceulz qui sont sai persons et qui sont de sai sorte et de son
élection, qui ont penne et aules de collons sorargentees, et dez quelz
li dairrieiz de lor dos est resplendissans et colloreiz conme or, — 15)
Quant cilz don ciel discerne et met discrétion entre leiz roy qui sont
en terre, il seront blanchis com noif en Selmon: li montengne de Dieu
est montengne graice. — 16) Montengne plangne de tous biens, monten-
gne graice,pourquoi aveis vous soupesons dez montengne bones et plan-
sires. — 10 : segregabis. — 11 : habitabunt. — }o : le verbe n'est
l86 LE PSAUTIER DE METZ.
17. C'est li montaigne ou Dieu ait pris son plaisir de
demoreîr, et certes Rostre Sires il demourait a la fin pour
tout jour mais.
18. Li chers de Dieu est de .x. mille, et maint et
plusours millieirs sont de ceulz qui ont liesce et joie en
li ; Nostre Sires est en eulz on sainct lieu de Synay.
19. Tu ais monteit en hault on ciel, tu ais prise ta
proie et tes prisonniers ; tu ais pri/zs dons en homes.
20. Et ausi les mescreant pour i^habiteir et demoreir
Dieu Nostre Sire.
2 1 . Benoiz soit Dieux Nostre Sires de jour et chesques
jour, quar bone et seure ferait nostre voie li Dieux de nos
salus.
22. Nostre Dieux est li Dieux de ceulz qu'il fait sauveir,
et sire et maistre dou signour de Fissue de mort.
2 3 . Et toute voie Diex briserait les testes de ses ane-
milliers — 19 prisonnieirs — 25 couchieit(?). la laingue de tes chiens
teurouses ? — 17) C'est li montengne ou Dieu ait pris son plaisir d'a-
bitcir et de c|emorer ; et certe Nostre Sire il demorait senz finz et a tou
jour. — 18) Li cherz de Dieu est de .x. mille, fit maint et plusours
milliers sont de ceulz qui ont liesce et joe en li ; Nostre Sire est en
eulx ou sainct lieu de Synay. — 19) Tu ais monteis en haut ou cieli,
tu ais prise ta proie et tes prisonnieirs; tu ais pris don en homes, —
20) Et ausi les mescreans pour habiteir Dieu Nostre Sire. — 21)
Benois soit Dieu de jour et toute jour, quar bone et seure ferait nostre
voie : il est Dieu de nos salut. — 22) Nostre Dieu est li Dieu de
ceux qu'i fait sauveir, et sire et maistre de l'issue de mort. — 23) Et
-toute voie Dieu briserait leiz teistes de ces anemins, et lai haultesse
pas au même temps dans N et dans HM. — p N, Vulg. : manda.
PSAUME LXVII. 187
mins, et la hautesse dou cheTeul de celui qui vet et vit en
sespechîeîz.
24. Nostre Sires ait dit : De Basan j'en convertirai et
geterai on perfont de la meir ;
2 ^ . Pour ceu que tou pieit soit bouteit et touchieit en
sanc, et la lai/zgue de tes chiens on sanc meismes de tes
anemins.
26. tu, Dieu, il ont veut et rewardeit tes entrées et
tes voies, les entrées et les voies de mou Dieu et de mou
Roy qui est on sainct.
27. Li pri/zces se sont avancieizet se sont joint a ceulz
qui chantoient, en mei des jove/zcelles et des jones femmes
joans des tabours.
28. Ens esglizes benissieiz Dieux Nostre Signour, des
fonte/znes d'Israël.
29. Lai est Benjamin li jones enfes, en ravissement de
cuer et d'esperit.
30. Li pri/zces de Juda sont lour duc et lour gover-
on sanc manque — 27 mey — jo govemour — 37 Vez ci il donrait
dou chevoulz de celui qui vait en ces péchiez et deffalt. — 24)
Nostre Sire ait dit : De Basan j'an convertir; je les convertirai et gete-
ralz on perfont de lai meir ; — 25) Pour ce que tou piet soit bouteit
et couchieit en sanc, et lai laingue de tez chiens enz sanc meismes de
tes anemis. — 26)0 tu, Dieu, il ont veuz et rewairdeit teis voie et teis
entrees,les voies et lez voies et lez entrée de mon Dieu et de mon Roy
qui est on sainct. — 27) Li princes se spnt avanciet et se sont joinct a
ceulz qui chantoient en mey des jovencelle et jone femmes joians de
lymbres. — 28) En esglise bénissiez Nostre Signour, des fontennes
d'Israël, — 29) Lai est Benjamin li jone enfe, ravis de cuer et de
pencee. — jo) Li princes " de Juda seront lour duc et govemour, H
^ H : venient legati. — 38 N : dabit.
l88 LE PSAUTIER DE METZ.
neur, li princes de Zabulon et li princes de Neptalim.
31. Dieux, mande a ta vertu ; Dieux, conferme et for-
tifie ceu que tu ais fait et ouvreit en nous.
32. Dès tou temple qui est en Jherusalem, a toi li roys
offreront dons.
33. Chastieet chose les bestes qui habitent entre lesjons
d'yawe et roselz, les congrégations et assemblées des
thorelz en vaches des pueples, pour osteir et mettre fuer
ceulzqui per argent sont proveiz et examineiz.
34. Dissippe et destrui les gens qui wellent noises et
batailles ; viengne de Egypte li liegaulz ; Ethiopie s'avan-
cerait de tendre ses mains a Dieu.
3$. O vous, royaulmes de terre, cha/zteiz a Dieu,dittes
loenges et chansons a Nostre Signour.
36. Chanteiz a Dieu qui est monteiz sus lou ciel dou
ciel, a oriant.
a sa voix voix de vertu ; donneis gloire a Dieu ; sus Israël sa magni-
ficence, et sa vertus est sus les nues. — 38 Mervillous est Dieux en
prince de Zabulon et li prince de Neptalim. — 31) Dieux ait mandeit
a tai vertuz et a tai force ; Dieu conferme et fortifie ce que tu ais
fais et ouvreit en nous. — 32) De ton temple qui est en Jherusalem,
a toy li roy offreront dons. — 33) Chose et haistive leiz bes-
tes qui habitent entres leiz jons et en broucelie, leiz congrégation de
tourel en vaiches dez peuples, pour osteir et mettre fuer ceutz qui
per airgent sont preveit. — 34) Dissipe et destruiz leiz gens qui wel-
lent et covoitent noise et baitaille ; veingne de Egipte li liegaulz
Ethiope s'aivancerait de tendre ces mainz a Dieu. — 35) Li roiaulme
de terre, chantait a Dieu ; chanteiz a Nostre Signour. — 36) Chanteiz
a Dieu qui est monteiz suz lou cielz dou cielz a orient. — 37) Vecy il
donrait a sai voix voix de vertuz ; donneiz gloire ai Dieu sus Israël : sai
PSAUME LXVlI. 189
37. Vez cy il donrait a sa voix voix de vertu ; don-
neîz gloire a Dieu
^o««» • •••••0 • ^
ses sains. Dieux d'Israël ; il donrait vertu et force a son peuple. Be-
nois soit Dieux.
CI FKNIT LI QUARS NOCTURNB.
magnificence a sai vertuz est enz nues. — 38) Mervilloux est Diex en
seiz sains ; Dieu d'Israël, il ait donneit vertus et force ai son peuple.
Benois soit Dieu,
IÇO LE PSAUTIER DE METZ.
% »
• «
LXVIII .
[GINQUlftlfl£ NOGTinaNB].
1-4.
5 ceulz qui m'ont heyt pour niant
et senz cause.
6. Mi anemins qui m'ont persecuteît contre justice sont
ET PUIS COMMANCE LI SINQUIE DO JEUDI.
LXVIII, I Sauve moi. Dieux, quar les yawes sont entrées et montées
jusques a mon arme. — 2 Je suis bouteiz et fichieiz on limon dou
plus perfont ; et je ne me pois sostenir, ne n'ai point de substance.
3 — Je suis venus jusques on hault de la meir, et litempest m'ait bou-
teit et plungieit oa perfont. — 4 J'ai laboreit en clamant : mes jowes
sont toutes -rooges ; mi œil ont deflfaillit en attendent mon Dieu et en
la fiance que j'ai en lui. — 5 II sont multiplieiz plus asseiz que les
chevoolz de mon chief, ceulz qui m'ont heyt pour niant et sens cause.
Cl ENCOMENCE LI SINQUIESMES NOCTURNE DON PSALTIEK.
LXVIII. — 1)0 tu, Dieu, sauve moi, quar leiz yawes sunt entrées
et montée jusquai a mon atnne. — 2) Je suiz fichiez on limon don pins
perfont, et je ne me puiz soustenir ne point n'ai de substance. — ))
Je suix venus jusquai au haut de lai mer, et li tempest m'ait plun-
gieit jusquai on perfont. — 4) J'ai laboreit en clamant ; meiz joies
sunt totes rooges ; mi oiel ont défaillit en attendant mon Dieu et en
lai fience qae j'ai en lui. — 5) Il sont multiplieiz sus leiz chaivonlz
de mon chief, ceulz qui m'ont heyt pour niant et senz cause. — 6) Mi
LXVII, 37 — LXVIII, î, M. Par suite de ^ablation d'un feuillet d
miniature, leps, lxvii est incomplet de la fin, et le ps, lxviii incomplet
du début. Avec ce dernier psaume commence le nocturne cinquième.
LXVIII» 4, Vulg. : raucx factae sunt fauces mes. — s '■ oderant.
PSAUME LXVIII. 191
conforteiz et enforcieiz, et j'ai paieit ceu que je n'avoîe ne
acnii netollut.
7. Dieux, tu sceiz ma folie et ma simplesce ; et mes
deflEaulz et pechieis ne sont mies devant ti quaichieiz ne
reponus.
8. Sire, n'aient jai honte ne confusion de mi ceulz qui
te attendent et se affient a ti, qui es vrais sires des vertuz.
9. Ne soient ja confundus sur mi ne de mi cilz qui te
quierent, Dieux d'Israël.
10. Quar pour ti j'ai souffert et endurei reproche; et
confusion et honte ait covert ma faice et mou visaige.
11. Je suis fais .et reputeis comme home estrai/zge et
mescognusa mes freires, et comme pèlerins aux enfans de
ma meire.
12. Quar li jalouzie et li amour de ta maison m'ait
tout maingieit, et li reproches de ceulz qui t'ont repro-
veit et reprochieit sont cheus sus mi.
— 7 mez mie — 8 vertus — 11 estrange — -5 soient — 18 ne
anemins qui m'ont persecuteit contre justice sont conforteit et enfor-
cieit, et je ai paieit ceu que je n*aivoie mie autrui ne tollut. — 7)
Deus, tu sccis mai follie et mai simplesce, et mes deflFauIt et péchiez
ne sont mie devant ti quaichiet ne reponus. — 8) Sire, n'aient j'ai
confusion ne honte de mi ceulz qui te attendent, qui es sires des ver-
tus. — 9) Ne soient jai confundut de mi ne sur mi cilz qui te quie-
rent, Dieu d'Israël. — 10) Car pour ti j'ai souffert et endurcit repro-
che; et confusion et honte ait couvert mai faice et mon visaige. — 11)
Je suix faiz et reputeiz corne estrainge homs a mes freires, et pelle-
rins auz enffanz de mai meire. — 12) Car li jolozie et II amour de
tai maison m'ait tout maingiet, et li reproche de ceulz qui font re-
— 1$ HN : sedcbant. — 25 HM : et non fuit manque, et non inveni*
192 LE PSAUTIER DE METZ.
I }. Et j^ai couvert et abatut per juneir Parme de mi et
ma vie, et il m'est Venus etiaiz a reproche et a confu-
sion.
1 4. Et j'ai mis et fait de haire mou vestiment, et suis fois
a eulz en parabole et en proverbe de mokerie et de déri-
sion.
1 j . Encontre mi parlient ceulz qui seioient a la porte,
et de mi chan tient et se mokient qui bevoient vin.
16. Et je avoie et adressoie mon orison ati, Sire:
Dieux,' li temps est de boin plaisir et de faire graice.
17. En la multitude et grandour de ta miséricorde,
escoute moi, en la veriteit de tou salut.
i8. Délivre moi et me gete fuer de l'ordure et de boe
vil et orde, que je n'i soie bouteiz et fichieis ; délivre moi
de ceulz qui me heyent, et dou perfont des yawes.
19. Ne me noioisse li tempeste de l'yawe, et ne m'en-
gloutisse mie li perfoat de l'yawe, ne si ne cloisse mie li
pux sa bouche sus mi.
— î I Car il manque ^35 destmit. ne manque — 4 1 la — 42 avérât
proveit et reprochieit sont chetis suz mi. — i $) Et j'ai couvert et
aibatut per june Tarme de mi ; et il m'est fais en reproche et en con-
fusionz, — 14) Et j'ai mis mon vestement haire, et je suix fais a eulz
en perabolle et en proverbe de mocquerie. — 1 5) Encontre rai par-
lient ceulz qui seient a la porte, et de mi chantient qui vin bevient.
— 1 6) Et je avoie mon orison a ti, Sire^; Dieux, 11 temps est de boins
plaisir et de graice. — 17) En lai multitude et grandour de tai mi-
séricorde, escoute moi en iai veriteit de ton salut. — 1 8) Délivre moy
de l'ordure et de lai boe que je n'i soie boutheiz et fichieiz ; délivre
moi de ceulz qui me heient, et don perfont des yawes. — 19) Ne me
neioisse mie li tempeste de l'yawe, ne si ne m'engloutisse mie li per*
Dans tout ce verset^ N a reproduit fidèlement le mouvement et la
PSAUME LXVIII. 193
20. Escoute moi, Sire, quar doulce et bénigne est ta
miséricorde ; selonc la multitude et la gra/idour de tes
miserations rewarde moi.
21. Et ne destourneir mie ta faice de ton sergent, quar
je suis trop triboieis : bien tost esc(»ute moi.
22. Enten a mon arme et la délivre ; pour mes anemins
délivre moi.
23. Tu sceiz mou reproche, ma confusion, maho/iteet
ma deshonour.
24. Devant ti sont tuit cilz qui me tribolent ; mou cuer
ait atte/zdut reproche et miseire.
25. Et j'ai attendu qui avec mi fuit troubleiz et en
tristour pour mi conforteir et co/ijoir : et je ne trueve qui
me conforte ne qui me weille consoleir ne conjoir.
26. Et il m'ont do/zneir en ma viande fiel très ariieir,
et a ma soif m'ont abuvreit^de aisi et de vi/i aigre.
27. Or soit lour table devant eulz en las de mort, en
rétribution et paiement, et en escandre de perdition.
font de l'yawe, ne si ne dosse mie li puix sai boache sus mi. — 20)
Escoute moy, Sire, car douce et bénigne est tai miséricorde ; selonc
lai multitude et lai grandour de teiz miseration rewairde moi. — 21)
Et ne destoumeiz mie tai faice de ton sergent ; car je suix triboleit et
ai meschief: bien tost escoute moi. — 22) Enten a Tairme de mi et
la délivre ; pour mes anemis délivre moi. — 2O Tu sels mon reproche
et ma confusion, et mai honte et deshonour. — 24) Devant ti sont
lui cilz qui triboulet ; mon cuer ait attendut reproche et miseire, —
25) Et j'ai attend! qui avec mi fut triboleiz et en tristour, et
nulz ne l'est ; qui me fesit confort et consolacionz, et point n'en ai
trouvât. — 26) Et il m'ont donndt a maingieir fiel très ameir,
et a mai soil m'ont abuvreit de aisiz et de vin aingre. — 27) Or soit
construction paraUéUque du texte original. •— 32, Vulg.: noa intrent.
13
194 ^^ PSAUTIER DE METZ.
28. Lour oeilz soient aveugleiz et obscurcis, si que
goûte ne voie/it ; et fai baissieir et encb'neir lour dolz
comme bossus.
29. Espa/zs sus eulz ton ire ; et li courroiu de ton ire
les sorprei/igne.
30. Lour osteiz la ou il demorent et habitent soit dé-
serte senz habitans ; et en lour tabemaicie ne soit nulz
demorans ne menans.
3 1 . Quar celui que tu ais touchieit de ta verge et ferut,
il ont persécute! t ; et sus la dolour de mes plaies ontencor
ajosteit et greva/zce et dolour.
32. Ajoste ausi iniquiteit sur lour iniquiteit, et ne en-
troîsse mies en ta justice.
)). Il soient destruis et af&cieiz dou livre des vivans,
et ne soient point escript avec les justes.
34. Je suis poures et dolans ; Dieux, tou salut m'ait
ressut.
3 5 . Je loerai iou nom de Dieu en chant et en chan-
tant, et Iou magnifierai en loenge.
lour taubles devanz eulz en las de mort, en retribucion et paiement et
en escandre de perdicion. ~ z8) Lour oil soient oscurcis et aiveugleit,
si que goûte ne voient ; et lour dos wellent foUeir et faire tronches et
encliner. — 29) Espans suz eulz ton ire, et li corrouz de ton ire ieiz
sorprengne. — 30) Lour osteit et lour habitationz soit déserte, et lour
tabernaide ne soit nulz demoirant. — 31^ Car celui que tui féru et
baitu, il ont persecuteit ; et sus lai doUour de mes plaies ont encor
ajoteir et grevance doUour. — 32) Ajoste ausi suz lour iniquiteit ini-
quiteit, et ne entroisse mie en tai justice. — 33) Il soient destruis et
affaicieiz dou livre dez vivans, et ne soient point escris avec lez juste.
— > 34) Je suix poure et doUans ; Dieu, tonz salut m'ait resut. — 35)
Je loierais Iou nom de Dieu en chant, et Iou magnifierait en loenge. —
— 37 : Videant. — 39 N: et omnia reptilia in eis. — 40 : salvam
PSAUME LXyiII. 195
36. Et Dieu avérait plaisance et li plairait sus lou jone
veel, qui gete novelles cornes et novelles ungles.
37. Or veoisse ceu li poures, et en aient joie et liesce ;
quereiz Dieu, et vostre arme viverait.
38. Quar Nostre Sires ait les poures oyt et escouteit, et
n'ait mies despitieit ceulz qu'il tient en S9 prison.
39. Looisse lou et ciel, et terre, li meir, et toute beste
qui en eulz vive/zt.
40. Quar Dieux ait sauveit Syon, et les citeiz de Juda
seront reedifiee ;
41 Et lai habiteront et demouront, et averont en he-
ritaige et en possession.
42. Et li semence et lignie de ses sergens la posside-
rait et avérait en possession, et habiteront en li ceulz qui
ai/zment sou nom.
36) Et' Dieu avérait plaisant sus Ion jone veelz, qui ait novelles un-
gles et cornes. — 37) Or voisse te li poures, et en aient liesce ; que-
reil Dieu, et vostre airme viverait ; — 38) Car Nostre Sire- ait leis
poares escouteit et oyt, et n'ait mie despitiez ses enchairtreis et pri-
sonniers. — 39) Loioisse^Iou et cielz et terre, li meir et toute chose
qui vit en meir. — 40) Quar Dieu ait sauveir Syon, et leis citait de
Juda seront redifiee ; — 41) Et la haibiteront et demorront, et averont
en hairitaigeet possessionz. ^- 42) Etli semence etlignise de ses ser-
gent la possideront et averont en possessionz, et habiteront en li ceulz
qui ainmet son sainct nom.
faciet.
IÇO LE PSAUTIER DE METZ.
LXIX
[ieux, enten a mon ayde ; Sire, baiste toi de mi
aidieir.
2. Soient deshonoreiz et co/ifundus, qui quieirentrarme
de mi.
}. Soient mis darrieir étaient honte, qui malme welent.
4. Soient tantost bouteizarrieir en cognissa/itlour honte,
qui me dient : Bien, bien te vet ! et se moke/it ensi de mi.
5 . Aient joie et liesce en ti, tuit cil qui de boin cuer
te quierent.
6. Et ceulz qui ai/iment tou salut puissientdire : Nostre
Sires soit loeiz et magnifieiz.
7. Et je suis diseteux et poures : Diex, aide moi ;
8. Tu es mon aide et cilz qui de touz maulz me dé-
livres ; Sire, ne targieiz et ne attendeiz plus.
LXIX, 2 quierent — 6 puissent — 7 Dieux
LXIX. — i) tu Dieux, anttenz a mon ayde; Sire, haiste toi de mi
aidier, — 2) Soient deshonoreiz et confunduz, qui quierent Tairme de
mi. — 3) Soient mis dairrieir et aient honte, qui mal me wellent.— 4)
Soient tantost bouteit airriere en cognissant lour honte, qui me dient:
Bien, bien te vait! et se mocquent ainsi de mi. — 5 et 6) Aient joie et
liesce en ti, tuit cilz qui de boin cuer te quierent ; et ceulz qoi aio-
ment ton salut puisse dire : Nostre Sire soit loiez et magnifieiz.
— 7) Et je suix poure et disetouz ; Dieu, aide moi. — 8) Tu es mon
aidour et mon raichetour et sauvour ; Sire, ne welle plus tairgier ni
attendre.
LXIX, 5 et 6 : H réunit les deux versets 5 et 6 deHM; c'est la répé-
tition textuelle de xxxix, 22. Et pareillement les versets de notre ps. se
retrouvent presque identiques dans ce même ps. xxxix, 1 8-24.
PSAjUME LXX. 197
LXX
n toi, Sire, j'ai espereit et me suis fieiz : jamais
nen serais confundus; en ta justice sauve moi
et me délivre.
2. Encline ton oreille a mi oyr, et me weille sauveir.
3 . Sois mi comme Dieu de refuge et de protection, et
bonne forteresse pour mi wairantir et sauveir ;
4. Quar tu es ma fermeteit et ma seurteit, et mou re-
fuge singuleir.
5 . Tu qui es mou Dieu, délivre moi de la main dqu,^
pechour, et de la main de celui qui fait contre ta loi, et
dou mauvais ;
6. Quar, Sire, lu es ma patience, et toute mon espe-^
rance. Sire, dès ma jonesce et mon enfance.
7. En toi suis je soustenut et fermeit dès lou ventre ou
je fuis neiz ; dès lou ventre de ma meire tu es mou pro-
tecteur.
LXX, I ne. dilivre — 2 Ancline — 10 adonc — 15 fiance — 26
LXX. — i)En toi, Sire me suix fiez et ait espereiz: jamais nenseraiz
confundus; en tai justice sauve moi et me délivre. — 2) Encline ton oreille
a mi oir, et me welle sauveir. >- 3) Soi moi conme Dieu de refuge et
de protectionz, et bonne fourtresse pour mi wairantir et sauveir ; —
4) Car tu es mai fermeteit et mai surteit, et mon refuge singuleir. —
( ) Tu qui es mon Dieu, délivre moi de la main don pechour, ^t de
lai ;nain de celui qui fait contre tai k>i, ejt donz mauvaiz. — 6) C^r,
Sire, tu es mai pacience et toute mon espérance. Sire, dès mai jo-
nasce et mon enfance. — 7) En toi luix je sou$jienvz «t feromt dèz
I$8 LE PSAUTIER DE METZ
8. En toi est ma chanson et ma loe/zge adès, et comme
chose aventureuse et mervillouse je suis devant maint et
plusour : et tu es mou fort aidour et adjutour.
9. Or soit ma bouche toute remplie de loenge, pour
chanteir et annu/icieir ta gloire, et toute jour la grandour
deti.
10. Ne me despitieir mies on temps de ma viellesce ;
et qua/z ma nature et ma vertu, vigour et force faurait
en mi, ado/zt ne me laissieir mies.
1 1 . Quar mi anemins ont dit a mi ; et qui espient et
wardoient mon arme ont consoil tenu contre mi,
12. En disant : Dieu l'ait laissieit; courreiz lisus et lou
preneiz, quar nulz n'est qui lou délivre ne deffende.
13. Dieux, ne te esloingnieir mie de mi ; mou doulz
Dieux, pance et rewarde a mi aidieir.
14. Soient co/ifundus et mis a niant, qui detraient et
quiert
lou vantre ou je suz neiz ; dèz Ion vantre de mai meire tu es mon
protectour. — 8) En toi est mai chanson et mai loenge aidés ; et
conme chose avanturouse et mervillouse je suix devant maint et plus-
sour, et tu es mon fort aidour et adjutour. — 9) Or soit mai bouche
toute remplie de loienge, por chanteir et anuncieit tai gloire et toute
jour lai grandour de ti. — 10) Ne me despitieir mie en temps de mai
viellesse; et quant naiture falrait en mi et force et vigour, ne me
laissieir mie. — 1 1) Car mi anemis ont- dit a mi; et qui espient mon
airme ont consoil tenuz contre mi, — 12) En disant: Dieu Tait lais-
siez don tout, correiz li suz et lou preneiz, car nulz n'est qui lou
délivre. — i ^) tu, Dieu, ne te esloingnieir de mi ; mon Dieu, pance
etrewairde a mi aidieir. — 14) Soient confundus et mis a niant, qui
LXX, II N, Vttlg, : custodiebant. — 18 : dans la Vulg., UyA
PSAUME LXX. 199
mesdient a mon arme ; soient covateiz et covert de con-
fusion et de ho/zte, qui me quierent et pourchessent mal.
1 5 . Et je adès avérais espérance et fience en ti, et ajos-
terai sus toute ta loenge.
16. Ma bouche annu/zcerait ta justice, et toute jour
tou salut.
17. Quar je n'ai mie cognu les lettres de science ; je
entrerai en poissances de Nostre Signour, et me soven-
rait de ta soûle justice.
18. Dieux, tu m'ais espris et ensignieit dès ma jonesse
et jusques a maintenant ; et je prononcerai et prescherai
tes merveilles.
19. Et tu, doulz Dieux, ne me weilles point laissieir
jusques a ma viellesce et a mon ancienneteit ne en mes
vieil jours;
20. Jusques a tant que j'aie annu/zcieit et preschieit ton
bras et ta poissance a toute génération qui est a venir,
a I . Ta poissance. Dieux, et ta justice jusques a très
mesdixent a mon airme ; soient covert de confusion et de honte, qui
quierent et me porchesse malz. - 1 5) Et je aidés averaiz espérance
et ajosterai sus toute ta loienge. - 16) Mai boche anuncerait tai jus-
tice et toute jour tonz salut. - 17) Car je n'ai mie cognuz leiz
lettre, j'entreraiz en poissance de Nostre Signour, et me souvanraU
de sli soûle justice. — 18) tu. Dieux, tu m'ais espris et ensî-
gnieir dès mai jonesce et jusquaiz a mentenant ; et je pronuncerai et
precheraiz tes mervelles. — 19) Et tu. Dieu, jusquai a mai viellesse
et mez viez jour ne me welle laissieir ; - 20) Jusquai ai tant que
j'aie anunciet et proichiet ton brais et tai poissance a toute généra-
tion qui est advenir. — 21) Dieux, tai poissance et tai justice est
jusques auz très hautes mervelles que tu ais fait. Dieu ! qui est sam-
cisure après les mots juventute mea ; et le second membre du verset
200 LE PSAUTIER DE METZ.
haultes et grant merveilles que tu ais fidtes. Dieux! qui
est sembians a ti ?
22. Qua/nes tribulations plusours et mai/ztes, et très
maies et mauvaises m'ais tu monstreit ! et pues es retour-
neîs ver mi et m'ais vivîfieit, et des abysmes de terre tu
m'ais encor fuer trait et ramoneit.
2 j. Tu ais esgrandi et multiplieit ta magnificence, et
t'es convertis et retoumeiz ver mi, et m'ais conforteit et
donnei consolation.
24. Et je, Sire, te loerai et confesserai en vaisselz et
instrumens de psalterion, et chanterai a ti en cytholles,
qui es li sains d'Israël.
2 5 . Mes leffres s'esjoiront a ti en chant et qua/it je
chanterais a ti, et Parme de mi que tu ais racheteit.
26, Etausi ma laingue toute jour pencerait ta justice,
quant confondus seront et deshonoreiz ceulz qui mal
quieirent a mi.
blans a ti ? — 22) Quantes tribulations plusours et mavaises m'ais
tu mousteît ! et puis es retoumeiz ver mi et m'ais vivifieiz, et des
abismes de terre tu m'ais encor fiier trait et raimeneit. — 25) Tu
ais esgrandi et multîplieiz tai magnificence, et pues t'es converti et
retoumeiz ver mi et m'ais confortciz. — 24) Et je, Sire, te loieraiz
et confesserai en vaisselz et instrument de psalterion, et chanterai a
tien cytoilles, qui es li sains dMsrael. — - 25) Mes leffres s*esjoironta
ti en chan, et Tairme de mi que tu ais raicheteit. — 26) Et ausi
mai langue toute jour panserait tai justice, quant confundus seront
et deshonoreis ceulz qui maulz quieirrent a mi.
commence par et usque nunc. — 24, Vulg, : confitebortibi... veritatcm
tuam.
PSAUME LXXI. SOI
LXXI
4eux, donne ton jugement au roy, et ta justice
lau fil dou roy.
2. Juge ton pueple en justice, et tes poures en juge-
ment.
3. Les montaingnes recevoîsse/zt paix dou pueple, et les
vallées justice.
4. Il jugerait les poures de sou pueple, et sauverait les
filz des poures, et humilierait lou mesdisant.
5 . Et demouro/zt avec lou soloil et devant la lune, de
génération en génération.
6. Il descenderait ensi com plove sus la lai/zne et la toi-
son des berbis, et ensi com rosée distillant et dégoûtant
dessus la terre.
7. En jours et on temps d'icelui naisseraitetvenrait jus-
tice et abondance de paix, jusques a tant que la lune soit
ostee.
LXXI. — i) Dieux, donne ton jugement auz roy, et tai justice auz
filz don roy. — 2) Juge ton puiple en justice, et tes pouvres en juge-
ment. — Lez monteingnes recevoisse paix donz pueple, et leis
vallées justice. — 4) Il jugerait leis pouvres de son puiple, et sauve-
rait leis filz des poures, et humilierait lou mesdixant. — 5) Et de-
moront, avec lou soiloil et devant lai lune de génération en genera-
tionz. — 6) Il descenderait si com piovt suz lou velle verre on lai
lainne don monton, et ensi conme rosée distillant et dégoûtant dessuz
lai terre. — 7) En ces jours naisserait et serait née justice et habun-
LXXI, 2, Vulg. : Judicare, 4 l'infinitif. — 3 : colles. — 5 ; perma-
a02 LE PSAUTIER DE METZ.
8. Et avérait signorie dès l'une meir jusques a Tautre
meir, et dès lou flueve jusques a la fin de la terre.
9. Devant lui s'enciineront et s'engeneillero/zt ceulz de
Ethyopie et de Moretaingne, et sui anemins lâcheront la
terre.
I o. Les roy de Tharse et les ylles ofFreront dons et
presens, les roys de Arabie et de Saba dons apporteront.
1 1 . Et tuit li roys de terre lou venront aoreir ; toutes
gens serviront a lui ;
12. Quar il ait lou poure home delivreit dou tyrant et
poissa/zt, et lou poure home a cui nul n'aidoit et qui
estoit sens ayde.
13. Il appairgnerait et supporterait lou poure et lou
disetoulz, et les armes des poures sauverait.
14. De usure et de iniquiteit il rachèterait lour armes,
jet lour nom serait honorable et gracioulz devant lui.
I j . Il viverait, et en li donrait de Tor d'Arabie ; et
aorero/zt de celui or adès, et toute jour lou béniront.
LXXI, 10 le premier roys. darabie — 20 fait est remplacé par fiât,
dance de paix, jusquaiz a tant que lai lune soit ostee. — 8) Et avé-
rait signorie desuz Tune meir jusquai a l'autre meir, et dès lou flueve
jusquaiz a lai fin de lai terre. — 9) Devant lui s'enclineront et en-
genoilleront ceulz de Ethiope et de Moretaingne, et sui anemis lâche-
ront lai terre. ^- 10) Li rois de Tharsis et de l'ile et leiz ylles don
ofFreront; leiz de roy Araibes et de Sabba don aporteront. — 11) Et
tuit li roy déterre lou vanront aourey ; toutes gens serviront a li; —
.u) Car il ait lou poure delivreit don poissant, et lou poure qui n'avoit
nulle ayde. — i )) H apergnerait et sourpourterait lou poure etloudi-
setouz, et leiz airmes dez poures sauverait. — 14) De usure et de ini-
quiteit il raicheterait lour airmes, et lour nom serait honorauble et grai-
cioulz devant lui. — 1 5) Il viverait, et on li donrait de Tor d'Araibe;
nebit. — 7 N : la diebus ejus. — $: Us mots et de Moretaingne ne
PSAUME LXXI. 203
16. Il serait fermeteiz et forteresse en terre, on plus
hault des montaingnes ; sou fruit serait prisieiz et esleveiz
per dessus lou fruit dou Liban ; etfloriront ceulz de la
citeit ensi corn li foins de la terre.
17. Or soit benys sou nom a tou jour mais; deva/it que
li soloil fut fais, dure et est sou nom.
18. Et en li seront bénites toutes lignie des homes en
terre, et toutes gens lou magnifieront.
19. Benoiz soit Nostre Sires li Dieux d'Israël, qui tout
soûl fait tant de merveilles.
20. Et benois soit li nom de sa majesteit a tou jour,
et toute li terre de sa majesteit serait remplie. Or soit ainsi
fait. Fiat ! fiât !
qui est ainsi répété trois fois à la fin de ce verset.
et aourront de lui aidés, et toute jour lou béniront. — 16) il serait
fortresse et fermeteit en terre, en plus hault des monteingnes ; son
fruit serait prisieiz et esleveiz per desus lou fruit don Liban ; et flori-
ront ceulz de lai citeit conme li foin de terre. — 17) Orsoitbeniz
son nom a toz jour maix ; devant que li soiloil fut, estoit jai son nonz.
— 18) Et en li seront bénites toute ligniees des homes en terre, et
toutes gens lou magnifieronz. — 19-20) Benoiz soit Nostre Sire li
Dieu d'Israël, qui touz soulz fait tant de mervelles; et benois soit li
nom de sai majesteit a tous jour ; et toute li terre de sai majesteit
serait ramplie. Or soit ensi fait. Fiat , fiât !
sont pas dans la Vulg. Et de même plus bas, lxxiii, i 5.— i 2, Ynlg. : li-
berabit. — 15 HM : et adorabunt de ipso. — 17 N : permanet. —
19-20 : ces deux versets n'en forment qu'un seul dans N.
a04 i'E PSAUTIER DE METZ,
LXXII
jlsrael, comme est boins Dieux a ceulz qui sont
'justes et droiturieir de cuer !
2. Mi pieîzont esteit presques meuz et troubleiz, a poc
que mi pas et mi pîeiz n'ont esteiz tumeiz et tresbuchieiz.
3 . Quar j'ai eut despit et duel des mauvais, quant je
veoie la paix des pechour.
4. Quar il n'ont nul rewart a lour mort, ne ne pance
point a morir ; et en lour plaie prennent seurteit.
5 . Il ne sont point en la labour des homes, et pour
ceu il ne seront mies batus avec les homes.
6. Pour ceu les ait tenus orguel, et sont couvert de lour
mauvistieit et en lour iniquiteit.
' 7. Lour mauvistieit vient de grant graisse ; il sont mis
et toumeiz en affection de cuer desordeneiz.
LXXn, 4 pence — 5 mie — 8 penceit — 13 /« second ais — 19
LXXU, — i) Israël, conme est boins Dieux a ceulz qui sont
juste et droiturieiz de cuer! — 2) Mi pieiz ont esteit presques meus et
froubleit, a poc que mi pais n'ont esteiz respandut et tresbuchieis.
— 3) Car j'ai eut despit et duel des mauvais, quant je veioie lai paix
.des pechour. — 4) Car il n'ont nulz rewart a lour mort, ne ne pance
point a morir ; et en lour plaie prennent seurteit. — 5) Il ne sont
point en lai labour des homes, et pour ceu ne ceront raie baitus
avecleis homes. —6) Pour ceu leiz ait tenuz orgueil, et sont couveirt
de lour mauvistieiz et en lour iniquiteiz. — 7) Lour mauvistieit vient
de grant graisse ; il sont mis et tourneit enz affection de cuer desor-
LXXII, 7, Vulg. : Prodiit. — 9 N : in terra, — 12 : obtinaerant
PSAUME LXXII. 205
8. Il ont panceit et dit mauvistieit et malice, et contre
lou Très Hault ont dit iniquiteit et blasme.
9. Il ont lour bouche mis on ciel, et lour laingue est pas-
sée per la terre.
10. Pour ceu serait mou pueple ci en présent conver-
tis, et li jours pleins sero/zt trouveiz en eulz.
11 . Et il ont dit : Comment iou sceit Dieu ? et ait il
science on Très Hault ?
12. Vez cy li pechour, et li gra/zt seculieir et qui ha-
bondent en cest 'siècle, sont ceulz qui ont les richesses
dou monde.
13. Et j'ai dit : Dont pour nia/zt etsenz cause j'ai mou
cuer justifieit, et ai mes mains lavées entre les innocent ;
14. Et ai esteit batus toute jour, et mou chastiement
estoit a matines.
15. Et cejedisoie : Je dirai et raco/iterai ensi toutes
ses choses ; vez cy que j^ai reproveit et reprochieit la na-
tion de tes enfans.
tôt. péris, iniquiteit — 20 vait. ymage — 21 non
deneiz. — 8) Il ont panceit et dit mauvistieit et malice, et contre lou
Très Hault on dit iniquiteit et blaisme. — 9) Il ont lour bouche mis
on ciel, et lour langue est paissee per dessus terre. — 10) Pour ce
serait mon puiple ci convertiz, et li jours plains seront troveiz en
eulz. — II) Et il ont dit : Cornent lou sccit Dieux ? et on Très Hault
ait il science ? ■— 1 2) Veci lou pechour et li grant séculiers et qui
sont grant au siècle, se sont cilz qui ont lez richesse don monde. —
13) Et j'ai dit: Dont pour niant et senz cause j'ai mon cuer justifieit,
et ais mes mainz laivees entre leis innocens; — 14) Etais esteis
baitus toute jour, et mou chaistiement estoit a maitiaes. — 1 5) £t se
je disoie : Je dirai et raiconterai ainsi toute ces choses ; veci que j'ai
divitias. — 20 : Velut somnium surgentium. -* ai HM : oescivi. —
206 LE PSAUTIER DE METZ«
16. Et je pensoie a ceu cognoistre : et c'est labour et
poinne devant jni;
17. Jusques a tant que je soie entreiz on sainctuaire de
Dieu, et que j'aie entendement et cognissance de leur fin.
18. Toute voie pour ceu les ais tu mis en tel malice, et
les ais abatus quant plus s'estoient alleveiz.
19. Comment sont il tost destruis et mis a niant ? sou-
dai/znement sont abatus et aniantis: il sont periz pour lour
grant iniquiteiz.
20. Ensi com li somme de celui qui s'es veille vat aniant,
Sire, en ta citeit lour ymaige meterais a fin et ania/ztirais.
2 1 . Quar mou cuer est enflammeiz, et mes reins sont
touz esmeuz et troubleiz, et je suis mis et meneiz a niant:
et je nou sa voie mie.
22. Je suis fais comme un jument enver ti et devant ti,
et adès suis avec ti.
2 j. Tu ais tenu ma main, et selonc ta vole/zteit tu m'as
meneit et governeit,et a grant gloire tu m'as ressut.
reproveit et reprochiez lai nationz de tels anffans. — 16) 'Et je pan-
soie a ceu cognoistre : et c'est labour et poinne devant mi ; — 17)
Jusques a tant que je soie entreis en sainctuaire de Dieu, et que j'aie
entendement et cognissance de lour fm. — 18) Toute voie, pour ceu
les ais tu mis en teil malice, et les ais abbatus quant plus s'estoient
asleveiz. — 19) Coment sont il tout destruis et mis a niant ? souden-
nement sont abbaitus et aniantis : il sont péril pour lour grant ini-
quiteit. — 20) Ainsi com li somme de celui qui s'esvellet vont a niant,
Sire, en ta citeit lour ymaige metteray ai fin et aniantirais. — 21)
Car mon cuer est enflaimeiz, et mi rains sont tous esmeus et troubleiz,
et je suix aniantis et destruis : et se ne Tai mie sceu. — 22) Jesuix
fais conme unz jument enver ti et devant ti, et aidés suix avec ti. —
2)) Tu ais tenuz ma main, et selonc ta volenteit tu m'ais meneit tt
— 23 : manum dexteram meam,— 28: in portii filiae Sion.
PSAUMES LXXII, LXXIII. 207
24. Q^u'ai je lassus on ciel que soit a mi ? et qu'ai je
volùt de ti sus terre ?
2 5 . Ma char et mou cuer sont aniantis et m'ait li cuer
failli ; tu es li Dieux de mou cuer et ma parson, Dieux,
a tou jour mais.
26. Quar vez cy que ceulz qui se esloingnent de ti péri-
ront : tu ais perdut et destruis tous ceux qui te renoient
et ne font force de ti.
27. Mais mi aherdre a ti, Dieux, est gra/zt biens, et
mettre en Dieu Nostre Signour toute mon espérance ;
28. Pourceu que je puisse annu/zcieir toutes ses prédi-
cations etloenges, en portes des filles de Syon.
LXXIII.
!our quoi, Dieux, nous ais tu de ti dechessieiz
,et despitieit a la fin ? troubleiz et enflammeiz est
tou courrous sus les berbis de ta pasture.
2. Sovieingne toi de ta congrégation, que tu ais acquis
et possideit dès l'encommencement.
gouverneit, et a grant gloire tu m'ais ressut. — 24) Qu'ai je laissas
on ciel que soit a mi? et qu'ai volut de ti sus terre ? — 25) Ma char
et mon cuer sunt aniantis et défaillis ; tu es li Dieux de mon cuer et
mai part, dou Dieux, a tous jour maix. — 26) Quar veci que ceulz que
ce esloingne de ti périront : tu ais perdut et destruit tous ceulz que te
renoient et ne font force de ti. —«27) Mais moi aherde a Dieu est
bone chose, a mettre en Dieux Nostre Signour toute mon espérance;
^« 28) Pour ceu que je puisse anuncieiz toutes prédications et loenge,
en portes des filles de Syon.
LxXIll. — i) Pour coi, Dieu, nous ait chaissiez de ti et despitiez a
lai fin ' troubleiz et enflaimeiz est ton corrous sas Ids berbis de tai pais.
308 LE PSAUTIER DE METZ.
}. Tu âisrachçteit la verge de ton heritaige, la mon-
taingne de Syo/z en laquelle tu ais habiteit et demoreît.
4. Lieve tes mains a la fin encontre lour orgueil :
quant malz ait fait li anemins en tou sainct lieu !
5 . Et se sont glorifieiz ceulz qui t'ont heyt, en mai ta
feste et ta solie/npniteit.
6. Il ont lour signes mis, lour signes ; et non mie ensi
cognut comme est l'issue sus lou très hault.
7. Ensi corn en forest de boix, de haiches ont detran-
chiee et decopee les portes d'ycelui en ceu meismes ; en
haiciies et en besowe ou besague Pont abatue et getee jus.
8. Il ont ars per feu ton sainctuaire, et ont honit et or-
dieit en terre ton tabernaicle.
9. Et ont dit en lour cuer oulz touz ensemble : Fai-
sons reposeir dessus terre toutes les festes et les jours des
soUempniteit de Dieu.
LXXIII, 3 demoureit — 4 orguel — $ mey ^- 6 non — 1 3 Diex.
ture.— - 2) Souvigne toi de ta congrégation, que tu ais acquis etpossidei
dès Pcncomencement. — 3) Tu ais racheteit lai verge de ton heritaige,
lai monteingnede Syonque tu ais haoiteir et demoureir. — 4) Lieve tes
main a lai fin encontre lour orgueil : quant malz ait falz li anemis en
ton sainct lieu en saincttuaire ! — 5) Et se sont glorifieiz ceulz qui t'ont
heyt, en mei tai feiste et tai solempniteiz. — 6) Il ont lour signe rais,
lour signe, et non mie ainsi cognut conme est l'issue sus lou très
hault. — 7) Ainsi conme en forest de boix, de haiche ont detranchie
et copees les portes d'ycelui en ceu meismes ; en haiche et en besouve
ou besaguee l'ont abaitus et geteis jus. — 8) Il ont art per feu ton
sainctuaire, et ont honiz et ordoieit en terre ton tabernaicle. — 9) Et
ont dit en lour cuer on tous emsemble : Paissons réponse! r et ceisseir
desus terre toutes les feistes et leis jour des solempniteit de Dieu. —
LXXIII, 5 : Vulg. : oderunt. — 9: quiescere a terra,— 10 : cognos-
PSAUME LXXni. 209
I o. Nous n'avons point veu nos signes ; il n'est main-
tenant nul prophète, et il ne nous cognoit plus.
1 1 . He, Dieux ! jusques a quant nous reproverait et re-
procherait nostre anemins ? et ton adversaire ton nom
despiterait a la fin ?
12. Pour quoi destornes tu ta main et ta dextre, a la
fin dou mei lieu de ton sain ?
1 3 . Dieux qui es nostre roi dès devant tou siècles, il ait
feit et ouvreit nostre salut en mei la terre.
14. Tu ais en ta vertu et en ta force la.meir co/ifermeit
et mai/2tenut, et ais triboleit et folleit les chief des dragons
en yawes.
1 5 . Tu ais brisieit et confroissieit les testes dou dragon,
et l'as do^neit a maingieir au pueple d'Ethiopie et de Mo-
retai/2gne.
16. Tu aïs desrout et dissipeit fonte/znes et ruisselz, et
ais sechieit et mis a sech les flueves de Ethan.
ton — 18 fermeit — 19 remembre. Nostre Signor — 20 oublieir —
10) Nous avonz point veut nos signe ; il n'est plus nulz prophète, et
il ne nos cognoit plus. — 11) Hez Dieu! jusquaiz a quant nous re-
procherait et dirait leil despit nostre anemins ? et ton adversaire ton
nom despite a lai fin et don tout? — 12) Pourquoi destourne tu tai
main et tai dextre, a lai fin de mei lieu de ton sain ? — 13) Dieu qui
est nostre roy dès devant tou siècle, il ait fait et ouvreit nostre salut
en mei lai terre. — 14) Tu ais en tai vertu tt en tai force lai meir
confermeit et mentenut, et ais tribouleit et fouleit leis chiés dez dra-
gons en yawes. — 1 5) Tu ais brisieit et confroissiet leis teistes donz
dragonz, et Tais donneiz a maingieiz aus pueples de £thiope et de
Moretaingne. — 16) Tu ais desrout et discipeit fontennes et ruisseil,
et ais saichieiz et mis a sac lés flueve de Ethan. — 17) Tiens est li
cet. ^11 HM : irritât. — 15 : voy. la mît lxxi, 9. — it, Vulg,
14
210 LE PSAUTIER DE METZ.
17. Tiens est li jour, et la nuit tienne ; tu ais forgieit
l'aube journée et lou soloil.
1 8. Tu ais fait tous les termes de la terre ; esteit et prins
temps tu ais formeit et fait.
19. Sovieingne toi et te remembre de ce ci : li anemîns
ait reprochieit et vileneit Nostre Signour, et li pueple sos
et folz ait blasmeit et despitieit ton nom.
20. Ne weilles mies delivreir aux bestes les armes de
ceulz qui se confessent a ti, et les armes des poures ne
weilles oblieir a la fin.
2 1 . Rewarde en ta loy et sus tou testame/zt : quar ceulz
qui su/zt obscurcis en mauvistieit et en ténèbres de pe-
chieiz su/zt remplis, et lour maiso/zs de terre de toute
iniquiteit.
22. Li humble ne soit mies mis darrieir comme despitieiz
et confus ; li poures homs et li disetoulz loeront ton nom.
2}. Or sus, Sire, lieve toi et juge ta cause ; sovieingne
2 1 le premier sont, pechieit -^ 24 orgael
jour, et lai nuit tienne ; tu ais forgieit l'aubre jornee et lou soloil. —
18) Tu ais fas tous les termes de lai terre, estais et printemps tu ais
formeit et fait. — 19) Souvigne toi et te remanbre de ce si : li an^
mins ait reprochieit et vileneit Nostre Signour, et li pueple sos et folz
ait blaismeit et despitiet ton non. — 20) Ne welle mie delivreir auz
beistes les airmes de ceulz qui ce confessent a ti, et les airmes des
poures ne welles oblieir a lai fin. — 21) Rewairde en tai loi et sus tou
testament : car ceulz qui sont obscurcis en mauvistiez et en ténèbre
de peichieiz sunt remplis, et lour maisons de terre de tote iniquiteit.
*— 22) Li hunbles ne soit mie mis dairrierre conme despitiez et con-
fus ; li poure et li disetours loierent ton nom, — 23) Or suz, Sire,
lieve toy et juge tai cause ; sovigne toi des reproche et velonie de tes
repleti sunt, qui obscurati sunt terrx domibus iniquitatum. — 22 N:
laudabunt.
PSAUMES LXXIII, LXXIV, 1 1 I
toi des reproches et des vilenies de tes sergens que H
folz lour font et dîent toute jour.
24. Ne weilles mie oblieir les voix de tes anemins
contre ti ; Torgueil de ceulz qui te heye/rt croit et monte
adès de jour en jour.
LXXIV.
ti, Dieux, nous nous confesserons; nous te con-
fesserons et requerrons dévotement et appel-
lerons tou nom.
2. Nous raconterons tes mervelles ; quant j'aurai prins
lou temps et la poissance, je jugerai justices.
j. Remise et fondue est li terre et tuit ceulz qui ha-
bitent et demorent sus li ; j'ai confermeit et fondeit ses
columpnes.
4. J'ai dit aux mauvais : Ne faites plus nul maulz ; et a
ceux qui faillent et pèchent : Ne esleveis point vos cornes
ne vostre orgueil ;
sergens, que li solz et li folz toute jour lor dient et font. — 24) Ne
welliez mie oblieir lez voix de tes anemis contre ti ; l'orgueil de ceulz
qui te heient croit et monte aidés de jour en jour.
LXXIV. — i) A ti, Dieu, nous nos confesseronz ; nos te confesse-
rons et requeirrons dévotement, et aippellerons ton nom. — 2) Nous
raiconterons teiz mervelles ; quant j'ai pris lou temps et lai poissance,
je jugerai justice. — 3) Remise et fondue est li terre et tui sui habi-
tans; j'ai confermeit et fait ses collumpnes, -^ 4) J'ai dit auz mauvais:
Ne faites plus nulz malz ; et a ceulz qui font default et peichiez : Ne
LXXIV, 2N, Vulg, : cum accepero. — 7 : calix... vini meri plenus misto.
ai2 LE PSAUTIER DE METZ.
5 . Ne weillieiz mie esleveir en hault vostre puissance
et la corne de vostre orgueil, et ne wellieiz mie parleir
contre Dieu inîquiteit.
6. Quar ne de orient ne de occident ne des désertes
mo/itaingnes nul n'est sires , mais Dieux soulement est
juges.
7. Gest home humilie et met en baix, et celui eslieve et
met en hault : quar li calice est en la mai/i de Nostre Si-
gnour, pleins de boin vin mesleit ;
8. Et ait mis de cestu en celui et de Vun en l'autre;
tote voie li lie et l'ordure dou vin n'est mîe dou tout ostee
ne faillie, mais en boveront tuît li pechour de terre.
9. Et je annu/zcerai ceu on siècle, et chanterai au Dieu
de Jacob.
10. Et toutes les hautesces et les cornes ou l^orgueildes
peschour je brisera et abaiterai, et les cornes dou juste
seront essauciee.
LXXIV, 10 pechour. briserai
esleveit point vous corne ne vostre orgueil ; — 5) Ne wellieiz mie
esleveit en hault vostre poissance et lai corne de vostre orgueil, et
ne weilliez mie dire ne pairleir encontre Dieu iniquiteit. — 6) Quar
ne d'orient ne d'occident ne des désertes monteingne nulz n'est sire,
maix Dieu juge soulz. — 7) Cestuz humelie et met en baix, cestuz
eslieve et met en hault : quar li cahce est en lai mainz de Nostre Si-
gnour, tous pleinz de boinz vinz melleiz ; — 8) Et ait mis de l'un en
l'autre ; toute voie li lie ne l'ordure don vin n'est mie dou tout faillie
ne osteie, maix en boveront tuit li pechours de terre. — 9) Et je
anuncerai ce oh siècle, et chanteraiz au Dieu Jacob. — 10) Et toutes
les hâutesses et cornes des pechour je briserai, et les cornes don justes
seront essaUIcies.
PSAUME LXXV. 213
LXXV.
[ieux est cognuz en Juerie et en Juda, et H noms
»de lui estgrans en Israël.
2. Et en paix est mis et fait ses lieu, et en Syon est son
habitation et sa demorance.
3. La ait brisieit les puissances de Fanemin, l'arc, lou
glaive et la bataille.
4. Tu enlumines mervillousement dès les mo/ztaingnes
etemeiles ; tuit li folz et sos de cuer en sont troubleiz.
5 . Il ont dormi lour somme, et riens n'ont trouveit en
leur mains de toutes lour richesses.
6. De ton chastiement et de ta correction, Diex de
Jacob, ont esteit endormis et esbays tuit cilz qui monte sus
chevaulz.
7. Tu es terribles et apoantables ; qui résisterait a ti
dès que tu monstre ton ire et tou corrous ?
LXXV, 6 montent — 7 courrous — 8 trembleit — 9 les debon-
LXXV, — i) Dieux est cognuz en Juerie, en Israël est son nom
grans. — 2) Et son lieu est fais en paix, et son habitationz en Syon. —
3) Il ait brisiet leis poissance de Tainemin, Tare, lou glaive et lai baitaille.
— 4) Tu enlumines mervillousement dès les monteignes de tai haul-
tesse et éternelles ; tuit 11 foulz et li sous de cuer en sont troubleiz.
— 5) Il ont dormir lour somme, et riens n'ont trouveit en lour mainz
de toutes lour richesses. — 6) De tonz chaistieraent et de tai correc-
tions, Deux de Jacob. — 7) Tu es terribles et espoantaubles; qui
résisterait ai ti, dès que tu monstres ton corrous et ton ire? — 8) Don
LXXV, 3, Vulg. : Ibi manque N. potentias arcuum, scutum, gla-
dium, et bellum. — 6 l^ : la fin du verset manque — 1 1 : N divise
214 ^E PSAUTIER DE METZ.
8. Dès lou ciel tu ais fait oyr tou jugement ; li terre ait
trambleit et reposeit,
9. Quant Dieu se dressoit en jugement pour sauveir
tous les boins et le debonaires de la terre.
10. Quar li pe/icee dou cuer de Tome se co/zfesserait a
ti, et les remenarts de ses pencees feront jour de feste ati.
1 1 . Voeiz et paieiz a Dieu Nostre Signour, tuit cilz qui
eatour lui apporteiz dons ; a celui qui est terribles et
redoubteiz, et qui oste Tesperit des pri/zces, qui est ter-
ribles a touz les roys de terre.
LXXVI.
;'ai de ma voix claimeît a Nostre Signour ; j'ai
'clameit a mou Dieu, et il ait entendut a mi.
2. On jour de ma tribulation et de mou meschief
j'ai Dieu requis de mes mains et de nuit deva/it lui ; et je
n'ai point failli ne point ne suis deceuz.
naires — 1 1 tous
LXXVI, I le second claimeit — 3 Diex — 4 weillier — 7 tous j.
ciel tu ais faiz estre escouteiz tonz jugement; li terre ait trambleit et
repouseit. — 9) Quant Dieu se dressoit en jugement et voloit sauveiz
tous leis vous et debonaire dessus terre. — 1 0) Car li pancee don cuer
de Tome se confesserait a ti, et leis remenant de ces pancee feront
jour de feiste a ti. — 1 1) Voieiz et paiez a Dieu Nostre Signour, tuit
cilz qui entor ly aporteiz donz ; A celui qui est terrible et qui osie
Tesperit des princes, qui est terrible a tous leis roy de terre.
LXXVI. — i) J'ai de mai voix claimeit a Nostre Seignour ; j'ai clai-
meit a mon Dieux, et il ait entendut a mi. — 2) On jour de mai tri-
ce verset en deux.
PSAUME LXXVI. 215
3. L'arme de mi n'ait volut panre confort ne consola-
tion : j'ai ehut sovenance de ti, Dieux, et m'i suis deli-
tieiz ; et m'i occupoie et exercitoie, et mon esperit en est
deifaillis de joie.
4. Mi oeil se sont avancieiz de weillieîr ; je suis esteiz
troubleiz et ne disoie mot.
5. J'ai panceit au jour anciens, et les ans de tou jour
ont esteit en mou cuer.
6. Et j'ai panceit de nuit en mou cuer, et je me suis
exerciteit et occupeît, et handeloîe et nettioie mon
esperit.
7. Dieux nous geterait il arrieir dou tout et despiterait
a tou jour.? et ne ferait il mie qu'il soit encor a nous plus
apaisieiz et debonàires i
8. Ou a la fin, senz pitieît et dou tout coperait il sa mi-
séricorde de generatio/z en génération?
— 13 comme — 18 esclarcit
balationz et de mon meschief j'ai Dieux requis de mes mains et de
nuit devant lui ; et je n'ai point faillit ne point ne seux dessut. — j)
Nulz confort ne consolations n'ait voluit panre J'arme de mi : j'ai eut
souvenance de ti et en ait grant délit, et m'i exercitoie, et mon espe-
rit en deifault tout de joie. — 4) Mi oil se sont avancieit de vellieir;
je suix esteit troubleit et ne disoie mot. — 5) J'ai panceit auz jour
anciens, et leiz anz de tous jour ont esteit dedens mon cuer. — 6) Et
j*ai panceit de nuit en mon cuer, et je me suix exerciteit et handeloie
et nettioie mon esperit. — 7) Nous geterait don tout airriere Dieu et
despiterait a tous jour ? et ne ferait il mie qu'il soit encor ai nous plus
apaisieiz et debonàires ? — 8) Ou a lai fin et dou tout coperait il sai
miséricorde de génération en génération ?— 9) Ou oublierait il a avoir
LXXVI, 3, Vulg,: delectatus sum, et cxercitatus sum, N : defecit. —
4 : anticipaverunt vigilias oculi mei. — 6 : exercitabar.
2l6 LE PSAUTIER DE METZ.
9. Ou oblierait il a avoir merci de nou5 ? ou en son ire
retenraît et co/ztenrait il sa miséricorde ?
10. Et j'ai dit : Mai/ztenant ai je commencîeit, et ceste
mutation est de la dextre dou Très Hault.
1 1 . J'ai ehu souvenance des euvres de Nostre Signour,
et avérai mémoire et remanbrance dès l'ancommencement
de tes merveilles ;
12. Et pancerai a toutes tes euvres, et me exerciterai
en tes sai/ictes contrueves.
1 3 . Dieux, ta voie est on sainct ; qui est li Dieux qui soit
si grant com nostre Dieux ? tu esli Dieux qui faiz merveilles.
1 4. Tu ais fait cognissant en pueples ta vertu très grant,
et ais racheteit en tou bras ton pueple, les enfans de Jacob
et de Joseph.
1 5 . Les yawes si t'ont veut, Dieux ; les yawes si t'ont
veut et doubteit ; et li abismes en sont esteit troubieiz.
16. Moult est grant li sons des yawes, et les nues ont
donneit voix.
17. Et tes saiettes passent; li voix detou tenoireestenroe.
merci de nous ? ou en son ire retenraît et contenrait il sa miséricorde?
— 10) Et i'ai dit : Mentenant a je coumenciet, et cest mutation est de
lai dextre donz Très Hault. — 11) J'ai eu sovenance des euvres Nostre
Signour, et avérait mémoire et remanbrance de l'ancomencement de
teiz mervelles ; — 1 2) Et pancerait a toutes teiz euvres, et me exerci-
terait en tes sainctes contrueves. — 1 3) Dieu, tai voie est on sainct ;
qui est 11 Dieu qui soit si grans com nostre Dieu ? tu es li Dieu qui
fait merveilles. — 14) Tu ais fais cognissanz en pueples tai granz
vertuz; et ais raicheteit en ton brais ton pueples, leis enfans de Jacob
de et de Joseph. — j 5) Leiz yav/es si t'ont veut. Dieu; leiz yawes si
t'ont veuz et doubteit ; et 11 abysmes en sont esteit troubieiz. — 16)
Moult est grant H son des yawes, et lez nues ont donneit voix. — 17)
Et tes saiettes paissent ; li voix don tenoire en est roe. '^ 18) Teiz
PSAUMES LXXVI, LXXVII. llj
i8. Tes alloides ont luit et esclaircit sus terre et sus
tout lou monde : commeute est et ait trembleit 11 terre.
19. En la meir est ta voie et ton chemin, et tes sentiers
en mai/ites et plusours yawes, et les tresses de tes pieiz
ne seront point cognues.
20. Tu aismeneit tou pueple comme berbis,per la main
de Moyse et de Aaron.
LXXVII
mtendeiz et escouteiz, vous qui est mou pueple
'ma loy;et enclineiz vous oreilles au p^roUes de
ma bouche.
2. Je weil euvrir ma bouche en paraboles et en pro-
verbes, et dirai proposition qui sont dès Panco/nment
dou monde ;
j.Quanteset quelz choses avons nous oyt et cognut, et
nos paires les nous ont racontées.
LXXVII, I le second vos. parolles — 2 rancommencement — 6 mist
esloides ont luit et esclairsit suz terre : comeate est et ait trambleit li
terre. — 19) Et en lai meir et tai voie est ton chairainz,et tes sentiers
enz maintes et plusours yawes, et tes pais ne tes tresses ne seront
point cognues. — 20) Tu ais meneit conme unz troupel de berbiz,
tonz pueples per lai main de Moyse et de Aaron.
LXXVII. — i) Entendeis et escouteis, vos qui est mon peuple, mai
loy ; enclineiz vous orelles auz parolles de mai bouche. — 2) Je ove-
rais mai boche en parabolle et en proverbe, et dirais proposicion an-
cienne dès Tancomencement don monde. — 3) Quantes et quelz choses
avons nous oyt et cognut : et nos peires nos ont raiconteit. — 4) Elles
ni LE PSAUTIER DE METZ.
4. Elles n'ont mies estees celées ne reponues a lour en-
fans, en aultre génération après eulz ;
5 . Mais ont raconteit les loenges de Nostre Signour et
ses vertus, et les merveilles qu'il ait fait.
6. Et il ait susciteit tesmoingnaige en Jacob, et ait mis
loy en Israël.
7. Quantes choses ait il mandeit a nos peires qu'il
feissent a savoir et cognissant a lour enfans, a fin que les
aultres générations qui venrient après en eussent cognis-
sance.
8. Li enfans qui naisseront et venront si après se lève-
ront et les raconteront a lour enfans ; pour ceu qu'il me-
tient dou tout en Dieu lour espera/zce ;
9. Et ne oblioissent mies les euvres de Dieu, et re-
quieirent ses commandemens ;
10. Que il ne soient comme lour peires, qui furent gène-
ration et lignie mauvaise et despitouse,
— 9 commendemens — 11 qui — 12 deffraim — 1 3 loyalteit. loy.
n'ont mie esteit celleie ne reponues et lour enffans en génération
apprès eulz; — 5) Mais ont raiconteit leiz loenges de Nostre
Signour et ces vertus, et ces merveilles qu'il ait fait. — 6) Et il ait
susciteit tesmoignaige en Jacob, et ais loy en Israël. — 7) Quantes
chose ait il mandeit a nos peires que il faissent assaivoir ai cognis-
sant ai lour enffans, a ceu que les autres generacionz qui venrient
après en euxent cognissance. — 8) Li anffans qui vanront et sont
a naistre se lèveront et les raiconteront a lour anffans, — 9) A ceu
que il mettient en Dieu don tout lour espérance, et ne obliosse mie
les euvres de Dieu, et requièrent c«s comandement; — 10) Que il ne
soient si conme lour peires, génération et lignie mauvaise et despi-
LXXVII, 8-9, N répartit la division de ces versets autrement qut
PSAUME LXXVII. 219
1 1 . Génération que n'ait mies adrecieir son cuer a
bien, et n'ait mies mis son esperit en Dieu en bone foy.
12. Lîenfans de EfFraim qui ont tendut et trait lour
arch, il ont tourneit lou dolz au jour de la bataille et
ont retoumeit et foi.
I j. Il n'ont mie tenu foy ne loyaulteit a Dieu ne son
testament wardeit, et en sa loi il n'ont volut alleir.
14. Et ont oblieit tous les biens qu'i lour ait et a voit
fait, et les grans merveilles que il lour ait moustreit.
1 5 . Devant lour peires il fit choses mervillouses en la
terre de Egypte, on champ Thaneos.
16. Il rumpit et divisait la meir, et les menait per mei
la meir; et fit tenir emsemble les yawes toute coie comme
en un berroul.
17. Et le menait de jour per une nue, et toute nuit en
lumieire de feu.
18. Il fendit et divisait la pierre on désert, et les abu-
vrait ensi com en une abisme d'yawe.
— 14 monstreit — 16 devisait — 21 mangier — 22 parleita. don-
touse, -—21) Génération qui n'ait mie son cuer a bien adrescier, et
n'ait mies son esprîs mis en Dieu en bonne foy. — 12) Li anffans
d'Effraym qui ont tenduit et trait lour arch, il ont tourneit lou dolz
on jour de lai baitaille et ont retorneit et fui. _ 1 3) il n'ont mie tenu
foy ne loiaulteit a Dieu ne son testament, ne en sai loy n'ont voluit
alleir. — 14) Et ont oblieit tous leis biens qu'il lor ait et avoit fait,
et leis grant mervelles que il lor ait moustreit. — 15) Devant lour
peires il fit choses mervillouses en lai terre de Egypte^ on champ
Thaneos. — 16) U devisait et runpit lai meir, et les menait per mei
Jai meir, et tint leiz yawes coies et emsamble conme en unz bairroil.
— 17) Et leis menait per une nue de jour et toute en jumiere de feu.
— 18) U fendit et devisait lai pierre on désert, et leis abuvrait et
HM. — 21, Vulg.: ut pelèrent. — 22 H : locuti sunt de Deo. — 25 : la
220 LE PSAUTIER DE METZ.
19. Et trahit yawe de pierre dure, et fit yawe saillir si
comme flueve.
20 Et encor se sont enhardi de pechier contre lui,
et en ire ont esmeut et exciteit iou Très Hault on désert
sec et senz yawe ;
2 1 . Et ont tempteit Dieu en lour cuer, et ont deman-
deit a mai/igieir a lour armes ;
22. Et mal p^rieit de Dieu et murmureit contre lui, et
ont dit : Comment nous porrait Dieux doneir viandes, pour
nos mai/igieir en cest désert ?
2 3 . Et se il ait ferut la pierre : et yawes en sont yssues
et saillies, et li ruisseilz en sont remplis et sorondient.
24. Nous porrait il pour ceu donneir dou pain ? ou ap-
pairillieir et mettre tauble a maingieir a sou pueple en
cest désert ?
25. Pour ceu ait oyt et escouteit tout ceu Nostre Sires,
et ait attendut et retardeit son ire : et feux ait esteitempris
neir. nous, mangieir — 2 3 yssue •— j 1 comme les deux fois, enpennee
donnait a boivre si come en grant abismes d'yawes. — 19) Eturayt
yawes de pierre dure, et fit yawes saillir si corn d'an flueve. — 20) Et
ancor se sont enhairdy de pechieit contre lui, et en ire ont esmeut et
exciteit Iou Très Hault ou lieu sec sen yawes et désert; — 21) Et ont
Dieu tempteir en lour malvistieir de lour cueir, et ont demandent ai
maingieir a lour armes ; — 22) Et ont mal pairleit de Dieu et murmureit
contre lui, en disant : Nos porail il donneir a maingieir on désert?— 23)
Et se il ait ferut lai pieire : et yawe en sont saillies, et II ruissel en
sont emplis. — 24) Nous porrait pour ceu donneir don pain P ou don-
neir a maingieir a son pueple en se désert? — 25) Pour ceu ait Dieu
tout ceu oyt et ait sa graice soustrait et retairdeit ; et feux ait es-
traduction de N est plus exacte que celle de HM. — ja, Vulg, : in me-
PSAUME LXXVII. 221
et enflammeiz en Jacob, et li ire «t li corrous de Dieu est
mo/zteiz en Israël ;
26. Quar il n'ont mies crut en Dieu, ne n'ont mieses-
pereit en sou salut.
27. Et il ait mandeit aux nues de dessus, et ait overtes
les portes dou ciel ;
28. Et lour ait plut dou ciel et envoieit la manne pour
eulz do/ineir a maingieir, et lou pein dou ciel lour ait
donneit.
29. Lou pein des aingres ait homs mai/igieit, et viandes
lour ait envoieit en grant habo/zdance.
30. Il ait translateit et transporteit lou vent dou ciel,
qui est Auster, et en sa vertu ait fait venir Affrike :
3 1 . Et ait plut a eulz chars a tel planteit co/nm'est li
poucieire de la terre, et com la grevelle et Pare/zne de la
meir volailles enpennees et oiselz volans ;
32. Et cheurent en mei lieu d'eulz et tout entour de
lour tabemaicles.
33 qui. sohaidieir — 38 adonc — 39 remembreit — 43 monstreît.
teit emprins et emflamclz en Jacob, et courrous et ire en Israël ; —
26) Car il n'ont mie cru en Dieu, ne n'ont mie mise lour espérance
en Dieu lor sauvour. — 27) Et il ait mandeit aux nues de dessus,
et ait ouvert les portes don cielz. — 28) Et lour ait pluit don ciel et
envoieit lai mainne pour eulz maingieir, et lour ait donneit lou pains
don ciel. — 29) Lou pains des aingles ait maingiet homs, et viande
leur ait envoieit ai grant planteit. — 30) Il ait translateit lou doulz
vent don cielz qui est Austeir, et en sai vertus ait fait venir Affrique.
— 31) Et lour ait pluit si com pouciere chars de vollaille, et si com
lai grevelle de lai meir oiseilz voilant; — 32) Et ont cheuz en mei
lieu d'eulz et tout entour lour mansion et tabemaicle, — 3 3) Et ont
dio castrorum eorum.— 64 : la Vulg, ne donne qu'une foisïn sculptili-
222 LE PSAUTIER DE METZ.
)3. Et ont maingieit asseiz et ont esteit soleiz et trop
remplis, tam cofwme appétit lour ait dureit ; et lour désir
est acomplit, ne riens ne lour fauït de ceu qu'il ont voiu
sohaidier ne avoir.
34. Encor estoient lour viandes en lour bouche : et li
ire de Dieu est descendue sus eulz ;
3 5 . Et ait occit et tueiz ceulz qui estoient plus grais
entr'eulz, et les eslus et plus grans de Israël ait empechieiz
et abatus.
36. En toutes ses choses ont il volut encor pechieir,
et n'ont mies crut en ses merveilles.
37. Et lour jour ont défaillit en vaniteit et ont allait
a niant, et lour ans sont tost fenis.
38. Quant il les tuoit et metoit a mort, adont lou re-
quieiroient il et retournoie^t a li, et au matin venient a H.
39. Et il se sont remenbreit et aviseit que Dieux tant
soulement est lour ayde, et Dieux lou Très Hault est leur
rachetour.
courrous — 44 s'en vait. retourneir — 4J fois — 46 dîsrael — 47
maingieit aisseis et ont esteit souleiz et troup ramplis, tant conme
appétit loar ai dureir ; et lour désir est aoompUt ; et riens ne leur
fault de ceu qu'il ont voluit souhaidieir ne avoir. — 34) Ancour lor
bouche n'estient veudie, et li ire de Dieu est descendue et venue suz
eulz. --35) Et ait occit et mis a mort les plus grant d'eulz, et les
plus granz et les plus esleusait enpeichiet et abaitut. — 36) En toute
ces choses ont il encour voluit peichiez, et n'ont mie creut en ces mer-
velles. — 37) Et lour jour en vaniteit s'en sontalleizaniant,etlourans
sont tost fenis, — 38) Quant il les tuoit, il lou requeroient et retour-
noient a li, et aux maitinz venient a li. — 39) E^t se sont remanbreit
et aviseit que Dieu tant soulement est lor ayde, et Dieu lou Très
bus suis (lour ydoles), et c'est au second membre du verset, — 69,
PSAUME LXXVII. 223
40. Et il Vont ameit en lour bouche soulement, et de
lour laingue il ont a li menti.
41. Lour cuer n'estoit mies vrais ne ferme avec lui,
ne n'ont mies esteit boins ne loyaulz en sou testament ne
en sa loy.
42. Mais il est misericors et serait propices et pitouz
a lour pechieiz, et ne les destruirait mies.
4;. Et d'abundant il ait conclut et determineit que il
osterait et destournerait son ire, et n'ait mies volut mous-
treit toute son ire ne sou courrouz.
44. Et il c'est reme/ibreiz et recordeiz que il sont char
et de char, et n'ont que un esperit qui s'enz vat senz re-
tomeir.
45. (puantes foys l'ont il fait courrecieit on désert, et
esmeut a,.corrouz ? en ire et en corrous l'ont exaufieit on
désert sec et senz yawe ?
46. Et se sont retourneiz co/itre Dieu et l'ont tempteit,
et lou sainct de Israël ont courrecieit et troubleit.
qui en place âe qu'il — 49 ausi — j i trestous — j6 le second tous —
Hault est lour raichetour. — 40) Et Pont ameir en lour bouche sou-
lement, et lour laingue ait mentit al Dieu, — 41) Lor cuer n'estoit
mie vrais ne ferme avec lui, ne n'ont mie esteit boins ne loiaulz en
sonz testament ne en sai loy. -^ ^2) Maix il est misericors, et serait
propice et pitoulz ai lour péchiez, et ne les destrurait mie. — 43) Et
d'abundant il ait conclut de raipaisieir et destoumeir son ire, et n'ait
mie voluit moustreit toute son ire et sonz courrous. — • 44) Et c'est
recordeit et aviseit que il sont chair et charneil esperil, qui s'enz vait
senz retoumeir. — 45) Quantes foy l'ont il fait courreciez et esmeus
a corrous on désert ? en ire l'ont exaufieit on désert senz yawes ? -»
46) Et se sont retourner contre Dieu et l'ont tempteit, et lou sainct
Vi//g. : et vlrgines eorum non sunt lamentât» ; yoy, au Glossaire s. y
Ploreir.
224 ^B PSAUTIER DE METZ.
47. Il ne lour est point resouvenut de sa fort et. pois-
sant main, qu'il extendit iou Jour qu^i les rachetait de la
main de celui qui ensi les triboloit ;
48. Ne de ses signes et miracles mervilloulz que il fit
en Egypte, et les demonstrances grandes que il fit on
champ Tha/ineos ;
49. Et comipent il co/ivertit et muait touz lourflueves
en sanc, et auci toutes lour yawes qu'il n'e/z peussent
boire .ou boivre;
50. Et lour envoiait toutes menieires de mouches que
les maingeire/zt, et rai/mes pour eulz perdre et destruire ;
5 K Et donnait aux escherbos trestouz lour fruis, et lour
labours aux saterelles ;
52. Et ait occit et perdut per grelle toutes lour vignes,
et lour morieirs en bruynes ;
5 }. Et ait lour jument do/ineit a la grelle, et toute lour
possession au feu.
54. Il ait mis sus eulz l'ire et Iou corrous de son indi-
j8 meneit — 59 /e second moataingne — 60 deviseit — 61 lignies
d'Israël ont correcieiz et bien troubleiz. — 47) il ne Iou est reso-
venuz de sai fort mainz, qu'il estandit Iou jour qu'i leiz raicheteit de
lai main d'ycelui qui ainsi ioii triboloit ; — 48) Ne de cez signe et
miraicle mervillous que il fit en Egypte, et les demoustrance grandes
que il fit on champ Thaneos ; — 49) Et coment il convertit trestou
lour flueve en sanc, et totes lour yawes que il n*en puisse boivre; —
50) Et lour envoiait toutes mennieires de mouches qui les maingeireni,
et rainnes pour eulz destruire ; — j i) Et donnait aux escherbous
trestous lour fruis, et lour labours aux sauterelles et looustes; — p)
Et ait perdut per grelle toutes lour vignes, et en bruynes lour mou-
ries ; — - 5 Et ait lour jument donneit ai greille, et lour possession
au feu. — 54) Il 3it mis suz eulz l'ire de son indignation : indigna-
n
PSAUME LXXVII. 225
gnation : indignation, ire, et trîbulation, et gfevançe, per
aingres mauvais.
55.1! ait fait voie a la setite et au sentieir de son ire,
et n'ait point apairgnieit lour arme de la mort; et lour ju-
mens ait mis a mort ;
56. Et il ait occiz et mis a mort touz les premieirs neiz
de toute la terre d'Egypte, et touz les premiers fruiz de
leur labour en tabemaicles Cham ;
58. Et ait osteit sou pueple ensi com berbis, et les ait
meneit comme un tropel de bergerie on désert;
58. Et les ait moneit en grant fie/ice et en seurteit, et
n'ont point doubteit : et li meir ait couvateit et englouti
lour anemins ;
59. Et les ait moneit en la montaingne de sa sanctifi-
cation, la montaigne que sa dextre ait acquis et aqùoisteit ;
60. Et ait dechassieit devant eulz toute gens, et lour
ait diviseit et depertit la terre on sort et on loiens de dis-
tribution ;
— 62 Hault -^63 pervertis, convertis — 67 force — 69 nul —
tion, ire, et tribulationz, et grevance, per aingle mauvais. — 5 5) il
ail fait voie auz sentiers de son ire, et n'ait point espairgniet lour
armes de lai mort ; et lour jument ait mis a mort. — 56) Et il ait
occit et tueit tout premieir neiz de toute lai terre d'Egypte, et tous
lez premiers fruiz de lour labours en tabernaicle Cham. — 57) Et
ait osteit et pris sonz peuple corne berbis; et leiz ait meneit come
bergerie on désert. — j8) Et les ait meneit en grant xurteit et
fiance, et n*ont point doubteit : et li meir ait couveirt et engloutiz
lour anemis. — 59) Et les ait meneit en lai monteingne de sai sanc-
tificationz, lai monteingne que de sai dextre ait acquis et acquaisteit.
— 60) Et ait devant eulz toute aultres gent, et lour ait diviseit et
depertit lai terre on sort de distributionz ; — 61) Et ait fait demorcir
15
226 LE PSAUTIER DE METZ.
6 1 . Et ait fait demoreir en lour osteiz et en lour taber-
naîcles les lîgnîees d'Israël.
62. Et il ont Dieu tempteit et correcîeit, Dieu lou Très
Haulz ; et n'ont point wardeit ses tesmoi/ignaiges ne ses
status.
6}. Et il se sont pervertîz et desvoieiz, et n'o/it tenu ne
foy ne loy ; tout ensi corn lour peîre sont enclîneiz et con-
vertiz a arch mauvais et pervers.
64. A corrouz et a ire l'ont esmeuz et provokeit en
costes et en montai/zgnes de lour ydoles ; et en ymaîges de
leur ydoles Pont eschaufeit et esmeuz a griéf corrous et a
grant ire.
65. Dieux ait tout^ceu oyt et veut, et en ait ehut des-
pit et les ait despitieiz; et ait anianti et mis moult au baix
Israël ;
66. Et ait despitieit et renoieit sou tabernaicle de
Sylo, son tabernaicle ou il habitoit et demoroit avec les
homes;
67. Et ait mis en captiviteit et servitute toute lour
72 feras
en lour osteit et taberaaide les lignies d*rsrael. — 62) Et il ont Dieu
tempteit et courreciez, Dieu lou Tréz Hault ; et n'ont point wairdeit
se tesmoingnaige. — 63) Et il se sont pervertiz et devoieiz, et n'ont
tenuz ne foy ne loy ; toute emsi corn lour peires sont enclineit et con-
vertit au arch mauvais et pervers. — 64) A courrons et a ire Pont es-
meuz et provoqueit en costes et en monteingnes de de lourydolles,eten
lour symulachres et ydolles l'ont eschaufiet et provoqueit a griez
courrons, a gran ire et indignations. — 65) Dieu ait ceu veut et
oyt, et en ait eut despit; et ait aniantiz et mis aux baix moult Israël,—
66) Et ait despitiet et renoieit son tabernaicle de Sylo, sonz tabernaicle
ou il habitoit avec les homes. — 67) Et ait mis en captiviteit et enprison*
PSAUME LXXVII. 227
forse et lour grant gloire, et toute lour biaulteit en la main
de lour anemins ;
68. Et ait conclut et delivrêit sou pueple en glaive et a
l'espee, et ait son heritaige dou tout despitieit.
69. Li feulz ait mai/zgieit et devoreit lour jovencelz :
et nulz n'ait ploreit lour vierges.
70. Lour prestres ont esteit tueiz et mors de glaives :
et lour veves n'o/zt esteit de nul plorees.
7 1 . Et Nostre Sires est esvillieiz comme tous endormis,
et comme fors homs qui est trop pleins de vin ;
72. Et ait feruz ses anemins en lour darrieirs, et lour
ait donneit reproche qu'a touz jours dure;
73. Et ait despitieit et mis darrieir lou tabernaicle de
Joseph, et la lignie de Effraim n'ait mie eslut ;
74. Mais ait eslut la lignie de Juda, et la montaî/zgne de
Syon qu'il ait aimeit ;
75. Et ait edifieit comme l'unicorne sou sai/zct lieu et
sainctuaire, en la terre qu'il ait fondeit en touz siècles ;
76. Et ait eslut David sou sergent, et l'ait trait et
neit toute lour force et lour grant gloire, et lour biaulteit en lai main de
lour anemins» — 68) Et ait conclut etdelivreit sonz peuple au glaives et
aTespee, et ait sonz haîritaige donz tout despitieit. -^ 69) Li feux ait
meingieit et devoreir lour jovencelz : et nulz n'ait ploreit lor vierge.
— 70) Lour prestres ont esteit tueit de glaives : et lour veves n'ont de
nulz esteit ploree. — 71) Et Nostre est esvilliez conme tous endor-
miz, et conme fors de vin soupris. — 72) Et ait ferut ces anemis en
lour dairriès, et lour ait donneit a reproche que tous jours dure. — 73)
Et ait despitiet et mis airriere lou tabernaicle de Joseph, et lai lignie
d'Ayfraym n*ait mie esluit ; — 74) Mais ait eslut lai lignie de Juda
et lai monteigne de Syon qu'il ait ameit. — 75) Et ait edifieiz corne
l'unicorne 'son sainct lieu et sanctuaire, en lai terre qu'il ait fondeit
en touz siècles. — 76) Et ait eslut David son sergent, et Tait trait
228 LE PSAUTIER DE METZ.
osteit fîier dou troupe! et des bergeries des berbis ; et de
ceulz qui vont après les porîans l'ait pris et promeut,
77. Pour apaissre et paistre Jacob sou sergent, et Israël
son heritaige ;
78. Et il les ait peust et appassut en Tinnocence et
en la simplesse de sou cuer, et en l'entendement et la pru-
dence de sou cuer et de ses mains les ait conduit et go-
verneit.
LXXVIII.
|ieux, li gens et que sont mescreans sont venus
et entreiz en ton heritaige, il ont honit etor-
dieit tou sainct temple, et ont mis Jherusalem comme lieux
pour wardeir pomes.
2. Il ont mis les corps de tes sergent qui estîent mors
comme viandes aux oiselz dou ciel, et les chars de tes sains
ont donneit aux bestes de la terre.
LXXVIII : I wairdeir — j <:ourrecieiz — 8 iniquiteis, passait, dete-
fuers des bergeries que il wairdoit ; et de seux qui vont après les por-
tans Tait pris, — 77) Pour paistre Jacob son sergent, et Israël son
heritaige. — 78) Et il les ait peut et appaissut en l'innocence de son
cuer, et en lai simplece et en l'entandement et lai prudence de ces
maînz les ait conduit et gouvemeir.
LXXVIII. — i) Dieu, li gens et mescreans sont venus et entrait en
ton heritaige, il ont honiz et ordieit ton sainct temple, et ont mis
Jherusalem corne lieu pour wairdeir pomes. — 2) U ont mis les cors
de tes sergent conme viande auz oixeil don cielz, et lez chars de tez
sains ont donneit a maingieit aus beistes de terres. — 3) Et ont lour
PSAUME Lr.XVIII. 229
3. Il ont lour sanc espandat ensi comme yawe entour
Jherusalem : ne nu!z n'estoit qui les ensevelit.
4. Nous sommes en reproche et en grant honte a tous
nos a emins, mokerie et fantosme a ceulz qui sont et de-
meurent entour nous.
5 . Jusques a quant, Sire, serais tu courrecieis contre
nous, pour nous ensi dou tout destruire et mettre a fin ?
et comme feux serait tou corrous enflammeis ?
6. Espant ton ire sus toutes gens qui poi/zt ne te
cognoissent, et sus tous royalmes qui tou nom nW point
requis ne appeîîelt ;
7. Quar il ont maingleit Jacob, et ont sou lieu desoleit
et destruit.
8. Ne te souvieirgne mie de nos anciennes iniquiteizdou
temps qui est passeiz ; haisiivcment nous secourrent tes mi-
sericor Jes, quar nous sommes laiz et devenuz trop poures.
9. Ayde nous, tu qui es Dieux nosîre Sauvour, et pour
ia gloire de tou nom délivre nous, et sois propices et pi-
toulz a nos pechieiz pour tou sainct nom ;
nus — 9 pechies — 10 aventure — 1 1 emprisonneiz — 14 confesserons
sanc espanduit ensi corne yawe tout entour de Jherusalem : ne nulz
estoit qui leiz ensevelit. — 4) Nous somme en reproche et en grant
honte ai tous nous anemis, mocquerie et fantosme a ceulz qui de-
mourent entour nous. — 5] Jusques a quant, Sire, serais courreciez
contre nous pour nos ensi destruire ? et come feu serais ton corrous
emflaimeit ? — 6) Espant ton ire sus toute gens que point ne te co-
gnoisse, et sus tous royalme qui ton nom n'ont point requis ne
aipelleit ; — 7) Car il ont maingiet Jacob, et ont sont lieu dont tout
destmz. — 8) Ne te remanbreiz mie de nous ancienne iniquiteit,
haistivement nous secourrent tes miséricordes, car nous sommes fais et
devenus troup pouvres. — 9) Ayde nous, tu qui est Dieu nostre Sau-
230 LE PSAUTIER DE METZ.
10. Q^ue per avanture li gens ydolatres et mescreans
ne disoissent en nos reprochant et reprovant: Ou est lour
Dieu ? et soit cognus en nations devant nos yeulz,
1 1 . Li vengence dou sanc de tes sergens qui est
espandus ; entroisse devant ti li plours et li gémissement
des enfergieiz et enprisonneiz.
12. Selonc la grandourdou bras de tapoissance,posside
les enfans de ceulz qui sont occiz et tueiz;
13. Et rens a nos voisins au septdouble dedens lour
sein, lour gra/zt reproche qu'il t'ont reprochieit, Sire, et
reproveit.
14. Et nous y qui sommes tou pueple et les berbis de ta
pasture, te conférons et loerons adès en tous siècle ;
1 5 . Et de génération en génération nous a/inu/icerons
ta loenge.
vour, et pour lai gloire de ton nom délivre nous, et sois propice et
pitous a nous péchiez pour ton sainct nom ; — 10) Si que
li gens ydolaitres et mescreans ne puissent dire : Ou est lour
Dieu? et soit cognuz en nationz devant nous yeulz, — 11) Li van-
jance don sanc de tez sergent qui ait esteit espandut ; et entroisse de-
vant tai faice li plours et li gémissement des enfergiés et prisonniers.
— i2> Selonc lai grandour don braiz de tai poissance, posside lesanf-
fans ; — 13) Et ranz a nous vosin au sepdouble dedans lour
sain, lour granz reproche dont il t'ont despitieit, Sire, et réprouvait.
— 1 4) A nous, qui sommes ton peuple et les berbis de tai pasture, te
confesserons a tous jour maix; — 15) Et de générations en génération
nos anuncerons tai loenge.
LXXVIII, 12 N : le blanc existe au ms.
PSAUME LXXIX. 231
LXXIX.
fui governes Israël, enten a mi ; qui moi/ines et
'promoi/znes Joseph comme une berbis;
2. Qui sieiz sus Chérubin, moustre toi deva/zt Effraym,
Benjamin et Manasse.
3 * Esveille et dresse ta poissance et vien a nous, pour
nous sauveîr.
4. Dieux, co/zverti nous a ti ; monstre noiz^ ta faice,
et nous serons sauveiz.
5. Sire Dieux des aingres et des vertus doucieI,jusques
a quant serais tu correcieiz sus l'orison de ton sergent ?
6. Tu nous solerais et paisserais de pain de larmes et
de plour, et nos abuverrais de larmes a grant mesure ?
7. Tu nous ais mis en noises et en contradictio/z a nos
voisins, et nos anemi/zs se sont moqueiz de nous.
8. Diex des aingres et des vertus dou ciel, converti nous
LXXIX : 5 Sires — 6 abuvrerais — 7 moquieiz — 9 trai — 10
LXXIX. — Qui goveraes Israël, entenz a moy ; qui moinnes conme
berbix Joseph ; — 2) Qui siez suiz Chérubin, moustre toy devant
Effraym, Benjamin et Manasse. — 3) Esvelle et dresse tai poissance, a
vien a nos pour nous sauveir. — 4) Deux, convertiz nos a ti ;
moustre nous tai faice, et nous serons sauveiz. — 5) Sire Dieu des
aingles et des vertus, jusquai ai quant serais tu coureciet suz l*orisonz
de ton sergent ? — 6) Tu nos soûlerais et paisserais de pain de
^airmes, et nous abuverais de larmes ai grant mesure? — 7) Tu nos ais
mis en noise et en contradictions a nous vosin, et nous anemis se sont
moqueiz de nous. — 8) Dieux des vertus, convertiz nous et nous
232 LE PSAUTIER DE METZ.
a ti ; monstre nous ta &ice, et nous serons sauveiz.
9. Tu ais une vigne trait et geteît fuer d'Egipte ; tu ais
fuer geteit les gens, et Fais en lour lieu plantée.
10. Tu es li co/2duisour de sa voie, et es alleiz devant
li pour li conduire et meneir, tu ais planteit ses racines :
et elle ait emplit la terre.
1 1 .. Son umbre ait les mo/ztaingne acouvatee et cou-
vertes, et ses rai/zselz les cèdres de Dieu.
12. Elle ait extendut ses gâtons jusques a la meir, et
ses germons jusques aux flueves.
1 j . Pour quoi ais tu destruit sa closure et sa haye ? si
que touz ceulz qui passent de coste li ne la font que coil-
lir et vandangieir.
14. Li porc saingleir l'ait extermineit et destruit, et li
singuleir sauvaige et cruel Fait devoreit.
1 5 . Dieus des vertus dou ciel, retourne toi ver nous, re-
warde dou ciel s'aval,et voitoul ceu,et visite ceste vigne.
tu ais planteit sts racines manque — 11 montaingnes. acouvetee —
retourne a ti ; moustre nous tai faice, et nous serons sauveiz. — 9)
Tu ais une vigne d'Egipte traite et translateit ; tu ais fuer bouteit
autres gens, et Tais en lour lieu plantée. — ic)Tu es alieiz devant
li pour lui moustreit lai voie et lou chemins ; tu ais planteit ces rai-
cines, et elle ait empli lai terre. — 11) Sonz umbre ait les mon-
teignes couvertes, et ses rainseil les cèdres de Dieu. — 12) Elle ait
extendut ses getons jusquaiz a lai meir, et ces germons jusquaiz
aux flueves. — 1 3) Pour quoi ais tu destruit sai closure et sai haie ?
si que tous ceulz qui paisse deleiz ne lai font que cullir et van-
dangieir. — 14) Li porc singleit Tait extermineit et destruit, et
li singuleir sauvaige et cruelz Tait devoreir, — 1 5) Dieux des vertus,
retourne toi ver nous ; rewairde donz cielz s'aivalz, et voit touz
ceu, et visite cest vigne — 16) Et perfait celle que tai dextrc ait
PSAUME LXXIX. 23^
16-20. Et perfai
16 Et perfai celleque ta dextre ait planteit, et sus lou fil que tu ais a
ti confermeit. — 17 Elle est arse de teu et deffinee ; de la cor-
rection de ta faice périront. — 1 8 Ta main soit faite sur l'orne de ta
dextre, et sus lou fil de l*ome que'tu ais confermeit a ti. — 19 Et nous
ne nous départirons point de ti ; tu nous vivifierais et donrais vie, et-
nous appellerons ton nom. — 20 Sire Dieux des aingres et des ver-
tus dou ciel, converti nous a ti et nous mons[tre] tai faice : et nous
serons sauveiz.
CI PBNIT LI S1NK:EMB NOCTURNE.
planteit, et sus lou filz que tu ais a ti confermeit. — 1 7) Elle est
airse de feu et de fuiee, de la correction de tai faice périront. — 18)
Tai main soit faite sus Tome de tai dextre, et sus lou filz de Tome
que tu ais confermeit a ti. — 19) Et nous ne nos depertirons point
de ti ; tu nous vivifierais, et nous apellerons lonz nom. — 2c)
Sire Dieu des aingles et des vertus, converti nos et nos retorne a ti ;
et nous monstre tai faice, et nous serons sauveit.
LXXIX, 16-20 M : Us deux mots Et perfai sont écrits au bas de
la page, en réclame du cahier suivant dont le premier feuillety orné
(Cane miniature et d'une bordure enluminée^ a été enlevé, — 17, Vulg.:
Incensa..., etsuffosa... peribunt — 19 : non discedimus.
234 l'E PSAUTIER DE METZ.
LXXX.
[nocturne sixième]
1-2
3 et trompeiz au premieir jour delà nouvelle lune
de busine et de trompe, et on grant jour et soUempneiz de
vostre sollempniteit ;
4. Quar il est commandeiz en Israël, et c'est lou juge-
ment dou Dieu de Jacob. •
5. Il lou mist et donait a Joseph en tesmoingnaige,
quant il issit de la terre d'Egypte, et oyt laingue la que
point ne cognissoit ne n'entendoit.
APRÈS s'ensuit L1 SISIEME DOU VENRENDI.
LXXX : I Esjoîssieiz vous en Dieu nostre adjutour et nostre ayde ;
et jubileiz et faites feste et joie au Dieu de Jaeob. — 2 Preneiz chan-
son et donneiz lou thabour, lou psalterion joioulz avec la cytholle. —
3 Busineiz (et trompeiz) — 4 commandeit — 5 donnait — 7 contra-
CI ENCOMENCE LOU SISIMES NOCTURNE DON PSALTIERS.
LXXX. — i) Esjoisseiz vos en Dieu nostre adjutour et nostre ayde,
et jubileiz aux Dieu de Jacob. — 2) Preneis lou champ et donnais
tymbres, salterionz joieulz a lai cytoille. — 3) Busineiz et tronpeis
de busine et de lai tronpe, et on grant jour de vostre solempniteit;
— 4) Car il est coumandeiz en Israël, et jugieit don Dieu de Jacob. —
5) Il lou mit et donnait a Joseph en tesmoingnaige, quand il issit de
lai terre d'Egypte, et oit lai laingue que point ne cognissoit ne
LXXX, 1-3 : Voy. la note lxxix, 16-20. — 3 N: /<2 traduction
des mots in neomenia manque, — 10 M: ce verset, d^ abord omis parle
PSAUME LXXX. 235
6. Il ait son dolz torneit et destourneit des grieiz la-
bour, et ses mains ont servi en cophines.
7. Entatribulationtu m'aisappelleit,etje t'ai delivreit ;
je t'ai oyt et esçouteit on plus secreit et reponut de ta
tempeste ; je t'ai proveit et assaieit a Tyawe de murmure
et de contradiction.
8. Tu, qui es mou peuple, escoute moi, et je parlerai a
certe a ti : Israël, se tu me welz oyir et escouteir et croire,
il ne serait en ti nul Dieux novel ne aultre que mi, ne n'ao-
rerais nul Dieu estrainge;
9. Quar je suis tant seulement tou Dieu et ton Signour
qui t'ai amoneit fuer de Egypte ; alargi et euvre ta bou-
che, et je l'emplirai.
10. Et n'ait mie volu mon pueple oy ma voix, et Israël
ne m'ait mie entendut.
1 1 . Et je les ai laissieit alleir selonc les désirs de lour
cuer ; il iront avant en lour contrueves et mauvaise inven-
tions.
dicion — 8 autre, aorrais — 10 oyr — 1 1 a niant, mauvaises
n'entendoit. — 6) Il ait sonz dolz destourneiz des griez labour>
et ces mainz ont servir en cophineiz. — 7) Et tai tribulacionz tu
m'ais aippelleit, et je t*ai delivreit j je t*ai oyt et escouteit ou plus
secreis de tai tempeiste ; je t'ai proveit et aissaieit ai l'yauves de
murmure et de contradictions. — S) Tu, qui es mon pueple, escoute
moi et je pairlerai a certes a ti : Israël, se tu m'escoute et entenz
bien et me welz croire, tu n'aiverarais nulz dieux noveîz en ti, ne
n'aiorrais ja dieux estrenges. — 9) Je suix tansoulement tonz Dieu
et ton Signour qui t'ait ameneit fuer d'Egypte ; alairgiz et euvre
tai bouche, et je l'emplirai. — 10) Etn'aij mie mon peuple vol ut oyt
mai voix, et Israël ne m'ait mie entendut. — 1 1) Et je les ait
copiste^ a été immédiatement rétabli en bas de la page.
2;6 LE PSAUTIER DE METZ.
12. Se mou pueple m'eut oyt et escouteit, et se Israël
ehut alleiz en mes voies :
1 3 . A bien poc d'occasion j'eusse lour anemins humi-
lieiz et mis au baix, et ehusse extendut ma main sus ceulz
qui les tribolent.
14. Li anemins Nostre Signour l'oAzt deceu et li ont
menti, et lour temps serait a touz jour.
I j . Et il les ait peuz et saoleiz de la graixe et de la
flour dou froment, et de la pierre les ait saoleiz de miel.
LXXXI.
'ieux ait esteit en la synagogue et assemblée
des dieux, et en mei lieu les dieux il juge.
2. Jusques a qua/zt jugieiz vous iniquiteit et mauvistieit?
et receveiz et honoreiz la faice des pechour ?
3 . Jugieiz au poure et a Torphenin ; l'umble et lou poure
home justifieiz.
laissiet en lour désir pervers de lour cuer ; et iront avant en lour
contrueves et mauvaises invencionz. — 12) Se mon peuple m'eut
escouteit, et se Israël eut allez per mes voies: — ij) A bien poc
d'occasionz j'eusses lour anemins humiliez et mis aux baix, et
eusse estandut mai main suz ceulz qui les triboulet. — 14) Li ane-
mins Nostre Signour l'ont renoieit et li ont menti, et serait lour
temp en siècle. — 1 5) Et il les ait peut et saiouleiz de la grexe doo
froment, et de lai pieirre de miel les ait ramplit et saouleit.
LXXXL — i) Deux ait esteit en lai synagoge et assamblee des
dieu, et en mei lieu leiS dieu il juge. — 2) Jusquaiz a quant
jugiez vos iniquiteit ? et lai faice des mauvais vous receveis et hono-
reiz? — 3) Jugiez aux poures et a Torphenin ; et lou poure humi-
PSAUMES LXXXI, LXXXII. 237
4. Delivreiz et defFendeiz lou poure; et lou disetoulz de
la main dou pechour delivreiz.
5. Il n'ont volut savoir ne entendre ne bien ne justice,
il vont en ténèbres d'ignorence : tuit li fondemens de la
terre seront esraeuz.
6. J'ai dit :. Vos estes dieux, et tuit fil et enfans dou
Très Hauls.
7. Et toute voie ensi com li homes communs vous
muerreiz, et chaireiz comme uns des princes.
8. Lieve toi, Dieux ; juge la terre, quar tu avérais ton
heritaige en toutes gens.
LXXXII.
iire, qui serait semblans a ti ? ne te coisieir
•mie a tant, et tu. Dieux, ne te rapaisieir mies.
2. Quar vez ci que tui anemins se font oyr, et ceulz
qui t'ont heyt ont lour chief alleveit.
LXXXl : 6 j'ai oit. Vous. Hault. — 8 Dieu
LXXXII : I Diex — 7 meismes. aidier— 9 fais -^ 10 come — 13
iiciz justifieiz. — 4) Delivreiz et defFendeiz lou poure et dixe-
toulz, et de lai main don mauvais et pechours lou delivreiz. — 5) Il
n*ont volut ne saivoir ne bien entendre, il vont en grant leneibres
dignoraace : tuit li fondement de terre se mouveront, — 6) J'ai
dit : Vous est dieux, et tuit enfans et filz don Très Hault. — 7)
Et toute voies comme homes vous morreis, et chairreis come uns
de princes. — 8) Lieve toi, Sire, juge lai terre ; car tu avérais ton
heritaige en toute gens.
LXXXII. — i) Sire, qui serait samblant a ti ? ne te souffri et ne
coisieir mie a tant; ai, Dieux, ne t'en apaisieir mie. — 2) Car vecy
238 LE PSAUTIER DE METZ.
j. Sus tou pueple ont pourpanceit et traitieit mauvais
consoil, et ont encontre tes sains panceît.
4. Il ont dit : Veneiz sa, tuit ; dechessons les de toutes
gens, et jamais plux ne soit mémoire d'Israël ;
5. Quar il ont tout ceu panceit tuit ensemble de com-
mun acort, et contre ti ont fait alliance et couvenance li
tabernaicle de Ydumeie et d'Ismael ;
6. Moab et li enfa/zs de Agar, ceulz de Gebaletde
Ammon et de Amalech, et tuit li estrai/zges avec ceulz qui
habitent en Tyre ;
7. Et mesmes Assur est venus avec eulz,et tuit viennent
pour aidieir les enfans Loth.
8. Fai a eulz si comme tu fis a Madian, a Sisare, et a
Jabi/2, on ruissel de Cyson.
9. Il furent desconfis en Endor, et furent faiz ensî co/n
un estro/2t de terre ou li ordure de la terre.
ferest— 16 jours
que tuit anemins braient et crient, et ceulz qui t'ont heyt ont lour
chief alleveit. — 3) Sus ton peuple ont traitiet mauvais consoil,
et ont panceit encontre tes sainz. — 4) Il ont dit : Veneis sai, tuit ;
dechaissons les de toutes gens, et jamaix plux ne soit mémoire
d'Israël; — 5) Quar il ont tout ceu panceit tuit emsamble de co-
mun acort, et contre toi ont faite alliance et covenance li taber-
naicle de Ydumee et de Ysmael ; — 6) Moab et li anffans de Agar,
ceulz de Gebal et de Amon et de Amalech, et tuit li estreinge qui
habitent en Tyre ; — 7) Et meismes Assur est venus avec eulz, et
tuit viennent pour aidieir les filz de Loth. — 8) Fais a eulz si corne
tu fis ai Madian, a Sizare, et a Jabin, on ruisseilz de Cyson. -^
9) Il furent desconfis en Endor, et furent fais conme ordure de
LXXXII, 2 Vulg.: sonuerunt. oderunt. — 14 persequeris. turbabis.
PSAUME LXXXII. 2^9
10. Met lour prince en tel esteit comme tu mis Oreb,
Zeb, Zebee, et Salmana ;
1 1 . Et touz les princes de ceulz qui ont dit : Metons lou
sainctuaire de Dieu en nostre possession et lou possîdons.
12. Tu qui es mou Dieu, met les ensi com une roe
tournant, et comme estoulle et paille au vent ;
n- Et ensi com li feux qui art lou boyx et la forest, et
ensi com flemme que brûle et art les montai/zgnes:
14. Ensi les welles persecuteir en ta tempeste, et en
ton ire les weilles troubleir et correcîeîr ;
1 5 . Empli lour faice de confusion hontouse : et adont,
Sire, il queîront et prieront tou nom.
16. Aient honte et soient biens troubleiz a touz Jour
mais, et soient confondus et periz,
17. Pour ceu que il cognoisse/zt qu'a ti affiert nom
de Signour et que tu ais lou nom de signorie, quar tu es
soûl qui es li Très Haulz sur toute la terre.
terre. — 10) Mes lour princes en teilz esteit conme tu mis Oreb,
Zeb, Zebee, et Salmana, ^11) Et tous les princes de ceulz qui
ont dit: Metton lou sainctuaire de Dieu en nostre subjectionz et
en nostre. — 12) Sire, met les corne une roie bien tournant, et
corne paille aux vant. — 1 3) Et ainsi com feux art lou boix et les
fourest, et conme flammes brûle les monteingnes: — 14) Ensi
lez welles persecuteir en tai tempeiste, et en ton ire les welle
troubleir et courrecieir. — 15) Empliz lour faice de confusion hon-
touse; et il querront. Sire, ton nom. — 16) Aient honte et soient
bien troubleit a tous jours maix, soient et confonduz et perilz, —
17) A fin qu'il saichent et cognoissent que ton nom est Signour et
Sire, tu es touz soulz Très Haulz suz toutes terre.
240 LE PSAUTIER DE METZ.
LXXXIII.
tu, Sires des vertus dou ciel, com doivent
estre et sont bien a ameir tes tabernaicles !
Mon arme couvoite et defFault tout en desirrant les aitres
et les maison de Nostre Signour.
2. Mou cuer et ma char se sont esjoys on Dieu de vie
qui adès vit.
3. Et li passerès ou li moixons ait trouveit maison
pour lui, et li tourterelle ait trouveit nif pour ces petis
pucins mettre et loîgieir :
4. Tes auteiz, Sires des vertus dou ciel. Tu es mou roy
et mou Dieu.
5 . Bieneureiz s\int ceulz qui habitent et qui demourent,
Sire, en ta maison, quar a tou jour et en touz siècles te
loeront.
6. Bieneureis est li homsqui ait son ayde et son con-
fort de ti et en ti ; il ait en sou cuer disposeit et orde-
LXXXIII : I tabernacles, deserant — J logieir — 5 sont, ton j. —
LXXXIII. — tu, Sire des aingres et de vertuz, come doivent
estre bien ameiz tes tabernaicle ! Li airme de mi covoite et désire
et defFault toute après lez aitriee de Nostre Signour. — 2) Mon cuer
et mai char se sont esjoyt on Dieu de vie. — 3) Et li passereiz et
mouxons ait pour lui trouveit maixon, et li tourterelle nif pour mettre
ces poucins : — 4) Tui aulteilz, Sire Dieu des aingres et des vertus.
Tu es mon roy et mon Dieu. — 5) Bieneuroulz sont ceulz qui ha-
bitent et demourent en tai maison, car a tous jour maix te Io^
ront. — 6) Bieneuroulz est li homs qui ait son ayde et son confort
PSAUME LXXXIII. 241
neit maint boîn desîr en la vallée des larmes on lieu
qu'il ait mis.
7. Et benisson donrait cilz qui ait donneit la loy ; il
iront de vertus en vertus : et Dieux des dieux serait veuz
en Syon.
8. Sire Dieux des vertus dou ciel, escoute et oy mon
oriso/2, et la ressoi a tes oreilles, tu qui es H Dieux de
Jacob.
9. Tu qui es nostre protectour et nostre Dieux,rewarde
nous, et weilles rewardeir la faice de ton crist et de ton
eslut ;
10. Quar millour est un jour en tes aitres et avec ti
que ne soient plusours milliers d'autres.
1 1 . J'ai mieux ameit et moult plus chier ehut estre a
vilteit et âeprisieiz en la maison de mou Dieu, que demo-
reir a grant en tabernaicles des pechours et des mauvais ;
12. Quar Dieux ai/zme miséricorde et verlteit ; graice et
gloire donrait Nostre Sires.
7 cil — 8 orelles — 1 1 chieir. de en place du second des — 12 Sire
de ti; il ait en son cuer disposeit et ordeneit mainz boin désir en lai
vallée de lairmes ou il c'est mis. — 7) Et bénissons donrait H don-
neire de lai loy ; il iront de vertus en vertus ; et Dieux des dieux
serait veut en Syon. — 8) Sire Dieu des aingres et des vertus, es-
coute et oy mon orison, et lai ressois a tez orelles, tu qui es Dieu
de Jacob. — 9) Tu qui es nostre protector et Dieu, rewairde nous,
et voi lai faice de tonz crist et ton eslut; — 10) Car millour est unz
jour en tes aittriees et avec ti que ne soient mil autres. — 11)
J'ai miel ameit et ait plus chier a estre desprisier et a viteilt en la
maison de mon Dieu, qu'estre honoreir ne demo'ureir en taber-
naicle don pechour ou d'un mauvais ; — 12) Car Dieu si ainme misé-
ricorde et viriteit ; grâce et gloire donrait Nostre Sire. — 1 5) Il ne
16
242 LE PSAUTIER DE METZ.
1 3« Il ne priverait mies de ses biens ceulz qui vont avant
bonement et en i/inocence ; Sire des vertus dou ciel,
bieneureiz est li homs qui espeire et se fie en ti.
LXXXIV
lire, tu ais benist ta terre,et ais destorneit et osteit
'la servitute de Jacob.
2. Tu ais relaissieit et perdo/zneit a tou pueple son
inîquiteit, et aïs covers et affacieiz touz lour pechieiz.
3. Tu ais ton ire toute appaisiee, et nous aisdestoumeiz
de rire de ton indignation.
4. Converti nous a ti, Sires Dieux qui es nostre salus,
et oste 'et destourne de nous ton ire et tou cDurrouz.
5. Te welz tu correcieir ensi a tou Jour contre nos
et a nos ? ou extenderais tu ton ire de génération en géné-
ration jusques a touz jours adès avant senz fin ?
6. Sire, se tu es convertis et appaisieiz a nous, tu
— 1 3 tes V.
LXXXIV: 3 appaisieit. destourneit — j wcilz. Us deux nous. U se-
priverait mies de ces biens ceulz qui vont en innocence ; Sire
des vertuz, bieneureilz est celi qui espeiret et qui se fient en ti.
LXXXIV. — i) Sire, tu ais benist tai terre, et ais osteit lai
servitute de Jacob. — 2) Tu ais relaissiez et perdonneit a ton peuple
son iniquiteit, et ais couvert tous lour pechiet. — 3) Tu ais toiu
ire toute aippaisiee, et t'es apaisieit de l'ire de ton indignation. —
4) Converti nos a ti, Sire Dieu qui es nostre saluit, et oste ton ire
de dessus nos. — 5) Te courresserais tu a tous jours a nous ? ou
estenderait tu ton ire de generacions en generacion a touz jours
LXXIV, 3,Vulg, : avertisti abira.— 12 N: de terra. — 14N: ponet.
PSAUME LXXXIV. 243
nous vivifierais : et tou pueple s'esjoirait et avérait liesce
et joie en ti.
7. Sire, moustre nous ta miséricorde, et nous donne ton
salut.
8. Je escouterai et oyerai que Dieux welt a mi dire :
quar il dirait paix a sou pueple,
9. Et sus ses sains, et sus ceulz qui retournent a lour
cueret se cognoissent.
10. Toute voie sou salut est adès près de ceulz qui iou
doubtent,a fin que gloire demoroisse et habitoisse en nostre
terre.
1 1 . Miséricorde et veriteî sont entrecontrees ; justice
et paix se sont baisiees emsemble.
12. Veriteit est née de terre, et justice ait dou ciel s'a-
vaul rewardeit.
1 3 . Et Nostre Sires donrait douceur et benigniteit, et
nostre terre donrait sou fruit.
14. Justice irait per devant lui, etmeteraitses pieiz en
la voie.
cond tous — 1 1 veriteit. ensemble
maix ? — 6) Sire, se tu te converti a nous, tu nous vivifierais :
et ton peuple s'esjoyrait en ti. — 7) Sire, moustre nous .tai miséri-
corde, et nous donne ton salut. — 8) J'escoutçrait et oyerait que
Dieu welt a mi dire : quar il welt dire paix a son peuple, — 9) Et
sus ses sains, et sus ceulz qui retournent en lour cuer et se co-
gnoissent. — 10) Toute voie tonz saluit est aidés près ceulz qui Iou
doubtent, a ceu que gloire demouroisse et habitoisse en nostre
terre.— n) Miséricorde et veriteit se sont entrecontrees; jus-
tices et paix se sont baisiet. — 1 2) Veriteit est neie en terre, et justice
ait don ciel rewairdeit. — 13) Et Nostre Sire donrait douceur et
benigniteit, et nostre terre donrait sonz fruit. — 14) Justice irait
per devant lui, et meteroit ces pies en lai voie.
244
LE PSAUTIER DE METZ.
LXXXV
lire, encline a mi ton oreille et me weilles oyr
et escouteir, quar je suis diseteuz et poures.
2. Warde mon arme, quar je suissainct ; tu qui es mou
Dieu, sauve ton sergent qui souleme/it en ti se fie.
3 . Aies merci de mi, Sire, quar toute jour j'ai a li cla-
meît ; letifie et fai joie a tou sergent : quar, Sire, j'ai mon
arme leveit a ti ;
4. Quar, Sires, tu es doulz et debonaires, et de grant
miséricorde a ceulz qui de boin cuer t'apellent et te re-
quieirent.
5. Sire, ressois et apersoiz a tes oreilles mon orison, et
enten a la voix de ma prieire.
6. On jour de ma tribulation j'ai claimeit a ti de boin
cuer, pour ceu que tu m'ais oyt et escouteit.
7. En touz aultres diex il n'est nulz. Sire, qui soit a
ti semblans ne qui soit selo/zc tes euvres.
LXXXV : 4 sire — 6 dameit — 8 creeis — 9 fais — 12 lieu —
LXXXV. — i) sire, encline a mi ton orelle et me welle oir et es-
couteir, quar je suix poure et dixetours. — 2) Wairde mon airme,
car je suix sains ; tu qui es mon Dieu, sauve ton sergent qui sole-
ment en ti se fie. — 3) Aies merci de mi, Sire, quar toute jour je
brai et crie a ti ; donne liesce a l'airme de tonz sergent, car. Sire,
j*ai mon airme leveit a ti ; — 4) Car, tu Sire, tu es doul et debo-
naire, et de grant miséricorde a ceulz qui de boin cuer t'aipdlet
et te requièrent. — 5) Sire, ressois et aipersois mon orison, et
entenz lai voix de mai prieire. — 6) On jour de mai tribulation j*ai
claimeit a ti dévotement, car tu m'ais oyt et escouteit. — 7) En
tous aultres dieu, Sire, il n'est nulz qui te puisse resambleir, ne
PSAUME LXXXV. 245
8. Sire, toutes les gens que tu ais fais et creeies ven-
ront a tî et aoreront devant ti, et glorifieront tou nom;
9. Quar tu es grans et feiz merveilles : tu es Dieux tou
soûl.
10. Sire, moi/zne moi en ta voie, et je entrerai en ta
veriteit ; mou cuer s'esjoissoisse et mette poi/zne de bien
doubteir tou nom.
1 1 . Je te confesserais, Sire qui es mou Dieu, de tout
mou cuer ; et glorifierai ton nom a tou jour mais :
12. Quar grande est ta miséricorde sus mi, et tu ais
mon arme delivreit dou plus baix lieux d'enfer.
13. Dieux, li mauvais m'ont assaillit et corrut sus, et
li synagogue et assemblée des fors et des poissans ont
quis mon arme, et ne t'ont mie ehut ne ta paour au de-
vant de leur cuer.
14. Et tu. Sire Dieux, qui es pitouiz et misericors,
pacient et de grant miséricorde, et véritable ;
16 puissent
qui soit seloDc tes euvres, ne qui puiz faire ceu que tu fais. — 8)
sire, tontes les gens que tu ais faites et creeies vanront a ti et aore-
ront devant ti, et glorifieront ton nom ; — 9) Quar tu es grant et
fais mervelles : tu es tous soulz Dieux. — 10) Sire, moinne moi
en tai voie, et je entrerais en tai veriteit; mon cuer s'esjoissoisse
et se penoisse de bien doubteir ton nom. — 11) Je te confesserais,
Sire qui es mon Dieu, de touz mon cuer; et glorifierais ton nom
a tous jour maix ; — 12) Quar grande est tai miséricorde sus mi,
et tu ais mon airme delivreit don plus baix lieux d'enfeir. — 13)
ODieu, li mauvais m'ont sus corrus, et lisynagoge est assambleie des
fors et poissans ont quis mon arme, et ne ont mie ne ta paour
eut auz devant d'oulz. — 14) Et tu. Sire Dieu, qui es pitouiz et
LXXXV, 1 3 N, Vulg, : non proposuerunt te, — 1 5 : da imperium tuum.
246 LE PSAUTIER DE METZ.
I J. Rewarde moî en pitieit et aies merci de mi, donne
force et signorie a ton sergent, et sauve lou fil de ta de-
mesalle.
16. Fai en moi signe boin et de ta bonteit, si que
ceulz qui me heyent lou puissient veoir et soient con-
fundus ; quar, Sire, tu m'ais aidieit et co/zforteit.
LXXXVI
lifondemeAZt de li sont en sainctes montaîgnes;
iNostre Sire ai/zme les portes de Syon sur touz
es tabernaicles de Jacob.
2. Gloriouses merveilles ont esteit dittes et dit on de
ti, citeiz de Dieu.
3 . Je me remenbrerai de Raab et de Babilone, qui
m'ont sceut et cognut.
LXXXVI : I montaingnes — 2 mervelles — j remembrerai —
misericors, pacient et de grant miséricorde, véritable; — ij)
Rewarde moi en pitieit et aies merci de moi ; donne force et signorie
et ton sergent, et sauve lou fil de tai demesalle. — 16) Fais en moy
signe boin et de bonteit, si que ceulz qui me heyent lou puissent
veoir et soient conf un dus ; quar, Sire, tum'ais aidicr et conforter.
LXXXVI. — i) Li fondement de li sont en sainctes monteingnes ;
Nostre Sire ainment les portes de Syon sus tous les tabernaide de Ja-
cob. — 2) Glorieuse mervelle ont esteit dittes et dit on de ti,
tu qui es cyieit de Dieu. — 3) Je me remanberais de paab et de Ba-
bilone, qui m'ont seu et cognu. — 4) Veci li estrainge, et Tyre
LXXXVI, 5, Vulg. : scientium me. — 5 : Numquid Sion dicet ; Ho-
mo^ et homo natus est in ea.
PSAUMES LXXXVI, LXXXVII. 247
4. Vez cy li estrai/zge, et Tyre, et lï pueple de
Ethiopie : yceulz ont esteit lai.
j . Ne dirait mie home a Syon : Et home est neiz en li,
et li Très Haulz Tait fundeit ?
6, Nostre Sires lou resconterait en escriptures des
pueples et des pri/zces, qui ont esteit en ycelle.
7. Tuit cil qui habitent en ti sont ensi comme ceulz qui
sunt adès en joie et en liesce.
LXXXVII
j're Dieux de mou salut, j'ai a ti claimeit de jour
et de nuit devant ti.
2. Or entroissemon orison devant ti, encline ton oreille
a ma prieire.
3 . Quar mon arme est remplie de maulz divers et de
meschief, et ma vie ait approchieit et esteit près d'enfer.
4. Je suis reputeiz comme ceulz qui en e/zfer desce/z-
j fondait
LXXXVII : I clameit — 5 remembrans — 7 courrous — 8 fait
et li peuple d^Ethiopie : yceulz ont esteit lai. — 5) Ne dirai mie
home a Syon: Et homs est neiz en li, et li Très Hait si Tait
fondée ? — 6) Nostre Sire lou resconterait en escripture des peuples
et des princes, qui ont esteit en ycelle, — 7) Tuit cilz qui ha-
bitent en ti sont corne cilz qui sont aidés en joie et en liesce.
LXXXVII. — i) Sire Dieu de monsaluit, j'ai clameit a ti de jour, et
de nuit devant ti. — 2) Or entroisse mon orison devant ti, en-
cline ton orelle a mai prieire. — 3) Car mon airme est ramplie de
maulz diveirs et de meschief, et mai vie ait esteit près d'enfer. —
^) Je suix reputeit comme ceulz qui en enfer descendent, et
248 l'E PSAUTIER DE METZ.
dent ; et suis comme home qui est senz nulle ayde, entre
les mors tous soûl fra/zcheme/zt ;
5 . Ensi comceulz qui sont navreiz et gise/zt en sépulcre,
des quelz tu n'es plus remembrans ne sovenans, et qui
sont de devant ti et de ta mai/z fuer geteiz et bouteiz.
6. Il m'ont mis on lac perfont et au plus baix, en té-
nèbres et en umbre de mort.
7. Sus mi est tou courrouz confermeiz, et tous tesflos
tu aiz ameneit et fait passeir sur mi.
8. Tu ais fait mes cognissans esloi/zgnieir et estraingieir
de mi, et m'ont ehut en habomination et contre cuer.
9. Je suis delivreiz et trahys, et ne pooie alleir ; mi oeil
ont lainguit de très grant disette.
10. Sire, j'ai crieit et clameit a ti, et toute jour ai a ti
mes mains espa/zdue.
1 1 . Ne ferais tu mie merveilles aux mors et sus ' les
mors ? ou li phisiciens susciteront et se confesseront a ti ?
manque — 12 sépulcre — 1 5 mie — 16 abassieiz — 18 le premier tn-
corne homs senz nulz aide, entre les mors corne tous soûl et
frans ; — 5) Ainsi com ceulz qui sont navreis et giesent en sepul-
chres, dez queilz il n'est plus ne mémoire ne sovenance, et qui sont
de devant ti fuer chaissier et bouteit. — 6) Il m'ont mis on lac per-
font et aux plus baix, en lieu de ténèbre et de umbre de mort.
— 7) Sus mis ait esteït confeirmeit ton corrous, et tous tes flos tu
ais ameneit et fais pesseiz sus mis. — 8) Tu ais fais mes cognissans
esloingnieir de mi, et m'ont eut en abomination en contre cuer.
— 9) Je suix delivreit, et je ne poioie alleir ; mi oil ont languir
per grant discte. — 10) Sire, j'ai crieit et claimeita ti, et toutes
jour j'ai a ti mes mainz espandues. — 1 1) Ne ferais tu mie men'dles
tXXXVn, 5 N, Ku/g, : quorum non es memor, — 10 : les mots
PSAUME Lxxxvii. ;i49
12 Ne raconterait mies aucuns en sépulcres ta miséri-
corde ? et ta vcriteit en perdition ?
1 3. Ne seront miescognues en ténèbres tes merveilles ?
et ta justice en terre d'oblivio/i et la ou en oblie tout ?
14. Et je, Sire, ai a ti clameit ; et au matin mon orison
serait devant ti.
1 5 . Pour quoi, Sire, refuse tu mon orison ? et des-
toumes de mi ta faice ?
16. Je suis uns poures homs qui vis en miseire et en
labour dès ma jonesce : qui suis or essaucieiz, or humi-
lieiz et abaissieiz, et touz troubleiz.
17. Sus mi et per mi ont passeit tes ires et tes cor-
rous, et tes paours m'ont troubleit.
18. Elles m'ont assaillit et envronneit tout en tour mi
ensi corn yawes grandes, et tout ensemble m'ont assaillit
et environneit.
19. Tu ais esloÎAîgnieit et estraingieit de mi et mon
vironneit. le second assalit — 19 eslongnieit. tous, misère
au mors et sus les mors ? ou li phisiciens susciteront et se con-
fesseront a ti ? — 12) Ne raiconterait mies aulcuns en sepulchres
tai miséricorde ? et tai veriteit en perdicionz.? — ^ 1 3) Ne seront
mies cognues en ténèbres tes mervelles? et tai justice en terre
d'oblivion et on en oblie tout ? — 14) Et je, Sire, ais a ti claimeit;
et au maitin mon orison serait devant ti. — i j) Pour quoi, Sire,
refuse tu mon orisonz ? et destoume de mi tai faice ? — 16) Je suix
uns pouvre homs qui vis en miseire et en labour de mai jonesse :
je suix essaucieit, et abaissiet, et bien troubleit. — 17) Tes ire et tes
courrous ont per mi et dessus mi paisseit, et tes paours m*ont
troup troubleit. — 18) Elle m'ont environneit toute entour mi corne
yawes grandes, et toute emssamble m*ont assaillit. — 19) Tu aises-
tota die appartiennent au premier membre du verset^ — 18 : Circumde-'
2 50 LE PSAUTIER DE METZ.
amin et mon prochie/z, et touz mes cognissans, pour la
miseire ou je suis.
LXXXVIll
ies miséricordes de Nostre Signour je chanterai
[a touz jour mais.
2. De génération en génération je a/znu/zcerai ta veri-
teit en ma bouche.
3. Quar tu ais dit: Adès senz fin miséricorde serait
édifiée et durerait on ciel, et en eulz serait ta veriteit ap-
parilliee et ordenee.
4. J'ai disposeit etordeneit mon testament a meseslus;
et a jureita David, mon sergent : Jusques a toujour mais
je apparillerai et ordenerai ta seme/zce ;
5 . Et édifierai ton throne et ton sieige, de génération
en génération.
LXXXVIll : 4 ai j. — 6 église — 8 sont — 1 1 comme celi qui est
loingnieit de mi et mon aminz ai mon prochiens et tous mes cognis-
sance, pour lai miseire ou je suex.
LXXXVIIL — 1) Leis grant miséricordes de Nostre Signour ai
tous jour mais je chanterais. — 2) De génération en generationz
j'ainuncerait en mai bouche tai veriteit. — 3) Car tu ais dit: Aidés
san fm miséricorde serait edifieie et durerait laissus on ciel, et en
eulz serait tai veriteit appairillie et ordenee. — 4) J'ai disposet ei
ordeneit mon testament et mes eslus, et ais jureit a David mon ser-
gent : Jusques a tous jours maix serait tai semence apparillie; —
5) Et édifierais ton throne et ton siège, et de génération en gênera-
derunt... tota die, les deux derniers mots manquent en traduction.
LXXXVIll, 2 et Si Viiig» '■ in generationem et generationem. — 4 N-
PSAUME LXXXVIII. 25 I
6. Sire, li ciel confesseront tes merveilles, et ta veriteit
serait en l'eglize et en la congrégation des sains.
7. Et qui serait cilz lassusen nues qui puisse estresem-
blans ne paroil a Nostre Signour ? ne de tous les enfans
Dieu qui porrait estre a li semblans ?
8. Dieux qui est glorifieiz on consoil des sains, il est
grans et terribles sur touz ceulz qui su/zt environ lui.
9. Sire Dieux des vertus dou ciel, qui puet estre sem-
blans a ti ? Sire, tu es poissans, et ta veriteit est entour ti.
10. Tu signoris et ais la signorie sus la poissance de la
meir, et appaises lou moveme/zt de ses flos.
1 1 . Tu ais abatut et humilieit Tome orguillouz comme
celi qui est plaieiz et navreiz, et on bras de ta vertu tu
ais dechessieiz tes anemins.
12. Li cielz sont a ti, et li terre est tienne : lou cercle
de la terre et toute sa grandour tu ais fundeit, aquilon et
la meir tu ais creeit.
plaieïz manque — 14 enforcie. préparation, siège — 16 lumière, ho-
tion. — 6) Sire, li ciel confesseront tes mervelles, et tai veriteit
serait en Tesglixe et en lai congrégation des sains. — 7) Et qui se-
rait cil que sus les nues puet estre samblans ne eugal ai Nostre Si-
gnour? de tous les anffans de Dieu qui serait samblans a li? —
8) Dieu qui est glorifieis on consoil des sains, il est grant et
terribles sur tous soûl qui sont environ lui. — 9) Sire Dieu des ver-
tus, qui est samblans a ti ? Sire, tu es poissans, et tai veriteit est
entour ti. — 10) Tu signoris sus lai poissance de lai meir, et
aipaise lou movement deses flos. — 11) Tu ais abaitus et humilieiz
l'orne orguilloux comme celui qui est plaieiz et navreiz, et on
brais de tai vertus tu ais dechaissiez tes anemis. — 12) Li ciel sont
tiens et tienne est li terre : lou cercle de lai terre et tote sai
praeparabo semen tuum. — 6 : Confitebuntur.... etenim veritatem
25 2 LE PSAUTIER DE METZ.
13. Thabor et Hermon en tou nom s'esjoiront, et ton
bras en sa poissance.
14. Ta main soit fermée et cnforciee, et ta dextre soit
assauciee ; justice et jugeme/it est li prepation de ton
sieige.
'1 5 . Miséricorde et veriteit iro/it devant ta faice ; bien-
eureiz est li puepie qui sceît jubilation et Dieux loeir.
16. Sire, en la lumieire de ton vis il iront ; et en ton
nom s'esjoiront toute jour, et en ta justice il seront essau-
cieiz et hononoreiz :
17. Quar tu es li gloire de lour vertu ; en ton boin plai-
sir serait essaucieie nostre corne et nostre vertu.
18. Quar de Nostre Signour est nostre assumptîon et
nostre honour, et dou sainct d'Israël nostre roy.
19. Adont tu parloies en vision a tes sains, et ais dit :
J'ai mis ayde on poissant, et ai essaucieit Teslut en mou
puepie ;
noreiz — 23 ancmis — 28 tous, le premier li manque, testamen— 30
grandour tu ais fondeit, et aquillon et lai meir tu ais creieit. — 1 3)
Tabor et Hermon en ton nom s'esjoiront, et ton brais en tai
poissance. — 14) Tai mains soit fermeie et enforcie, et tai dextre
soit essaucie; justice et jugement est li préparation de tonz siège.
— 15) Miséricorde et veriteit iront devant tai faice; bieneureiz
est li peuple qui sceit jubilation. — 16) Sire, en lai lumière de ton
vis il iront ; et ai ton nom s'esjoiront tote jour, et en tai justice
il seront essaucieir et honorer; — 17) Quar tu es li gloire de
lour vertus, et en ton boin plaisir serait essaucie nostre corrone.
— 18) Quar de Nostre Signour est nostre assumption et nostre ho-
nour, et don d*lsrael de nostre roy. — 19) Adonc tu pairloie en
vision a tes sains, et ais dis : J'a mis aide on poissant, et ais
tuam. — 13 : tuum brachiuni cum potentia. — 17 N : exaltabitur
PSAUME LXXXVIII. 253
20. J'ai trouveît David mon sergent, et Pai oint de ma
saincte oile;
21. Ma main li aiderait, et mou bras Penforcerait ;
22. Riens ne profiterait li anemins contre li, etli fil
d'iniquiteit ne s'ens hardirait jai de li greveir ne nuire ;
2 3 . Et destruirait devant lui ses anemins, et ceulz qui
Pont hey convertirait et tournerait en fuite ;
24. Et ma veriteit en ma miséricorde serait avec lui,
et en mon nom serait sa vertu essauciee ;
25. Et meterai en la meir sa main, et sa dextre sus
les flueves.
26. Il m'ait appelieit endisa/zt : Tu es mou peire, tu es
mou Dieu et lou refuge de mou salut.
27. Et je lou meterai comme mon premieir neiz, et
plus haulz et très plus grans que touz les roys de terre.
28. A touz jour mais je li warderai ma miséricorde, et
mou testament serait loyaul a li ;
se — 32 viseterai. iniquiteit — 55 saint — 36 plene — 39 mis a s. —
essaldeit l'eslut de mon peuple. — 20) J'ai trouveit David mon ser*
gent, et l'ai oint de mai saincte oile. — 21) Mai main li aide*
rait, et mon brais renforcerait. •*- 22) Riens rie profiterait ei
anemins encontre li, et li fil d'iniquiteit ne s'en hairderaiz ja
de lui grever ne nuire; — 23) Et destruiraiz devant lui ces anemins,
a ceulz qui Tont heyt convertirait en fuite. — 24) Et mai veriteit
et mai miséricorde serait avec lui ; et en mon nom serait sai
vertus essaucie; — 25) Et meterais sai mains en lai meir, et sai dextre
sus les flueves. — 26) Il m'ait aippelleit en disant : Tu es mon peire,
tu es mon Dieu et lou refuge de mon saluit. ~ 27) Et je lou
meteraiz come mon primier neiz, et plus hault et granz que tous
les roy de terre. —28) Ai tous jours mais je li wairderais mai miseri-
cornu nostrum. — 19 : locutus es; HM: de plèbe mea. — 23 HM :
254 ^^ PSAUTIER DE METZ.
20. Et je meterai de siècle en siècle sa lignie et sa se-
mence, et sou throne ensi com les jours dou ciel.
p. Et ce sui enfans laissent et despitent en aucuns
temps ma loy, et ne wellent mie alleir selonc mes orde-
ne/zces et mes jugemens;
31. Et se mes ceriraonieset justices despitent et desho-
norent, et ne weillient mies wardeir mes commandemens :
J2. Je visiterai en ma verge lour iniquiteiz, et en ba-
teures lour pechieiz ;
33. Mais ma miséricorde je n'osterai poi/it de li, ne ne
nuirai en ma veriteit ;
34. Ne ja ne deshonorerai mon testament, etnefaucerai
ja ceu qu'est yssus de ma bouche.
35. J'ai une foi jureit en mon sai«ct ; a David point ne
mentirai : sa senience demourait a tou jour ;
36. Et sou throne serait comme soloil deva/zt mi et
41 ceulz — 42 destorneit — 44 amanris — 46 Remembre — 47
corde, et mon testament serait loiaulz a li. — 29) Et meterais
de siècle en siècle sai semence ai sa! ligniee, et son throne si con
les jours don ciel. — 30) Et se ci anffans laissent et despitent en
aulcuns temp mai loy, et ne wellet mie alleir en mes jugement ;
— 31) Et se mes cerimonies et justices despitent et deshonorrent,
et ne wellent mie wairdeir mez comandement : — 32) Je visiterais
en mai verge lor iniquiteit, et en baiteures lour pechiés ; — 33)
Mai mai miséricorde je n'osterait point de li, ne ne nuiraiz en mai
veriteit ; — 34) Ne jai ne deshonorrai mon testament, et ne fau-
cerai jai ceu qu'est issus de mai bouche. — 3$) J'ai une foy jureit
en mon sainct ; a David point ne mentirai : sai semence demou-
rait ai tous jours; — 36) Et son throne serait comme soIoU devant
concidam ;HMN : odientes. convertam. — 26 : invocabit. — 3y •' Se-
PSAUME LXXXVIII. 2$ 5
ainsi comme lune perfaite et ple/znea tou jour, et tessmoi/z-
gnaige loiaul on ciel.
37. Et t u ais mis arrieir et despitieit ton crist et ton eslu t ;
38. Tu ais destournei et abaissiet lou testament de ton
sergent, et ais deshonoreit et honit en terre sou sainctuaire.
39. Tu ais destrust toutes ses hayes et ses closures, et
ais mis sa seurteit en doubtance.
40. Tuit cilz qui ont passeit per la voie l'ont dissippeit
etfoUeit ; et est a reproche a ses voisins.
41. Tu ais alleveit la dextre de ceulxqui l'ont abatut et
mis a niant, et ais donneit joie et liesce a tous ses anemins.
42. Tu ais destourneit l'ayde de sou glaive, et ne Tas
mie aidieit en la bataille.
43. Tu Tais destruis de sa purgation, et ais sou sieige
geteit a terre.
44. Tu ais amainris et abregieit les jours de sa vie, et
Tas covert et açouvateit de honte et de confusion.
enfer — 51 fait est remplacé par Fiat, comme déjà au ps, xl,
mi et ensi con lune perfaite et plenne ai tous jour, et tesmoin-
gnaige loiaul on ciel. — 37) Et tu ais mis airriere et despitiet, et
destourneit et retairdeit ton crist et ton eslut. — .38) Tu ais des-
tourneit a abaissiet lou testament de ton sergent, et ais deshono-
reiz et boni en terre son sainctuaire. — < 39) Tu ais destruz toutes ses
haies et ces closures, et ais mis sai seurteit en doubtance. — 40) Tuit
cil qui ont paisseit per lai voie Tont dissippeit et fouileit ; et est fais
en reproche a ces voisins. — 41) Tu ais alleveit lai destre de ceulz
qui Tont abaitut a mis a niant, et ais donneit joie a liesce ai tous ces
anemis. — 42) Tu ais destourneit Tayde de son glaive, et ne Tais
mié aidieir en lai baitaiUe. — 43) Tu l'ais destruit en son ordure et
ais son siège geteir ai terre. — 44) Tu ais amainri a aibregiet leiz
mel juravi. — 43 : Destruxisti eum ab emundatione. •— 46 : omnes
256 LE PSAUTIER DE METZ.
45. Jusques a quant, Sire, te destournes tu dou tout?
et tou corrous serait enflammeiz comme feux ?
46. Remenbre toi quelle est ma substance: ais tu pour
niant creeit et fais les filz des homes ?
47. Qui est li homs qui vit, qui ne vairait point la mort?
et son arme délivrerait et defFenderait de la mort d'enfeir ?
48. Sire, ou sont tes anciennes miséricordes, si comme
tu ais jureit a David en ta veriteit ?
49. Sire, souvieingne toi dou reproche de tes sergent,
que j'ai contenut et reponut en mon sein, de mai/ites et
plusour gens;
50. Qu'ont reprochieît, Sire, tui anerains, qu'ont repro-
chieit la commutation et lou chai/ige de tou crist et de ton
eslut.
5 1 . Benoiz soit Nostre Sires a touz jours mais. Ainsis soit
ilhitï Fiat! fiât!
jour de sai vie, et l'ais couvert de honte et de confusionz. —45)
Jusques a quant, Sire, te destourne tu don tout ? et ton corrous serait
emflaimeiz comme feu ? — 46) Remenbre toi quelle est mai substance ;
ais tu creeit pour niant et fais leis filz dez homes ? — 47) Qui est ii
homs qui vive et ne veirait lai mort ? et sonz airrae deliverait de la
main d*enfeir ? — 48) Sire, ou sont tes anciennes miséricordes, si
com tu ais jureit ai David en tai veriteit ? — 49) Sire, souvingne tu
donz reproche de tes sergent, que j'ai contenuz en mon sain et repo-
nut, de maintes gens ; — 50) Qu'ont reprochiet, Sire, tui anemins,
qu'ont reprochiet lai mutation de ton crist et ton eslut. — 51) Benois
soit Nostre Sires a tous jour. Amen ! Amen !
filios. — 47 : vivet; HM : de manu inferi.
PSAUME LXXXIX. 257
LXXXIX
lire, tu es faiz nostre refuge, de génération en
•génération.
2. Avant que les montaingnes fuissient faites, ou li
tierre et li siècle fut formeiz, dès devant touz siècles tu es
Dieux.
3 . Ne wèilles mie mettre Tome arrieir de ti ne humil-
lieir peraffliction, et tu ais dit : Co/zvertissiez vouz, enfans
des homes ;
4. Quar mil ans devant tes yeulz ne sont maikès ensi
corn li Jour de hyeir qui est passeiz ;
j . Et ensi com est li warde de la nuit, qu'en repute ou
poc ou niant, ensi seront lour ans.
6. Au matin comme un poc d'herbe s'en trespasse, au
matin soit floris et trespasset outre ; et au vespres rhiesse
jus, et devieingne dure et sèche.
LXXXIX : 3 mette — 9 niant — 10 le premier Nos — 1 1 quatre
LXXXIX: — i) Sire tu es fais nostre refuge de génération en genêt
rationz. — 2) Avant que les montengnes fuissent faites, ou li terre et
li siècle fut fornieit,' dès devant tou siècle tu es Dieu. — 3) Ne welle
mie mettre Tome airrier de ti ne humilieir, et tu ais dit : Convertissiez
vous, enffans des homes ; — 4) Quar mil ans au devant tes eulz tan
corne li jour de hyerqaiest paisseiz;— 5) Et com li wairde de la nuit,
qu'en ait pour niant, ainsi seront lour an au maitin. -^6) Ainsi com
herbe trepesse,au maitin florit et paisse, et au vespres chiet etendurci-
LXXXIX, 5, Vulg. : quae pro nihilo habentur. — 6 : N rend par
17
2S8 LE PSAUTIER DE METZ.
7. Quar nous sommes tuit abbatus et defîaillis en ton
ire, et en tou corrous nous sommes tuit troubleiz.
8. Tu ais mis nos iniquiteiz deva/zt ti, et nostre siècle
en la clarteit de ton visaige.
9. Quar tuit nos jours sont alleiz a nient, et en ton ire
nous sommes mins a fm.
10. Nou5 ans estient estimeit et reputeiz comme H jour
de Tarei/zgne ; li jours de nos ans ne sont qu'a .lxx. ans;
u. Et au plus poisssant porro/zt estre .nnxx., et d'or
en avant ne serait que labour et dolour vivre.
12. Quar debo/znaireteit et douceur nous est sorvenue,
dont nous en serons corrigieiz.
I j. Qui cognoit la poissance de ton ire ? et, pour ta
grant paour, qui porrait bien ton ire et ton corrous peseir
et nombreir ?
14. Fai ensi cognissant ta dextre et les biens ensignieiz
de cuer en sapience,
vins -• 14 les manque
et devient sèche. — 7) Car nos somme mis a niant per ton ire, et en
ton corrouz nous somes tuit troubleit. — 8) Tu ais mis nos iniquiteit
devant ti, et nostre siècle en lai dairteit de ton visaige. — 9) Quar
tuit nos jours sont alleiz a niant, et en ton ire nos sommes mis ai
fins. ■— 10) Nous jours estient reputeit com li jours de Tairengne :
et li jours de nous ans ne sont que .lxx. ans ; — • 11) Et aus plus
poissant porront estre .iiij"., et d*or en avant ne serait que labour
et delour vivre. — 12) Car debonaireteit et doussour nous est sor-
venue, don nous en serons corregieir, — 1 3) Qui cognoit la poissance
de ton ire ? et por tai grant doubtance et paour ton ire bien peseir et
nombreir ? — 14) Tai dextre fait ainsi cognissant et les bien ensi-
Vindkaîif les cinq verbes qui sont au subjonctif dans le texte latin,
— 10, Vulg. : Anni nostri sicut aranea meditabuntur.
PSAUMES LXXXIX, XC. 25Q
1 5 . Converti toi et retourne ver nou5, jusques a dont ?
et soiz debonaires a prieir sus tes sergens.
16. Nous sommes remplis au matin de ta miséricorde,
et nous sommes esjoys et delitieiz en touz nos jours.
17. Nous avons esteiz lieiz et joieuz pour les jours en
quelz tu nous ais humilieiz et batus, et pour les ans en
quelz nous avons veutta/it de maulz.
18. Rewarde sus tes sergens et sus tes euvres que tu
ais fait, et adresse lour enfans*
19. Et soit sur nous li splendour et li clarteit de Nostre
Signour, et les euvres de nos mains adresses sur nous, et
weilles govemeîr et adrecieir les euvres de nos mai/is.
XC
ui habite en l'ayde dou TrésHault, il demourait
en la protection et en Tayde de Dieu dou ciel.
2. Il dirait a Nostre Signour : Tu es mou refuge et
gnieiz de cuer en sapience. — ij) Converti toi et retorne ver nous,
jusques adonc ? et sois debonaires et prieirfe sus tes sergent. — 16)
Nous sommes ramplis az maitin de tai miséricorde, et nous sommes
esjoys et delitieiz en tous nous jours. — 17) Nous avons esteis liez et
joious por leiz jours en queil tu nous ais humiliez et baitus, et pour
lez ans en queil nous avonz veut .tant de malz.— i8)Rewairde sus tes
sergens et sus tes euvres que tu ais fait, et adresse lour enfFans. —
19) Et soit sur nous li splendour de clarteit de Nostre Signour, et
les euvres de nous mains adresses sur nous, et welle gouverneir et
adrecieir leis euvres de nous mains.
XC. — i) Qui habite en Tayde dou Très Hault, il demorait en lai
protection de Dieu don ciel. — 2) Il dirait a Nostre Signour : Tu es
XC, 2, Vulg, : sperabo in eum, — 4 : obumbrabit. — 5 H : veritas
26e LE PSAUTIER DE METZ.
mou recevour ; tu qui es mou Dieu, en ti me fierai je ;
j. Quar il m'ait delivreit dou las des venour et de touz
aspres et durs parleirs.
4 De ses espaules il t'ait fait umbre et ayde, et desous
ses aules et ses pe/ines serait ton espérance.
5 . Comme d'un escu te en viro/inerait sa veriteit : et point
ne doubterais de la paour de nuit.
6. De la saiette que vole de jour, ne de chose qui voisse
de nuit et en ténèbres, et de Tassault, de Tanemin dou
meidy.
7. Mil cherront et sero/zt abatus a tou costeit deleiz ti,
et .X. milliers a ta dextre : et de ti point ne s'approcherait.
8. Et toute voie tu considerrais tout ceu de tes yeulz, et
vairais la punition, et lou paiement des pechours tu vairais ;
9. Quar, Sire, tu es toute mon espérance ; tu ais mis
Très Hault ton refuge.
10. Nul mal ne approcherait point de ti, et a ton taber-
XC: 3 tous, parlers — j vertu — 7 abbatus. aprocherait — 8 lu
mon refuge et recevour ; tu mon Dieu, je me fierai en ti. — 3) Car il
m'ait delivreit don las dez venour et de tous aspres et durs pairleirs.
— 4) De ces espaules il t'ait fait umbres et aide, et desous ces pennes
et aules serait ton espérance. — 5) Sai veriteit te wairderait com
escut : et point ne doubterait de lai paour de nuit, — 6) De lai saiette
de jour, de lai tempeste et don mauvais qui vait per les ténèbres, de
l'essault, et de l'ainemins dou midy. — 7) Mil cherront et seront
abatus a ton costeit deleiz ti, et .x. millier a tai dextre : et de ti
point ne s'aiprocherait, — 8) Et toute voie tu considerrais tou ceu de
tes yeulz, et verrais lai punicion et lou paiement des mauvais. —
9) Car, Sire, tu es tous mon espérance ; tu ais mis Très Hault
ton refuge. — 10) Nulz maulz ne te porrait aprochieir et nulle plaie
— 6 HM : omission de la conjonction et (daemonio meridiano). —
PSAUME XC. 261
naîcle ne lai ou tu demeures n'approcherait jai plaie ne
affliction ;
1 1 . Quar il ait mandeit a ses aingres de ti, que il te
wardent en toutes tes voies et tes allées ;
1 2. Il te porteront en lour mai/is, que aucune foiz tu
ne tresbuches et hurtoisse ton pieit à la pierre.
1 3 . Sus l'aspes et lou basilique tu monterais de ton pieit,
et foUeraiz au pieiz desouz ti lou lyon et lou dragon.
14. Et pour ceu qu'il s'est fieiz en mi, je lou délivrerai
et warderai et lou deffe/iderai de touz maulz, quar il ait
cognu mon nom.
1 5 . Il ait clameit a mi, et je l'escouterai : je suis avec
lui en sa tribulation ; je lou deliverrai,et ferais glorioulz et
glorifierai;
16. Et lou remplirai de maint et plusours jours et de
longe vie, et li monstrerai mon salut.
— 10 la — 13 foUerais — 14 c'est, deliveraî, et lou defFendera;
manque — 1 5 deliverai «— 1 6 îongue
ne affliction n'aiprocherait ja de tonz tabernaicle ; -— 1 1) Car il ait
mandeit a ces aingle de ti, que il te wairdent en toutes tes voies et
allées ; — 12) Il te porteront en lour mains, que aulcune fois tu ne
traibuche et soit blesciez ton piet. -— 13) Sus Taispre et lou baselique
monterais et irais, et foullerais desous tes piet lou lyon et lou
dragon. — 14) Et pour ceu qu'il c'est f:eiz en mi, je lou deliverrai
et wairderai et lou deffenderai de touz maulz, car il ait cognut mon
non. — ij) Il ait ait crieit et clameit a mi, et je l'escouterai : je
suix avec lui en sai tribulation^ je le deliverais et lou feraiz glorioulz
et glorifierai ; — 16) Et lou remplirais de maint jour et de longe vie,
et li moustrerais mon saluit.
1 5 , Vulg. : Clamabit.
362 LE PSAUTIER DE METZ.
XCI
onne chose est et grant biens, de confesseir a
'Nostre Signouret de chanteir a ton nom, tu qui
es Très Hauls;
2. Et annuncieir ta miséricorde au matin et ta veriteit
per nuit,
3. On psalterion de .x. cordes et en chanson en la
cytholle ;
4. Quar, Sire, tu m'ais delitieit en ton ouvraige et en ta
faiture, et en euvresde tes mai/zs m'esjoirai.
5. Sire, comme gra/zdement sont or magnifiées tes
euvres ! et trop sont ores perfondes tes cogitations et tes
pencees !
6. Li home sos et mal aviseiz ne lou cognoit mie, et li
•folz ne puet tel chose entendre,
7. Quant li pechour seront neiz et re/iverdi comme li
XCI: 7 monstreront — 8 touz.sens — 15 Dieu, droturieir
XCI. -— i) c'est bien et bonne chose de confesseir a Nostre Signour
et chanteir ton nom, tu qui es Très Hault ; -— 2) £t annuncieir tai
miséricorde aus maitin, et tai veriteit per nuit, — 3) On psalterion de
.X, cordes et en chanson en lai cytoille ; — 4) Quar, Sire, tu m'ais
fais delicieir en ton ouvrais et faiture, et en euvres de tez mains je
m'esjoirais. — 5) Sire, comme sont or magnifieie tes euvres ! ettroup
sont perfondes tes cogitations ! — 6) Li homes sos ne lou cognoit mie,
et li folz ne puet telles chose entendre. — 7) Car li pechours seront
et reverdi corne li foins, et se appairront tuit ceulz qui font iniquiteit,
XCI, 6, Vulg, : cognoscet. intelliget. — 7 N : Cum; HM : operantur
PSAUME XCI. 26;
foins, et seapparront et se moustreront tuit ceulz qui feront
iniquiteit,
8. Pour ceu qu'il soient mis a mort et destruis a tous
jour mais ; et tu, Sire, es Très Haulz et perdurable senz fin.
9. Quar vez cy que tui anemins. Sire, vez cy que tui
anemins périront et iront a niant, et seront tuit espers et
dechessieiz qui font iniquiteit.
10. Et serait essauciee ma corne comme est li corne de
runicorne,et ma viellesce serait en graiceetenhabu/zdant
miséricorde.
1 1 . Et mon oil ait despitieit mes anemins, et mon oreille
escouterait les mauvais qui m'assaille/zt et qui me corrent
sus.
1 2. Li justes florirait ensi co/n li paumiers, et comme li
cèdre se multiplierait.
1 3. Ceulz qui sont planteiz en la maison de Nostre Si-
gnour, en aitries de la maison nostre Dieu floriront.
14. Encor seront il multiplieiz en viellesce graice et
— 8) Pour ceu qu'il soient mis a mort et destruis ai tous jour maix 2
et tu es,Sire,Trés Hault et perdurable sen fin. — 9) Car veci tui anemins,
Sirp, quar veci tes anemins périront et iront a niant ; et seront tuit es-
pers et dechaissietqui font iniquiteit. — 10) Et serait essaucieiz mai corne
comme li corne de l'unicorne, et ma villesse serait en graice et habun-
dant miséricorde. — 11) Et mi oil ait despitiet mez anemis, et mon
orelle escouterait les mauvais qui m'assaillent et me corrent
sus. — 12) Li juste florirait si com li palmiers, et come cèdre se
multiplierait. -— 13) Ceulz qui sont planteiz en lai maisons Nostre
Signour, es aittriesde lai maisons nostre Dieu floriront.— 14) Encor
seront il multiplieiz en vielesce graice et habundanî, et bien soufFeront
iniquitatem, comme au verset 9,
264 L'E: psautier de metz.
habundant, et bien soffreront et seront pacient pour an-
nu/zcieir :
15. Quar Nostre Sires est Dieux droiturieir et juste, et
en li n'ait nulle iniquiteit.
XCÏI
jostre Sires ait regneît et est vestus de gloire et
de biaulteit; Nostre Sires est revestu de force,
et s'en est cinct.
2. Et ait fermeit etenforci lou cercle de la terre, que ja
ne se moverait.
3 . Sire, ton sieige est dès adont apparillieit ; tu es dès
devaA2t lou siècle.
4. Li flueves. Sires, li flueves ont esleveit lour voix.
5 . Li flueves ont esleveiz lour flos, per la voix de maintes
et plusours yawes.
. 6. Mervillous sont les eslevemens et les haulz flos de la
meir ; mervilloulz est Nostre Sires lassus en hault.
XCn : I biauteit — 5 esleveit. de remplacé par et. yaues — 6 U se-
et seront pacient pour anuncîer: — i jj Car Nostre Sire est Dieu droitu-
rieirs et juste, et en li n'ait nulle iniquiteit.
XCII. — i) Nostre Sire ait regncit et est vestuz de gloire de
biauteit ; Nostre Sire c'est revestu de force, et s*enz est sinct. —
2) Et ait fermeit et enforciet lou cercle de lai terre, que jai ne se
moverais. — 3) Ton siège est dès aidons appairilliez ; tu es dès devant
lou siècle. — 4) Li flueve. Sire, li flueve ont esleveit lour voix. —
5) Li flueves ont esleveis lour flos, per lai voix de maintes et plu-
sours yawes. — 6) Mervillous sont leis aillevement et les hault flo
PSAUMES XCII, XCIII. 265
7. Sire, tes tesmoi/zgnaiges sont bien creables et dignes
dé croire ; Sire, a ta maison affiert et appertient qu'elle
dure et perseveire en maint belz jour.
■
XCIII
4eux qui est Sires des vengences et des punitions,
11 Dieux des vengences ait fait et puni courtoise-
ment et franchement,
2. Or soiz essaucieilz, tu qui juges toute la terre, et
renz aux orguilloulz lour paiement.
3. Jusques a quant li pechours, Sires, jusques a quant
li pechour se glorifieront ?
4. Et parleront et diront iniquiteit ? et parlero/zt tuit
cil qui euvrent et font iniquiteit ?
5 . Sire, il ont ton pueple humilieit, et ont ton heritaige
lasseit et traviilieit ;
cond mervillous — 7 persévère — Voyez aux Appendices d'autres va^
riantes de ce psaume d'après HV.
XCIII : 2 juge — 4 cilz — 5 laisseit — 8 /c second vous, aviseit —
de lai meir ; mervillous est Nostre Sire laissus en hault. — 7) Sire,
tes tesmoingnaige sont bien croiaubles et digne de croire ; Sire, a
tai maison affiert et apertient qu'elle dure en maint beil jours.
XCIII. — i) Dieux est Sire des vanjance et des punition, li Dieu
des vanjance ait fait et ouvreit franchement. — 2) Or sois essauciez,
tu qui juge toute lai terre, et ran aux orguilloux lour paiement. —
î) Jusques a quant li pechour. Sire, jusques ai quant li pechours se
glorifieront? — 4) Et pairleront et diront iniquiteit? pairleront
tuit cilz qui euvrent et font' iniquiteit ? — 5) Sire, il ont
266 LE PSAUTIER DE METZ.
6. Les poures veves et estraî/zges sorvenans ont tueit
et murtrî, et les poures pupilles et orpherins il ont ehut
occiz;
7. Et ont dit : No5/re Sires ne vairait mie ceu ci ne ces
choses, et li Dieux de Jacob ne i'entenderait mies.
8. Entendeiz, vous li plus folz de tout lou pueple ; et
vos, qui estes solz et mal aviseiz, aucune foiz saichieiz et
apreneiz.
9. Cilz qui ait planteit et fait les oreilles, ne oyrait il
point ? ou cilz qui ait fait et formeit l'oeil, porrait il veoir
ne considereir ?
10. Cilz qui tout lou monde corrige et chastie, ne
arguerait il mies les malz ? et qui ensigne science a Tome?
1 1 . Nostre Sires sceit et cognoit les pencees des homes:
que toutes sunt vai/ines.
12. Bieneureiz, Sires, est li homs que tu avérais ensi-
gnieit et apris, et de taloy avérais ensignieit;
9 le second cil — 10 maulz — 11 sont — 17 Dieu — 20 aherdirait
tou peuple humiliez, et ont ton hairitaige laissiez et travil-
liez ; — 6) Les pouvres veves, pellerins, et astrainges on
fourens ont tueit et mis ai mort ; et les pupilles et orphenins ont
occiz. — 7) Et ont dit : Nostre Sire ne nous puet veioir, et li
Dieu de Jacob ne Tentent point. — 8) Entendeiz, vous folz en peuple ;
et li SOS aucune aipreneiz. — 9) Cilz qui ait planteit et fais les
orelles, ne oyrait il point ? ou cil qui ait fait et formeit Toil, porrait
il veioir ne considereir ? — 10) Cil qui tout lou monde corrige et
chaistie, il ne arguerait mie les maulz ? et qui ensigne science a
Tome? — II) Nostre Sire sceit et cognoit leis pancee des homes que
toutes sont vainnes. — 12) Bieneureis est li hom, Slre, que tu avérais
XCIII, 7 N, Vulg. : Non videbit... nec intelliget. —9 : omission de
la négation dans le second membre du verset : non considérât ? —
PSAUME XCIII. 267
13. Pour ceu que tu doi/ignes repolz et li adoucisse
sa vie des jours mauvais et perillouz, jusques a tant que
li fosse pour lou pechour soit fuye et faite.
14. Quar Nostre Sires ne despiterait ne ne boterait mie
arrieir de ii sou pueple, et ne laisserait mie alleir sonheri-
taige ;
1 5 . Jusques a tant que justice soit convertie en juge-
me/zt, et que deleiz et en coste li soie/zt tuit li droiturieir
de cuer.
16. Qui se lèverait avec mi encontre les mauvais ? ou
qui serait et se tenrait avec mi encontre ceulz qui font et
euvrent iniquiteit ?
17. Se Dieux ne m'eut aidieit, a poc que l'arme de mi
ne fuit tresbuchiee en enfer et il fuit descendue.
18. Se je disoie a ti : Sire, mon pieit est meuz et tres-
buchieiz ; ta miséricorde tantost m'estoit en ayde et me
secorroit.
21 meniere — 22 îais
aipris, et de tai'loi avérais ensignieit ; — 1 3) A ceu que tu li donne
repolz et li adoucisse sai vie des jour mauvais et perillous, jusques
a tant que li fosse aus pechours foye. — 14) Car Nostre Sire ne re-
noierait et ne despiterait mie son peuple, et ne relanquirait et ne laisse-
rait mie son hairitaige ; — i j) Jusques a tant que justice soit convertie
en jugement, et que delieiz li soient tuit li droituriers de cuers. —
1 6) Qui se lèverait avec mi encontre les mauvais ? ou qui serait avec
mi encontre ceulx qui euvrent et font iniquiteit ? — 17) Se Dieux ne
m'en aidieit, a poc que l'arme de moi n'est descendut en enfeir. —
1 8) Se je disoie : Sire, mon piet est tresbuchiet ; Sire, ta miséricorde
13 HM : manque la traduction du pron. ei conservé dans N (li). — 18 N:
268 LE PSAUTIER DE METZ.
19. Selonc la multitude et la grandour de mes dolours,
Sire, tes consolations ontdonneit joieet liesce a mon arme.
20. Ne se aherderait et ne se couplerait mies a ti il
sieige d'iniquiteit? qui foins et fais semblans de labour en
ton commendement.
2 1 . Il attentie/sft et querient voie et menieire contre
l'arme dou juste, et lou sanc i/inocent et senz pechieit il
condempnoient.
22. Et Dieux est faiz a mi refuge, et mou Dieu en Tayde
de toute mon espérance.
23. Et il lour renderait selonc lour mauvistieit, et en
lour malice les perderait et destruirait : Dieux Nostre Sires
les parderait.
XCIV
'eneiz sa, tuit, et nos esjoissons en Nostre
>Signour, et jubilons et faisons feste et joie a Dieu
de nostre salut.
m'ait tantost aidiet. •— 19) Selonc la multitude et lai grandour de
mes doUours, Sire, tes consolacions ont donneit joie et liesce a mon
airme. — 20) Ne se couplerait mie avec ti li siège d'iniquiteit ? qui
foins labour en ton coumandement. — 2 1) Il prenient occasion contre
lou juste, et lou sanc de l'inocent il condampnoient. — 22) Et Dieu
est fais mon refuge, et mon Dieu en Tayde de toute mon espérance.
— 23) Et il lour renderait selonc lour mauvistiet, et en lor les per-
derais et Dieu Nostre Sires les destruirait.
XCIV. — i) Veneiz et nous esjoisson en Nostre Signour, a jubilons a
adjuvabat. — 20 : adhaeret. — 21 : captabunt. condemnabunt.
PSAUME XCIV. 269
2. Allons au devant de sa faice en joiouse confession,
et en chansons et psalmes jubilons et faisons feste a li ;
3^ Quar Dieux Nostre Sires est grans,et roys très grans
sur tous les aultres dieux ;
4. Quar en sa main sont toutes les parties et les fins de
terre, et les haultesses des montaingnes sont a li ;
5 . Quar li meir est a li et il Tait fai, et li terre est
formée et faite de ses mains.
6. Veneiz tu, et aorons, et nous enclinonS; et plorons
devant Nostre Signour qui nous ait fait : quar il est Nostre
Sires et nostre Dieu ;
7. Et nous sommes li pueple de sa pasture et les berbis
de ses mains.
8. Au jour d'ieu se vous oyeiz sa voix et l'escouteiz,
n'endurci mies vos cuer ;
9. Ensi comme au grant despit selonc lou jour de la
durteit de cuer et la grief templation on désert ;
XCIV : 3 touz — 6 tui, aourons — 7 sommes manque — 9 doue.
Dieu nostre saluit. — 2) Alion aux devant de sai faice en joieuse
confession, et en chanson et en psalmes jubilons et faison feiste a li.
— }) Car Dieux Nostre Sire est granz, et rois très grant sur tous
aultres dieu. — 4) Car en sai main sont toutes les fin de terre, et
les haultesse des montengne sont a li. — 5) Car li meir est a li et
ii l'ait fait, et lai terre est formée et faite de ces mains. — 6) Veneis,
et aorrofis ; et nous endinons, et plorons devant Nostre Signour qui
nos ait fait : car il est Nostre Sires a nostre Dieux ; — 7-8) Et nous
sommes li puipies de sai paisture et les berbix de ces mains. Au
jour d'ieu se vous oyeit et escouteit sai voix-, n'endurci mie vous
cuer; — 9-10) Ansi com aux grans despit selonc lou jour de lai
durteit de cuer et lai grief temptation on désert, -Ou vous peires ir.e
XCIV, 7-8 sont réunis en un seul verset dans N. Et de même 9-10.
270 LE PSAUTIER DE METZ.
10. La me tempteirent vos peires et me corresseirent,
approveirent et virent toutes mes euvres.
1 1 Quarante ans je fuis correcieiz a eulz et a toute celle
génération, et dis adont : Cilz adès sont durs et asseirrent
de cuer;
1 2 Et ceu cilz n'ont mie cognut mes voies, et j'ai jureit
en mon ire et en mon corrouz : Ja n'e/itreront en mon
repolz.
XCV
>hanteiz a Nostre Signour un chant novel; chanteiz
la Nostre Signour, toute li terre»
2. Chanteiz a Nostre Signour et benissieiz son nom ;
annu/ïcieiz de jour en jour son salut.
3» Annu/2cieiz entre les gens sa gloire,, et en tous pue-
pies ses merveilles ;
— 10 corresserent — il Quarantes. correciez — De ce psaume Us
Appendices contiennent deux autres leçons variantes, d*après H** et HV.
courresseirent, et me tampteirent, approveirent, et virent toutes mes
euvres. ^- 1 1) Quarante ans je fuis correciez a eulz et ai toutes celle
génération, et dis : Cilz aidés sont durs et aixerrent de cuer ; — 12)
Et cilz n'ont mies cognuz mes voies, et j'ai jureit en mon ire et en
mon courrons: Jai n'entreront en mon repolz.
XCV, — i) Chanteis a Nostre Signour unz champ novel, chanteis
ai Nostre Signour, totes li terre. — 2) Chanteit a Nostre Signour a
benissieiz son nom ; anunciet de jour en jour son salait. — 3) Ainun-
cieiz entre leiz gens sai gloire, et en tous puiples ces mervelles. —
PSAUME XCV. 271
4. Quar grans est Nostre Sires et trop digne d'estre
loeiz, et terribles sur tous autres diex ;
5 . Quar tuit li dieux des gens qui sont mescreans sont
dyables, mais Nostre Sires ait fait les cielz.
6. Confession, loenge et biaulteit est devant lui, sainc-
teitet magnificence en sa sanctification.
7. Apporteiz a Nostre Signour, touz pays des gens; ap-
porteiz a Nostre Signour gloire et honour, apporteiz a
Nostre Signour gloire a sou nom.
8. Preneiz hoistes et offrandes, et entreiz en ses aitriees ;
aoreîz Nostre-Signour et sou sainct lieu.
9. Toute li terre trembloisse et soit esmeute devant sa
faice ; et dittes a toutes gens que Rostre Sires ait regneit
et règne.
10. Et il ait lou cercle de la terre et toute la terre cor-
rigieit et mis a point, que point ne se moverait; et jugerait
les pueples en equiteit.
1 1 . Aient liesce li ciel, et se esjoisse li terre ; movoisse
XCV : 6 biauteit — 8 sainct — 10 mouverait — 12 Adonc. fores
4) Car grans est Nostre Sire et troup digne d'estre loiez, et terrible
suz tous aultre dieux. — 5) Car tuit H diex des gens se sont dyaubles,
raaix Nostre Sire ait fait leis cielz, — 6) Confession, loienge et
biateit est devant lui, saincteit et magnificence en sai sainctificacion.
— 7) Apourteis ai Nostre Signour, tous pays de gens ; apourteit a
Nostre Signour gloire et honour, apourteit a Nostre Signour gloire
a son nom. — 8) Preneis hoistes et offrandes, et entreiz en ses ait-
trîes ; et aorreis Nostre Signour en son sainct lieu, — 9) Toute li
terre tranbloisse et soit esmeute devant sai faice ; et dites a toutes
gens : Nostre Sire ait regneit et rengnet, — 1 0) Et il ait lou cercle
de lai terre corrigieiz et mis a point, que point que point ne se
moverait ; et jugerait les peuple en equiteit. — 11) Aient liesce li
272 LE PSAUTIER DE METZ.
soi li meîr et tout qua/zqu'elle contient ; li champ s'es-
joîront et tout quanque en eulz sont.
12. Adont s'esjoiront tuit li boix des forez devant la
faice Nostre Signour, quar il vient, quar il vient jugieir la
terre.
1 3 . Il jugerait lou cercle de la terre en equiteit, et les
pueples en sa veriteit
XCVI
jostre Sires ait regneit ; or s'esjoisse li terre, et
maintes et plusours y les aient liesce.
2. Nues et obscurteit sont entour lui, justice et juge-
ment est li correction et li fermeteit de sou sieige.
3 . Devant lui irait li feux, et enflammerait et arderait
ses anemins qui sont antour lui.
4. Ses foudres et tempestes ont apparut et luit sus terre ;
il ait veut et rewardeit : et li terre en est toute co/n-
meute.
cielz, et se esjosse li terre ; movoisse soi li meir et tout quant qu'elle
contient ; li champ s'esjoiront et tout quanque en eulz sont. — 12)
Adonc s'esjoiront tuit li boix des forés devant lai faice Nostre Signour,
quar il vient, quar il vient jugieir lai terre. —13)1! jugerait lou
cercle de lai terre en equiteit, et lez peuples en sai veriteit.
XCVI. — 1) Nostre Sire ait regneit; or s'esjosseli terre, et maintes
et plusours yles aient liesce. — 2) Nues et obscurteit est entour li,
justice et jugement est li correctionz et !i fermeteit de sonz siège. —
3) Devant li irait lou feu, et enflamerait et airderait ces anemîns qui
sont environ lui. — 4) Ces foudres et tempeste ont appairut et luit
suz terre ; il ait veut et rewairdeit: et li terre en ait trenbleit. —
PSAUME XCVI. 2Ji
5 . Les montaingnes sont foadues et remise ensi co/n
cyre au deva/zt de Nostre Signour, et devant Nostre Siguour
toute li terre.
6. Li ciel ont annwicieit sa justice, et tuit H pueple ont
veut sa gloire.
7. Or soient tuit confundus qui aorent les ydoles, et
qui se glorifient en ymaiges de lour ydoles.
8. Aoreiz lou, tuit sui aingres ; Syon l'ai oyt et s'en
est esjoie ;
9. Et les filles de Juda en ont ehut grant joie, Sire,
pour tes jugemens ;
10. Quar, Sire, tu es très haulz sur toute terre, et es
très essaucieiz fer dessus touz les dieux.
1 1 . Qui aimeiz Nostre Signour, hayeiz lou mal ; Nostre
Sire warde les armes de ses sains, et les délivrerait de la
main dou pechour.
12. Lumieire est neie au juste, et liesce au droiturieir
de cuer.
XCVl : 5 rcmîsej. comme — Versets 7 et suivants : // manque ici un
feuillet au manuscrit ; la lacune s'étend depuis le mot confundus juS'
5) Les montengne sont fondues comme sire au devant de Nostre
Signour, et devant Nostre Signour toute li terre. — 6) Li ciel ont
anunciez sai justice, et tui li peuple ont veut sai gloire. — 7) Or
soient tui confundus qui aiorrent les ydolUs, et qui se glorifient en
ymaige de lour ydoUe. — 8) Aiorreis leu, tuit sui aingle ; Syon
Tai oit et s*en est esjjieie ; — 9) Et les ^Iles de Juda en ont eut
grant joie, Sire, pour tes jugement; — 10) Car, Sire, tu es très
hault sur toute terre, et es très essaucieiz per dessus tous leis dieux.
— 1 1) Qui ameis Nostre Signour, haieiz lou maulz ; Nostre Sire
warde leis airmes de ses sain, et leis deliverrait de lai main dofl
pechour. *- 12) Lumière est neie au3 juste, et liesce az droiturieis
18
274 ^ PSAUTIER DE METZ.
1}. Vous tuit, li justes, esjoissieiz vous en Nostre Si-
gnour, et confesseiz a la mémoire de sa sanctification.
*
car FBNIT U 8ISIBMB NOOmilINKS.
qtt*au mot [ba]bitent xcvii, 8.
de cuer. — 13) Vous tuit, li justes, esjoissez vos en Nostre Sigaour
a confesseiz a lai mémoire de sai sainctifications.
PSAUME XCVil. 275
BT VBZ CI LOU SEPTIBlUB QUI a*BN BUIT APBto.
XCVII
hanteiz a Nostre Signour chant tout novel, quar
il ait Ëiit merveilles.
2 II s'ait sauveit et wardeit sa dextre et sou sainct bras.
}. Nostre Sires ait lait cognissant sou salut, et devant
toutes gens ait reveleit sa justice.
4. Il c'est remenbreit de sa miséricorde et de sa veri-
teit a la maison d'Israël.
5. Tuit li termes de la terre ont veut lou sàlutde nostre
Dieu*
6. Jubileiz et moneiz joie a Dieu, toute li terre ; chanr-
'teiZy aieiz joie et lou loeiz.
XCVU: 1-8, lacune au manuscrit ; voy» la note xcvi, 7.
CI AlPRftS BNCOMANCB LI SBPTIMB NOCTURNB DON PSALTIBR.
XCVII. ^- i) Chanteis ai Nostre Signour chant tout noveil, car il
ait fiiit mervelies. -> 2) Il ait fait saaveteit en sai dextre et en son
saine bras. — )) Nostre Sire ait fait cognoistre et cognissant sons
saluit> et devant toute gent ait reveieit sai justice. — 4) Il c'est
remenbreit de sai miséricorde et de sai veriteit a lai maison d'Israël.
— 5) Tui li terme de lai terre ont veuz lou saluit de nostre Dieu. —
6) Jubileis et moaneiz joie a Dieu, toute li terre; chanteis, aiàz joie
XCVII, I M : P intérieur de la lettre initiale est rempli par une minia-
ture sur fond d'or, représentant le Christ au tombeau, embaumé et par»
fumé tParomates par Nicodime et Joseph d*Arimathie, — 2, Vulg. : sai-
276 LE PSAUTIER DE METZ.
7. Chanteiz et loeiz Dieu en cythoUes et en voix de
joieuse chanson, en trompes et en busines, et en voix de
trompes et de cornes.
8. Faîtes feste et joie devant Nd^fre Sîgnour ; movoisse
soi li terre et toute sa grandour, li cercle de toutes terres
et tuit cil qui habitent sus li.
9. Li flueves feront feste et s'e^oiront des mains^ les
mo/itaingnes s'esjoiront devant Nostre Signour : quar il
vient jugieir la terre.
10. Il jugerait la terre en justice, et les pueples en
equiteit.
XCVIII
lostre Sires ait regneit et règne, or en soient
trottbleiz et corredeiz li pueples mescreans;
qui sieiz sus Chérubin, li terre s'en movoisse toute de
paour.
et loa loiez. — 7) chanteis et loiez Dieu en cytolle^ en cytoilles et
en voix de joiense chanson, en troupes et en buzine, et en voix de
troupes et de corneiz. »- S) Faites feiste et j^e devant Nostre Signour;
li terre soit toute meute et toute sai grandour, 11 cercle de tonte
terre et tui cil qui haibitent sur Ipi. — 9) Li flueves joiiideront les
mains de joie, les montengnes s'esjoiront devant Nostre Signour : car
il vient jugieir lai terre. — 10) il jugerait lai terre en justice, et lez
peuples en equiteit.
XCVUI. — i) Nostre sire ait regneit et regnet, or en soient cour*
vabit «bi deztera ejus. — 8 : moveatur mare.
XCVIII, I HM» Vulg, : qui sedet. — 6 N : inter eos. — 7 HM : invo*
PSAUME XCVIII. 277
2. Nostre Sires est grans en Syon, et très haulz sur
touz les dieux.
3 . Or confessoisse soi tuit a ton nom qui est grant,
quar il est terrible et sainct ; et li honour dou Roy aime
jugement.
4. Tu ais apparillieit tes equiteiz et tes justices pour
adrecieir les cuers; jugement et justice tu ais fait en
Jacob.
5. Essaucieiz et magnifieiz Dieu Nostre ^gnour, et
aoreiz tou xamel desou ses pteiz ; quar il est sainct.
' 6. Moyse et Aaron entre ses prêtres, et Samuel entre
ceulz qui appellent et requieirent sou sainct nom,
7. Il appelloient et requeiront Nostre Signour, et il les
oyoit etescoutok ; et en coiumpne d'une nue pdrloit a eulz.
8. Il wardoient et faisoient ses tesmoingnaiges et ses
volenteizy et lou comma/2dement qu'i lour avoit do/ineit.
9. Sire qui es nostre Crieux, tu les ojm et escoutois ;
XCVin : 3 honor. ayme ~> 7 requérant — 9 propice -"loU second Dieu
reciez li peuples mescreant ; qui siet suz Chérubin, or s'en esmeuve
H terre. — 2) Nostre Sire est grans en Syon, et tréz hault sus tous
les dieu. — 3) Or confessoisse a ton nom qui est grant, car il est
terrible %t sainct ; et li honour don Roy ainmet jugement. — 4) Tu
ais aipparillieit tes adresseures et corrections ; jugement et justice tu
ais fais en Jacob. — 5) Essaucieiz et magnifieiz Dieu Nostre Signour,
etaiorreiz lou xaimelz desous ces piez : car il est sainct. — 6) Moyse
et Aaron entre its prestres, et Samuel entre eulz qui appaillent et
requièrent son sainct nom^ — 7) il appaillient et requerient Nostre
Signour, et il lez oyoit et escoutoit; et en coiumpne de nue pairloita
eulz. — 8) U wiirdient ses tesmoiagnaiges et ses voiloirs, et lou
comandement qu'il lour avoît donneit. «- 9) Sire qui es nostre Dieu,
cabant* — 8: quod dédit. «—9: ulciscens.
278 LE PSAUTIER DE METZ.
Sire, tu fuis a eulz propices et pitoulz, et punissoiz toutes
lour contrueves et adi/zventions.
10. Essaucieiz et magnifieiz Dieu Nostre Signour, et
aoreiz en sa saincte montaingne, quar sainz est Dieux
Nostre Sires.
xcrx
ubileiz et faites feste et joiea Dieu/toute li terre;
serveiz a ^tostre Signour en grant liesce ettrés
joiousement.
2. Enireiz devant lui et en sa prea^ce» liement et en
grant joie.
l . Saicbieiz de certain que Nostre Sires ^ vrais Dieux :
il nous ait fait, et np/y mies nous, quar d<)tnou$ne veno/zs
mies mais de li.
4 . Vouz qui estes Sou pueple et les berbis dç sa pasture,
XCIX: 4 Vous — D'autres variantes de ce psaume sont reUvéesaux
Appendices, diaprés Hv.
tu les oyois et escoutois ; Sire, tu lour fuis propices et pitous, et
punissois toutes leur contrueves et pechîeîz. — ib) Essaucieis et
magnifieis Dieu Nostre Signour, et aoreiz en sai saincte montengne : quar
Dieu Nostre Sire est sainct.
XCIX. — Jubileis et faites feiste et joie a Dieu, toute li terre ;
serveis a Nostre Signour joieusement et per grant Iresce. — 2) Eo-
treis devant lui eft esjoissement et en grant joie — 3) Saichiés ^e
certains que Nostre Sire est vrais Dieu : il nous ait fait, et non mies
nous. — 4) Vous qui estes son peuple et les berbix de sai paisture,
XCIX, 4M: le copiste avait drabord mis et en ses titres (cf, N) ; la
préposition en a été canceUéepar le rubr44ateurf et Iç copiste de H ne
Va pas rétablie dans son texte.
PSAUMES XGIXy G. IJQ
entreiz en ses aitriees en confession de joiouse loenge, et
ses aitres en hymne de loenge ; confesseiz vous a lui.
5. Loeizson nom, quar doulz est et debonaires Nostre
Sires ; a touz jour est sa miséricorde, et jusques a gène*
ration dure sa veriteit.
isericorde et jugement, Sire, je, chanterais a ti.
2. Je chanterai, et entenderai quelle est li voie
senz pechieir. Quant tu venrais a mi ?
3. Je alloie en la simplesce et en l'innocence de mou
cuer, en mei ma maison.
4. Je ne proposoîe ne ne metoie devant mesyeulz chose
non juste, et ceulz qui faisoient nonjustice et mauvistieit
j'ai hey.
j. Cuer perver ne mauvais ne s'est point ahertne
C : 2 entederai — 4 hay — 7 orguilloulz — 8 senz
cntreis en ces portes en joieuse confession, et en ces aitres en voix
de joieuse chanson ; confesseiz vous a li. — $) Loiez son non, car
dottlz est et debonaires Nostre Sire ; a touz jours et sai miséricorde
et jusques a génération en génération dure sa veriteit.
C. — i) Miséricorde et jugement, Sire, jechanteraix a ti. — 2) Je
chanterai^ et tveraiscognissance et entendement d'alleir en lai voie sen
péchiez. Quant- vanrais a mi?—. 3) Je alloie en lai simpiece etl'inno.
cence de mon cuer en mei mai maison. — 4) Je ne proposoîe ne ne
metoit devant mes yeulz chose qui ne fuit juste, et ceulz qui faisoient
nonjustice et * malvistieit j'ai heyt. — 5) Cuer pervers ne mauvais
^s 4t Vulg.: odivi. -^ 5 : dedinantem a me; N est ici préférable
28o LE PSAOTIER DE METZ.
acoupieiz a mi, et Ion mauvais qui destoumoit de mi je
ne Yoloie cognoistre.
6. Et celui qui detraioitet mesdisoit secrètement et per
daieir de sou prochien, je persecutoie.
7. Avec Forguillouz des yeulz et de hault cuer et cou-
voitoulz, point ne voloie converseir ne maingieir.
8. Mi oeil estie/zt sus les boins et les fiables et loiaul
qui sont sur terre, que il fuissent et seissent avec mi ; et
celi me servoit qui alloit la voie pure et juste et sens
pechieit.
9. Ja ne demorrait avec mi en ma maison, qui fait or-
gueil et mauvistieit ; et qui dit me/isonge et fauceteit ne
plairait ja devant mes yeulz.
10. Au bien matin je tuoie tous les pechours de terre,
pour ceu que je voloie bouteir fuer et dechessieir de la
citeît Nostre Signour touz ceulz qui font et euvrent ini-
quité it.
n'ait estett en mi ne ne c*est point ahert ai mi, et k>u mauirus qui se
destournoit de mi je ne volloie cognoistre ne aviseir. — 6) Et qui
disoit malz per darricre de son prochien, celui persecutoie je. — 7)
Avec L^orguilloux des yeulz et de hauit coer point ne voloie converseir
^t main. — 8) Mi oil estieot sus les fiaubles et boins de terre^que il
seissent avec mi ; cil qui alloit lai sainte et pure voie estoit cil qui me
servoit. — 9) Jai ne démolirait en mon hosteit qui fait orgueilz et
mauvistieit ; et qui dit mensonge et liaaceteit ne plairait jai 4eVant
mes yeulz. — 10) Aux maitin je tuoie et metoie a mort touz les
pechours de terre, a ceu que je puisse dechatssiez de lai dteit Nostre
Signour tout souiz qui font et euvrent iniqutteit.
â iiM, — 9 : non direxit in conspectu oculorum meorum.
PSAUME CI. 281
CI
lire, oy et escoute mon orison ; et ma clamour
vîengne jusques a tî.
2. Ne destourne mie ta faice et tou rewars de mi ; en
quelque jour que tu vois que je suis triboleizet a meschief ,
encline ton oreille pour mi oyr.
j. En quelque jour que je te prierai et en priant t'ap-
pellerai, haistivement escoute moi ;
4. Quar roi jour deffaillent et sont alleiz a niant comme
fiimee ; et mi os, ensi comme chose qui est arse et bruleie,
sont tous sachieiz.
5. Jésus feruz et abatus comme Ij foins, et mon cuer
est sachieiz : quar j'ai oblieit mon pain mai/igieir.
6. De la voix de mon plour et de mon gémissement, mon
os c'est ahers a ma char.
7. Je suis fais semblans au pellicans dou de^rt^ et ensi
CI : 3, bastivement — • 4 ailleiz — 5 es s. mangieir — 8 fais .—
CI. — 1) Sire, escoute etoy mon orison ; et mai clamour vignet
jusquais a ti. — 2) Ne destourne mie tai taice de mi ; et en quelque
jonr que je suis triboleiz et a meschief, enclinô a mi tonz orelie. —
3) En queilque jonr qne je t'aippelterais, haistivement escoute moi ; ~-
4) car mi jour défaillent a son ailelz a niant come fumeie, et mi os
corne arsure et chose arse sont tout saichieiz. — s) Je suix férus et
aibaîtus comme foins, et mon cuer est tous saichieiz : quar oblieit mon
pain mengieit. — 6) De lai voix de mon plours et de mon gémisse-
ment mon 08 c'est aihers a mat chairs. — 7) Je suix semblant aus
Cly 2 HM, Vulg. : in quacumque die tribulor. -» 8 : in tecto. —
282 LE PSAUTIER DE METZ.
com ii chawe suris ou li hurans volant de nuit per les
osteilz.
8. J'ai weiilieit, et je suis faiz ensi com li passeras
ou li moixons solitaires on teit.
9. Toute jour me reprochoient et reprovoient ini ane-
mins ; et qui devant mi me looient et fletoient et loboient,
per darrieir encontre mi juroient et faisoient conspiration
et eslience.
10. Et je menjoie cendre en lieu de pain et ensi comme
pain, et mou buvraige avec mes larmes je mesloie ;
1 1 . Pour la paour de Tire de ton indignation, quar en
mi allevant tu m'ais tresbuchieit et blecieit.
12. Mi jour en sont alleiz et declineiz comme un poc
d*umbre, et je suis sechieiz comme foins.
I } . Et tu. Sires, tu dures a tou jour, et ton mémorial
et ta nommée dure adès de génération en génération.
14. Tu te lèverais et dresserais, et de Syon avérais
17 sire — 18 reswardeit — 19 Ses — 26 cielz — 27 tous, ancieni.
pellican^ doa désert, et ensi com li chauve suris ou ii hurans Yolans de
nuit per leiz osteit.— 8) J'ai veilieit, et suix ensi com lou mouzonet
Ii passerès solitaires dedent lou teit. — 9) Toute jour me reprochoient
et repounoient mi anemins ; et qui devant mi me loioient en fletteries,
per derrieir encontre mi juroie et faisoie conspirations et elience. —
10) Et je mainjoie cendre en lieu de pain et come pain, etmoB
buvraige avec lairmes je mesloie ; *- 1 1) Pour la pavour de Tire de
ton indignacion, quar en moi eslevant tu m'ais blescieit et tresbuchiet.
— 12) Mi jours en sont alieiz et declineiz com unz poc d'onbre, et
je suis saicbiez comme foins. — i )) Et tu, Sire, tu dure a tous jour,
et ton memoriaU et tai nonmeie dure de générations en generatiooz.
— 14) Tu te lèverais et dresserais, et avérais merci et pitiet de Syon:
1 5 HM : servis tuis. — 2 5 : permanes.
PSAUME C(. 283
pitidt et^merci : quar li temps est venus d'avoir merci de
li, maintenant vient li temps ;
.1 5« Quar ses pierres ont.esteit graciouses et plaisans a
ses sergens, et de sa terre avero/rt pitieit et mer<:i.
.16. Et li ge/zs. Sire, doubteront ton nom, et tuit li roys
de terre ta gloire ;
17. Quar Nostre Sires ait edifieit Syon, et la fierait
vehus en sa gloire. .
18. Il ait rewardeit a Torison des humbles, et n'ait
point despitieit lour prieire.
19. Ces choses yci soient escriptes en aultres généra-
tion si après, et li pueples qui serait creeit loerait Nostre
Signour: , ,-
20. Qiiar il ait rewardeit de sou très hault sainctuaire,
Nostre Sires ait rewardeit dou ciel en terre ;
2 1 . Pour oyr lou plour et lou gémissement des poures
qui sont liieis et en prisons, et pour delivfeir les enians de
ceulz qui ont esteit tueiz ;
vestement — 29 tons '^De ce pssume Us Appmdicts 4onntnt une autre
quar H teinp est venus d- avoir merci de li, mentenant vient ii temp;
— u) Qnar ces pierres plaisent a tes sergens, et de sai terre avè-
rent merci et pitieit. — 16) Et li gens, Sire, doubteront ton nom,
et tuit li rois de terre tai gloire ; — 17) Car Nostre. Sire ait edifieit
Syon, et lai serait veuzensa gloire. — 18) Il ait rewardeit a TorisoB
^ts humbles, et n'ait point despitict.lor prieire. — 19) Ces choses
yci soient escripte en tultre génération si après, et li peuple qui
serait creieit Joierait Nostre Signour : -r 20) Car il ait rewairdeit de
son très hault sainctuaire, . Nostre Sire ait . rewairdeit . dou > ciçl. eS"
terre; — 21) Pour oyr lou plour et le gémissement, des pouvres en
prisonneiz et lieiz, et pour ddivreis les enffan de ceulz qui ont esteit
^84 LE PSAUTIER DE METZ.
22. Poar Bnnnndek en Syon lou nom de Nostre Si-
gnour,et sa loenge en Jherusalem ;
2j. Pour mettre ensemble et tout a un les pueples, et
tow les roys pour servira Nostre Signour.
«4. Il lî ait respondut en la voie de sa vertu et de sa
force : Annu/ice moi la petitesse et la brîesteit de ma vie
et de mes jours.
25. Ne me rapelle mie on mei lieu de ma vie et de mes
jours ; de generatio/i en génération durent tes ans.
26. Dès Tencommenceme/it, Sire, tu ais fundeit et fait
la terre ; et li ciel sont Puevre et la faisson de tes
mains.
27. Il périront et iront a nia/it, et tu demoui^atouz
jours ; et tuît devanront vieiz et anciens comme frit uns
vestiment.
*8. Et ensi corn un covertour tu les muerais, et il
seront mueiz ; et tu, Sires, es adès en un point, ne tes ans
jamais ne iauront.
leçon fartante d'après H^, et la leçon intégrale E.
taeiz ; •— 22) Ponr innundeir en Syon lou nom de Nostre Syon, et sai
loenge en Jherusalem ;*— 2)) Pow mettre ensamble et toute en unies
pueple, et tous leis roys pour servir a Nostre Signour. — 24) il li ai
respondttt en iai voie de sai vertus et de sa force : Annunce moi lai
petitesse et lai briesteit de mai vie et de mes jours. -— 25) Ne merai-
pelie mie en lai moitiet de mai vie e ide mes jours ; de generadon en
generacion dure tui ans. — 26) Dès l'ancomencement. Sire, que ta
fis et fondais la terre ; et li ciel sont li euvre et lai faisson de tes mains.
— 27) Il périront et iront a niant, et tu demorais a tous jours ;
et toi tdevanrontvidset andens comme faltunz vestement. — 28) Et
corn uni covertottf tu leii muerais, et il seront mueis ; et tu Sire, es
PSAUMES Cl, eu. 285
29. Et li fil de tes sergens habiteront devant ti, et leur
lîgnie et semence a touz jour mais serait adressiee et
persévérant.
Cil
[rme de mi, benys a Nostre Signour ; et tout
;quaAqu'est en mi, a so/i sainct nom.
2. Arme de mi, beny a Nostre Signour, et ne obUeir
mies touz ses biens iaiz ne ses rétributions ;
3. Qui est propices et pitouz a toutes tes iniquiteiz ;
qui wairit toutes tes maladies ;
4. Qui racheté ta vie de la mort ; qui te coronnet en
ses miséricordes et en ses miseraticms et pitieiz ;
5 . Qui remplit en touz biens ton désir ; et serait re-
novelee ta jonesce ensi com li aigle se renovelle*
6. Nostres Sires est cilz qui £iit les miséricordes, et jus*
tice et jugement a touzceulz qui souifrentinjures et vilenies.
aidés an an points ne Uiiaos jamaix ne falront. -* 29) tt li enffstts de
tes sergent habiteront devant ti» et iour Ugnieie a tous joun maix se*
rait aidrescieie et persévérant.
Cll« — j) Airme de rai, b(ni2 et loie Nostre Signottr ; et tout qnant
qui est en mi, a son sainct nom. .^2) Airme de mi, heûit Nostre
Signor, et ne oblieir mie tous ces bien fait ne ces rétribution ; -^
3) Qui te quite et te perdonae toute tes iniquiteit ; et wairit tonte
tes malaidies; — 4) Qui raichete de mort tai vie ; qu) te corronne
en miséricorde de ses mlserations et pitiet ; «^ 5) Qui remplit en tout
bien ton désir ; et serait tai joveate renovelee com i'aigle. *~ 6)
Nostre Sires est dl qui fait les miséricorde, et justice et jagement ai
286 LE PSAUTIER DE METZ.
7. Il ait fait cognissant a Moyses toutes ses voies, e
aux enians d^srael toutes ses volenteiz.
8. Nostre Sires est pitoulz et misericorSy pacient et
moult misericors.
9. Sou corrous ne serait mies a touz jours^ et ne me-
nacerait mies a perpetuiteit.
10. Il ne nous ait mies fait ne puni selonc nos iniqui-
tdz et nos pechieiz, et ne nous ait mies rendut et paieit
selonc nos iniquiteiz.
1 1 . Quar selonc ceu que li cielz est haulz au rewart
de la terre, ansi ait il ènforcieit sa miséricorde sus ceulz
qui lou doubtent.
1 2. Et quant loins est Orient de Occident et soloil le-
vant de soloil couchant, d'autretant ait il fait esloingnieir
nos. iniquiteiz de nos.
I }. Et tout ensi comme peire ait pitieit de ses en&zs,
ensi ait ehut Nostre Sires merci et pitieit de ceulz qui lou
ai : 9 tous — 12 Onant — 16 tous Us deux fois •— 20 U premier
tous ceulz qui soufrent injure et vilenies. — * 7) il ait fait cognissant
ai Moyse toute ces voies^ et aux enfans d'Israël ses volentett. — 8).
Nostre Sire est pitous et misericors, pacient et moult misericors. —
9) Son corrous ne serait mie a tous jours, ne ne menesserait mie
apperpetniteit. —. 10) Il ne nous ait mie fiiit ne punit celonc nos pé-
chiez, ne se ne nous ait mie rendut ne paeit selonc nous iniqaiteit ;^
1 1) Quar selonc ceu que U ciel est hat per dessus et auz rewairt de
lai teite, ainsi ait il confermeit et ènforcieit sai miséricorde sus ceulz
qui tou dobtent. ^- 12) Et quant loint est Orient de Occident et se*
loil levant de soiloil couchant, de tant ait il fait esloingnieir nous loi*
qoiteit de nous. <— i j) Et tout ensi con peire ait pitiet de ces anfans,
ainsi ait eut Nostre Sire mercy et pitiez de ceulz qui lou doubtent ;
PSAUME en. 287
doubtent, quar il cognoit et ait cognut nostre poure fra-
giliteit et nostre feble condition.
14. Il c'est remenbreit que nous sommes pourre et
cendre, et li homs est ensi com foin, et ses jours de son
aaige comme liflour dou champ floriront et seront mercis ;
1 5 . Quar son esperit trespasserait per li et poc s'ares-
terait, et jamais plus ne cognisserait sou lieu.
16. Et li miséricorde de Nostre Signour est a tou jours,
et serait sus tous ceulz qui lou doubteront.
17. Et sa justice serait en enfans des enfans de ceulz
qui tiennent et wardent sa loi et sou testament,
i8. Et ont remenbrance et sovena/ice de ses comman-
démens, pour les acomplir et mettre a euvre.
19. Nostre Sires ait sou sieige apparlUieit et mis on
ciel, et sou royaulme avérait signorie sur toutes gens.
20. Benissieiz et dittes loenge a Nostre Signour, voà
TOUS, parolles
car il cognoit bien nostre pouvre frtgiliteit et fleble condicionz. —
1 4) Il c'est remenbreit que nos somme pouvre et cendre, et li hom est
corne foins, et sui jour et son aaige corne lai flour don champ florri-
rait et mairdrait ; — 1 5) Car son esperit trespeserait per lui et poc
s'aresterait, et jamaix plus ne cognisserait son lieu. ^ 16) Et ii mise*
ricorde de Nostre Signor est a tous jour, et serait suz tous ceulz qui
lou doublent. — 17) Et sai justice serait ens enfans des enfans de
ceulz qui tiennent et wairdent sai loi et son testament, -~ 18) Et ont
remanbrance et souvenance de ses comandement, por les aconplir et
mettre a euvres. — 19) Nostre Sire ait son siège appairilliet et
mis on ciel, et son roiame avérait signorie sus toute gens. — 20) Be-
mssieiz et dite loienge a Nostre Signour, vous tuit sui aingle qui estes
eu, I ) M : Ucopiste avait d'abord écrit fleble.— 14, Vulg.: horao... sic
efflorebit^ *• 16 : super timentes eum^^ 17: in filios filiorum, bis qui
servant.
288 LE PSAUTfER DE METZ.
j
tuit ses aingres qui estes poissans en vertu, qui foites tout
ceu qu'i vos commande^ et esfes près et apparillieiz deoyr
et de acomplir la voix de ses parolles.
2 1 . Benissieiz Nostre Signour, \ous qui estes ses ver-
tuSy et qui estes ses ministres et sergens, et qui faites sa
volenteît.
32. Benissieiz et loeiz Nostre Signour, vous qui estes
son euvre et sa faiture ; en touz les lieux de sa signorie,
arme de mi, benys et loe Nostre Signour.
CUl
rme de mi, bénis et loe Nostre Signour ; tu,
Sire qui es mou Dieux, tu es grandement ma-
gnifieiz.
2. Confession, loenge et gloire tu ais vestu, et es re-
vestu de lumieire ensi comme d'un vestiment.
3. Tu extens lou ciel ensi comme une pei, et cuevres
^es haultes parties des yawes que lassus sont ; .
- Clli: 2 iomierf. come du vestement — 3 yauves -» 5 esperis —
ftoissaiis en vertus, qui fakes ceu qu'il vous conmande, et estes près
de oir a d^aiconpUr lai voix de ces pairolie. — 21) Benissieiz Nostre
Signour, vous qui estes vertus, et qui estes sui ministres et sergeDt,
et qui faites sai voleoteit. ^^ 22) Benissieiz et loieiz Nostre Signour,
Vous qui esteis son euvres et sai faiture ; en tous les lieu de sai si-
gttorie, airme demi, beniz et bwe Nostre Signour.
cm. -— I) Airme de mi, bénis et lowe Nostre Signour ; tu, Sire qui es
mon Dieu, tu es grandement magnifieiz. — 2) Confession, lowange a
gloire tu ais vestu ; tu es revestuz de lumieire come d'un vestiment.
-* 3) Tu ezstenz Ion ciel -come use pd, et cuevrai sel haultes per-
PSAUME cm. 289
4. Qui mes une nue ta montée et pour ti monteir ; qui
vez sus les aules et les pennes des vens ;
5. Qui fais tesaingres esperiz, et tes ministres feuxar-
dant;
6. Qui ais fondeit la terre sus sou ferme fondement,
que jamais en nul siècle ne s'enclinerait et de sou lieu ne
se moverait.
7. Sa vesture est li abyme dont elle est vestue si com
d'un vestiment, et les yawes stairont et se tenront sus
les montai/zgnes.
8. De ta correction et pour ta p^our elles s'en fuiront,
et a la voix de ton tonoire elles avero/it paour.
9. Les montaingnes montent, et li champ avallent et
descendent, on lieu que tu lour ais asseneit et f a/zdeif ;
10. Tu lour ais mis terme certai/is outre lou quel nul-
lement n'oseront alleir ne passeir, ne point ne se conver-
tiront pour la terre couvrir.
tenoire'— "9 fondeit — >i5 service— 16 vin— 20 sont — 28 ndx —
ties des yawes qui laissus sont ; — * 4} Qui appairoilles les nuées pour
ti momeir; qui vas sus les aules et les pennes des vans ; — 5) Qui fais
tes aingres esperis, et tes ministres feu ardent; — 6) Qui ais fundeit
lai terre sus ferme fundement, que jamaix enz nulz siècle ne s'endi*
nerait et ne de son lieu ne se mouverait. — 7) Sai vesture est lai ve
li abysme don elle est vestue si con d'un vestiment, et les yawes stairont
et se tanront sus les montengnes. •— 8) De tai correction et pour ta
paour elle fuiront, et a lai voix de ton tenoire elle averont paour. •—
9) Les montengnes montent, et li champ avallent et descendent, on lieu
que tu lour ais asseneit ; — 10) Tu lour ais mis termes certain louqueil
nullement ne trespesseront» ne point se tourneront pcr lai terre couvrir.
cm, 7 : yawes manque HM. — 14 M : plux haulz, en réclanu du
19
290 * LE PSAUTIER DE METZ.
1 1. Qui envoies tes fontennes en vallées ; et entre mei
lieu des montaingnes corrontet passero/zt les yawes,
1 2 . Dont baveront toutes les bestes des champs ; et lai
attenderont li aines sau vaiges en lour soif» et seront saoleiz.
13. Et sus yceulz lieux haulz habiteront li oiselz dou
ciel, et dou mei lieu des pierres donront lour voix.
14. Qui arouse ses montaingnes de ses plus haulz
lieux, et dou fruit de ses euvres li tçrre serait remplie et
saolee;
1 5. Qui fait croisse lou foin pour les jumens, et Terbe
pour lou servise des homes,
16. Pour fedre venir lou pain de terre, et li vins leti-
fioisse et Êiice lou cuer de l'ome lieiz et joioulz;
17. Pour Élire clairieet lie faice en oile, et li pains coa-
fortoisse lou cuer de l'ome.
18. Li boix dou champ seront saoleiz, et li cèdres dou
Liban qu'il ait planteit ;
)o tous — 37 teilment
— 1 1) Qui envoies tes fbntennes en vallées; et outre mei Ueu des moa-
tengnes courront et paisseront lesyawes, — 12) Dont buveront toute les
beistes des champ ; et Uû enttenderont a lour sot et seront saouleis
li asnes sauvaiges. ^* i ^) Et sus yceulz lieux hault haibiteront li
oiselz don ciel, et dou mei lieux des pierres et des roches dure don-
ront lorvoix. — 14) Qui arouse ses montengnes de ces plus lieux,
et don fruit de ces euvres li terre serait ranplie et saioleie ; — M)
Qui faitcroistre lou foins pour les jumens, et Terbres pour servir ax
homes, — 16) Pour faire venir lou pain de terre, et li vins letifîoisse
lou cuer de Tome ; — 17) Pour faire dairie et lieie lai faisse en oile,
et li pains confortoisse lou cuer de Tome. •— 18-19) Li boix don
feuillet 249. —. 18-19 : HM foat deux versets de ce qui ne compte que
pour un seul dans îi. Acet endroit d'ailleurs la lettre initiale de deux
versets successifs est rubriquie d'une mime couleur; un cas semblable
PSAUME cm. 291
i^.]lA li moixons et li passerez feront lour nif.
20. Li maison dou herodius est sou conduit; et les
très haultes montai/zgnes sunt aux cerf députées et
champ seront saioleiz, et li cèdres don Liban qu*il ait planteit ; Lai
li passereiz ou li mouxons feront lour nif. — 20) Li masons de Tf-
rodii est son conduit, et les montengnes très haltes sont députées aus
a déjà été relevé ci'dessus xli, i j-i6. — 20, Vul^, : Herodii domus dux
est eonun. A la suite de ce verset, U copiste a intercalé une glosse de
dimension telle qi^elle ne peut figurer au texte. Voici ce commentaire
du mot herodius :
Noteiz yci que li herodiuj est uns oiselz très ravissa/is et plus asseiz
que ne soit li aigle, se dit li glose sus lou verset dessus dit. Et ai
(H : ait] li herodius ceste proprieteit : que il fait son nif en unz très
bault arbre et bien grant, et vole si très hault que tou jour il voit son
nif, et ensi il ait sou [H : lou] nif pour sou conduit. Et selonc Cassio-
dorus,* en quelque lieu la nflit lou prent, la fait son nif. Et est si fors
quMi se combat contre l'aigle, et la tue et occid, et maingut ses chars.
Dont proprement en romans Hbrodrjs n'ait point de propre nom. Or re-
tomons a la latre.
Ci noteis que li herodius est unz oiselz. Selonc lai glose^ c'est unz
oisel très ravissans et plus aisseiz que ne soit Taigle, qui ait cest
proprieteit : que il fait son nif en unz très hault arbres et bien
grant, et voile si très hault que tous jour elle voit son nif, si que
elle ait son nif pour son conduit. Et selonc Cassiodorus/ en queque
lieu lai nuit lou prant, U fait son nif. Et selonc aucuns, il est fors,
qui se conbait contre Taigle, et lai tue, et mainjut sai chars. Donz
propre en roman Herodius n'ait point de nom. Or retornons a lai lettre.
La lettre Initiale du mot Noteiz a été traitée par le rubricateur
comme une véritable initiale de verset. — 25, Vu/g. ; rugientes. —
• La mention de Cassiodore paraît être erronée; Une se trouve rien
de semblable dans ses Expositiones in Psalterium, oà d^ ailleurs Cassio-
dore a adopté la leçon fulica au lieu de herodius. — Malgré toutes nos
recherches nous ne pouvons rapprocher du commentaire ci- dessus que ce
passage emprunté à la Glossa ordinaria et au Breviarium de S, Jérôme:
Herodius avij rapacissima, omnium volatilium major, qui aquilam vin*
dt et comedit. EtBochart: Adeo fortisest ut aquilam rapiat (Hierozoi*
con, Londini. MDCLXIII, tome II, col. 325).
2^2 LE PSAUTIER DE METZ.
asseneesy et li pierre dure est li refuge aux hérissons.
ai. Il ait £iit la lune luire en sou temps, et li soloii
ait cognut son occident et son hore pour li couchieir.
22. Tu ais mis les ténèbres, et li nuit est per ti faite;
en celi trespasseront toutes les bestes des forez.
2). Li jopes ïjaticdz ruigero/it et brairont après leur
proie, et queiront lourvia/ide a Dieu.
24. Li soloii est neiz et li jours est venus, et il se so/it
tuit assembleiz ; et puis s'en iront en lour repolz.
25. Et li homs isserait fuer et irait a son eu vre, dès
loo matin jusques au vespres.
26. Sire, comme sont grans tes euvres et bien magni-
fiées ! Tu ais toutes ses choses faites en ta grant sapience,
et li terre est emplie de ta possession.
27. Geste mdrest grant et ait ses mains bien alargi; en
li ait tant de bestes et de poissons que c'est senz nombre :
28. Grant bestes avec les petites, et petites avec les
grandes ; la trespasseront et iront les neif ;
cerf, et li ptere et li rouche et H refuge aux hérissons: — 2 1) il ait fait
lai lime luire en son temps, et li soiloil ait cognut son occident e: lai
ou il doit couchieir. i. 22) Tu ais mis les ténèbres, et It nuit est faite
per ti; en celi trespesseroct toute leis beiste des fbureiz. — 23) Li
jone lioncelz ruigerent et brairont après lour proies, et queiront a
Dieu lour viandes. •— 24) Et H soiloil est neiz et li jours est venus,
et il se sont tuit assenbleit ; et puis s'en iront en lour repolz. — 25)
Et li homs isserait fuers et irait ai son euvres et ai son ouvraige, dés lou
maitin jusques auz vespres. — 26) Sire, quon sont or grant et biens
magnifieietes euvres que tu ais faites .'Tu ais toutes ces choses faites
en lai grant sapience, et li terre est emplie de tai possession. — 27)
Cest mdr est grant et ait ces mains bien alairgit ; en li ait tant de
bctstes et de poixonz que c'est sen nombre : — 28) Grant bebtes et
25 : ad opus suum et ad operationem suam usque ad vesperam. —
PSAUMB cm. 29)
29. Cilz dragons que tu ais formeit pour joeir et mo-
keir de li ; toutes s'attendent a ti a fin que tu lour donnes
bur viande et a mai/igieir quant temps serait.
30. Quant tu lour do/irais, il la recoilliront ; et quant
tu overrais ta main, toutes choses seront remplies de ta
bonteit et de touz biens.
) I . Et se destoumes et répons ta fiiice, il seront trou-
bleiz ; tu esterais lour esperis, et il defauront tait et en
leur pourre retomeront.
J2. Envoie ton esperit, et il seront creeiz, et tu reno-
velerais la faice de la terre.
3). Li gloire de Nostve Signour soit a touz siècle et a
touz jour, et Kostre Sires avérait liesce en toutes ses
euvres.
34. Qui rewarde la terre : et la fait trembleir ; qui
touche les montaingnes : et elles fument.
35. Je chanterai a Nostre Signour en ma vie, et loerai
mon Dieu tant comme je suis en vie.
petites; et Ul pesseront et iront leis neif* — 29) CU dragon que tu ais
formels por juueir et moqueiz de lui ; toutes chouses s'aitendent a ti,
a fin que tu lour donnes ai maingieir et lour viande quant temps serait.
--> 30) Quant tu lour donrais, il lai recoilleront ; et quant tn ouvre-
rais ta main, toute choses seront ramplie de tai bonteit et de tous
bjen. — 31) Et se tu détourne et répons tai faice, il seront trouUeiz ;
tu osterais lour esperis, et il defaulront tout et ens lour pourre retour*
nerottt. — 32) Envoie ton esperis et il seront crôez, et tu renovelle-
rais Ui faice de lai terre. — 33) Li gloire de Nostre Signour soit a
tous siècle et a tous jour, et Nostre Sire avérait tiesce en toute ces
euvres. — 34) Qui rewatrde lai terre : a lai fait trenbleir ; qui touche
les moDtengiie : et elles fument. » 35) Je chamerais a Nostre Si-
gnour en mai vie, et loierai mon Dieu tant con je suix en ^. — 36)
^8 H.: ncif est corrigé de neii. — 32, Vulg, : Emittcs.
294 LE PSAUTIER DE METZ.
36. Joioulz soit a li et gracioulz tout mon parieir, et
je me déliterai en Nostre Signour.
37. Li pechour faillient de dessus terre et li mauvais,
tellement qu'il ne soient ne veuz ne trouveiz. Arme de mi,
bénis et remercie Nostre Signour.
CIV
onfesseiz vous a Nostre Signour, et appelieiz
sou nom, et annu/icîeiz entre les gens ses euvres.
2. Chanteiz a li, et li rendeiz loenge, et raco/zteiz
toutes ses merveilles.
j. Soîeiz loeîz et aieis toute vostre loenge en sou
sainct nom ; et ait liesce et joie li cuer de ceulz qui dévo-
tement lou quierent et requieirent.
4. Queireiz Nostre Signour, et soîeiz fermes et vigo-
roulz ef bien conforteiz; queireiz adès sa faice.
5. Remenbreiz voUs de ses merveilles qu'il ait fait,
les signes mervilloulz et les jugemens de sa bouche.
CIV : j aieiz. requièrent — 5 Remcnbres — 6 filz — 8 remem-
Joieulz soit a li et gracioulz tous mon pairleir, et je me deliteraiz
en Nostre Signour. — ^7) Li pscheoûr failleat sus terre et soient mis
fuer de terre et li mauvais, teillement que il m soient veus ne tro-
veiï. Airme de mi, banis et renz graice a Nostre Signour.
CIV. —^ I) Confesseis vous a Nostre Signour, et apelleîz et reqae-
reiz son nom, et annunciez entre les gens ces euvres. -^ 2) Chanteis
a U, et rendeiz loienge a H, et racoateis toutes ces mervelle. — ))
Soieiz loieiz et aieiz joie en son sainct nom ; et ait joie et liesce li cuer
de ceulz qui lou quierent et requièrent. — 4) Quereiz Nostre Signour,
et vous reconforteis ; quereiz adès sai faice. — s) Remenbreis vous de
ces merverlle que il ait fait, les signe mervilloulx et les jugement de
PSAUME CIV. 295
6. Li semence de Abraham et sui en&ns sont sui ser*
gens, et li fil de Jacob sont sui eslus.
7. Et il est Dieux Nostre Sires; per toutes terres s'es-
tendent tuit ses jugemens.
8. Il s'est remenbreit tous jour de sou testament et de sa
loi, et de sa parolle qu'il ait mandeit en mil générations ;
9. Lou keil il avoit disposeit, promis et ordeneit a
Abraham ; et de sou sairment qu'il avoit jureit a Ysaac;
10. Et l'establit a Jacob en commandement, et per
manieire de loy a tou jour mais a Israël et de testament
véritable,
1 1 . En disant : Je te donrai le terre de Chanaam, la
portion et la pertie ou la person de ton heritaige ;
12. Quant il estient poc de gent et en nombre très pe-
tis, comme estrai/iges et sorvenans en celle terre,
I j. Et trespasseirent de gent en gent, et d'un royaulme
a aultre pueple ;
breit— 9 qucil — ij autre — 14 d'ouli. roys — 18 parolle. esté — ^
sai bouche. — 6) Li semence d'Abraham ont esteit et sont sui sergent,
et li enfans sui esluit. —7) Et il est Dieu Nostre Sire ; per toute la
terre sont espanduz sui jugement. — 8) Il est remanbreit on siècle de
sai loi, et de son testament et promesse, et de sai perolle qu'il ait man^
deit en mil generacion ; — 9) Lou queil il avoit disposât, promis et
ordeneit et Abraham ; et de son sairement qu'il avoit jureit a Israël ; •»
io)Et l'establit a Jacob en comandement et per mennieire de loy, et a Is-
raël en testament et en loi a touz jour maix, — 1 1) En disant : Je te don-
rai lai terre de Chanaan, lai porcion de vostre hairitaige ;— 12) Quant
U estient poc de gens et en petit nonbre et très poc de gent, et habi-
tant en ycelle terre etpossesions; — 1 3) Et trespesserent de gens en gen'
CVJy 6 : Jacob manque N. — 9 : jureit manque HM. — 1 1 HM,Vulg. :
hereditatis vestrae. — 12 HM : paucissimi et incolae ejus (terrae). — ^
«
296 LE PSAUTIER DE METZ.
14. Il ne volt point soffrir que nul les nuisit ne ne
feisit grevance, et pour l'amour d'eulz maint et plusour
rois chastiait et corrigait ;
15. En disant: Wafdeiz que point vous ne touchidz
mes sacreiz et mes eslus, et a mes prophètes ne weiilieiz
greveîr ne nuire.
16. Et il ait fait venir sus terre grief famine, et tout
confort de pain il ait destmit.
17. Il envolait au devant de euiz un home, et comme
sers ait esteit Joseph vendus.
18. Il l'ont humilieit et tenus en prison, lieiz et en-
fergieiz des pieiz ; et fers ait tresparsieit son arme, jus-
ques a tant que sa p^iroUe vint en estet.
19. Et li paroUe de Dieu l'ait enflammeit: li roysait
envoieit, et I ait fait defergieir li princes des pueples, et
l'ait laissieit alleir.
20. I l'ait constitueit et fait signour de sa maison, et
prince et sire de toute sa possession :
19 paroUe — 20 il Tait — 21 tous — 2) multipliât -^ 26 paroUcs
et de pueple en puepte, de d'un royalmes jnsques ai aultres peuples;
— 14) Il ne souffrit onque que home les nuisit ne fetst grevance^et pour
eulz les rois de divers pays corrigait et baitit ; — 15) En disant :
Ne touchiez tant ne quant mes eslus, et ai mes prophète ne welltez
greveir ne nuire. — 16) Et il fit venir famine sur terre, et tous con-
fort de pain il destruxit. — 17) Il envoiait devant enlx unz home, et
corne sers ait est Joseph vandus. — 18) i l'ont humilieiz et tenus pris
en fers des pieiz et enfergieis ces pieiz, et fers ait tresparciés son arme,
jusquesa tant que sapairolle vint en esteit. — 19) Et li pairolle DieuPait
einflammeit : li rois ait envoieir lui defergieir et delivreir de prison
li princes des peuples, et Tait laissier alleir. «^ 20) l Tait constitueir
18 M : estet «/f corrigé ée esteit. — 25 N, Ku/^ ; Aaron, quem elegit
PSAUME CIV. 297
2 1 . Pour ceu qu'il voissit ensignieir touz ses pri/ices
ensi comme lui meisme, et a ses villars esprist et ensi-
gnait prudence.
22. Et entrait Israël en Egypte, et Jacob fut sorvenant
et peleri/2 en la terre de Cham.
a;. Et Nostre Sire escrut et multipliait forment sou
pueple, et Tenforsaitsur sesanemins.
24. Il convertit lour cuer a heyr sou pueple, et qu'i
feissent fraude et barait a ses serge/zs.
2;. Il envoiait Moyse son sergent, et Aaron avec lui,
lou queil il avoit eslut.
26. Et mist en eulz les p^rolles de ses signes et de ses
mervillpuz hiz en la terre de Cham.
27. Il envoiait ténèbres et fist Tair obscurcir, et ne
aguisait ne ahuissait mies ses p^rolles.
28. Il muait et co/zvertit lour yawe en sanc, et mist a
mort touz lour poissons.
— 30 le premier lou — 37 trop manque •» 40 a manque — 41 remem-
et fait sire et gouvernour de sai mason, et prince et sire de toute sa
possession : — 21) Pour ceu qu'il ensignait tous ces princes ens com li
meisnies, et a ces viellars ensignait prudence. — 22) Et Israël entrait
dedens Egypte, et Jacob fut corne home estrainge et sorvenant en lai terre
de Cham.— 23) Et Nostre Sire fit croistre et multiplieiz forment sonz
pueple, et l'enforsait sus ses anemins. — 24) Il convertit son cuer ai
hayir son peuple, et feissent barais et fraude a ces sergens.—- 25) Il
envoiait Moyse son sergent, a Aaron, que il aivoit eslus pour lui servir.
— 26) Et mbt ens eulz les pairolles de ces signes et miraides merviiloux
et de merviiloux fait ea lai terre de Cham. — 27) II. envoiait ténèbre^ et
fit Tair oscurcit ; et ne despiterent mies cez pairolles. — 28) U muiait
ipsum. — 27 N: non exacerbavit sermones suos. <— 35 ; primitias
298 LE PSAUTIER DE METZ.
29. Et lour terre lour donnait des re/mes a grant
planteit, qui allient jusques au lit et a la couche et au plm
secreit lieu de lour roys.
)o. Il dit ; et tantostvint habundances grant de moixes
gra/zdes et petites, tout entour lour pays et lour régions
et fins.
} I . Et mist lour plove a grosse grelle et feu ardent en
toute lour terre.
)2. Et perdit toutes lour vignes et lour figuieirs, et fol-
lait et abatit tout boix de lour finaiges et de lour pays.
j j. Il dit et commandait ; et tantost vinrent saterelles
et moixes bruans ou hainetons, et acamos en aultre laingue,
tant que ce fuit senz nombre ;
)4. Et maingeirent tout lou foin de lour pays et de lour
terre, et maingeirent tout lou fruit de lour terre.
J5. Et tuait touz les premieir neiz de lour terre, et
toutes lour prémices et premieir fruis.
}6. Et les amenait Aier de Egypte a tout grant avoir
breiz
et fit convertit lour yawes en sanc, et mit ai mort tous lour poissons.
— 29) Et lour terre donnait rennes a grant habundance, jusques a lai
couche et aux lit de lour roy. — 30) il dit ; et tantostvint grant ha-
bundance de moixes grandes et petites, en toutes lour fin et région.
— )i) Et lour ploves mist a grelle, et feu ardent en tome lor terre —
)2) Et destruisit toutes lour vignes et lour figuiers, et foullait et aibai-
tit tous boix de lour finaiges. — )3) Il dit ; et tantost vinrent saulte-
relles et mouxes bruant, ou hainetons en aultres laingue ou escamos,
tant que se fut senz nombres ; — 34) Et mengeirent toz lou foins
de lour contrée, et mengerent tous lou fruit de lour terre. —
35) Et tuait tous lets premiers neiz de lour terre et tous les premiers
frnit de lour paix. — 36) Et amenait tous son peuple fuer d'Egypte a
omnis Jaboris eorum.
PSAUME CIV. 299
d'or et d'argent ; ne en toutes lour lignie n'avoit un souI
maleide.
37. Toute Egypte ost grant joie et fut moult liée de
lour allée et de lour départie, quar trop forment les doub-
toient.
}8. Et il espandit et estendit une nue sus eulz pour
eulz deffendre et warantir, et feu auci pour eulz de nuit
enlumineir.
}9. Il demandeirent chars a mai/igieir : et Dieux lour
envoiait foisons de quailes,et depain dou ciel les ait saoleiz.
40. Il rompit la roche dure, et yawes en saillirent a
grant planteit; et en lieu sec et tout désert sont alleis et
ont corrut li flueves.
41. Quar il s'est remenbrdz de ses sainctes promesses
et paroUes, qu'il avoit ehut a Abraham sou sergent ;
42. Et amenait sou pueple fuer d'Egypte en gra/it joie,
et ses eslus en grant liesce ;
43. Et lour ait do/ineit les régions et les pays des
gens ; et les labours des pueples ont possideit :
totiz grant avoir d'or et d'argent ; ne en tonte lour lignie n'aivoit .j.
soulz malaide. — 37) Tonte Egypte ot grant liesce et grant joie de lour
issue et depertie d'eulz, car troup forment leiz redoubtoient. — 38) Et il
espandit et estandit une nue suz ealz pour. deffendre et wairdeir, et feu
fit alleir avec eulz por eulz de nuit enlumineir. — 39) Il demandèrent
char ai maingier : et Deu lor envoiait foison de quailles, et de pain don
ciel leis ait saoleit. — 40) Il ronpit lai roche dure, et yawes en sail-
lirent et grant planteit ; et en lieu sec et désert li flueves sont alleit.
— 41) QvAT il s'est remanbreit de ses saincte promesse et pairolles»
qu'il avoit eut a Abraham son sergent ; — 42) Et aimonait son pueple
fuer d'Egypte en grant joie, et ces eslus en grant liesce; ^ 43) Et
lour ait doneit les régions des gent estrainges ; et leis labours des
)00 LK PSAUTIER DK METZ.
44. Pour ceu qu'il wardient ses justifications^et requd-
rient de boi/i cuer sa loy.
CV
onfesseiz vous a Nostre Signour, quar il est
boi/iSy quar a tou jour dure sa miséricorde.
2 . Qui raconterait les poissances et les vertus de Nos-
tre Signour i et ferait estes oyees et escoutees toutes ses
loanges?
). Bieneureiz sont qui wardent fugement, et font jus-
tice en touz temps.
4. Sire, remenbre toi et te souviengne de nous on
bien plaisir de tou pueple, et noirs visite en tou salut ;
5. A ceu que nous puissiens veoir en la bonteit de tes
eslus et estre lieiz en la liesce de ta gent, et tu soies
loeiz en ton heritaige.
CV : 1 touz — 2 loeoges — 4 remembre, visete — s le second
peuples ont pcssideit : — 44) Pour ceu qu'il obéissent a li et wairdissem
ses justifications, et requeresse de boîns cuer sai saincte loy.
CV. — 1) Gonfesseiz vous a Nostre Signour, car il est boins, car a
tous jour dure sai miséricorde. — 2) Qui raiccnterait et pairlerait les
poissance et leis vertus de Nostre Signour ? et ferait escouteir a oîr
toutes ceis loianges ? — )) Bieneureiz sont qui wairdent jugement, et
font justice aidés et en tous temps. — 4) Sire, souvingne toi et te rc-
manbre de nous a bien plaisir de ton pueple, et nous visite en ton
saluit ; — 5) A ceu que nous puissiens veioir en lai bonteit de tels
^lus et avoir joie en lai liesce de tat gent, et tu soie loieiz en ion he-
PSAUME ÇV. 501
6. Nous avons pechieit avec nos peires ; et avons non
justement ovreit, et avons fait iniquiteit.
7. Nos peires qui furent en Egypte n'entendirent mie
tes merveilles, et ne lour sovint de la multitude de ta mi-
séricorde ;
8. Et lou despiteirent et corresseirent en montant la
meîr, en la meir Rouge.
9. Et il les sauvait pour son nom et warantit, pour
monstreir sa vertu et sa poissance.
i G. Et reprist et corrigait ou chastiait la meir : et il
c'est tantost retrait et sechieiz ; et les menait per les
abysmes ensi com on désert.
1 1. Et il les ait wardeit et sauveit de la main de ceulz
qui Tont heyt, et les ait racheteit de la main de l'ane-
min.
12. Et l'iaweait acovateit et noieit ceulz qui les tribo-
loie/zt, et nés. j. sould'yceulz nen demorait.
loieiz ^> 6 pechieiz — 13 paroUes — 22 terrible — 23 c'est, entre
ritaige. — 6) Nos avons pechiet avec nos peires; et avons non jaste*
ment ovreit, et avont fait iniquiteit. .— 7) Nous peires qui estient en
Egypte ne vorent entendrent tes mervelles, et ne lour sovint de lai
multitude de tai miséricorde; — 8) Et lour despiterent et courresserent
en montant en lai meir, en lai mer Rouge. — 9) Et il les sauvait et
wairantit pour son nom, por moustreir sa très grant vertus et force.
— 10) Et reprint et menessait lai meir : et il s*est tantost retraiz et
sechieiz ; et leis menait per leis abismes ensi com en unz désert. -«
II) Et il ait wairdeit et sauveit de lai mainz de ceulz qui l'ont heyt,
et lez ait raicheteit de lai mainz de Tainemins. — 12) Et l'yauve cour-
mt sus ceut qui leis triboloient ; et neiz unz soulz d*eulz nen demou-
CV, 5, Vulg, : cum hercditate tua. — 10 : mare Rubrura. — ii : de
manu odientium. — 12 N : operuit aqua. — H • gentesquas dizît Do-
302 LE PSAUTIER DE METZ.
ij. Etadont il crurent a ses paroUes, et loeirent sa
loenge.
14. Asseiz tost ore/itfiùt, et bien tost ont obGeît toutes
ses euvres, et son co/isoil n^ont volu croire ne tenir.
1 ) . Et ont couvoitieit convoitise grant on désert, et on
lieu sec et senz yawe ont tempteit Dieu.
16. Et il lour ait donneit tout ceu qu'il ont volut et
demandeity et ait remplit et saoleit lour arme et loar
désir.
17. Et il ont despitieit et correcieit Moyse en lour chas-
teiz et en lour ost, et Aaron lou sainct deNostre Signour
1 8. Li terre c'est fendue et aeuverte, et ait englouti et
devoreit Dathan ; et ait desous li accraventeit la congré-
gation d'Abyron.
19. Et li feux ait esteit enflammeiz en lour synagogue
et assemblée, et ait li flamme ars et brulei les pechours.
20. Il firent un veel en Oreb, et aoreirent les ydoles.
deus — 25 paroUes — a8 sont manque •» a? eulz — p appaisait -*
fait. •— I )) Ai aidonc il crurent ces pairolle, et loierent sa! loienge.
•^ 14) Asseis toust orrent fait, et mis en oblitotes ces euvres, et son
consoil n'ont volut croire ne tenir. — 1 5) Et ont couvoitieiz covoitise
on désert, et ont tempteit Dieu en lieu sec et sen yawes. — 16) Et il
lour ait donneit ceu qu'il ont voluit et demandeit, et ait envoieit satu-
riteit et plenesse a lour air me. — 17) Et il ont couresciez et despi-
tiet Moyse en lour ost et assambleie, et Aaron lou sainct de Nostre Si-
gnour. — 18) Li terre est overte, et ait englutiz Dathan; et ait cou-
vert desouz lui lai congrégation d'Abyron. --- 19) Et li feux ait ars et
esteit emflameiz en lour sinagogue et assamblee, et ait li flemmes airs
leis pechours, — 20) Il firent unz veel en Oreb, et aorrerent ymaiges
■'!»''■ I ^ ■ Il I II , I I ■
minus. — 39 : oderunt.
PSAUME' CV. }0J
21. Et ont mueit lour gloire en semblance de'veei qui
maingut foin.
22. Il ont Dieu oblieit qui les ait sauveit, qui ait £siit
grant choses en Egypte, et merveilles en la terre de
Cham, et chose terribles en la meir Rouge.
2). Et il ait dit qu'il les perderoit et destruiroit, se se
ne fut Moyse son eslut qui s'est mis entre, ij. ; et li est
alleiz au devant pour lui appaisieir,
24. Et pour lui geteir fuer de sou corrous, et lai prieir
qu'i ne les voissit mies destruire. Et ont despitieit et poc
prisieir la terre desiderable et delitable ;
2 5 . Et n'ont mies crut a ses paroUes, et ont murmureit
en lour tabemaicles, et n'o/it mies oyt et escouteit la
voix de Nostre Signour.
26. Et il ait sa main allevee sur eulz, pour eulz abaitre
et tueir on désert ;
27. Et pour degeteir et dechessieir lour semence en toutes
nations, et pour eulz perdre et destruire en toutes régions.
32 Contradidon — 42 vehut — 4) remembreit — 44 le second a
faite en mole. — 21) Et ont maeiz leur gloire en samblance de veel
qui maingut foin. — 22) Il ont oblieit Dieu qui leis ait sauveit, qui ait
ùâx grant chpses en Egypte, et fflervelle en lai terre de Cham, et
chose terribles en lai meir Rouge. — 23) Et il ait dit qu'i leis destrui-
roit et perderoit, se se ne fut Moyse son eslus qui s'est mis entre .ij.,
et li est alleiz au devant pour lui apaisidr, — 24) Et pour lui geteir
fuer de son corrous, et lui prieir qu'i ne lez voxit mie destruire. Et ont
despitiet et poc prisier la terre desirrable et delitauble. — 2 5) Et n'ont
mie aut en saipairoUe, et ont murmureit en lour tabemaide, et n'on
mie oyt ne escouteit la voix de Nostre Signor. — 26) Et il ait sai main
esleveie sur eulz, pour eux tueir et abaitre on désert ; — 27) Et pour
degeter et dechaissier lour semence en toutes nations, et pour eux
•* f
^04 tE PSAUTIER DE METZ.
28. Et il se sont allieiz et donneiz a Beelphegor, et ont
maingieit les sacrifices des mors.
29. Et il l'ont despitieit et esmeuz a corrouz en lour
mauvaises co/itrueves et adi/iventions et estudes : et en
euls ait esteit ruine et perdition escrue et multipliée.
30. Et Phynees se mist entre yceulz et Dieu, et apaisait
Dieu : et tantost cessait la plaie dont il les avoit ferut et
puny;
} I . Et li fut reputei a justice de génération en généra-
tion jusques a tou jour mais.
32. Et encores l'ont troubleit et correcieit aux yawes
de Murmure et de Contradiction, et Moyses en fut batus et
triboleiz pour eulz, quar il li aguiseirent et troubteirent
son esperit ;
) 3 . Et dit et déterminait en sa bouche et en ses leffres :
Il n'ont mies perdut ne destruit les gens que Dieux lour
avoit dit.
34. Et Jl se sont coupleiz et entremesleiz entre les
manqae
perdre et destruire en toutes régions. — > 28) Et il se sont alieiz et
donneiz et Beelphegor, et ont maingieiz Ids sacrifice d::s mors. —
29) Et il ont despitieit et asmeus a courrons a lour mauvaises contrae-
ves et adinventions et estudes : et en eulz est esteit ruine mulplieie et
crueir. — 30) Et Phinees se mist entr'eaz et Dieux, et Taipaisait : et
tantost cessait sai plaie dont il leis avoit feruz et baitus ; — ; 1 ) Et
il li est esteit reputeit en justices, de generacions en generadons
jusques a tous jour maiz. — 32) Et encor lou courresserent aux
yawes de Murmure et de Contradictions, et Moyse en fut triboleiz et a
meschief pour eulz, car il li aguserent et troubleirent son esperit; —
)3) Et dit et determinoit de sai bouche per bone discrecion : Il n'ont
fflie perdttt ne destruit leis gens que Dieu lour avoit dit. — )4) Et il
PSAUME CV, JO5
ge/is mesçreans ot ydolatres, et ont esprins jour euyres,
et ont servi a lour ydoles ; et il lour ait e$^t a. gr^^
achandre et a très grief pechief contre 8u]^,; . .,
35. Et oiit sacrifièit lour fik et iour filles au dyajbles ;
0. Et ont iou s^nc knocent espandut, lou sanc de
lour filz et de lour filles, les quelz il o/zt s^crifieiz aux
ydoies de Clmnaam ;
37. Et li terre ait esteit bonie et mise a mort et a per-
dition en lour mauvistieit et en lour sanc, et ait esteit
ordiee en lour]|euvres ; et ont trespasseit la loy de Dieu et
violeit en lour co/Hrueves et mauvaises estudes.
}8. Et Nostre Sires ait esteit durement correcieit a sou
pueple, et ait ebut abhomination de son heritaige.
39. Et il les ait delivreiz et mis en la main des gens ;
et ont ehut signorie su$ eul^ ceulz qui les ont heyt.
40. Et lour anemins les ont triboleizet mis a meschief,
et ofit esteit abaissiei^ et humilieiz dfssouz lour mains ;
et plusour fois les ait delivrêit.
se sont coupleis et entreBKilleiz entre leis gens mescfestnz^ et ont es-
prins lour euvres, et ont servir a lour ydolle ; et il lour est esteis a
grant escandres et a très grief pechief contre eux; — 55) Et ont sa-
crifieiz lour 61 et lour filles aux dyaubles. — 36) Et ont Iou sanc inno-
cent espandut, Iou sanc de lour filz et de lour filles, Iei2 queilles i^
ont sacrifieir aux ydoUes de Ghanaam ; — 37) Et li terre ait esteit
honie et tueie en lor mauvistieit et en lor sanc, et ait esteit ordeieie
enz lour euvres ; et ont trespaisseit lai loy de Dieu et violeit en lour
contrueve et mauvaise estudes. — 38) Et Nostre Sire ait esteit cour-
reciey durement a son peuple, et ait eut abhominations de son herir
taige. — 39) Et il leiz ait delivrêit en lai main des gentium ; et ont
eut signorie sux eulz ceulz qui les ont heyt. — 40) Et lour ainemlns
eis ont triboleiz a mis a meschief, et il ont esteit abaissieiz et humilieiz
desous lour mainz ; et plusour foy leis ait eut delivrêit. — 41) Et il
20
506 LE PSAUTffiR DE METZ.
41. Et 3 l'ont, ehat correcieit «t esmeut a corrous en
lour consoil, et ont esteit humilieiz et folleiz en loor ini-
quiteiz et mauvistieiz.
4a. Et ait veut et rewardeît eulz en pitieit quant il
estient en tribulation et a meschief, et ait oyt et escooteit
lour orison.
4}. Et il s'est remembreit et li est souvenut de son
testament* et de sa promesse et covenance, et s'est repan-
tis selonc la grandour de sa miséricorde.
44. Et les ait do/ineit en miséricordes et en pitieit a
toutes gens, et a touz ceulz qui en servitute et comme pris
les tenoient.
45. Sire qui es nostre Dieu, sauve nous, et nous ras-
semble de toutes nations ;
46. Pour ceu que noa^ puis»ens loeir et co/ifesseir ton
nom, et aiens gloire en ta loenge.
47. Benoiz soit Nostre Sires li Dieux d'Israël dès lou
«ecle jusques au siècle et a tout jour ; et touz 11 pueple
dirait : l^nsi soit il, ensi soit il 1 Fiat, fiât !
ont eut courreciez et esmeas a courrous en lour consoil, et il ORt
estett humilieiz et abaitus en lour iniquiteit et malvistiez. — 42) Et
ait veuz et rewairdeit lour tribulations adonc quant il estient folleiz,
et ait escouteit et ôyt lour orison. — 4;) Et il s'est remanbreit et li
est souvenus de son testament et de son pact et promesse, et c'est re-
pantis selonc lai grandour de sai miséricorde. — 44) Et les ait
donneit en miséricorde et en pitieit a toutes gens et a tous ceu z qui
les tenoient comme pris et prisonnieirs. — 4$) Sire qui es nostre
OieUy sauve nous, et nous rasamble de toutes nations. — 46) Pour
ceu que nous loiens et confessiens ton sainct nom, et aiens glore en
Mi loienge. — 47} Bcnois toit Nostre Sire Dieu d'Israël dès lou siècle
jusqoes aus siècle et a tous jor ; et tout li pueple dirait : Ensi soit il!
rUt, fiât/
psàumb cyi.. 307
CVI
onfesseiz wous a Nostre Signour, quar il est
boins, quar a tou jour dure sa miséricorde.
2. Or disoissent mai/itenant ceulz qui sont de Nostre
Signour r^cheteiz, et qu'il ait racheteiz de la main de lour
anemin, et des régions estrai/?ges et lointennes les aitras-
lembleit,
}. Dès soloil levant jusques a soloil couchant, dès aqui-
lon, galeme ou byse jusques a la meir.
4." Il ont alleit et asserreit on désert sec et senz yawe,
et la voie de la citeit de demorance n'ont peut trouveit.
$. Il avient fain et soif, tant que l'arme de yceulz en
alloit a niant et deffailloit toute.
6. Et il ont a Nostre Signour clameit, quant en tel tri-
bulation et en tel mescfaief estient : et il les ait geteit et
delivreit de toutes lour necessiteiz ;
CVI : 5 deSâWcnt — 6 necessiteit — 11 parolles -^ 12 afflebis ~
CVI. — i) Confesseis vous a Nostre Signour, quar il est boins,
quar a tous dure sai miséricorde. - 2) Or disoissent mentenant ceulz
qui sont raicheteiz de Nostre Signour, leis queil il ait raicheteit de lai
main de l'ainemins, et des régions estraingss leis ait raissambleiz, — 3)
Dés soiloil levant jusques soloil couchant, dès aquilon et galeme
jusques a lai meir. — 4) Il ont erreiz et essairreir on désert sec et
sen yawe, et lai voie de hi citeit d'abitJicle et de demourance n'ont
peut trouveit. — s) H aivient fain et soif, si que lor airme en est
faille en euiz. — 6) Et il ont a Nostre Signour clameit et crieiz, quant
il estient en teil thbulation et meschief : et il leis ait geteis et delivreit
CVI, 5 Vuig, : Esurientes et sitientes. déficit — 10 : Sedentes —
3o8 LE PSAUTIER DB BfETZ.
7. Et il les ait mis en droite voie, pour alleir en la ci-
teit de demorance.
8. A Nostre Signourse confessoissent ses miséricordes,
et ses merveilles aux enfans des homes.
9. Quar il ait peust et saoleit l'arme vainne et deSail*
tant, et Tarme &miIlouse ait de touz biens remplie.
10. Et ceulz qui seoient en ténèbres et en umbre de
mort, ei les enchartreiz en poureteiz et en fers ;
1 1 . Quar il ont despitieit les p^folles de Dieu, et ont
vitupereit et deshontieit lou co/zsoil douTrésHault ;
12. Et lour cuer ait estait humilieit et abassieit en
grief traveil et en labour, et ont esteit affeblis et foUeiz :
et ne fuit nulz qui les aidait ;
I }. Et il ont clameit a Nostre Signour, quant il estient
a teil meschief et ainsi triboleiz: et il les ait delivreit de
toutes lour necessiteiz et lour meschief ;
19 tdl. neceasittis •— 20 paioUe-^ 21 faonmies -- 2% oef. plttsoan-*
fuer de toutes lour diseites et lour necessiteit ; — 7) Et leis ait mis en
droite voie pour alleir en lai dteit de habitation et demorance. — 8)
A Nostre Signour se confessoissent ses miséricordes, et ces mervelles
auz anffans des homes. — 9) Quar il ait peut et sao!eit l'airme vainne
et qui estoit en deffalt, et Tairrhe famillouse ait de tous biens ramplie.
-«» 10) Et ceulz qui seiont en ténèbres et en umbre de mort, et leis
enchairtrdt en poureteit et en fers ; — 1 1 Car il ont de^pitiez leis
pairollesdeDieu,etontblaimeiz et vitupereilz le consoil don Très Hault ;
•— 12) Etlor cuer ait esteit humilieiz et abaissiez en grief traivei et
labour, et ont esteit affeblis et fouleit : et nulz ne fuit qui leis aidait ;
— I ) Et il daimeirent a cdeirent a Nostre Signour, quant il furent
ainsi triboleiz: et il leis délivrait de toutes lour necessiteit et meschiez ;
24: ttHit ^iritos procellae — a6 N : demorâe« mauvaise lecture pour
PSAUMB CYI. 509
14. Et il ks trahit fuer des ténèbres et de l'ombre de
mort, et desrompit touz lourliiens.
I j . A Nostre Signour se confessoissent ses miséricordes,
et ses merveilles aux en&ns des homes.
16. Quar il ait a nia/it mis et destruit les portes d'arein,
et les verroulz de fer ait brisieit.
17. Il ks ait ressutde la voie de lour iniquiteit, qaar
pour lour no/zjustice et mauvistieit il sont humilidz.
18. Lour arme ait ehut contre cuer toute viande, et il
se sont approchieiz jusques aux4)ortes de mort.
19. Et il ont clameit a Nostre Signour, quanti! furent
ensi triboleiz et a tel meschief : et de lour necessiteis et
meschief les ait delivreit.
20. Il ait envoieit sa ptirolle et les ait wairis, et les ait
delivreit dou péril de mort ou il estoient.
2 1 . A Nostre Signourse confessoissent ses miséricordes,
et ses merveilles aux enfans des homes.
24 dît. sont -—25 abisme-' 26 jour in place de loar — 27 triboleit,
— • 14) Et il les trahyt fuer des ténèbres et de Tombre de mort, et
desronpit tous lour lieins. — 1 5) A Nostre Signour se cootessoissent
ses miséricordes, et ces mervelles aux ahffans des homes. • 16) Car
il ait mis a niant et destruit les portes d'airen, et leis verrous de feir
ait brisiet. -^ 17) Il leis ait ressut de lai voie de lour iniquiteit, quar
pour lour injustice et mauvistieit il ont esteit et sont humilieiz. —
18) Lour ainme ait eut contre cuer toutes viande, et il sont approchieiz
jusques aus portes de mort. — 19) Et il ont clameit et crieit
a Nostre Signour, quant il furent en lour tribulations a meschief :
et de lour afflictions et mechief il leis ait delivreit. — 20) Il ait en-
voieit sai parolle et les ait wairiz, et leis ait mis fuer don perilz de
lai mort ou il estoient. — 21) A No^re Signour se confessois-
sent ces miséricordes, et ses mervelles aux anflfans des homes.
dtTorde — > 28 Vtdg. : sutuit ; la leçon de N est ici prif érable à celle
JIO LE PSAUTIER E>E METZ.
22. Et sacrifioissent sacrifice de loenge à li, et annu/i-
soisse/zt a grant joie toutes ses euvres.
2^. Ceulz qui descende/rt en neif dedens h meir, qui
font lour euvres en maintes et plusour yawes, il ont la
veut les euvres de Nostre Signour et ses merveilles au
font et on perfont de la meir.
24. Il ait dist : et li vens de tempest c'est alleveiz, et
sui flos sunt en hault leveiz;
2 5 . Il montent jusques au ciel, et descendent jusques
aux abismes ; et lour arme defbilloit toute en tant de
maulz et de griesteiz.
26. Il sont troubleiz et touz esmeuz comme est uns
yvres, et toute lour sapience est dévorée et allée a niant.
27. Et il ont clameit a Nostre Signour, quant il estient
ensi triboleiz et a tel meschief : et de teile mescha/iceet
necessiteiz il les ait delivreit.
28. Et il ait mueit lou vent de tempeste en vens
doulz et paisibles, et ses flos se sont coisieiz et apaisieiz.
le premier teW-^ ^2 le premier \tz» fluves— ^sdemoureir — 39 esteii.
— 22) Et sacrifioissent a li sacrifice de lowange,et anunssoisset a grant
joie toutes ces œuvres. — 2 ^ ) Ceulz qui descendent en meir en neif,
et qui font des euvres en maintes e: plusours yawes, il ont lai veu les
euvres de Nostre Signour et sez mervelles on perfont de lai meir. —
24) Il ait dit : et li tempeiste est leveiee, et si flos se sont esleveiz ; —
25) Il montes jusques aux. ciel et descendent jusques aux asbysmes ; et
lour airmes defailloit en tant de maulz et de griesteit. • 26 II sont
troubleiz et esmeuz corne home qui est yvre, et toute lour sapience
est demoreiee a alteie a niant. ' — 27 Et il ont clameit a crieit a
Nostre Signor, quant il furent triboleiz et a meschlez: et de toutes lour
nessessiteit il leis ait delivreit. — 29) Et il ait mis lai tempeste en
vent paisible, et sui flos se sont apaisieir et tàhus. — 29 Et il ont eut
de HM.-
PSAUME CYI. }11
29. Et il. ont ehut joie et liesce, quaAtilse sont coi-
sieiz et apaisieiz; et ii les ait inoneit au droit port de lour
volenteiz.
}o. A Nostre Signourse confessoissent ses miséricordes,
et ses merveilles aux en&ns des homes.
31. Et il le essaucient et honorient en l'esglize et en
la congrégation dou pueple, et lou looisse en la chaieire
des anciens et des viellars.
}2. Quar il ^it mis les rivieires et les flueves en désert,
et les fontennes et sordons en soilour et a sech.
3 ; . Et la terre bonne et fructifiant il ait mis en terre
salée et que fruit ne puet porteir, pour la malice et la
mauvistieit de ses babitans.
34. Il ait mis lou désert en estans d'yawes, et la terre
qui estoit saiche ait mis en fontennes et en sordo/is des
yawes.
3s. Et ait la mis et logieiz gens familloulz, et firent
la une citeit pour demoreir ;
venui
grant liesce et joie, quant il se sont souffert et apaisieis ; et il leis ait
meneit auzdroy port de lou^' volenteit. — ) ) A Nostre Signor se
confessoissent ses miséricordes, et ces mervelles aux fils des homes. —
31) Et il essaucient et honorient en i'esgUxe et en lai congrégations
don pueple, et lou loiobse en lai chaieire des viellairs. — 32) Quar il
ait mis les rivière et les flueves en désert, et les fontennes et et issues des
yawes en sailour et fait saichieir. — 3 3) Et lai terre bonne et fructi-
fiant il ait mis en lai terre sailleie et que fruit ne puet pourtdr, pour
lai malice et lai mauvistielz de ces habitan. — 34)11 ait mis lou
désert en estans d'yawes, et lai terre qui estoit saiche ait mis en
yssnes et foatenne des yawes. ,mm 35) Et ait lai mis et logies gens
famUlooi, et lai firent citeit pour demoreir ; — 36) Et lai semeirent
312 LE PSAUTIER DE METZ.
j6. Et la sefneire/zt les chafmps et plantéirent vignes,
et firent fruit de naissance et dé nativheit.
37. Et il les ait bénis ; et il se sont forment multiplidz,
et loar jumens n'ait mies amai/iris.
38. Et il devinrent a petit nombre et furent trop
amainriè, et ont esteit travillieiz forment et triboleiz de
la tribulatîon et dou meschief des malz et de la grief do-
lour qu'il souffroient.
39. Et sou despît et sou corrous ait esteit cheuz et est
venuz sus les princes, et les ait fait assarreit et desvoîeir
fuer de la voie et non mie en droite voie.
40. Et ait aidieit iou poure home en sa diseite, et ait
mis les gens et les familles comme berbis.
41. Lî justes et droiturieir vairont tout ceu et averont
Kesce et joie, et toute inîquiteit et mauvistidt estouperait
sa bouche.
42. Qui est cilz qui saiges est ? Toutes ses choses war-
derait et considerrait, et entenderait les miséricordes de
Nostre Signour.
des champs et plantèrent des vingnes, et firent fruit de naissance et de
nativiteit; — jy) Et il leis bénit; et ri se ranltiplierent et cmrent
grandement, et Iou jumens n'aimainrit mie. — 38) Et il sont fais
poc de gens, et ont esteit triboleis et a meschicz de lai tribulations des
maU qu'il souffroient et de lai grant dclour.' — 59) Et sop despit ait
esteit espandues sus Iciz princes, et il leis ait fait ezairreit fuer de
voie et non mie en lai voie. — 40) Et ait aidict Iou poure home en ssi
disete, et ait mis leis gens et leis familles comme berbix. — - 41) Li
justes et droitiiricis vairont tour ceu et lèveront liesce et joie, et toute
iniquiteit et mauvistieiE estouperait sai bouche. — 42) Qui est saige?
et ses chose wairderait, et entenderait leis misericofdes de Nostre
Signour.
psiOJME cvn. }i3
CVII
pparilfidt est mou cuer, Dieux; appariliieit est
mon cuer a ti : je chanterai et ferai feste et joie
en ma gloire.
2. Or sus, ma gloire, lieve toi I lieve toi, psalterion et
cytholle ! et je au matin me lèverai.
3. Sire, je me confesserai a ti devant tous pueples, et
chanterai a ti en toutes nations ;
4. Quar per dessus les cieiz est ta miséricorde grant,
et ta veriteit s'estent jusques aux nues.
5 . Sire Dieux, sois essaucielz sur les cielz, et sus la
terre soit ta gloire : pour ddivreir tes amins.
6. Sauve moi de ta dextre, et me escoute et 07; Dieux
ait parleit en son sainct :
CVII. — i) Appairillieiz est mon coer, Dieu; appiirilliez est mon cuer
a ti : je chanterai et feraiz feiste joie en mai glore. — 2) Or sus, mai
gloire, lieve toi ! Jieve toi, psalterion et cythoiile I et je au maitin me lè-
verai.— 3) Sire, je me confesserai a ti devant tous pueple et en tou oueple,
et chanterais a ti en toutes nations. — 4) Quar grant est suz touz
leiz ciel tai miséricordes, et tai veriteit vait jusques auz nues. — 5)
Sire Dieux, sois essalciés sus 'eis ciel, et sus toute lai terre soit tai
gloire : pour delivreis tes amins delivreiz. — 6) Sauve moi de tai dextre
CVII. Ce psaume est formé intégralement de deux autres : les cinq
premiers versets terminent le ps. lvi (w. 10 ^ 14), et les neuf derniers
le ps, Lix (w. sa \^).Les variantes du texte latin sont peu importantes;
celles de la version^ plus considérables, démontrent que le traduc-
teur ne s^est pas aperçu de cette répétition dans l'original et quUl a
traduit à nouveau le ps. cvi, sans recourir à la version précédem"
ment faite dt chacune de ses parties. — 5 ta gloire. Fin de la
partie empruntée au ps^ lvi. — 6> Vulg, : Salvum fac dextera tua.
314 LE PSAUTIER DB, METZ.
7. Je m'esjoirai, et diviserai Siccime, et la vallée des
Tabemaicles je mesurerai.
8. Miens est Galaad et miens est Manasses, et Ef-
fraim est li susception et li receveur de mon chief ;
9. Juda est mon roy, et Moab li chaudieire de moA
espérance ;
10. En Ydumee je extenderai mon solieir et ma chau-
ceure ; a mi li estrai/iges sont sougit.
1 1 . Qui me moinrait jusques en la dteit bien wamie ?
qui me moinrait jusques en Ydumee ?
1 2. Ne seras tu mies, Dieux, qui nous ais despitieit et
mis arrieir de ti P et ne ysseras mie fuer en nos vertus ?
I }. Donne nous ayde de nostre tribulation, quar riens
ne vautt li salus et li ayde de l'ome.
1 4. En Dieux nous ferons vertus, et il mêlerait et
moinrait a niant touz nos anemins.
CVII : 7 vatee
et me escoute et oy ; Dieux ait pairleit en son sainct: — 7) Je m'es-
joirai, et deviserai Siccime, et lai vallée des Tabernaicleje metureral
— 8) Miens est Galaad et miens est Manasses, et Effraym est li
suseption de mon chief; •» 9) Juda est mon roy, et Moab li chaudière
de mon espérance; — 10) En Ydumeie je estanderaiz m(m solieir et
mai chaceure; a mi li estrainge sont sougîs. •— 11) Qui me moinrait
en jusques a lai citeit bien waimie ? qui me moinrait jusques en Ydu-
meie ? — 12) Ne serais ce tu mie, Dieu, qui nous ait degeteis de ti et
despitiet? et ne ysserais mie fuer en nous vertuz ? — 1 3) Donne nous
aide de nostre tribulations, qnar riens n'est et riens ne valt li salut et li
ayde de Tome. ^- 14) En Dieu nous ferons vertus, et il moinrait a
niant tous nons anemins.
PSAUME CYiri. JI5
cvriî
Jeux, ne weilles mie taire ne ti coisieir de ma
loange, quar ii bouche dou pechour et li bouche
dou mauvais decevour est euverte sur mi.
2* Il ont parleit encontre mi de laingue fauce et déce-
vant, et de p^rolles heynouse et de heyne m'ont assailli de
toute part, et m'ont wairrieit pour niant et senz cause.
3. Et de ceu et pour ceu dont il me deussent aimeir«
il detrahient et mesdisient de mi ; et je prioie Dieu pour
éulz.
4. Et ont mis contre mi mal pour bien, et m'ont ren-
dut heyne pour amour.
5 . Constitue et li donne govemour sur lui, et li dyables
soit a sa dextre.
6. Quant on lou juge, yssoisse fiier comme condem-
pneiz, et sa prieire li retomoisse a son pechieit contre lui.
CVIU : 2 parolles. assaillit — 6 retournoisse. pechiet — 7 eveschie
cvni. — 1) Dieux, ne welle mie taire et coisier mai lo<înge,qaar li
bouche don pechour et li bouche don mauvais decevour est overte sus mi*
— 2) Il ont pairleit encontre mi de langue fauce et décevant, et de pai-
rolle heynouse et dehayne m*ont assaillit de toute part, et m'ont corrut
sus pour niant et senz cause. — 3) Pour ceu dont il me deussent ameir, t!
racsdisoicnt contre mi; et je prioie poureulz, — 4) Et ont mis contre mis
^t randus malz pour biens, et heyne pour mon amour. — 5) Estaubli
et jour donne govemour Tome mauvais et pechours, et li dyauble soi^
a lour deztre. — 6) Quant on lou juge, issoiase fuer tous condaropntix;
CVlil, 5N, Vulg, : stt|3er eiim, adextris ejtts; peccnotm numquemn.
)l6 LE PSAUmR DE METZ.
7. Li jours de sa vie soient brief et de courte durée,
et son eveschieit recevoisse uns auitres en lieu de lui.
8. Ses enfans soient orphes de lui, et devieingne sa
femme vave.
9. Ses enfans comme vagues et doubtans soient trans-
lateiz de lieu en lieu ensi com poures mendians, et soient
filer geteiz de lour habitation et de lour osteit.
10. Li usurieir et celi qui preste a monte e/iquieirent
et enserchoisse toute sa chevance, et li estrai/iges dissi-
poissent ses labours.
1 1 . Nulz ne li faice ayde ne co/zfort, ne nul n'ait
merci de ses orphe enfans.
12. Sui enfa/is soient mis a mort, en une souIe géné-
ration soit afaicieit et perdut dou tout son nom.
1 î. Devant Nostre Signour reviengne en sovenance et
en mémoire li iniquiteit de sou peire, et li pechieiz de sa
meire ne soit point aflaicieiz ;
— 8 deveînRne. veve — 14 remenbrance — 17 festiment — ao
et son orison soit fait t ii peicbiet et contre lui ; — 7) Sui jours
soient brief et de petite dureiee» et son esvechiez ait uns aultre en lieu
de loi ; — 8) Sui enifans soient orpheninz de lui, et sa femme devingnet
veve ; — 9) Sui enffans vangue et poz estauble, et soient geteir fuer
de lour habitations et de lour hosteil ; — 10) Li usurieir enquierent et
sairche toutes sai chevance, et li estranges degaistoisset et maingoisset
ses labours; — 11) Nulz ne li soit en ayde ne en confort, ne nulz n'ait
pitiet ne mercy de cez orphenins ; — i 2) Sui enffans soient mis a mort
en une soûle générations, et soit effaiciez et perdus ces nom. — 1 3)
Devant Nostre Signour revingnet en soveoance et en memore li iniqui-
teit de son peire, et li pecheiz de sa meire ne soit point effaiciez ; —
««• 6 N : tous, maw^isi lecture de com. — • 10 Vulg^ : le yerbe est aa
singulier dans le premier membre du verset. — 12 ' la coupe de ce ver-
sft Mjfifi d^au nos deux Ugons. — ^ ) Vulg. : iniquiut patruni ejus;
PSAUME CVIII. 317
14. Mais soit adès encontre Nostre Signomr ; etiour
nommée et reme/ibrance soit affaiciee et perdue de dessus
terre, pourceu qu'il neliest souvenutde foire miséricorde;
I s - Mais ait persecuteitrome disetouset mendians etioa
triboieiz et a meschief de cuer, pour lui tueiret mortifieir.
16. Il ait ameit maldissor^ et elle ii venrait ; et n'ait
point volut benisson, et elle lou fuirait.
17. Et il c*est vestu de maldisson comme d'un veste-*
ment ; et est dedens li ensi corn yawe et comme oile de-^
denssesos;
18. Et elle soit a li comme une robe et vestement pour
Ii vestir^ et comme corroie de quoi en se cinct adès.
19. Telz est li lowiers et li paiement de ceulz qui mes-
dient de mi et parle en mal contre mon arme.
20. Et tu. Sire Dieux, bi avec mi estre ta graice
pour ton sainct nom, quar doulce est ta miséricorde.
grâce — 2 1 dedens — ii le second suis — 23 sont — 24 fais, a ceulz
14) Mais soit aidés contre a contraire a Nostre Signour : et soit perdue
de dessus terre lourmemore,ponr ceu qui ne !iest souvenuz de faire mi-
séricorde ; — .1 5) Mais ait persecuteis l'orne disetouz et mendians et
lou triste et dollans et qui est a meschief de cuer, pour lui tueir et
mortifieir. — 16) Il ait ameit maldisson, et elle li vanrait ; et n'ait
point volut benissons,et elles lou fuirait. — 17) Et il c'est vestus de mal-
disson corne d'un vestiment, et est entreis dedens li corne yawe et
ensi corne oille dedens ces os; — 18) Et elle soit a licorne une robe et
vestement pour li vestir, et corne corroie de quoi on se sint adès. -—
19) Teilz est Ii lowieirs et li paiement de ceulz qui mesdisent de mi
et qui pairlent en malz contre mon airme. — 20) Et tu, Sire Dieui,
fai avec mi estre tai graice pour ton sainct nom, car douce est tai mi*
— 17 HM : omission du part, entrcie, maintenu par N; Vulg. : intra-
vit. — 1 8 : /« pron. indéfini en on devrait itre remplacé par le pron,
personnel ïi, .— 19 : omission de apud Dominum, dans la traduction.
)l8 LB PSAUTIER DE METZ.
ai. Dclîvre iikm, quar je suis diseteuk et poures, et
mou cuer est trop troubleiz dedaas nû.
22. Ensi com Fombre qui s'eafuit je siis otteiz, etsui
escouz comme est li satereile.
1) Mi genoil sunt enfermes et malaides de janeir>.et
ma char est chaingiee et amaigrie pour Toile que j'ai
mai/2gieit.
24. Et je suis £siiz en reproche a eulz ; il m'ont veut
et ont hochieit la teste sus mi.
25. Ayde moi, tu, Sire qui es mou Dieu^ et me sauve
selonc ta miséricorde.
26. Et bien sachient que c'est ta main yci ; et. Sire,
tu Tais faite.
27. Il me maldiront, et tu me benyrais; et ceulz qui
contre mi se dressent et qui m'assaillent soient confiiA-
dus : et tou sergent s*esjoirait.
18. Il soient de honte et de confusion revestiz, et
— Explicit : CI finit li siptikiii nocturni dou psaultibr.
sericorde. «—21) Délivre moy, car je suix disetou2 et pouvre, et mon
ener est troup troubleiz dedens mi. -^22) Ensi con com l'ombre que
s'en fiiit je soi osteiz, et sui excous corne est H satereile- — 2)) Mi
genoil sunt enferme et malaides, et mai chair est muée et amaigrie et
chaingie pour Toile que je mainjut. — > 24) Et je suix fais en re-
proche a eulz ; il m*ont veu et ont hochieiz lai teiste sur mi. — 25
Ayde moy, tu, Sire qui es mon Dieu, et me sauve selonc tai miséri-
corde. 2&) Et saichent que s'est tai main yci ; et, Sire, tu Tais faite.
— • 27) Il me maldiront, et tu me bénirais; qui se dressent contre mi
et me assaillent soient confundus : et ton sergent s'esjoirait. -> 28) Il
— 24 : H donne à tort ceulz. — 27, Vulg.: maledicent illi, et tu benc-
dices ; U pron. me est une interprétation du traducteur, — 28 : qui
detrahuat mihi manque HM.
PSAUME CYUI. ^19
soient acouvateiz et bien couvert ensi com d'un por-
ipoint de lour confusion.
19. Et je confesserai grandeme/it a Noxfre Signour de
ma bouche en li loant^ et en mei lieu de mai/it et piusour
lou loerai ;
30. Qui ait esteit a la dextre dou poure borne tout de
coste lui, pour sauveir et wairantir Tarme de lui de.
ceuk qui lou persedutç^ient.
CI FBXIT LI SBPTIE NOGTURNB DOU PSAUL.TIBR.
soient de honte revestiquimaldient demi, et soient covateis etcouveîrt
ensi corne d'un propoint de lour confusion. — 29) Et je me confes-
serai a Nostre Signour grandement de mai bouche, et en mei de pin-
soar gens je loù loierai; ^ 30) Qui ait esteit a lai destre dou poure
home deleis lui, pour saUTeir et wairantir Tarme de Itti ceox qui lou
persecutoie.
}20 LE PSAUneft DE METZ
ST YBZ GY LK8 PSAUIBS DOU COURS.
CIX
lostre Sires ik dit a mon ^gnour: Sieiz toi a ma
dextre,
2. Jusques a tant que j'aie mie tes anemins comme
xamel desous tes pieiz.
3 . Dieux Nostre Sires en voierait de Syon la verge de ta
vertu et de ta force, pour avoir la signorie en mei tes
âuemins.
4. Avec ti est li commencement on jour de ta vertu^
en la ciarteit luisatft des sains ; dès iou ventre je t'ai en-
genreit devant que Lucifer fu faiz.
5. Nostre Sires ait jureit, et point ne s'en repenterait :
IT VU CY LU PSALMIS DOU COURS.
CIX : a j'ai mis — 5 repentirait — 7 emplierait. chief
Icy tncomence li cours donz psalthieirs en romans,
CFX. — I ) Nostre Sire ait dit a mon Signour : Siez toy ai mai
dextre, — 2) Jusquez a tint que j'aie mis tes anemins corne zaimelz
desous tes pies — 3) Dieux Nostre Sire envoierait de Syon lai verge
de tai vertus et de tai force, pour avoir la signorie en mei tes anemins.
— 4) Avec ti est li encomence.nent de tai vertus en lai resplendissor
et lai dairteit des sains; dés Iou ventre je t'ai engenreitdès devant que
Ludfer.— Nostre Sire ait jureit et point ne s'en repantirait: Tu es
CIX. La miniature, sur fond ichiqueti d'or et d'azur^ représente
N> S. /. C. descendant aux Limbes, et foulant aux pieas ^tan qu'il
transperce de la hastedesa croix, tandis que de l'autre main il dilifre
et protige les FidèUs qui soupiraient après sa venue, — 8, Vulg, s bibet.
PSAUMES CIX, ex, Î2I
Tu es prestres a touz jours, selonc Tordre de Melchi-
sedech.
6. Nostre Sires est a ta dextre, il ait brisieît et abatus
les roys on jour de son ire et de sou corrous.
7. Il jugerait en nations, il emplirait les ruines ; i!
quaîcerait et froisserait les testes et les chieif en la terre,
de maint et de plusour.
8. Il buverait et ait but dou ruissel en la voie: pour
ceu essaucerait il et alleverait lou chief.
ex
^\ire^ je me confesserai a ti de tout mon cuer, on
consoil et en la congrégation des justes.
2. Grandes sunt les euvres de Nostre Signour, et ex-
quises en toutes ses volenteiz.
3. Confessio/2, loenge et magnificence est son ouvraige ;
et sa justice perseveire et dure a tou jour mais.
4. Il ait Êdt mémoire et souvenance de ses merveilles ;
ex : I justus — 2 sont — 6 sont — 7 fais
'■Il m i liilil»
prestre ai touz jour selonc l'ordre de Melchisedech. — 6) Nostre Sire est
a tai dextre, il ait brisieit et aibaitus les roys on jour de son ire et de
son corrous. — 7) il jugerait en nation, il emplirait leis ruines ; il
quaiterait les chief en iai terre, de maint et de plussour. — 8) Il bu*
verait en lai voie don ruisseil : pour ceu essauserait il et lèverait le
cbiez.
ex. — i) sire, je te confesseraiz de tous mon cuer^ on consoil des
juste et en iour congrégation et assambleie. — 2) Grande sunt les
euvres de Nostre Signour, et exquises en toutes ces volenteis. — 3)
Confession et loienge et magnificence est son ouvraige, et sai justice
persévère et dure a tous jour maix. — 4) Il ait fait mémoire et
21
322 LE PSAUTIER DE METZ.
misericors et très pitoulz est Nostre Sires, qui ait donnait
viande a ceulz qui )ou doublent.
5 . Il li sovenrait adès et avérait mémoire de son testa-
ment et de sa loy ; et la vertu de ses euvres il annu/ice-
rait a sou pueple,
6. Pour eulz do/ineir Teritaige des gens mesçrea/is;
les euvres de ses mains su/zt veriteit et jugement.
7. Leal et juste sont tuit sui ço/nma/îdemens çonfer-
meiz de siècle en siècle, et sont faiz en veriteit et en
equiteit.
8. Il ait envoieit rédemption a sou pueple, et ait man-
deît son testament et sa loy tou jour dureir.
9. Sainct et terribles est li noms de lui; li commance-
mens de toute sapience est li paour de Dieu Nostre Si-
gnour.
10. Boin entendement serait do^n^^ tiç»» ceulz; qui
lou feront, et li loenge de. lui ^st desiecte^ensiecle et
senz fin.
souvenance de ces mervalle; misericors et pitous est Nùstre Sire, il ait
donneit viandes a ceulz qui loa doubteat. — l) U li souvaarait aidés
et memor avérait tous jour de son testament et de sai foy, et lai vertus
de ces euvres anuncerait ai son pneple, -- 6} Por eulz doimeir Teri-
taige des gens mescreans ; les euvres de ces mains sont veriteit et ju-
gement. -^ 7) Loialz et boins et juste sunt ton cez comandemens,
confermeiz de siècle en siècle et a tous jour ; et sont fait en veriteit et
enquiteit. — S) Il ait envoieit rédemption a son pueple, et ait man*
deit a tous jour sai loy et son testament. — 9) Sainct et terrible est li
nom de lu/; H encomencement de vraie sapience est li paour de
Nostre Signour. — 10) Boin entendement est ai tous ceulz qui lou
fv?ront, et li lovMange de lui est de siècle en siècle et a tous jour.
PSAUME CX(. ^2]
CXI.
lieneureiz est li homs qui double Nostre Si-
gnour : trop volentrins serait en tous ses
co/nmandemens acomplir.
2. Poissant et gprant serait sa semence en terre et sa
lignie, et ii génération des justes serait adb bénite.
3 . Gloire et richesse sont en sa maispn, et sa» justice
deraourait et persévérerait de sidols en siècle.
* 4. Lumidre est née au justes et droiturieir de cuer en
lour ténèbres ; misericors et pitoulz et justes est Nostre
Sires.
5. Joioulz est Ii homs qui ait merci pitousement d'au-
trui, et li preste a son besoing ; il ordenerait et dispc-
seraît ses parolles en jugement, quar jamais ne serait
meuz ne osteiz.
6. Li juste serait en mémoire et en sovenance perpe-
CXI : 4 Lumière, le premier est répété — 5 atrui. parolles —
CXI. — 1) Bieneureiz est li homs qui doublent Nostre Signour: troup
voleiitrios serait en tous ces comandemens. -^ 2) Poissans en terre
serait sai Ugniee et semence ; et li generationz des juste serait adés
bonite. >- )) Gloire et richesses sont en sai masons, et sai justices
demorraitet persévérerait de siècle en siècle. -«4) Enz ténèbres est
neie lumière aux justes etdroiturieirs; misericors et pitous est ajuste. —
Joious est li homs qui ait mercy et ptetiet d'autrui, et li prestre a
son besong ; il ordenerait ses pairoUes en jugement, car jam^ ne
serais menz ne osteiz. — 6) Li juste serait en mémoire et en sove-
CXI, 3 Vulg.: manet.
;24 LE* PSAUTIER DE METZ.
tueile et a tou jour ; de nul mal qu'il puit oyr ne de
nulle mauvaise audience point ne doublerait ne ne s'ait
a doubteir.
7. Li cuer de lui est touz appairillieit de espereir et soi
fieir en Nostre Signour, et est sou cuer confermeit ;
ne ja ne serait meuz ne ahahis jusques a tant qu'il ait ses
anemins despitieit
8. Il ait départit ses biens et donneit aux poures ; et
sa justice durerait et demourait de siècle en siècle, et
sou cornet serait essaucieiz en gloire.
9. Li pechour vairait ceu et se corresserait, il estran-
derait ses dens de duel et de£aurait touz ; et li désir
des pechour périrait.
CXII.
n&nz et sergens de Dieu, loeiz Nostre Si-
gnour ; loeiz lou nom de Nostre Signour.
6 justes, perpétuelle — 9 tous
CXII : I Enfans — 6 le premier et manque — Voy. aux Appendices
nance perpetueille ; de nulz malz qu'il puet oyr ne de nulles mauvaises
novelies jai ne se donbterait. — 7) Li cuer de U est tous appairillieir de
lui fieir et soi espereir en Nostre Signour, et est son cuer confermer ;
ne {ai ne serait meuz ne esbahis jusques a tant qu'il ait ces anemins
despitieit — 8) U ait ces bien depertit et donneit anz pouvres; et sai
justice durerait et demorait de siècle en siècle, et son cornet serait en
gloire cssauciet. «-^ 9) Li pechours vairait ceu et serait courredey, il
estreinderait ces dens de duels et serait esbalhis ; et li désir des
pechours périrait.
CXIL — i) Enfans et sergent de Diex, loieiz Nostre Signour; loieiz
PSAUME CXII, }2$
2. Li nom de Nostre Signour soit benist, dès mai/z-
tenant jusques a tou jour mais.
3. Dès soloîl levant jusques a soloil couchant, loableset
digne d'estre loeiz est li nom de Nostre Signour.
4. Trfe haulz et très excellans sur toutes gens est
Nostre Sires, et sa gloire est sus lesclelz.
5 . Qui est cîlz qui soit telz comme est Dieux Nostre
Sires? qui habite lassus en hault, et rewarde les
humbleis choses on ciel et en la terre ;
6. Qui relieve lou disetoulz de terre et de sa poure-
teit, et eslîeve et glorifié lou poure home,
7. Pour lui mettre avec les princes, avec les pri/2-
ces de sou pueple ;
8. Qui fait femme brehei/zgne demoreir et habiteir
en sa maison, comme meire liée et joiouse de plusour
enfans.
d'autres variantes de ce psaume, d'après HV,
lou nom de Nostre Signour. •— 2) Li nom de Nostre Signour soit beniz
dès mentenant jusques a tous jour. — 3) Dès soloiz levant jusques
soloil couchant, loiaubles et digne d'estre loiez est li nom de Nostre
signour. — 4) Très hault et très excellant sus toutes gens est Nostre
Sire, et s ai gloire est sus les ciel. — 5) Qui est cil qui soit teil con
est Dieux Nostre Sire? qui habite lassus en haut, et rewairde les
humbles choses on ciel et en lai terre ; — 6) Qui relieve lou disetous
de terre, et de l'ordure eslieve lou pouvre home, — . 7) Por lui mettre
avec les princes, avec les princes de son pueple ; — 8) Qui fait femme
breheingne demoreir et haibiteir en sai maxons, come meire de plu-
sours anffans !iee et joieuse.
CXII, 6 HM : de stercore manque,.
326 LE PSAUTIER DE METZ.
CXIII.
uant Israël issôlt fiier ^'Egipte, 8 nunsonde
Jacob et toute 3a tnaigiiiè dov piiepk barbarin,
2. Juerie adont fuit sa sanctification, et Israël sa
poissance.
3 . Li meir vit tout ceu et s'en fiiyt devant euiz, et
Jordains li flueve reculait et retournait au contreinont.
4. Les montai/ignes s'esjoirent «ft faisient feste ensi corn
font li moutons, et les costes des montaiiignes ensi corn
li agneiz des berbis.
5 . Qu*as tu trouveit, meir î on que t'est il avenut que
tu ais fui ? et tu, Jordains, qui es recuieiz et retourneiz
au contremont ?
6. Vous, montaignes, estes de joie tressaillies ? et vos,
costes des montaignes, ensi com li aigneiz des berbis ?
7. Au devant de la fiaice Nostre Signour li terre c'est
toute meute, au devant de la faicedou Dieu de lacdb,
CXIII : 3 fuit — 4 aigneiz -- $ le deuxième tu manque — 6 mon-
CXIII. — * i) Quant Israël issoit fuer d'Egipte, li maisons de Jacob
et sai maigniee dou pueple barbarin. — 2) Jurie fut adont sa sancti-
ficationSy et Israël sai poissance. — ' 3) Li meir veut .ceu et s'en fîiît,
et li flueve de Jordain retournoit au contremont. — 4) Les mon-
teingnes tressaillirent de joie come montons, et les costes ensi
corne li aigneilz de bcrbix. — 5) Qu*ai tu trouvcir, meir, on que t*est il
a venir, que tu ais fui ? et tu, Jordain, que tu es retorneiz au
contremont? — 6) Vous, montengnes, esteis tressaillient come montons ?
et lez costes ensi come li aignès de berbis ? — 7) Devant lai faice
CXIII, 3 N, Vulg. : conversus est. — 1 3 HM : videbunt. - 14 : ai -
PSAUME CXIIÏ. 327
8. Qui ait converti et muei la pierre dure en graws
estans d'yawes, et les roches dures en fonte/ines d'yawes.
9. No/1 mies a nous, Sire, non mies a nous, mais a
tou nom donne gloire,
10. Sus ta miséricorde et ta veriteit; que aucune foiz li
gens ne puîssient dire et reprbveir a nous : Ou est lôur
Dieux ?
1 1 . Nostre Diex est on ciel ; toute chose qu'il ait vôlut,
il ait fait.
12. Les ydoles et les dieux des gens mescréans sont or
et argent, tes euvres des mains des homes.
1 }, Il ont bouche, et ne ptfelent parieir ne ja ne diront
mot ; il ont yeulz, et ne voient goûte ;
14. Il ont oreilles, et ne puelent oyr ; il ont narinnes,
et ne puelent odoreir ;
15. il ont mains, et ne puelent sentir ne potieir; il
taingnes. inontaingnes — 7 c* manque — 9 Sires — 1 1 Dieux —
Nostre Signour li terre est toute tresmeute, et comeute de lai faice don
Dieu iacoby — 8) Qui ait convertit et mueit lai pierre en estanz
d'yauwcs, et les rouches dure en fontennes d'yawes. — 9) Non mie
a nous. Sire, non mie à nous, mais a ton nom donne gloire, — 10)
Sus tai miséricorde et tai veriteit ; que aulcune fois li gens ne peusse
dire ne reproveiz a nons : Ou est lor Dieux ? — 11) Nostre Dieu est
on ctelz ; totes choses qu'il ait voiut, il ait fait. -^12) Les ydollesdes
gens mescréans sotnt or et argent, leis euvres des main des homes.
— 15) U ont boQche, et ne puielleot pairleir ne jai ne diront mot ; il
ont oii, et ne vairont goûte; '— 14)1! ont oroilles, et ne oyent point ;
il cmt nairttiftes^ et ne puelent odoreir; ^15) H ont maitis, et ne
pnellent senfir; il ont piey, et ne puelet alleir ; ne jai ne claimeront
dient. odorabunt 15: palpabunt. ambulabunt. — 27 H : vivimus.
328 LE PSAUTIER DE METZ.
ont pieiz, et ne puelent alleir; ne ja ne dameront a
lour gorges.
i6. Ceulz qui les ont fait et font soient semblans a
eulzj et tuit cilz qui en elles se fient.
17. Li maison d'Israël aitespereit et c'est fieit en
Nostre Signour, quar il est lour ayde et lour protec-
tour et deffense.
18. Li maison d'Aaron ait espereit et c'est fieit en
Nostre Signour, quar il est lour ayde et lour protec-
tour et deflfence.
19. Qui doubtent Nostre Signour, il ont espereit et se
sont fieiz en Nostre Signour, quar il est lour adjutour
et aide, et lour protectour et deffence.
20. Nostre Sires c'est reme/zbreiz de nous, et nou5
ait bénit.
21. Il ait bénit a la maison d'Israël ; il ait bénit a la
maison de Aaron.
22. Il ait bénit a toulz ceulz qui doubte/zt Nostre Si*
gnour, aus plus petit et aux plus grans.
18 Signor — 19 fieit — 20 c* manque, remenbres — 22 tous, le pre-
de lour gqrge. — 16) Ceulsqui les font soient samblans a eulz^ et
tuit qui en elles se fient. — 17) Li maisons d'Israël ait espereit en Nostre
Signour, car il est lour et aide et deffence et lour proteaour et adju-
tour. -— 18) Li maisons de Aaron ait espérer et c'est fieit en Nostre
Signour, car il est lour adjutour et ayde et lour protectour et
deffence. — 19) Qui doubtent Nostre Signour, il ont espereir et se
sont fieit en Nostre Signour, car loilr adjutour et aide et lour pro-
tectour et deffence* — 20) Nostre Sire c'est remanbreis de nous, et
nous ait bénis ; — 2 1 ) il ait bénit a lai maisons d'Israël, il ait besit
a lai mason de Aaron. — 22) il ait bénit a tous ceulz qui doubtent
Nostre signour,^ aux plus pctis et aux plus' grant. — 2}) Ajoitoisse
PSAUMES CXIII, CXIV. 329
23. Ajotoisse Nostre Sires sa benisson sus vous, sus
vous et sus vos enfans.
24. Vos estes bénis de Nostre Signour, qui ait fait ciel
et terre.
25. Li ciel dou ciel a Nostre Signour soit ; et il ait
donneit la terre aux enfans des homes.
26. Non mie li mors, Sire, te loeront, ne tuit cil qui
descendent en enfer ;
27. Mais nous, qui vivons, bénirons a Nostre Signour
dès mai/itena/it jusques a tau jour senz fin.
CXIV.
i^ai aimeit, que Nostre Sires escouterait la voix
>de mon orison ;
2 . Quar Nostre Sires ait enclineit son oreille a mi ;
et en mes jour de ma vie, ta/zt corn je vis, je l'appellerai.
3. Les dolours de mort m'ont assaillit et environneit,
et li péril d'enfer m'ont trouveit.
mier aux — 24 Nostre Sig — 27 viverons
CXIV : 3 perilz — De ce psaume Us Appendices contiennent d'autres
variantes, d'après Hm. ^
Nostre Sire sal benissoaz sus vous, sus vous et sus vos enffans. — 24)
Vousesteis bénis a Nostre Signor, qui ait fait cielz et terre. — 25)
Li ciel don ciel a Nostre Signour soit ; et il ait donneit lai terre aus
anffants des homes. — 26} liifon mie li mors, Sire^ te loieront, ne tuit
cil2 qui descendent en enfeir ; .^ 27) Mais nous, qui vivons, bénirons
ai Nostre Signour dés mentenant et jusques 9 tou jour sen fin.
CXIV. •— i) J'ai aimeit, quar Nostre Sire escouterait lai voix démon
orison ; -— 2) Quar Nostre Sire ait enclineit son orelle a mi ; et en
mes jours, tan corne je vi, je raippelleraiz.— 3) Les doUours de mort
m'ont aissaillit et environneit, et li péril d'enfer m'ont trouveir. —
3>0 LE PSAUTIER DE METZ.
4. J'ai ehut trouveit trîbulation et rneschief et dolour
et j'ai lou nom de Nostre Signour appelleit.
5. Sire, délivre l'arme de mi, mîserîcors'et piloulz
et juste ; et nostre Dieux est cilz qui ait de nous merci.
6. Nostre Sires warde les humbles et les petis : je me
suis humilieiz, et il m'ait delivreit.
7. Arme de mi, retourne toi en tou repolz, quar Nostre
Sires t'ait bien fait ;
8. Q^uar il ait mon arme delivreit de mort, mes yeulz
de larmes, et mes pieîz de tresbuchieir.
9. Je plairai a Nostre Signour, en la région de ceuiz
qui vivent.
CXV.
l'ai crut et ehut foy, et pour ceu ai je parleit ; et
Je suis trop folleiz et abaissieiz et trop humilieiz.
2. J'ai dit en l'abondance et en l'alevation de mon
cuer : Toute home est me/itour :
CXV : 2 Tout — 3 tous tous, touz
4) J'ai eut trouveit tribulation et meschief, et j'ai lou nom de Nostre
Signour aipeilltit. — 5) Sire, délivre rairme de mi ; tu es miscricors
c^pitoul2 et justes, et nostre Dieux ait de nous mercy. — 6) Nostre
Sire wairde les humbles et les petis : je me suix humiliey, et il m'ait
delivreit. -— 7) Airme de mi, retourne toi en ton repolz, car Nostre
Sire t'ait bien fait ; — 8) Quar il est moM airme delivreit de mort,
mez ieul de lairme, et mes pieis de traisbuchieir. — 9) Je plairai à
Nostre Signor, en lai région de cenlx qui vivent.
CXV. — I) J'ai creu, et pour ceu ai je pairleir, et je suix troup
foulleiz et abaissiey. ^ 2) J'ai dit en Vabnndance de mon cuer : Toutes
PSAUME GXV. 331
3 . Que renderais je a Nostre Signour pour touz les
biens qu'i m'ait retribueit et do/ineit, et pour tous les
biens qu'i m'ait fait P
4. Je penrai lou calice de salut, et appellerai en ayde
lou nom de Nostre Signour.
5 . Mes voak et mes promesses je renderai et paierai a
Nostre Signour devant tout sou pueple ; moult est or pre-
ciouse li mors de ses sains devant Nostre Signour.
6. Sires très doulz ! quar je suis ton sergent ; je
suis voirement ton sergent et fil de ton ancelle et de ta
poure demesalle.
7* Tu ais desrompus mes loiens : a toi je sacrifierai
hoiste et offrande de loange ; et appellerai en mon ayde
lou nom de Nostre Signour.
8. Mes voulz et mes promesses je renderai et paierai a
Nostre Signour devant tout sou pueple, en aitries de la
maison Nostre Signour, en mei lieu deti, Jherusalem.
>
homes est mantour : — 3) Que renderai je a Nostre Signour pour
toutes leis choses qn'i m'ait doimeit,et pour tous leis biens qu'i m'ait
fait ? — 4) Je panrait lou calice de saluit, et ippelleraiz en ayde le
nom de Nostre Signour. — j) Mez voulz et mes promesse je randerai
et paierai a Nostre Signour devant tou son pueple ; preciouse est de-
vant Nostre Signour li mors de ces sains. — 6) Sire très doulz ! quar
je suiz ton sergent ; je sus. Sire, ton sergent et li filz de tonz ancelle.
— 7) Ttt ais desronpuz mes loteins : a toi je sacrifierai hoiste et sa-
crifice de lowange ; et appailleraiz en mon aide lou nom de Nostre
Signour. — 8) Meis voulz et mes promesse je randeraiz et paieraiz a
Nostre Si^nor devant tout son pueple, en leis aitries de lai maison de
Nostre Signour, en mei Heu de ti, Jherusalem.
3P LE PSAUTIER DE METZ.
CXVI.
loeîz Nostre Sîgnour, toutes gens ! Loeiz bu,
>touz puepies !
2. Quar il ait sus nous confermeit sa miséricorde, et
la veriteit de Nostre Signour duret a tou jour mais.
CXVII. ^
'onfesseiz vous a Nostre Signour, quar il est
hoins; quar en tout siècle est sa miséricorde.
2. Disoisse maintenant li maisons d'Israël, quar il est
boins ; quar a tou jour est sa miséricorde.
3 . Disoisse maintenant li maison de Aaron ; quar a
touz jours est sa miséricorde.
4. Disoissent maintenant tuit cil qui doubtent Nostre
Signour ; quar a touz jour est sa miséricorde.
CXVI. Le lecteur trouvera aux Appendices des variantes de ce psaume^
d'après HV.
CXVII : I touz — 6 fais — 7 adjutour — ^ le premier espereit —
CXVI. — i) Loieiz Nostre Signour, totes gens! Loieiz lou, tous
puepies ! — 2) Car il ait sus nous confermeit sai miséricorde, et hi
veriteit de Nostre Signour dure a tous jour maix.
CXVII. ~- 1) Confesseis vous a Nostre Signour, quar il est boins,
car en tous siècle est sai miséricorde. — 3) Disoisse mentenant H
maisons d'Israël, quar il est boins, quar a tous jour est sai miséri-
corde. — 3) Disoisse mentenant li maisons de Aaron, quar a tous jour
est sai miséricorde, — 4) Dissoissent mentenant tuit cil qui doubtent
PSAUME ex VII. n3
5. En ma tribulation j'aî appelleit et prieit Nostre
Signour, et en grant largesce m'ait Nostre Sires oyt et
escouteit.
6. Nostre Sires est faiz mon ayde et adjutour : jai ne
doubterai riens que home me puit faire.
7. Nostre Sires est mon adjutor est mon ayde : et je
despiterai mes anemins.
8. Millour chose est et plus gra/it seurteit de soi fieir
en Nostre Signour, que soi fieir en home.
9. Millour chose est et plus gra«t seurteit de soi fieir et
espereir en Dieu Nostre Signour, que soi fieir ne espereir
en prince ne en signour dou monde.
10. Toutes gens m'ont assailli et environneit ; et on
nom de Nostre Signour je suis vengieiz d'ycelles.
11. En mi aissaillant il m'ont environneit; et on
nom de Nostre Signour je suis délivres et vengieiz
d'oulz touz.
Il assaillant — 12 de Nostre Signour manque, delivreit. oulz -^
Nostre Signour, quar a tous jours est sai miséricorde. — 5) En mai
tribulation j'ai appailleit et prieit Nostre Signour^ et Nostre Sire lairge-
ment m'ait escoutelr et oir. — 6) Nostre Sire est mon ayde et mon
adjutour : jai ne dobterai riens que home me puisse faire. — 7} Nostre
Sire est mon ayde : et je despiterais mes anemins. — 8) Millour choses
est et plus grant seurteit de soi fieir en Nostre Signour que soy fieir en
homes. -^ 9) Millour chose est de espereir en Nostre Signour, que de
espereir en princes ne en signour don monde. — 10) Toutes gens m'ont
environneit et assaillit; et on nom de Nostre Sire jesuix vangiey et de-
livreis de ycelles. — 1 1) En moi essuillant m'ont tuit environneit; et on
nom de Nostre Signour je me suix délivrés et vangiés de tous. — 12)
C3CV1I, 8 et 9, Vulg.: Bonum est. — 12: M avait d*abord voulu
transcrire: environneit et assaillit, comme au verset 10 ; mais il n*a
^)4 LE PSAUTIER DE METZ.
12. Il m'ont environneit et ensi cQm moixates,et m'ont
e/iflammeit comme feu en espines ; et on nom de Nostre
Signour, je suis délivres et vengieiz d'eulz touz.
1 3 . J'ai esteit burteiz et bouteiz durement pour cheoîr
et trebuchieir, et Nostre Sires m'ait ressut et sostenut.
14. Nostre Sires est ma force et loange, et il m'ait
esteit fait en salut et en sauveteit.
1 5. Voix de joie et de salut est en tabernaicles des justes.
16. Li dextre de Notre Signour ait fait vertu ; lî dextre
de Notre Signour m'ait essaucieit ; li dextre de Nostre
Signour ait fait vertu.
17. Je" ne muerrai mie mais viverai, et raconterai les
oeuvres de Nostre Signour.
18. En chestiant, Nostre Sires m'ait cbastieit et ne m'ait
mies mis a mort.
19. Euvreiz moi les portes de justice, et quant je serai
1 5 et répété — 22 le second ceste — 23 lieiz — 24 le second nous —
U m'ont environneit et aissailii ensi com mouxates, et ont esteit airse
ensi com feu en espines ; et on nom de Nostre Signour, je je me soiz
ddivreiz et vengiey d'eulz. — 1 3) J'ai esteit hurteit et bouteit dure-
ment pour mi cheoîr; et Nostre Sire m'ait reseut et soustenut. — 14)
Nostre Sire est mai force et mailoienge, et il m'ait esteit fait ensaluit
et en sauveteit. -7- M) Vox de joie et de saluit est en tabernaicles
des justes. . 16} Li dextre de Notre Signour m'ait essauldeiz; li
dextre de Nostre Signour ait fait vertuz. — 17) Je i^e morra^ mie
mais viverais, et raiconterais les euvresde Nostre Signour. — 18) En
chastians, Nostre Sire m'ait chaistieis et ne m'ait mie donneit a lai
mort. — 19) Euvrés moi los portes de justices, et quant je serais
*^^— ^-^-^— ^ - — - !■ ■ .1 i.a_ ■ «Il j -
copié que la syllabe initiale ass, que le mbricateur a cancelUe sans
toucher à la conjonction et qu'il aurait dâ aussi barrer. Le ms. H a
respecté servilement cette leçon erronée. Lems. N est ici meillenr, —
1 2, Vulg,: exarserunr. — )6 N : Le premier membre du rerset manque.
PSAUME CXVII. ^55
entreiz en elles je confesserai a Nostre Signour : Vez ci
la porte de Nostre Signour ; li justes entreront en ycelle.
20. Sire, je me co/ifesserai a tî, quar tu m'ais oyt et
escouteît, et m'asesteit en salut et en seurteit.
2 1 . La pierre qu'o/2t reprouveit lî édifient et despitieit,
elle est mise en Fai/zgleit comme chief et.pri/icipal.
22. Geste chose ait esteit faite de Nostre Signour, et
c'est chose jnervillouse a nos veoir.
25. Vez cylou jour que Nostre Sire ait fait; esjois-
sons nou; et soions lieis en ycelui.
24. O Sire, sauve nous ! Sire, donne nos prosp^ri-
teit ! Benoiz soit ciiz qui vient on nom de Nostre Signour !
2 5 . Nou vos avons bénis, vos qui estes de la maison
Nostre Signour ; Dieux Nostre Siresi nous ait de sa clarteit
allumeit.
26. Co/istitueiz et ordeneiz jour sollempneit et de feste
joieuse, on boix foillus et bien espas, jusques au cornet
de Tautel.
26 joiouse
entreis en eUes je confesserais a NOstre Signour: veci lai porte de
Nostre Signour; li justes entreront en yceUe. — 20) Sire^ je me con-
fesserai a ti, quar tu m'ais o/t et escouteit^ et m'aiz esteis en saluit
et en seurteit. — 21) Lai pierre qu'ont reproveit li édifiant et mis
airriere, elle est fait on chief de Tanglet. — 22) De part Nostre Si-
gnour ceu ait esteit fait, et est grant merrelle a nous yeul veioir. —23)
Yeci lou jour que ait fait Nostre Sire ; esjoissonz nous et soiens lieiz en
ycelu. — r 24) O Sire, sauve nous ! Sire, fait bien nos prospereir ! Benois
soit celi qui vient on nom de Nostre Signour 1—25) Nous vous avons
bénis, vous qui esteis de lai maisons Nostre Signour Dieux Nostre
Sire ; et il nous de sai dairteit allumeiz. — 26) Faites et estaubliz
jour sollempiieiz et de feiste, en boix fouUus et biens espais» jusques
— 20, Vulg,: factus es. — 28 HM: factus {tsY manque.
Î56 LE PSAUTIER DE METZ.
27. Tu es mou Dieu, et je me confesserai a ti ; tu es
mou Dieu, et je te essaucerai.
28. Je me confesserai a ti, quar tu m'ais oyt et escou-
teit, et tu m'es en salut et en seurteit.
29. Confesseiz vous a Nostre Signour, quar il est boins ;
quar en touz siècle dure sa miséricorde.
CXVIII.
VEZ CI LES PSAULMES QU'eN DIT A PRIME DOU JOUR.
fieneureiz sont cil qui en la voie de ceste vie
'sont purs et nez senz nulle corruption, et qui
vont en la loy de Nostre Signour.
CXVIII, Rubrique: cy. psalmks — 2 diligenment. requièrent — 9
auz corneit de Tauteil. — 27) Tu es mon Dieu, et je me confesserai
a ti ; tu es mon Dieu, et je te essaosseraiz. — 28) Je me confesserai
a ti, quar tu m'ais oyt et «scouteir et m'es fais en salut. — 29) Con-
fesseiz vous a Nostre Signour, quar il est boins, quar en tous siècle
dure sai miséricorde.
CXVIII. — I) Bieneureiz sont ceulz qui en lai voie sont nez et
senz corruptions, et qui vont en lai loy de Nostre Signour. — 2)
CXVIII. Ce psaume compte 176 versets répartis en 22 octonaires (ou
tirades de 8 versets) par le nombre des lettres de l'alphabet hébreu, dont
chacune se trouve ainsi en tête de huit distiques. La Vulgate a main-
tenu cette disposition du texte original ; mais Vusage liturgiaue com-
mun a réuni les octonaires deux par deux^ de manière à diviser U
psaume entier en 1 1 parties ou pauses de 16 versets chacune. Dans nos
mss, HMf ju>n seulement le ps, czviu est divisé en 22 octonaires, mais
chaque division est précédée de la rubrique ordinaire : Psalmes de
David ; et la lettre initiale du premier verset des 22 octonaires est en-
PSAUME cxvni. J37
2. Bieneureiz sont ceulz qui enquierent diligemment
les tesmoi/ignaiges d'ycelui, et qui de tout lour cuer iou
requieirent;
}. Quar ceulz qui font et euvrent iniquiteit ne iro/it
mies en ses voies,
4. Tu ais mandeit que tes command^mens soient trop
bien wardeiz.
5. Or soient mes voies bien adreciees a bien wardeir
tes justifications !
6. A^ont ne serai je point confundus, quant je re-
warderai a tous tes commandemens.
7. Je me co/zfesserai a ti^en adressant mou cuer a ti,
en ceu que j'ai espris les jugement de ta justice.
8. Jç wei wardeir tes justifications \ ne me weilles
mies laissieir dou tout.
paroUc» — 1 1 parotles — 12 Sire — i j j*ai — 1 5 commandemens —
Bieneitreiz sont ceulz qui enquierent diligenment les tesmoingnaij^e
d'ycelui, et qui de tout lour cuer Iou requièrent; — 3) Car ceulz qui
font et euvrpnt iniquiteit ne iront mie en ses voies. — 4) Tu ais man-
deit qiM tui coiimandemans soient trop bien wairdeit. *— $) Or soient
or mes voies bien adresciees ai wairdeir tes justifications 1 — 6) Adonc
ne serais je point confundns quant je rewairderai en tous ces co-
mandemens. — 7) Je me confesseraiz a ti en adressant mon cuer
a ti, en ceu que j'a espfis les jugemçns de tai justice. — ' 8) Je
welz wairdeis tes justifications ; ne me welles mie laissieir don
tout.
lumittée comme si c'était â chaque fois le début d'un psaume nouveau :
il y a donc 22 rubriques et autant de lettres ornées. De plus le psaume
entier est partagé en j^ quatre grandes sections: prime (1-32)»
tierfe. (3^-80), midi ou sexte (81-128), eV none (129-176).— 6 N,
Z2
)}8 LE PSAUTIER DE METZ.
9. En quoi corrige le jovencel sa voie ? c*est en war-
deir et acomplir tes parolles.
10. De tout mou cuer je t'ais requis : ne me bouteir
mies arrieir de tes co/nmandeme/is.
1 1 • Dedens mou cuer j'ai reponu tes parolleSy pour
ceu que je ne pèche contre ti;
la. Sires, tu es bénis; enseigne moi tes justifica-
tions.
I). En mes leffres j'a pronuncieit tous les jugemens
de ta bouche.
14. En la voie de tes tesmoi/ignaiges je me suis deli-
tieit tout auci bien comme en toutes les richesses dou
monde.
15. En tes commandemans je me acostumerai et occu-
perai, et considerrai tes voies.
16. En tes justifications je pencerai, et n'oblierai mies
tes paroUes.
lé parolles — 17 parolles -> 20 convoiteit ^ 21 chastieîz — 2) monde
9) En quoi corrige li {ovencdsai ?oie? c'est en walrdeir tes paroUe.
— 10) De tous mon cuer je t'ai requis : ne me bouteir mies airriere de
tes comandemens. — 11) Dedens nion cuer j'ai reponus tes pairolles,
pour ceu que je ne peiche contre ti. — 12) Sire, tu es bénis ; ensigne
moi tes justifications. — i )) En mes leffres j'ai pronunciet tous les
jugemens de tai bouche. — 14) En lai voie de tes tesmoingnaige je me
suis délitiez, toute ans! bien come en toutes les pchesses don monde.
— 1 5) En tes coumandemans je me acoustumerais et occuperais, et
considérais tes voies. — 16) En tez justifications je panceraiz, et
n'oblieraiz mies tes pairolles.
•• » m m ^.».
Vulg. : in mandatis tuis, — 23 : lôquebantur. '— 24N: et consiliom
PSAUME GXVtlI. })9
17. Sîre> rétribue et rens a ton sergent ta graice ,
vivifie moi, et je warderai tes parolles.
18. Euvre et eclarci mes yeulz, et je co/isiderrai les
merveilles de ta I07.
19. Je suis pèlerins et estrainges homs en terre : ne
quaichieir de mi tes commandemens.
20. Mon arme ait couvoitieit et desirrieit adès et en
touz temps tes justifications.
21. Tuais repris etchaistieiz les orguilloulz; etsontmaul-
dit tuit cil qui déclinent et desvoient de tes commandemens.
22. Oste de mi touz reproche et touz despiz, quar j'ai
requis tes tesmoingnaiges.
2}. Et H princes de cest mu/ide se sont assis et ont
teaut lour sieige et lour assise encontre mi^ et ont parleit
contre mi ; et tou sergent se occupoit et se exercitoit
en tes justifications.
24. Quar ma pencee n'est maiques tes tesmoingnaige,
et inon consoil sunt tes justifications.
-«24 tesmoingnaiges. sont — iploy — 31 confondre — )5 quer —
17) Sire, rétribue et donne a ton sergent tai graice ; vivifie moi,
et je warderaiz tes pairolies. — 18) Envres moi mes yeulz, et je con-
sidéreras les merveile de tai loy. — 19) Je sutxpdlerins et estrainge
liome en terre ; ne quaidiier mie de mi tes [comandemens. — ao)
Mon airme ait couvoitiet et desirrieiz tes justifications en tous temps.
— 2i)Tu ais repris et chaistieit leis orguilioux ; et sont maldis tuit
cil qui déclinent et desvoient de tes coumandemens. — 22) Oste de
mt tous reproche etdespit, quar j'ai requis tes tesmoignaiges. ^23)
Et li princes ont sut et contre mi ont pairleit ; et ton sergent se occu*
poit et ezerdteit en tes justifications. •>- 24) Car tes tesmongnai^ est
toute mai panceeset mon estudes, en mon consoil sont tes justifications.
menm. — 42 : respondebo. — 67 HM : deliqui. — 69 N : ton ; —
)40 LE PSMITIER DE METZ.
a$- Mon anae c'aslahers^ au pavoiMQt : vivifie «loi
seionc ta parolle.
2b. Je t-aà mes voies anau/icieit et mœnteit, e; tu ifi'as
oyt etiescquteitî: ensigne moi tes justifications.
27. Apren moi la voie de tes )ustîficatîoiiS| et je me
exerciterai et occuperai en tes merveilles^
28. Mo/z arme ait sommillieH de droit amiit : oonfèr-
me moi en tes paroUes.
29. Oste de mi la voie d'iniquitaît} et en ta loi aies
merci de mi.
jo J'ai eslut la voie de veriteit, et tes jugemeta je n'ai
point oblieit.
}i. Sire, jeme suis ahers et joins a tes tcsmoing-
naiges : ne mç weilles mie confondre.
)2. J'ai allei et corru la voie de tes commandeme4Sif
quant tu ais alargi mou cuer et fait joieulz*
37 Destottrn«. tou» — j8 piroHe — 41 seloftt — 41 pâr»Uei pà-
2 $) Mon airme est aherse auz pavement : vivifie moi seionc tai pai-
roUe. — 26) Mes voies je fais nondeit et raiconteit, et tu m'ais es-
cottteit : ensigne mot tes jastifications. -« 17) Aprans moi iai vote
de tai justificattom, et js me aconstumerai tt oceuperaiz en tei^ ftir-
velles. --28) Mon airme ait soumeilliet de droit anuk: confeniM moi
en- tes pairoUes. -~ 29) este de mi lai voie d'iniqttiteit, et en ur loi
aies mercy de mi. — )o)J'ai eslaz lai voie de veriteit, et tes jngemeas
je n'ai point oblieit. -— ;i) Je me suix ahers a tes tesmoignatge : i|ene
welles mie confundre. — )2) J'ai corms lai voie de tes oomandemeos»
quant .tu ais mon cuer alargis et faiz joieulz.
72 Vulg. : super millia auri et argenti, — 84 N : me manqua — 97 : est.
PSAUME ex VIII. H'I
Vœ CI LES PSAULMES QU^BN DIT A TIERCE.
î J. Sire, met moi loy et la me do/me, la voie de tés
justifications, et je la requairais adès.
34. Donne moi entendement et j'ensercherai ta loy, et
la Wfirdersû ei;i tout mou cuer.
35. Mpi/2ne moi en la se/ite de tes commandemens,
quar je Paivolu etla,weil.
36. Encline mou cuer a tes tesmoîngnaiges, et tion
mies a avarice.
37. Destome mes yeulz de tous mauvais rewars et de
toute vaniteit, et me vivifie en ta voie.
38. Fai ferme et estable ta parolle a ton sergent, en ta
paour.
39. Trenche et oste mou reproche et lou despiteme/it
dont j'ai sosposson et que je doubte, quartes jugemens sont
joioulz.
40. Vez cy que j'ai desirrieit et couvoitieit tes comman-
.demefi6;>en ton equiteit vivifie moi.
rolîes — ,43 p^rolle — 45 largesse ~ 46 confondus — 49 Remembre
')))Sire, lifts tnoi loy^t lai ine^ane, >ât ?9iede tes jtistificatitMis/
et fe lai' requerrais aidés. — 34) Donne moi entendement et j'ensair*
cberai tai loy, et Utiwairderai en tous mon coer. -* H) Moinne moi en
ai semé de tes coiiniandemens, quar je l'ai volut et lai welz. — )6)
Enetine mon cuer a tes tesmotugnaiges, et non ntie en avarice. — 37)
Destoumemes yeulzjqu'i neteoisse ne rewaircet vaniteit, et me vivifieen
en tai voie. ^ 38) Fais ferme et esuUe tai pairoUe a ton sergent, en
tai paonr. — 39) Trenche et oste mon reproche don je me doubt, quar
tu] jttgemea»soBt joîttdz. -*- 40) Veetqae j'ai desirrieis et- couvoitecz tes
comandemens ; en ton equÎKit vivifie moi.
■ : — f ' ' ■ ■ —
— 99 : est. — 104 Vodivi. — tjî N : toute/ 1-40 N : k prunier toas^
}42 LE PSAUTIER DE METZ.
41 . Et vîcngne, Sire, sur mi ta miséricorde, et tou
salut selonc ta p^rolle.
42. Et j'ai respo/idut a ceulz qui me reprovoient et di-
soîent reproche et vilenie une p^roUe : quar j'ai espereît en
tes p^rolles.
4 j . Et ne osteir mie de ma bouche parolle de veriteît de
quoi que se soit : en tes jugemens je me suis dou tout iieiz ;
44. Et je warderai adès ta loy de siècle en siècle, a
touzjour mais.
4j. Et je m'en alloie en grant largesce de cuer, quar
j'ai requis tes commandemens ;
46. Et je parloie de tes tesmoingnaiges devjnt les roys,
et nen estoie point confii/idus ne honteulz;
47. Etpançoie et estudioie en tes commandemens, que
:>-:
î'ai ameiz ;
48. Et ai mes mains levée a tes commandemens que j'ai
ameiz, et me exercitoie et occupoie en tes justificatio/is.
toviegne. parolle — jo paroUe — 51 oavroicnt — 5 a rcmembreix.
41) Et vingne, Sire, sur moi tai miséricorde, et ton salut selonc tad pai-
rolle. ^ 42) Et j'airespondut a celui qui me reprenoit une pairoHe:car
j'ai cspcireir en tes paroUes, — 4)) Et ne osteir mie de mai bouche
pairoile de veriteit de quoi que se soit : en Us jugemens je me suix
troup fieiz ; — 44) Et je wairderai aidés tai loy de riccle en siècle, a
tous jor maix. — 4jj Et je m'en alloie en grant lairgesse de cuer,
quar j'ai requis tes comandement ; — 46) Et je parloie en tes tesmoin-
gnaiges devant les rois, et nen estoie point confundus ne point
hontous ; — 47) Et pansoie et aistudioie en tes comandement que j'ai
ameit; — 48) Et ai mes mains levée a tes comandemeas que j'ai
ameit, et me exercitoie et occupoie en tez justiiicationz.
que je corrige en tons (ton). — i j8 H, Vulg. : Vidi.
PSAUME cxvni. 34)
49. Remenbre toi et te soviwngne de ta pirolle que
tu ais dit a tou sergent, en la quelle tu m'as reco/zforteit
et do/meit espérance.
$0. Elle m'ait consolation fait et co/iforten mon afflic-
tion et en mon adversiteit, quar ta paroUe m'ait vivifieit.
5 1 • Li orguilloulz ovroient mauvaisement de toute part^
et de ta loyje n'ai point declineit ne desvoîeît.
52. Je me suis reme/zbreiz de tes jugeme/zs dès l'encom-
mancement dou siècle. Sire ; et en suis tous consoleiz et
conforteiz.
53. Deffault et abayssement m'ait sorpris et tenu, pour
les pechour qui laissient et despitient ta loy.
54. Chansons plaisans et delitaubles m'estient tes jus-
tifications, on lieu de mon pelerinaige.
55. Sire, je me suis remenbreiz de nuit de ton nom et
m'est venuz au devant, et ai wardeit ta loi.
56. Et ceste chose m'est faite et avenut, pour ceu que
j'ai tes justifications requis.
eTicommencemeiit* touz — 5 5 remembreiz — 62 mei — 68 ensigne
49) Remenbre toi et te souvignet de tai pairolle que tu ais dit a ton
sergent^en lai queille tu m'ais donneis espérance. — 50) Elle m'ait con-
fortât et consoleit en mon afflictions et a mon meschief, quar tai pai-
rolle m'ait vivifieit. — 51) Li orguilloux fiiissient mauvaisement de
tonte part, et de tai loy je n'ai point declineit ne desvoieit. — 53) Je me
suix remenbreis de tes jugemens dès l'ancomencementdon siècle, Sire,
et en suix tous conforteix. — 53) Deffault et abaissement m'ait tenuz
et sorpris pour pechour qui lessient et despitient tai loy. — 54) Chan-
sons plaisans et delitauble m'estient tes justifications, on lieu de mon
pelerinaige. — 5 5) Je me suix remenbreiz de nuit. Sire, de ton nom ;
et ai wairdeiz tai loy. — 56) Et cen m'est fait avenuz, pour ceu que
j'ai tes justifications requiz.
344 ^E PSAUTIER DE METZ.
57* Mil portion et toute ma partie de mon herïèifge
et de ma joie, j'ai dit ({ue* c'estoit en bien wardéft û
loy.
58. J'ai prieit ta douice faice de tout mou cuer; aies
merci de mi selonc ta parolle.
59. J'ai penceit a mes voies, et ai mes pieKtounféit et
converti en tes tesmoingnaiges.
60. Je suis touz apparillieiz, et poi/zt nen suis troublèiz,
de wardeir et acomplir tes cômmaildemens.
61. Li cordes et li'^ioiens des pechour m'ont lîéit et en-
volepèit, et je n'ai point ta loy oblieît.
62. Je me levoie a meie nuit pour coiifesseir a ti, sus les
jùgémens de tes justifications.
6}. Je suis participans et personnieirs de touzceulz qui
te doubteht, et qui wardent et acorâplisse/it^tés co/nman-
démens.
64. Sire, li terre est toute plenne et remplie de ta misé-
ricorde ; ensigne moi tes justifications.
— 7ï de numque, m'a» — 75 cognois. sont — 76 ehut — Rubrique:
$7) Sire, j'ai dit : Vecy mai porcion et mai part, wairdeir tai
loy. -^58) J'ai prieiz tai douce faice de tous mon cuer; aies mercy
de mi selooc tai pairoUe. — 59) J'ai panceit a mes voies, et ai mez
pies toumeit en tes tesmoingnaiges. — 60) Je suix tous appairilliez et
point ne suiz troubleiz, por wairdeir tes coumandement. — 61) Li
loiens des pechor m'ont lieis et envolepeit, et je n'ai point tai loy
oblieit. — 62) Je levoie a mie nuit^pour confesseir a ti, sus les juge-
mens de tes justilficacions. — 63) Je suix participans et personniers de
touz ceulz qui te doubtent et qui wairdent tes comàndemens, » 64)
Sire, li terre es< plenne de tai miséricorde; ensingne moi tes justifi-
cacion.
65. Sire, to aïs bîen ftflt et gr«rt bôritéît moiistreît a
tou sergeht, sdotic ta pàrdlk,
66. Bonteit et discipline et science ensigne moi, ^œrr
faî crut et obey a tes commandemetis.
67. Avant que je fnisse hunïîrieîz et en afffictron, j'avoic
ja feîUi : pour ceu ai je wardeSt et acomplit ta paroUe.
68. Tuesboîns, et en ta bontdt ensei/igne moi tes
justifications.
69. Li îniquîteît des orguîfloulz est sus mi muhipKee ;
et je de tout mou cuer rtisercherai tes commandettieffs.
70. Lour cuer est màtonneîz et' pris comme est H laîcel
a fromagieir; et j*ai ta loy penceitét mis dedens 'Won
cuer.
71. Ce m'est grant bien etmoujprofit de ceu que tu
m'as abatut et humilieit, pour apenre tes justifications.
72. Millour m^estasseiz et plus grantbién la loy de ta
bouche, que nul ftiîllieîr d'argent ne d^or.
Les psalmks de l'oorb de mbidi — 82 paroille. ferais — 8j fais —
65) sire, tu ais fais bien et grant bonteit a ton sergent, selonc tai
pairolle. — 66) Bonteit et dlscipUne et science ensigne moy, quar j'ai
creu a tes coumandeméos. — 67) Avant que je fnisselhvmilieiz j'ai ja
fâiHiz;'tK)nr ceu ai je wâirde&z tai pairolle. — '68)!^ Tu es botes, et en
tai bonteit ensigne moi tes justifications. — 69) Li inîquiteit des or-
gnilloux est rar mi mulpliele; et je de tou mon cuer j'ensercfaefais tes
comandemens. — 70) Lour hier 'est matonneiz ettoumeiz colneest li
lait en lai présure ; et je ai tâi loi panCeit ct^mis en mon cuer. — 71)
C'est mon grant bien et grant profit de ceu que tu m'ais aibaitut et hru-
milier, pour apenre tes justifications. — 72) Bone choSe est a 'mi et
millour aisséz lai loy de tai saincte bouche, que mil milHeir d'argent ne
d'or.
34^ UE PSAUTIER DE METZ.
7}. Tes msins, Sire, m'ont fait et formeit; donne
moi entendement que je apreingne tes commande-
mens.
74. Ceulz qui te doubtent me vairont et se esjoiront,
quar en tes paroUes je me suis dou tout fieis.
75. Sire, j'ai bien cognu et cognoizbien que tes jugç-
mens sunt equiteit ; et en ta veriteit tu m'as batut et hu-
milieit.
76. Sur mi soit faite ta miséricorde pour mi conforteir,
selonc lou parleir que tu ais ehu a tou sergent.
77. Viengne sur mi tes miserations^ et je viverai; quar
ta loi est toute mon estude et ma pencee.
78. Li orguiiloulz soient confundus, quar mauvaisement
ont monstreit iour iniquiteit sus mi ; et je me exercitoie et
occupoie en tes commandemens.
79. Soient a mi toumeiz et convertis tuit cil qui te
doubtent, et qui cognoissent et ont cognut tes tesmoin-
gnaiges.
8$ corne •— 88 touz. tesmoingnaige — 89 paroUe — 90 le second
7)) Tes mains m'oat fait et formât, Sire; donne moi entendement
tel que je aiprengne tes comandemens. — 74) Ceulz qui te donbtau
me vairont et s'esjoiront, qnar en tes pairolle je me sulx troup fieiz.
-^75) Sire, j'ai, biens cognuz qui tui jugemens sont equiteit ; en ai
veriteit tu m'ais battus et humiliez. — 76) Tai miséricorde soit sur mi
fait pour mi conforteit, selonà lou pairleir que tu ais ehut a ton ser-
gent. — 77) Vignent sur mi tes miserations, et je viverai ; quar ta'
loy est toute mon estude et mai pancee. — 78) Li orguillouz soient
tous confundos, quar mauvaise ont Iour iniquiteit monstreit sur mi ;
et je me exercitoie et occupoie en tes comandemens. — 79) Soient a
mi convtrtiz et toumeiz tuit ceulz que te doubtent et qui cognoissent
PSAUME cxvni. 547
80. Et mou cuer soit iaiz seiu; pechieit et senz corrup-
tion en tes justifications^ que je ne soie confundus,
VEZ CI LES PSALMES QU'eN DIT AUX HOURES
DE MEIDI.
8 1 . Mon arme ait deffaillit et deffault toute en l'amour
de tousalut^ et en ta parolle je me suis dou tout fieis et
espereit.
82. Mi oeil ont défaillit en ta paroile^ et disoient :
Quant me feras tu confort et consolation ?
83. Quar je suis faiz ensi corn une bouteille ou un ber-
roul a la bruyne froide ; et tes justifications je n'ai point
oblieit,
84. Qua/zt jours ait encor a vivre ton sergent? QH^^^
ferais tu justice de ceulz qui me persécutent ?
85 . Li mauvais m'ont raconteit flaves et mensonges, et
non mie ensi comme est ta loy.
86. Tuit ti commandemens sont veriteit ; li mauvais
m'ont persecuteit : Sire, ayde moi.
génération — 92 se. loi — 96 j'ai — 98 m'ais — lo) paroUes —
et ont cogniu tes tesmoignaiges. — 80) Et mon cner soit fait seoz
pechiei et senz coniupcions en tes justifications, que je ne soie confon-
dus.
81) Mon arme défiait toute en Tamour de ton salut, et en tai pa-
rolle me suit troup fieis et espereiz. — 82) Mi oil ont de défaillit en
tai parolle, et disoie: Qiiant me conforterais tu? — 8)) Quar je suix
fais ensi com une boutelle ou «j, bairoulz a lai bruyne froide ; et tels
îtistifications je n'ai point oblieit. — 84) Qiiant jour ait encor ai vivre
ton sergent? Qoant ferais tu justices de ceulz qui persécutent ? — 85)
lÀ mauvais m'ont raicontét Subies et frïvolles, et non mie ensi come
est tai loy. — > 86) Tuit ti comandemens c'est veriteit ; li mauvais m'ont
}48 LE PSAUTIER DE METZ.
* 87. AUen poc ne m'ont co^oiAiiiifStet^nis a fm et a
destruedon dou tout sas terre : et }e -n'ai mie ïâssSeitIcis
commandemens.
88. Selonc ta miséricorde vivifie moi, et je warderai
et acomplirai tous les tesmoingnaiges de ta bouche.
89. A tou jour mais. Sire, ta ptroHe demoilre et duré
on ciel ;
90. Et de génération engeration adès dure ta veriteit;
tu als fondeit la terre, et elle dure et se soustîent.
91. Li jour dure et^jerseveire per ton ordenance, qoar
toutes choses servent a ti.
92. Et ce ta loy ne fut ma pencee et toute mon estude,
per aventure je fuisse periz et perdus en mon affliction et
en mon humiliteit.
93. Jamais nul journ'oblierai tes justifications, quaren
ycelfes tu m*as ^ivîfreît.
94. Je suis touz tie/is, Sire ; sauve moi, quar tes just-
ifications j^ir de bt>in ctier requis.
1 16 confondre — 117 pencerai — 119 ameit — Rubriqae : vkz ci les
persecutet : Sire, ayde moy. — 87) A bien poc ne m*oot consommât e
destrnit dontouten terre: et je n*a»mietlaiB»eK tes oouoMndemtns. —
88) Selonc tai miséricorde viviiSe moi, et jewafrdenn toz lei ^tutnoBi-
gnage de ta boche.
89) A tons jottr mais, Sire, tai pàiroRe HelMftre ^et dure oh del;
— 90) Et de génération en générations adès dure tai fcriteit; tu ats
fondeit la terre, et elle dure et se soustieat. — ^t) Li jour dure
et perseveire per ton ordenance, ()iiar4onte chose servem a ti. — 92)
Et se tai loy ne fut mat pancée et en mon cuer, per avanture je fuisse
pereillieiz et péris en mon humiliteit et en mon afflictîMs. — 9))ianian
ttufz \tfw n'obfi^aiz tesj«stffic«lio8s,qtiar«i<yceHes'tu«i'aisipNilîelL
— 94) le snix tous'titea, Sire; sattve m»]r,q«ar tss'jtetifieatiQn jXai^.
PSAUME CXVIII. 349
95. lipeclKH^Y m'o/it jiuendut pour rnittieiret per-
dre : et >'ai entendu tes tesoKM/zgnaiges.
96. £)e toute co/i$qmmation j'a veu la fin } mqult est
large tou commandement
97. Sire, comment de boia cuer ai ji^ tafoy ameit?
c'estoit adès et toute jour et mon estude et m^i pence«.
98. Tu m'as ùàz saige et bien aviseiz sus mes ane-
mins per tou commandement, quar tout jour mais il est
a mi. •
99. Sur tOQZ ceuh qui m'ont ensignieit j'ai bien
ent^uti quar tuit ti tesmoingnaiges es^oie/it mes pen-
cees.
100. Sur les anciens et viellars j'ai mieux entendut,
quar j'ai tes commandemens requis.
loi. De toute mauvaise voie j'ai mes pieiz retraizet
deffendU| pour mieux wardeir tes.paroUes;
102. Et de tes JMgeai^ je i>'ai point declineit^ qjwr tu
m'as mis et donnei loy.
PS. QUI ON DtT A . a^ — 129 diligement. acompUz — 130 /e »remur
boins cuer requis. ~ 95) Li pechour m'ont atendut por mi tueir et
perdre, et j'ai entendus tes tesmoingnage. — 96) De toutes consum-
mations j'a veu lai fin ; moult estlairge ton comandemens.
97> Sire, cornent j'ai ameit tailoy? c'estoit toute jour monz estude
et mai pencee. — 98) Tu m'ais fais saiges et bien aviseit sus mes ane-.
mis per ton comandement, quar tous jour mais il est a mi. -- 99) Suz
ouEceulzqui m'ensignoie j'ai bien entendut, quar tui tesmoingnaiges
testoient mon estude et mai pancee. — 100) Sur les anciens et les viel-
lairs j'aimiez entenduz, quar j'ai tes comandement reqi^s. — 10 1) De
toutes mauvaise? voie j'ai mes pies retrait et deffendut, pour mues wair-
deir tes conmandements et tespairolle ; — 1Q2-103) Stde tes jugemens
350 LE PSAUTIER DE METZ.
10}. Comme sont or doukes a mes jowes et a mou
goQSt tes porollesy et a ma bouche plus que nulz mielz !
104. Per tes commandemens j'ai ehu entendement:
pour ceu ai je hey toute vme d'iniquiteit.
105. Ta parolle est luisant lumieire a mes pieiz, et
lumieire a mes sentieirs.
106. J'ai jureît et lou weil tenir : c'est a bfen wardeir
les jugemens de ta justice.
107. Je suis humilieiz et a meschief et en affliction de
toute part ; Sire, vivifie moi selonc ta parolie.
108. Les voloirs de ma bouche, fiaii les bien plaisans à
ti, Sire, et agréables ; et m'ensei/igne tes jugemens.
109. Li arme de mi est adès en mes mai^, et je n'ai
point oblieit ta loy. .
1 10. Li pechouf ont mis et tendu las contre mi ; et de
tes commandemens je n'ai point desvoieit ne axerreit.
111. Per heritaige j'ai aqueistdt et acquis tes tesmoin-
cognissance. parolles — » 136 loi — 139 parolles — 144 sont, viveni
je n'ai point deciineit, car tu m'ais mis et donneitloy. Co«me sont or
douce a mes jowes et ai mon gouste tes pairolles, et ai mai bouche plus
que nulz mielz ! — 104) Per tes comandement j'ai eut entendement :
por ceu ai je hey toute voie d'iniquiteit.
105) Tai pairolle est lumieire luisant a mes piez, et lumière a mes
Sentiers. — 106) J'ai jureit et lou welz tenir : a wairdeir leis jugemens
de tai justice. — 107) Je suix humilieiz de toute part et en afflictions ;
Sire, vivifie moi selonc tai pairolle. — 108) Le vouloirs de mai bou-
che, fais les biens plaisans a ti, Sire, et m'ensingne tes jugemens. —
109) U airme de mi est adés en mes mains, et je n'ai point oblieit
tai loy. — iio) Li pechours ont mis et tendus las contre mi ; et d^
tes comandement je n'ai point desvoieit ne ezarreiz . — m) Per he
PSAUME cxvm. 351
gnaiges a tou jour mais, quar il sont toute la jme de mon
cuer.
lia. J'ai enclineit mon cuer a Êdre a tou jour mais tes
justifications, pour la rétribution et lou lowieir que j'en
atten.
II}. J'ai hey les mauvais, et ai ameit ta loy.
114. Tu es mon ayde et mou refuge, et en ta parolie
me suis dou tout fieiz.
115. Declineiz et fuieiz arrieir de mi, li mauvais ; et je
ensercherai diligemment les commandemens de mon Dieu.
1 16. Ressoiz moi selonc ton parleir, et je viverai; et
ne me confondre mie de mon attendue.
117. Ayde moi, et je serai sauveiz ; et je pancerai adès
a tes justifications.
118. Tu ais per droit despitieit ceulz qui laissent tes ju-
gemens, quar no/ijusie et perverse est toute lour pencee.
1 1 9. J'ai reputeit et tenu a grief malfiiitour et despi-
tant ta loy touz les pechour de terre; et pour ceu ai je ai*
meit tes tesmoi/ignaiges.
— 147 avendeiz. j'ai dameit. paroUes— 148 avenddz. parolles —
riuige j'ai acquis tes tesmoingnaiges a tous jour, quar il sont lai joie de
mon cner. — 112) J'ai mon cuer endindt a faire a tous jormaiz tes
justifications, por lou lowieir que je attenz ai lai rétributions.
113) J'ai hey leis mauvais, et aiz ameit tai loy. _ 114) Tu es
mon ayde et mon refuge, et en tai pairolle me snix tout afieit. — 11$)
Fuieiz airrieir de mi, tuit li mauvais, et je ensercherai et wairderaiz
les comandement de mon Dieu. — 116) Ressois moi selonc ton parleit,
et je viverai ; et ne me confundre mie de mon attendue. — 117) Ayde
moy, et je seray sauvey; et je penceray aidés a tes justifications.
— 1 18} Tu per droit despitieit ceulz qui leissent tes jugemens, quar
nonjuste et perverse est tote lour pencee. — 119) J'ai reputeit a tenut
a grief malfaitour et despitant tai loy tous les pechoor de terre ;
)52 LE PSAUTIER 06 METZ.
12a. Chastie mackar et votHi GOrp$ et tk pnoiif, (pur
j'ai moult doubtei tes jugemens.
121. J'ai fint jngement et justice ; ne me (telivreir mies
aux orguirioulz qui feucement raesdient de mi et mauy»-
sèment m'accusent.
1 22. Ressoiz en bien et ea ta ^piraice bu serg^t, et ne
me Ëdcent mie-Ii orgpilloqiz vilenie ne grjevance.
123. Mi oeil ont défaillit en ton salul et en la paroUe <fe
ta justice.
124. Fai a nu, qui suis ton sergent^ aelonc ta miséri-
corde, et m'ensigne tes iustificattoQS.
12$. Je suis tou sergent: dmne moi ^tendemeiit) a
O0U que jesaiche tes tesmoÎAgntiges.
1 26. Sire, li temps est venuz de ceu Cure, qoar il oot
ta loy diaâpee.
1 27. Pour oeu ai je tes commandeiinnsamei»assés plus
que orne nul preciouiz toupés ;
1 52 eucommencemem — 1 54 paroUe —155 requeniz — 1 58 Je tqîx.
et fxwr ceu ti je ameit tes tesmoiitgnaiges. — • 120) Chatstie ma
chair et mon corps de tai pavour, car j'ai moult doubteir tels juge-
mens.
1 2 1) J'ai fait jugemens et justices ; ne me delivreis mie aux orguiiloax
qui mesdie de mi et me porchaisse damaigeet honte* -* 122) Ressois
en bonteit et en biens ton sergent, et ne me faice mie li orguilloux
velenie negrevance. — 123) Mi oil ont défaillit après tou salut et en
lai pairolle de tai justice. — 124) Fay a mi, ton sergent, selonc tai
miséricorde; et m'ensigne tes justiâcationz. — 125) Je seux ton
sergent : donne moy entendement, a ceu que je saiche tes tesmoin-
gnaiges. — 126) Sire, U temps est venus de ceu faire, quar il ont tai
Ipy dissippee. -^ 127) Pour ceu ai je tes çonmandement amey, aisseiz
PSAUME cxvni. 55}
ia$.. Pçifr.jçeu .a t^u^ ^ c(VRinf!indçn|ens jeme suis
convertizet adrecieiz, et ai hey toute voie d'iniquiteit.
V£Z CI I4BS PSALMES QU EN DIT AUX HORES
DE NONNE.
• I ^r Sire» iqerviUDiilz sont tes jespioi/9gn4i|(is ; pour
ceu les ait mon arme diligemment enserchieiz et accomj^lizr
I )0. ii déclaration et li eogirisseiwe d^ t^p^l}es
enlumine et donne cognissa/ice^et clart^i et,<]^f|e-^|^ii-.
d«mem*aj|réspeti$*' - p-:
131. J*aima hpuche^eMYcrteetai r^p^rit.attia^ qyar
tjiQp de|siriH»e!fi$$ con^nandein^i^
I )2. Rew2ir^ a mi.et aies merci de]faiy^(^ Iqa jt)*-
genent'de.ceute^qui id/ime&t tou n^^.
1.)}. Aéres«e mei piois et nies alleeis jf lofic t^Hif^lpir
ettaparolle, et n'ait sur mi signorie nulle iniquit(S|it{fie.
XMifijuatice.
1)4. Racheté moi desblasmeet de faulz parlf^ 4*^^
(MWMe. Ions. p^raUes — léor commandemens. psroUes -^ liift*
plus que or ne toupeiz. — 128) Pour cen a tous tes comandemaiD je
me suix converti et adrescieiz, et ai hey toute voie dlniquitdt/
129) Sire, mervîHoux sont tes tesmoingnaiges ; pour ceu les' ah
ensairchiet et aconpliz mon airme. -1 130) Li déclarations et' ir
dairteit de tat pairolle donne lumière et enlumine, et dottnet enten-
daient et cogiiissance auz aultres petis. — 1^1) J'aimai bouche oiverte'
et aï aittraît mon espris et monz alainne, car trôup desiroie tes covc
mandetnens. -^ i ^2) Rewairdé a mi a aies nrtfcy de mi, selonc lou jn*
gemens de ceulz qui ainmet ton nom. — ftOAMitise mes pies at
mes allées sddiic ton pairleir ef tai pat^ollé, et ■'•irsur mi sigaorîe
iratléi ini^uiteit ne nonfustfces. — i )'4) Ràlchété moy des biaismes et
■ ^ • - • ^
)54 ^E PSAUTIER DE METZ.
homes, et je warderai et acomplirai tes commandemehs.
I ){. Enlumine et fai luire ta faice sus ton sergent, et
m'ensigne tes justifications*
I )6. Ruisselz et sordons d'yawes ont mi oeil geteit
pour ceu qu'il n'ont mies ta ioy wardeit.
lyj* Sire» tu es justes, et tou jugement est drdfn-
rîdr-
* 1)8. Tu ais commandeit justice eh tes tesmoi/ignaigés,
et ta veriteit sur tout a tenir.
I J9. Mon ardouret ma jalouzie m*ait fait tout debillir,
qbar mi ahemins ont oblieit tes p«roilel
140. Ton parleir est trop forment enflainmeiz ; et je,
qui sun ton sergent, l'ai de boin cuer ameit.
141. Je suis uns Jones jovèncel despjtieiz et de petite
reputaâto; et pour cèu n'ai je mie tés justifications
otilieit.
142. Ta justice est justice a tou jour, et ta I07 est
¥eriteit«
ttAlti *— 162 parolk» — - f66 commandemens — - 169 àp|>rodi08M.
de faolz pairleir des homes, et je wairde mis et aiconplirais tes ooman-
deoKiis, -» 1)5) Enlttoiioe et fai inire tai faice suz tons sergent, et
moteiisigne tes justificatioiis. — 136) Raisel et fbntennes d*yawes
ont' mi 09 geteir, pour ceu qu'il n'ont mies tai Ioy wardeit.
1)7) Sire, tu es justes, et droitnriez est ton jugement. — i)^
Tn ais oonumdeit justices en tes tesmoingnaiges, a ta veriteit sus
nom a tenir — i|9) Mon ardonr et mai joiousie m'ait fait tons
defiûttîr, quar mt anemin ont oblieit tes pairolles. -- 140) Tons
piirieiz est trop forment enflaimeia ; et je, qui sniz ton sergent, Tai de
boins cner ameit. -« 141) Je suix uns petis joveacèl-despitiez et de
petite réputation; et por cen nVi je mie tes justificatioiis oUieit. —
142) Tai justioe est justice a tous jour, et tai Ioy est veriteit. — 14O
PSAUME ex VIII. ÎÇS
14 j. Tribulation et angoisse m'ont assailli et m'ont trou-
veît, et tes comma/idemens sont ma penceeet mon estùde.
i 44. Tes tesmoingnaiges sunt adès et a tou jour equiteit ;
donne moi entendement, et je vivrai.
145. J'ai clameit a ti de tout mou cuer; Sire, escéute
moi, et je requairrai tes justifications.
146. J'ai clameit a ti : sauve moi, a ceu que je puisse
wardeir tes comma/idemens. ~ .
147. Je me suis avancieiz per boin avis, et ai clamei a
ti, et en tes p^roUes j'ai sur tout espereit.
148. Mi œil se sont avancieiz de venir a ti au bien
matin, pour mieulz panceir a tes p^rolies.
149. Sire, oy et escoute ma voix selon ta miséricorde,
et selonc tou jugement vivifie moi.
! 5 o. Ceulz qui me persécutent se sont approchieiz d'ihi-
quiteit, et de ta loy se sont alloingnieiz.
151. Sire, tu es près de nous, et toutes tes voies sont
veriteiz.
vicngne. parolle— 170 weillies. delivreit — 172 sont — 174 j'ai.
Tribulttion et angoisse m*ont aissailliz et m'ont trouveit, et tes
comandemens sont mes pencees. — • 144) Tes tesmoingnaiges sont'atfés
et a tous jour equiteit ; donne moy entendement, et je viverai.
145) J'ai daimeit a ti de tous mon cuer; Sire, escoute moi, et fe
requerrais tes justification. — 146) J'ai clameit a ti : sauve moi, ai
ceu que je puisse wairdeir tes comandemens. — 147) Je me ïvAx
avanciez per très granz avis, et ais a ti daimeit et enteilz'pairolies
j'ai^ sus t ut espereit. — 148) Mi oU se sont avanciet de venir ^'ti
aus maitin, pour panceir a tes pairoilles. — 149) Sire," oy et^escôûtc
mai voix seionc tai miséricorde, et selont ton jugemens welIè moi vi^^
fieir. — 150) Ceulz qui me persécutent se sont approchier d'iniquiteit,
et de tai loy se sont esloingnieir. — 151) Sire, tues aidés près de
3^6 LE PSAUTIER DE METZ.
15 1. Dès l^enoemoiaticdmeiit l'ai etiut <0gmsaivc^ de
tes tesmMignaiges, quar tu lésais fondeit a tou jour.
153. Vt» '6t pewarde mon humiliteit et aion afïUcdon,
et m'en délivre : quar je n'ai point ofclieit ta loy.
1 54. Jiiige mon jugement et me racheté ; pour ta panolle
vivifie moi.
155. Salut et sauveteit est moult loing des pediours,
quar il n'ont point requis ne requeirutes justifications.
1,56. Tes miséricordes^ Sire, sont maintes et plusours ;
selonc ton jugement vivifie moi.
-^5,7. Plusour sont qui me. persécutent et 4ne tribolent,
et je n'ai point dedineitnedesvoieit^ tes tesmoi^gnaîgas.
«jS. Je vis les pechour ta loy Ëiuceir et despitieir; et
je de&lloie touz de duel et de meschief,quar il n'ont point
W9rdeit tes parolles*
159. Voi, Sire, et rewarde, quar j'ai tes co/7iraande-
mens amei ; en ta miséricorde vivifie moi.
convoitieit — 176 assairei
nous, et toutes tes YoUes sont verîteit. — 152) Dès l'en c o m ew tem ent
j'ai eut cognissance de tes tesmoingnaiges, quar tu les ais fandeit a
tous jour.
1 5 3) Voi et rewairde monz humiliteit et mou affliction, et m'en
délivre : quar je n'ai point oblieiz tai loy. — 154 Juge mon jtigemens
tt me raichete ; pour tai pairoUe vivifie moi ! — 155) Sallut et sau-
veteit est moalt loing des pechours, quar il n'ont point exquis tes
justifications. — 1 56) Tes miséricordes, Sire^ sont maintes et plu-
sours ; selonc ton jugemens vivifie moy I — i $7) Plusour sont qui me
persécutent et me tribolent, et je n'ai point .decHneit de tes tesmoin-
gnaiges. — 158) Je vi les pechour qui tai loy trespessoiet, et ne me
poioie soustenir, et defailloie tous de duel : car point n'ont wairdeit
tes qairolles. — i J9) Voi, Sire, et rewairde, puar j'ai tes coman-
PSAUME CXVIIL 557
i6o. Li ceniraeneemeaisdetQs pardieaettveritQK; a.
tou jour dure li jugemens de ta justice.
i6i. Li princes m'ont perseculeit 9fim cai|S6 et çenz
raison, et a tes paroiles ait trembleit et doubceit U cutf^
de mL
1 6z. Je m'esjoirai sos tes paroles, tout en$i çvmm^ eibi
qai ait grant avoir et grant despoille irouvçit.
163. J'ai ehu iniquiteit en heyne et contre CMer> mais
ta loy ai je ameit.
164. Sept foys lou jour je t'ai loeit et remereieit, pour
les jugemens de ta justice.
165. Moult est grant paix a ceulz qui ta loy ainment,
et nul mal ne eschandre ne lour en vient.
166. Sire, je attendoie ton salut, et j'ai ameit tescom-
mandement.
167. Mon arme ait aimeit et wardcit tes tesmotn*
gnaiges, et les ait moult aimeiz.
168. J'ai wardeit et acompli tes comma/idemeos et
dément ameit ; en tai miséricorde vivifie moi. — 160) Li comen-
cemeot de tes pairolles est veriteit ; a tous jor mais sont tuit U jngeo
mens de tai justice.
]6i) U princes m'ont persecuteit sen cause et senz raison, et a tpi
pairolles ait doubteit et trembleit li cuer de mi. — i62)Jem'esjoirais
sus tes pairolles, tout ensi come cil qui ait grant despoille et gr.aat
avoir troveir. — 163) J'ai heut heyt iniquiteit et l'ai contre cuer,
maix j'ai ameit tai loy. — 164) Sept fois lou jour je t'ai loi<^t et re-
merciey, pour les jugemens de tai justice. — :65) Moult est grant paix
ai ceulz qui tai loy ainmcnt, et nulz mal ne nulz escandre ne lour en
vient. — 166) Sire, js attandoie tonsa.Luit, et j'ai ameit tçs coman-
demens. — 167) Mon airme ait wairdelt tes tesmoingnaiges, et les
ait moult ameit. — i63) J'ai wairdés et aconplir tes coman-
J58 LE PSAUTIER DE METZ.
tes. tesouMAgnaigeSy quar toutîes mes voies wA adès
devant ti. ....-:
.. réc^V O*' approchoisse et viewghe, Sire, devant tt ma
prîèirâVselôrtc ta parolk donne moi entendement. .
170. Ma postulation et ma demande viengne devaifittî,
et me wcUes delivreir selonc ta paroUe.
171. Mes lefFres diront a ti chansons, quant tu m'avez
râiscnsignieit tes justifications.
172. Ma lai/zgue prononcerait et prescherait ta pa««-
roUe, quar tuit ti commandemens sunt equiteit.
172. Ta main soit faite sur mi pour mi sauveir,. quar
j'ai tes commandemens eslu.
174. Sire, j'acouvoitieittou salut, et ta ioy est toute ma
pencee.
175. Li arme de mi viverait et te loerait; et ti juge-
ment m'ayderont.
176. J'ai assairrei ensi comme berbis qui est perieet.
perdue : Sire, requieir ton «ergent, quar tes commande-
niens je n'ai point oblieit.
démens et tesmongnaige, car toutes mes voies sont aidés devant ti;
169) Sire, ma proieire devant ti approchieir ; selonc tai paroUe
donne moy entendement. — 170) Mai postulation et demande vingnet
devant ti, et me welle delivreir selonc ton pairleir. — 171) Mes lefFres
diront a ti chanson, quant tu m*averais ensignieir tes justifications. —
r72) Mai langue pronuncerait tai pairolle, quar tuit ti comandemens
sont equiteit. — 173) Tai main soit faite sur mi por mi sauveir, quar
j'ai tes comandemens esluz. — 174) Sire, j'ai couvoitiêz ton salut, et
tai Ioy est toute mai pancee. — 175) Li airme de mi viverait et te
loierait; et ti jugemens m'aideront. — 176) J'ai exairreiz ensi com
berbis qui est perie et perdue ; Sire, requiers ton sergent, car tes
comandemens je n'ai point oblieit.
PSAUME CXIX. Î59
CXIX
[uant j'ai esteit triboleiz et a meschief, j'ai clameit
'a Nostre Signour ; et il m*ait oyt et escoujteit.
2. Sire, délivre mon arme de mauvaise langue et de
langue fauce et double.
/ 3* QH^^^ donrait on plus a souffrir, et que pqrrait on
plus ajosteir a langue iiaiuce et décevant?
4. Se sont saiettes bien agues traites de pois^nt bras,
a^^dierbons qui tout dévorent et destruent.
5. Ha, meschant mi ! mon pelerinaige est prolongietz ;
j^i habiteit et demoreit avec ceulz qui habitent en Cedar;
moult ait mon arme demoreit en terre et en son peleri-
naige!
6. Avec ceulz qui heyoient paix, j'estbie paisible ; et
quant je p^rloie a eulz amiablement, il m'essaillient et
cornent sus senz cause et senz raison.
CXIX : 6 parloie -— Les Appendices donnent deux autres leçons va*
riantes de ce psaumCy d'après H** et H^,
CXIX» — i) Quant j'ai esteit triboleit et a meschiez, j'ai clameit a
Nostre Signour ; et il m'ait oy et escouteit. — 2) Sire, délivre mon
airme de mauvaise laingue et de laingue fauce et double. — 3) Que
te donrait on plus assouifrir, et queil porrait on ajosteir a laiiigue
fauce et décevant? — 4) Se sont saiettes traite de poissant brais et
bien ague^ avec cherbons qui tout dévorent et destruit. -— s) Ha
meschans mi ! mon pelirinaige est prolongieia ; j'ai habiteit et de-
moreir avec ceulz qui habitent en Cedar ; moult ait mon airme df
moreit!. — 6) Avçc ceulx qui heyoient paix, j'estoie paisible;. et
qtuuit je parloie a eulz paisiblement» il m'essaillient et contredestent
senz cause et seo raisons.
»^, ^.1 ■■■■■É !■■ ■ ■ Il M..^.- ■»■ ■■■ - ■■»■■ > ■ ■ ■■■>■■ .1 ■■■■ ■ — Il ■ ■■■■—■■ — ■ ,, !■! i y
CXIX^ 2 Vulg. : libéra a iabiis iniquis. '•^ 6 oierunt.
{60 LE PSAUTIER DE MEtZ.
cxx
rai mesyeiîlzlevciper dever les nlontaignes,^nt
ayde et confort me venraît.
i. Mon ayde et lil<5U coinfort est de Nost^ Signour,
qui ait fisiit ciel et Vertt.
j. Il ne welle niië dônneir ton piéit a c^tntndtioii ne
a tribubtion, et ne slrit mies endormis cite <fâ ^ dtfft
wardeir.
4. Vez cy ((ue point ne dormirait ne ne io/nniilferaft cîlz
qui warde Israël.
5. Nostre Sires si te warde, Nostre Sires est ta protec-
tion sur ta main dextre.
6. De jour li soloil ne te arderait mie, ne la lune per
nuit.
7. Nostre Sires te warde de touz maulz, Nostre Sires
welle wardeir Parme de ti.
cxx : I devéir — 7 weille — 8 ysue — Voir aux Appendices deux
autres leçons variantes de ce psaume, d'après H^ et HV.
CXX. -^ 1) J'ai mes yeuh levei per deveirs lets moâtengnes, don
ayde me vanrait. -^ x) Mon ayde et mon confort est de N9$tre Si»
gnoitr, qui ait fait ciel et terre. — 3) il ne weilIe mie dOttaeir ton
piet a comocton ne ai tribulacions, et ne soit mies endormis tilz qvi
to-doit wairdeir. — 4) veci point ne dormirait ne ne soamHlerait dl
qui wairdent itrael. -^ 5) Nostre Sire si te wairde, No^e Sire est ta
protections sur tai main dextre. -^ 6) De jour ti soloil ne te airderait
ne ne te doublerai mie, ne lai lune per nuit. — 7) Nostre Sire Nostre
Sire te wairde de touz niaulz, Nostre Sire welz wairdeir Tairme de ti.
PSAUMES cxx, cxxr. )6l
8; Nostrè Sirés sèft warde de ton eritree et de ton
jssae, dès maintenant et jusqaes a ton jour mais.
CXXI
je me suis esjoys en choses qu'en mait dittes : que
inous irons en la maison de Nostre Signour.
2. Nos pieiz estient en estant et en steia/iten tesaitres^
tu, Jherusalem ;
3. Jherusalem qu'en édifie comme citeit, de cui li par-
ticipation et li co/nmuniteit est ensemble en li meismes;
4. Quar la ont monteit les iignies dés lignies de Nostre
Signour^ li tesmoingnaigë d'Israël, pour confesseir au nom
de Nostre Signour ;
5 . Quar là ont sis li sieigés en jugement, li sieige^ sus
la maison David.
6. Prieiz et supplieiz pour tout ceu qili est a la paix de
Jherusalem ; et toute habondâitce de hiem soit a ceufa qui
t'ai/mieùt.
cxkl : 4 des lîgnies manque — iyautfès iarUtnUs de ce psaume sont
— 8) Nostre Sire soit wairde de ton entrée et de ton yssue, dès
menteoant enjusques a tous jor maix.
CXXI. — i) Je me suix esjoys en ceu que on m'ait dit : que nous
yroos en lai maison de Nostre Signour. — 2) Nous pieis estient en
estanz en tes aitres et en tes portes, Jherusalen ; — 3) Jherusalem
qu'en édifie pour citeit, de cui li partidpacion et li cbmmuniteit est
emsamble en li mesymes ; — 4) Quar lai ont monteit leis lignic des
Iignies ou li pairaige des pairaiges de Nostre Signour, li tesmoîngnaiges
d'Israël, pour confesseir au nom de Nostre Sigaour.. -^ $) Ca/t lai
ont sis listeigès en )ug^meiit,1i ûégéî sus lai tiiais6liDi[ytd. •*- 6) Prieis
de tous ceulz qui fait a lai paix de Jhemsalcm ; et touts habundance
)6a LE PSAUTIER DE M£1Z«
T, , Bux mi domiee et £ute en ta vertu, etlabondanoe
en tes tooffr et en tes maisons. . . ..
8. Pour mes freires et mes prochiens^ je parloie en paix
deti.
9. Pour la maison de Dieu Nostre Signour, j'ai queru
tout bien a ti.
CXXI!
tr, qui habites en cielz, j'ai mes yeulz alle-
veiz.
2. Et vez ci ensi comme li oeil des sergens sont en la
mai/z de lour signour, en attendant lour graice ;
} . Et ensi comme li oeil de l'ancelle .et demesalle sont en
la main de sa dame, en attendant merci et graice : ensi
nos yeulz sont en Dieu Nostre Signour jusques a taizt qu'il
ait merci denouz.,
nleifées aux Appmdices, d'offrès HV«
CXXII : ) nous — Autres variantes aux Appendices, d'apr^ Hv,
de biens soit ai ceulz qui te linment. — 7) Paix soU donnée et £ùte
en tai vertus, et habundance en tes tours et en tes maisons. — 8)
Pour mes freires et mes prochiens^ je pairloie paix de tî. — 9) Pour lai
maisons de Dieu Nostre Signour, j'ai quis biens a ti et pour ti.
CXXII. -* i) A ti^ qui habites en ciel^ j'ai mes eulz esleyeis. — 2)
Et veci ansi com li oil des sergent sont en lai main de lour signour ;
— i) Et ensi come li oii de lai bonne domesalle sunt en lai maînz et
en lai poissance de sai daime: ensi nous ieulz sont en Dieu Nostre Si-
gnour, jusques a tant qu'il ait mercy de nos. — 4) Aieis mcrcy de
CXXI, 8 HM, Wr(;.: loquebarpacera.
. CXXII, 2-) HM : les mots en attendant lour (merci et) graice, sont
une Classe iu traductenr.
PSAUMES CXXII, GXXII. }é)
4. Aie& merci de nous, Sire, aies merci de nous,, quar
nous sommes moult remplis de ^espis ^t de re pFO$:he ;^ ^ <,
1* Quar moult est remplie, nostre ar/f^ dç reproche
et de confusion a ceulz qui haboadent au monde, et en
despitaux orgttilloulz.
CXXIII
ie ce ne fut ceu que Noitre Sires estoit en nous,
puet dire Israël; se ce ne fut ceu que Nostre
Sires estoit en noiu,
2. Quant li homes nous assaiilient, a bien près que
touz vis nous eussent englouti ;
3. Quant lour courrouz se corressoit contre noiu, a
bien près que Tiawe ne nous ost engloutis.
4. Nostre arme aittrespasseit lou missel ; a bien près que
nostre arme ne trespassait yawe très grande et perillouse.
CXXIU : 3 englotis — 5 Benoiz. dens — Autres variantes aux Ap^
pendices, d'après Hv.
nousj Sire, aieis mercy de nous, car nous somme moult remplit de
despit et de reproche ; — 5) Car moult est remplie nostre airme de re-
proche et de confusions et ceulz qui habundet, et en despit aux or<
guilloux.
CXXIII. ^ i) Se ne fut ceu que Nostre Sire estoit en nous, se puet
dire Israël; se se ne fut ceu que Nostre Sire estoit en nous, — 2) Quant
li home nous aissaillent, a près que tous vis nous eusslent engloitis ;
— 3) Quant lour courrons se courrousse contre nous, a bien près
que riawes ne nous et englotis. — 4) Nostre Sire ait trespaisseiz lou
ruissel ; a bien près que nostre airqie n*ait trespesseit yawes très pe-
CXXKI, 2 N, Vulg. : cum exurgerent , — 3 N': cum irascerctur, —
5 N : fbrsiun pertransitset*
}6H LE r»SAUTI&1^ DE METZ.
5. BMoiz sok Meux, qui ne nous ah mies donneiz en
proie ne en capâon a four denr pour nous devorerr.
6. fibstre Éhne, ensi comme uns passerez ou uns
moixons, âf dfeKvree et warentle dou las des venours.
7. Li las est desrompus et dissippeiz, et nous sommes
delivreîz.
8. Nostre ayde ait esteît on nom de Nostre Signour,
qui ait fait ciel et terre.
CXXIV
ui se fient en Nosti^e Signour ensi corn li moA-
'tairtgne de Syon, jamais ne serait meuz ne osteiz,
ne cilz qui habite en Jherusalem.
2, Les montai/zgnes sont tout autour de li; et Nostre
Sires est tout entour et environ de sou pueple, dès maî/i-
tenapt et jittques a tou |our mais.
3. Quar Nostre Sires ne laisserait mies la verge des
CXXIV : I comme — Autres venantes aux Appendices, d'après H^.
fiiouse. — s) Benois soit Dién, qui ne nous ait mie donneis en proie
a lour dent. — 6) Nostre airme ensi corne nn passerès et un moisson
est delfvfeie dou las des venour. — 7) Li las est rompus et dissippeiz,
et nos sommes delivreiz. — 8) Nostre ayde ait esteit on nom de
Nostre Signour, qui ait fait cid et terre.
CXXIV. — I) Qui se fient en Nostre Signour ensi corne li monteogne
de Syon, maix ne serait mens ne osteit, ne cil qui haifoitent en Jhem-
salcm. — 2) Les monteignessont entour lui; et Nostre Sire est entour et
environ de son pueple, dès mentenant jusques à tous jour maix« — j)
Q>uar Nostre Sire ne laisserait mie lai verge iet4ou Jbation des pecjinir
PSAUMES CXXIV, GXXV. ^
pechfur «iis^h (orte et la portian^d^lo^tcH, jpigprjtant
que li justes ne extendient loitr mains a m^l fmt et n
ini^ttiteit.
4. Sire, £m bien aux boiosetau dFQifi»r4eir.^<:i|dr.
5 . Et geulz qui déclinent a -ob^gatioA 4e ^ni^uyistieit,
Nostce Sires amoinrait avec ceulc qui font iniqutteiz; et
paix serait sus Israël.
cxxv
fuant Nostre Sires convertirait et ferait retour
'neir la captiviteit et la prise de Syon, nous $e*
roRt'^uitcoitsoléizet conferteiî.
2. Adontserait-emplie nostre bouche dé- joie, etfHKÎre
bngue tJe grant liesce.
3 . Adont diront li gens entr'eulz enseirtble : Nostre
•Sîres s'ait Toltrt -niagnifieîr aiaire graice a eulz ;
:cxxY : ,) eiMfliUe -^ 4 joiéiilx ^ s comne — S retonraer^nt.
glannes — Autres variantes aux Appendices, d'après H^,
SUS lai sorte et lai porcion des justes, pour que li juste ne exteAdient
lour mains a malz faire et a iniquiteit. — 4) Sire, faiz biens au boins
et auz droituriers de cuer. — 5) Et ceulz qui déclinent a obfigacions
de mauvuistieit, Nostre Sire amoinrait avec ceulz qui font iniquiteit ; et
paix soit sus Israël.
cxxv. — 1) Quant Nostre Sir^ convertireit et ferait retoumeir lâi
captiviteit a U prise de Sion, nous serons tuit consouleiz et codforreit.
— 2) Aidonc iert remplie nostre bonche de joie, ai nostre laingue de
grant liesce. ^ )) Aidonc diront li gens entr'eulz : Nostre Sire s'ait
CXXIV, 5 Vulg, : Pax super Israël.
jCXXV, 1 Vulg,: In eonvertendo. facti sumus. «-» 2: repletamest.
î66 LE rSAUTIER DE METZ.
'-4. Nostfe^Sirés s'ait votut magnîfirir a nôas, et nous
en sommes esteit lîeiz et joieulz.
$• Sire, weiiles convertir et rappelleir nostre captivi-
teit et nostre prinze, énsi corn loù ruisseF an mèisdi.
6. Qui sèment en larmes, il moixenëront en joie.
7. En aiant il ailiënt plorant, et metient loàr semence;
8. Mais en retournant il venroht ~et retomeront a
grant joie, en raportant lour glennes et lour gerbes.
CXXVI
^e Nostre Sires ne edUiet la maison, en vain et
pour niant laborent ceuizqui l'édifient.
2. Se Nostre Sires ne v/airde la citeit, pour niant vdlk
cilz <|ui la wairde.
3. Pour niant et en vain vouz^leveiz devant lou jour
CXXVI : f edifieit. cvain — 2 giirdé — ) U premier vous — 4 don-
VQlttt.magnifieir a faire graice ai eulz; — 4) Nostre Sire s'ait volnt
magnifîeit a nos, en sommes esteb tous lieis et joioulz. — $) sire,
welles convertir et raipailleir nostre captiviteit^ ensi com lou ruisei aa
meidi. — 6) Qui sèment en lairmes, il moissonneront en joie. .- 7)
En allant il allient plorant, et mettent lour semence ; — 8) Mais en
retournant il vanront en gr^nt joie, en portant lour glannes et.lonr
gerbes. ........ ../ . - '. '. .
CXXVI. -r i]l Se. Nostre Sii^e nons edi6e lai maison,, en. vain et. pour
niant laiibourent ceulz qui Tedificnt. — * 2) Se Nostre Sire ne wairdejai
citeit, pour niant weille cil que lai wairde. — 3) Pour niant et en vain
— ^-^"— ^^— ^— ^^-^^^^— ^— ^— — — ^— — — — ^— — ^- — - — - - -
CXXVI, I. Vulg. : Nisi edificaverit. laboraverunt. — 2 : custodierit*
PSAUME CXXVI. J67
ne ati matin; leveiz vons aprè^t œu que vous avéreiz sis,
qui maingieiz pain de dolour et d'angoisse ;
4. Quant il avérait donnei a ses ameiz ou a ceulz qu'il
ai/ime sonme de repolz. Vez ci Teritaige deNostreSi-^
gttbur : li enfans est lowiers dou fruit dou ventre.
5 . Ensi corn li saiette en la main dé l'orne fort et puis,
sant^ ensi sont li fil et li en&ns geteiz de Dieu et bien
escouz.
6. Bieneureiz est li homs qui de yceuiz ait son désir
acomplit: îi ne serait ja coniiindus, quant il parierait a
ses anemins a la porte.
CXXVII
ieneureiz sont touz ceulz qui doubtent Nostrè
Signour, et qui vont en ses voies.
neit ^ s poissant— 6 confondus — Autres variantes aux Appendices,
vous'lèvtis devant Ion jonr ne ans maitinz ; feveis vous après ceu que
vous avereb sis, qui maingieis pain de dolonr ; — 4) Quant il aiderait
dcmneit a ces àmeiz sompme de repoulz. Vecy Tairitatge de Nostre
Stgnôûr: li enffans est lour lowiers don fruit don ventre. — $) Ensi
corn H saiette en lai main don fort et don puissant, ensi sont li enifans
et H fil joveocelz et ligiers — 6) Bieneurdlz est li homs qui d'eulz
ait son de^ aconplir : il ne^ serait jai confnndns quant il pairlerait a
cdz anemins a lai porte.
CXXVII. — i) Bi^îneureiz sont tous ceulz qui doubtent. Nostre Si-
^^— ,. ■ ■ ^i—— Il » Il . Il II i — i—^—— «■———— ——^i—
— 5 : ita filii excussorum.
f6$ LE PSAUTIER DE METZ.
a. Tu .niaingeras la labour de tes mains ; tu ^ biei)eu«
roulz, et bien te serait.
j. Ta femme serait ensi com vigne, bien habundant en
fmity en costez ^t ^ paroiz de ta maison ;
4. Et tes enfon^ ensi cqmme noveUes olivetes. seront
aiH9ur^t «nviijQ^ de ta j^le. . •
5 . Vez ci que -ensi serait bénis liboqEis^ui4oubte Nostre
Signour.
6. NçkStre Sires te bénisse de Syon ; et.tu puisse veoir
l^ jtMfMis ^ Jberus^lem touz les jour de ta viCy
7. Et puisse veoir les enfansdetes en/Esins ; .et paix
soit sur toute Israël.
cxxvm
ien spvent et pluspur^ fpiz m'ont wajrrieit dès
ma jonesce mi anemins, se puet dire Israël;
CXXVTI : ) habondant — * 6 Sire — Autres variantes aux Appendices^
tPaprèî m.
CXXVUI : I ÎQiiesse — 2 jonesse — 6 le premier cil r— 7 /« puma
gnour, «t qui vont en oelz voies. — 2) Tu maiogerais lai laboon de
tes mains; lueiieareis es, et bieii te «serait. ^ )> Tai.foi||iiie jerait
eosi com vigne bien abnndant en fruit, en oostez «t es p^^irpil de tai
maison ; -« 4) Et tui enfians ensi com noveUes. otiwifis toute, eni^ur de
tai taaUe. — $) Vect que easi senit bénis X\ lioms qui 40«bieni
Hostre Signour. — 6) Nostre Sire si te bénisse de Sypa; et tu «puisse
Veloir- leis bien de Jherasalem toiz les jour de tai vie, — 7) Et fHiisae
Ycioir les anffans de tes anffans ; et paix sur tonte IstjkI.
- '^CXXVIII. -« i> Bien sovent et plnsonr fois m'qnt jvairrieit dès mai
CXXVII, 7 HMy Vuig. : Et videas... pacem super Israël.
PSAUME CXXVIII. J69
2. Bien sovent et plusour foiz m'o/zt wairrieit dès ma
jonesce ; et riens n'ont peut contre mi.
3 . Sus mou dolz ont féru et forgieît li pechour, et ont
prolongieît lour mauvistieit et lour îniquîteit.
4. Nostre Sires, qui est justes, decoperait les haultes
cervelles des pechours : il soie/zt confondus et mis dar-
rieir, tuît cil qui ont heytSyon.
5 . Il soient touz teilz comme est li foins qui croist
dessus lou teict, qui est sechieiz avant qu'il soit rayeiz ;
6. Dou queil cilz qui moixonne nen puet emplir
sa main, ne sou sein auci cilz qui gerbet et vet moxon-
nant ;
7. Dou queil li trespassant n'ont mie dit : Li benisson
de Nostre Signour soit sur vous ; nous vous bénissons ou
nom de Nostre Signour.
Signetir -— Autres variantes aux Appendices, d'après H^.
jonesce mi anemis, se puet dire Israël ; «^ 2) Bien sovent et plusour
fois m'ont wairrieit dès mai jonesce ; et riens n'ont peu contre mi.
•— 3) Sus mon dolz et forgient et feroient li peichour, et ont* pro-
longiet lour mauvîstiet et lour iniquiteit. — 4) Nostre Sire est justes,
decoperait \ei haulte cervelles dez pechours : il soient confondus et mis
dairriersytult souli qui ont heyt Syon. •— $) il soient tous teil comme
estli foins qui croist desus lou teist, qui est saichiey avant qu'il soit
raieis ; -^ 6) Don queil cilz qui moissonne nen puet enplir sal main,
ne son seinausi cil qui gerbe et vait glennem; —-j) De quoi litre-
paissant n'ont miedit : Li benisson de Nostre Signour est^ur vous ; nous
vous benisson on nom de Nostre Signour.
CXXVin,'3 N, Vulg, : fabricaverunt. — 4: oderunt. — 6: non im-
plevit. — 7 : Benedictio Domini super vos. benedixlmus.
24
r
)70 LE PSAUTIER D£ METZ.
CXXIX
[es les perfoas et lou plo^ baix. Sire, |'aiati
iclamei; Sire, escoute mo^ et oy moa orison et
ma voix.
2. De tes oreilles weilles oyr et escouteir la voix de ma
prîeire.
3. Sire, se tu prens warde a nos iniquiteiz, Sire, qui
ion pourrait soustenir ne porteir ?
4. Et pour ceu que avec ti et en ti est propiciation et
pitieit, Sire, pour ta loy t'ai je attendut.
5 . Li arme de mi ait soffert et atte/zdut en Tesperance de
sa parolle, et mon arme ait espereit en Nostre Signour.
6. Dès la warde dou matin jusques a la nuit, Israël
esperoisse en Nostre Signour ;
7. Quar en Nostre Signour et envers lui est miséri-
corde, et copiouse et habondant rédemption;
8. Et il rachèterait terael de toutes ses iniquiteizi
dCXIX : } mes m place de nos -^ j souffert — Voir aux Appendices
deux autres leçons variantes d'après W* et H^, et le texte intégral E.
CXXIX. •— i) Dèv lou jlerfoBt, Sire, j'ai a ti daimdt ; aire» escovte
mojj etoy nronz onsoiu ^^ i) Ta oroiUes weiiet eatendre et oir
lai voix de mai prieire. — y) Sire, se tu praez wârde a nous iniqiùteit.
Sirs, qui lou pouToit soistoiir ne endariir ? .^ 4) Bt pour cea qse
avec ti et eu tl est propidationz et pitlet» Sire, pour tai ioy t'ai je
attendut.-— 5) Li airme de mi ait soirffert et attendut en l'espérance de
sai pairolle, et mon airme ait espereir en Nostre Signour* ^ 6) Dès
lai wairde don maitin jusques ai Ui nuit, iSrael esperoisse en Nostre
signour; —-7) Car avec Nostre Signour est miséricorde, et coupionse
per devcir li redempcions ; — 8) Et il raîcheterait Israël de toutes ces
iniquiteit.
1
PSAUMES CXXX, CXXXK 37 f
cxxx
lire, mou cuér n'est ifiies alleveïz pef drgtrei ne
essaucieîz; ne tnî oeil ne sont mfes trop afleVeiz.
2. Ne je ne suis alleiz en grarrt pompes ne trop hau-
te/ineme/2t, ne en merreffles per dessus mi.
}. Se je ne sehtoie de rtii humblement, maïs aîmon
arme outre que droit alleveit.
4. Ensi com cilz qui est de sa nieîre sevreîz, ensi soit li
rétribution et li paiement de mon arme.
5 . Or esperoisse et se fioisse Israël en Nostre Sîgnour,
dès maintenant jusques a tou jour mais.
CXXXI
ire, remenbre toi et aies sovenance de David et
de toute sa debonaireteit ;
cxxx : Le lecteur trounra aux Appendices une leçon variante de ce
psaume, d'après HV,
CXXXI : I remembre — 4 Et en place de St — 9 revestus —
II.
CXXX. — i) sire, mon cuer n'est mie csleveiz per orguel ne
essaucieit, ne mi oil ne sont mie troup allevèiz, — 2) Ne je ne sux
alleiz en grant pompes ne troup hantennemcnt, ne en mervelles per
desns mi. — 3) Se je ne sentoie de mi hunblement, mais ai mon airme
outre que droit alleveit. — 4) Ensi com li enfes est sevreisde saîmeire,
ansi est Urctribucion de mon airme.— 5) Or esperoisse et se fioisse
Israël en Nostre Signour, dès mentenant fusques ai tous ]6Mt mais,
CXXXI. — i) Sire, remanbre toy de David et de toute sai debo-
372 LE PSAUTIER DE METZ.
2. Ensi com ii ait promis et jureit a Nostre Signour, et
ait voeit au Dieu Jacob :
3. Se j'entre jai on tabernaicle de ma maison, ne se je
monte ja sus lou lit de ma couche ;
4. Se je donne ja repolz ne so/ime a. mes yeulx, ne son-
millieir a mes papieires,
5. Ne repos a mes temples, jusques a tant que j'aie
trouvei lieu convenable a Nostre Signour et tabernaicle
propre au Dieu Jacob :
6. Vez çy nous l'avons oyt en Effrata, nous l'avons
trouveit on champ de la forest.
7. Nous entrerons en sestabemaicles, etaorrons on lieu
la ou ont esteit ses pieiz.
8. Lieve toi, Sire, en ton repolz, tu et l'arche de ta
sanctification.
9. Tes prestres soient revestuz de justice, et se esjoi&-
sient tes sains.
10. Pour l'amour de David ton sergent, ne destomeir
mie la faice de tou crist et de ton eslut.
10 destourneir — 1 5 eslut — 18 lumière, et a mon e.
naireteit ; -^ a) Eusi com il ait jurett a Nostre Sigaour, et ait voeit
son voulz au Dieu de Jacob : •— $) Se j'entre jai en tabernaicle de mai
maison,* ne se je monte jai sus lou lit de mai couche ; — • 4) Se je donne
jai sonme ai mes yeulz, ne somillieir a mes paapieres, ~ 5) Ne repos
ai mes temples, jusques a tant que j'ai trouveit lieu pour Nostre Si*
gnour et tabernaicle propre au Dieu de Jacob : — 6) vecy noos
l'avons oyt en Effrata, nous l'avons trouveit on champ dont boiz et
de lai forest. ■— 7) Nous entrerons en ces tabemaicles et airorront
en lieu lai ou ont esteit ses pieis. _ 8) Lieve toi, Sire, en ton repolz,
tu et l'airche de tai sanctifications, — 9) Tui prestres soient revestu
de justices, et se esjoissent tni sainct. — 10) Pour i'amoar de David
tonz sergent, ne destoumeiz mie la faice de ton crist et de ton eslut.
PSAUME cxxxi. )73
1 1 . Nostre Sires ait jureit a David veriteit, et point ne
H faucerait : Dou fruit de tou ventre je meterai sus ton
sieige et en tou throne ;
12. Se tes enfans wardent et acomplissent ma loy et
mou testament, et mes tesmoi/zgnaiges que je lour ensi-
gnerai; .
I ; . Et lour enfans après eulz jusques a tou jour mais
sairont sus ton sieige.
14. Quar Nortre Sires ait eslut Syon ; il l'ait eslut
pour lui et pour sa demorance.
1 5 . Vez cy lou lieu de mon repolz de siècle en siècle
et a tou jour ; s'i habiterai je, quar cest lieu j'ai eslu.
16. Je en bénissant bénirai la veve d'ycelui, et ses
poures je remplirai et saolerai de pains ;
17. Et ses prestres je revesterai de salut, et les sains
d'ycelui de grant joie s'esjoiront.
18. La ferai je venir et produrai lou cornet de David ;
j'ai lumieire apparillieit a mon crist et mon eslut.
19. Je revestirai ses anemins ^e confusion, et sur li
florirait ma sanctification.
— n) Nostre Sire ait jureit ai David veriteit, et point ne II faurat:
, Don fruit de ton vantre je meterai sus tou siège et en tou throne. — -
12) Se tni enfaoz walrdent et aconplixent mai loy et mon testament,
et mes tesmoingnaiges que je loar ensignerais ; — i )) Et lour enffans
après eulz jusques a tous jour maix sairont sus tons siège. — 14) Car
Nostre sire ait eslut Syon ; il Tait eslut por lui et pour sai demorance.
— * I î) Vccy mon repolz de siècle en siècle, et a tous jour; ici demourai
je, quar j'ai cest lieu esluz. -^ 16) Sai veve en bénissant je bénirai^
et ces poures je saolerai et remplirai 3e pains ; ~ 17) Et ces prestres
je vesterai de saluit, et sui saint de grant joie s'esjoiront* — 18) Lai
ferai je venir et produirai lour cornet de David, j'ai lumière appairillieit
a mon crist et mon eslut. — 19) Ses anemins je revesterais de con-
fusions, et sus lui florrirait mai sanctifications.
J74 LE PSAUTIER DE METZ.
CXXXII.
[ez cy comment c'est grant bien et grant joie de
^freires habiteir et demoreir ensemble !
2. Ensi com boin oi/zgnement on chief qui desce/it en
la barbe, en la barbe de Aaron ;
3 . Li quel descent en Torlet et en Toresson de sou
vesteme/zty qui descent en la montaigne de Syon.
4. Quar la ait mandeit Nostre Sires behisson, et vie Jus-
ques a tou jour et per tout siècle.
CXXXIÏl
[ez cy maintenant : benissieiz et loeiz Notre Si-
ignour, vos tuit li sergens de Nostre Signour.
2. Qui staieiz et estes en lai maison Nostre Signour et
en aitries de la maison Nostre Dieu,
CXXXU : 3 le premier descen. montaingne.
CXXXIII : I vous — 2 esteiz
CXXXU. •— 1) v«cy cornent e-«st gi^at bien et grimt joie de freires
haibtteir et demoreif eosambiet -^ a) Bftsi com boin oiagnemeat on
chief, que descett enl&i b^irbe, en lai batrbe Aaron; — ))Qtte descent
en Torlet et en Foresson de son vestemeot, que descent en lai mon*
tengne de Syon. — 4) Car lai ait itiandét Kostre Sire benissoo, et vie
jusqnes de siècle en siècle et ai toz jor.
CXXXIII. «— > 1) Vez mentenant: benisâiés a Notre Signovr^vous tuit
li sergent de Nostre Signour. — • 2) Qyi staieis et estas en lai maison
»wmmtrm^^
CXXXII, 3 Vulg. : sicut ros Hermon (qui descendit iri montem Sion)
manque dans la traduction.
PSAUMES CXXXITI, CXXXIV. 37 S
3. En nuitiees alleveiz vos mains vers ses sains, et be-
nissidz et loeiz Nostre Signour.
4. Nostre Sires si te benissoisse de Syon, qui ait fait et
ciel et terre.
CXXXIV.
ioeiz lou nom de Nostre Signour, loeiz Nostre Si-
gnour, vous tuit sui sergens.
2. Qui staieiz et estes en la maison Nostre Signour
et ens aitries de la maison de nostre Dieu,
3 . Loeiz Nostre Signour, quar il est boins Sires ; chan-
teiz a sou nom, qui est tant doulz et delitables:
4. Quar Nostre Sires ait eslut a lui et pour lui Jacob,
et Israël pour sa possession ;
5'. Quar j'ai bien cognu que grans est Nostre Sires, et
nostre Dieux est sur tous aultres dieux.
6. Toutes choses que Nostre Sires ait volut, il ait fait
en ciel et en terre, en la meir et en toutes ses abysmes.
CXXXIV : s le premier Dieu, touz — 9 touz — 10 les répété devant
de Nostre Signour et ens aittries de lai mason de nostre Dieu, •— 3) En
nuities alleveis vous mains vers ces sains, et benissieiz Nostre Signour.
— 4) Nostre Sire si te benissoise de Syon, qui ait fait et ciel et terre.
CXXXIV. -- i) Loieiz lou nom de Nostre Signour, loieiz Nostre Si-
gnour, tuit sui sergent. — 2) Qui staieiz et esteis en lai maison
Nostre Signor, et en attries de lai maison de nostre Dieu, — 3) Loieiz
Nostre signour, car boins est Nostre Sire ; chanteiz a son nom qui est
tant doulz et delitaublc : — 4) Car Nostre Sire ait esluz pour lui Jacob,
et Israël en sai possession ; — 5) Quar j'ai bien cognut que grant est
Nostre Sire, et nostre Dieu devant tousaultre dieu. — 6) Toute choses
que Nostre Sire ait voluit, il ait fait et en ciel et en» terre, en lai meir
376 LE PSAUTIER DE METZ.
7. Qui amokne les nues de la fin de la terre, et les
foudre ait fait toumeit en plove.
8. Qui fait les vens venir et issir fuer de ses trésors ; qui
ait tueiz et mis a mort les premieir neiz d'Egypte, dès les
homes jusques aux bestes.
9. Qui ait envoieit ses signes et ses miracles mervîl-
loux en mei lieu de ti, tu Egypte, en Pharaon et en tous
ses sergens.
10. Qui ait destruit maintes et plusour gens, et misa
mort les fors et poissans roys :
1 1 . Seon lou roy des Araorriens, et Og lou roy de
Basan, et tous les royaulmes de Chanaam ;
1 2. Et ait donneit lour terre en heritaige, a sou pueple
Israël en heritaige.
13. Sire, tou nom est a tou jour ; Sire, tou mémorial
et ta mémoire adè^ dure de génération en génération.
14. Quar Nostre Sires jugerait sou pueple, et en ses
sergens il serait prieiz.
poissans
et en toutes ces asbymes. -^ 7) Qui amoinnent les nues dès lai fin
de lai terre, et les foudres ait fait convertit en ploges.— 8) Qui fût les
vens venir, de ces tresours ; qui ait tueiz les premieirs neiz d'Esgypte,
dès les homes jusques aux beistes. — 9) Q^ui ait envoieit ces signes
et ces miraicles mervilloux en mey lieu de ti^ Egypte, en Pharaon
et en tous seis sergent. ^- 10) Qui ait destruit maintes et plusour
gens, et mis a mort et occis les poissans et les fors roys : — 1 ]) Seoo
lou roy des Amorriens, et Og lou roy de Basan, et tous leis royalmes
de Chanaam ; •— 12) Et ait donné lour terre en hairitaige, en heritaige
a Israël son pueple. — 13) Sire, ton nom est a tous jour; Sire, ton
mémorial est aideis de génération en generationz. — 14) Car Nostre Sire
GXXXI V, 8 et ss, : cf^ cxxxv, 10 et xx. •— 1 5 «t ss» cf, am, 12 et jj.
PSAUME CXXXIV. J77
1 5 . Les ydoies et les dieux des gens mescreans sont
or et argent, qui sont les euvres faites des mains des
homes.
i6. Il ont bouche, et point ne parieront ; il ont yeulz
et ne voient goûte.
17. Il ont oreilles, et goûte oyr ne escouteir nen
puelént ; et en lour bouche n'ait son ne esperit.
18. A eulz soient sembla/zs touz ceulz qui les ont
faiz et font encor, et tous ceulz qui en telz dieux se
fient.
19. Li maisons d'Israël, benissieiz a Nostre Signour ;
li maisons de Aaron, benissieiz a Nostre Signour.
20. Li maison de Levi, benissieiz a Nostre Signour ;
qui doubteiz Nostre Signour, benissieiz a Nostre Si-
gnour.
2 1 . Nostre Sires soit benoiz dès Syon, qui habite et
demoure en iherusalem.
jugerait son puiple, et ea ces sergent serait prieis. — 1 5) Les ydolles
et les dieu des gens mescreans est or et airgent, les euvres des mains
des homes. ->- 16) Il ont bouche, et point ne pairleront ; il ont yeul, et
veoir ne poront. — 17) il ont orelles, et nen puellent oyr ; ne en lour
bouche n'ait nulz esperilz. — 18) Il soient a euls semblant tuit cilz
qui les ont fait et les font, et tui cilz qui se fient en elles. — 19) Li
Biaison d'Israël, benissieiz Nostre Signour; li maisons d'Aaron, be-
nissieiz ai Nostre Signour. — 20) Li masons de Levi, bemssieiz ai
Nostre signour; qui doubteit Nostre Signour, benissieiz a Nostre Si-
gnor. — 21) Nostre Sire soit benols dès Syon, qui habitent en Jhe«
rusalem.
— 16 HM, Vulg,: non videbunt. •— 17: non audient.
J78 LE PSAUTIER DE METZ.
CXXXV
•onfesseiz vous a Nostre Signour et lou loeîz : quar
lil est boins, quar tous jour dure et p^rseveire sa
m!$ericorde.
2. Confesseiz au Dieux des dieux.
}. Confesseiz au Signour des signour.
4. Qui per li soûl fait grant merveilles.
5 . Qui ait fait les cielz en son entendement.
6. Qui ait la tefre fermeit et establi sus les yawes.
7. Qui ait fait les grans luminaires :
8. Lou soloil en la poissance dou jour,
9. La lune et les estoilles en la poissance de la nuit.
10. Qui ait tueit Egypte et tous ses premieir neiz.
1 1 . Qui ait Israël ameneit de mei lieu d'yceulz,
12. En main poissant et en bras estendut.
CXXXV: 6 formeit — 13 deviseit. plusours — 18 poîssans —
CXjpcv. ^ 1*) GonfesBeiz ai Nostre Signour, car ii est homsy quar
a tous jour piaix dure sqi miséricorde. -^ 2) coniesseis aiiz Dieu des
dieu. ^ 5) Confesseis au Signour de touz signour. *- 4) Qui per li
sou( fait grant mervelles. -^ 5) Qui ait fait les del en son entende-
ment. "* 6) Qui ait lai terre fermeit et estaublit suz les yawes. — 7)
Qui ait fait les grant luminaire : ^ 8) Lou^iloil en lai poissance don
jour, -^ 9) Lai lune et les estoilles en lai pmssance de lai nuit. —-10)
Qui ait tueiz Egypte et tous ces premiers neiz. — 11) Qui ait Israël
ameneiz fuerde mei lieu d'oulz, — 12) En main poissant et en braiz
CXXXV. Sauf aux versets initial et final, le traducteur a omis systé'
matiquement de rendre les mots : quoniam in sternum misericordia ejus,
qui terminent chacun des versets de ce psaume en manière de doxologie,
6 H, Vulg,: firmavit. — 18 HM : omission de reges.
13. Qui ait la Rouge meir diviseit en plusour divisions,
14. Et ait tout per mei li ameneit Israël ;
15. Et ait envolepeit et escouz lou roy Pharaon et toute
sa vertu, en la meir Rouge.
16. Qui ait sou pueple meneit et conduit, per lou désert.
1 7. Qui ait ferut et tueit les ^ns.roys,
là. Et ait mis a mort les fort et puissans. :
19. Seon, iou roy des Amorriens,
20. Et Og, lou roy de Basan ;
21. Et ait dpnneit lour terre en herige,
22. Eti heritaige a Israël sou sergent :
2 3 . Quar en nostre humiliteit il ait ehut de nous remen^
brance et sovenancb,
24. Et nous ait racheteîz de tous nos anemins.
2 5 . Qui donne via/zde et a maingieir a toute char.
26. Confesseiz et vous rendeiz au Dieu du ciel.
, 27. Confesseiz vous au Signour des signouts : quar a
tou jour dure sa miséricorde.
21 heritaige — 2j remenbrance— 24 rachetait
estandut. — 1 3) Qui ait lai meir Rouge diviseir en plusour divisions,
— 14) Et ait Israël ameneit tout per mei li ; — 15) Et ait escous et
envolepeiz lou roy Pharaonz et toute sai vertus^ en lai meir Rouge. —
16) Q^ui ait mondt son pueple per lou désert. — 17) Qui ait feruz
et tueit leis grant roys, — 18) Qui ait mis a mort les roys fort et puis-
ant: — 19) Seon, lou roys des Amorriens, — * 20) Et Og, lou roys de
Basan ; — 21) Et ait donneit lour terre en hairitaige, — 22) En heri-
taige a Israël son sergent: — 2}) Car en nostre humiliteit il ait de
nous sovenance et remanbrance, <— 24) Et nous ait raicheteit de tous
nous aneniis. — 25) Qui donne vyande a maingieir a toute chair. —
26)x:onfesseis vous auz Dieu don ciel. — 27) Confesseiz vous a celi
qui est Signour de tous signour, quar a tous jour maix dure sai mi«
sericorde.
)80 LE PSAUTIER DE METZ.
CXXXVI
ius les flueves de Babylone, la avons sis et plo-
reit, quant il nous sovenoit de ti, Syon.
2. Entre ses saulz, tout en mei lieu de li, nous avons
pendut nos orgues et nos instrumens de musique et de
joie;
3 . Quar la nous ont demandeit, œulz qui nous avient
pris et ameneit en lour servitute, paroUes de joie et de
chanson;
4. Et qui nou^ tenient comme pris nos disoient : Faites
nos bonne et lie chieire^ et nous chanteiz des chansons de
Syon.
5 . Et nos respondiens : Comment chanterons nous lou
chant Nostre Signour en terre estrainge, ou nous sommes?
6. Se point te oblie, Jherusalem, ma destre soit de
Dieu obliee ;
CXXXVI : I Babilone — 3 paroUes — 7 laingue — 8 se
CXXXVI . — i) Sus les flueves de Babilone, lai avons sis et plordt,
quant nos souvenoit de ti, douce Syon. — 2) Entre ces saul, en me
lieu de li, nous avons pendus nos orgues et nos instrumens de musique
et de joie; — 3) Car lai nous ont demandeit, ceulz qui nous avient pris
et ameneit, pairolle de joie et de chanson ; •— 4) Et qui nos tenient
comme pris et nous mettent a meschiez : Faites nous bonne chiere^ et
nos chanteis des chanson de Syon. — 5) Et nous dixiens: Coment
porrons nous chanteir, en estrainge terre ou nos sommes, bu chant de
Nostre signour ? — 6) Se point foblîe, Jherusalem, mai dextre soit
CXXXVI, I Vul^, : cum recordaremur Sien. .^ ) : qui captivos du-
xerunt. — 4 : qui abduxerunt. — 11: Filia Babylonis misera ! —
PSAUMES GXXXVI, GXXXVil. 38 1
7. Ma langue se aherse a mes joes de grief mescbance,
se il ne me sovient de ti ;
8. Et ce je ne propose devant toute chose Jherusalem,
tout en l'enco/nmancement de ma joie.
9. Sire, soviengne toi des fil et des enfans Edom, on
jour de ilierusalem ;
10. Qui dient : Destrueiz, destrueiz tout, jusques au
fo/idement de li.
il. Li fille de Babylone est très meschans ! bieneureiz
serait qui renderait ton paiement et ta rétribution, telle
comme tu nos ais do/meit et retribueit.
12. Bieneureiz serait cilz qui la tenrait, et burterait
ses petis enfans a la pierre.
ÈXXXVII
lire, je me confesserai a ti de tout mon cuer, quar
tu ais oyt et escouteit les p^roUes de ma bouche.
CXXXVII : I parolles — 3, sain — 5 parolles— 6 la — 7 hault.
de Dieu oblieie. -— 7) Mai laingua se aherse a mes joies de grief mes-
diance, se il ne me sovient de ti ; — 8) Et ce je ne propose devant
toute Jhenisalem, ton en l'encomensement de mai joie. — 9) Sire, so-
vingae toy des fi! et des anf&ns Edom, ou jour de Jherusalem ; — 10)
Qui dient : Destraeit, destraeiz tous, jusques aus fondement de li. —
1 1) Li fille de Babylone est très meschans ! bieneureiz serait qui te
randerait ton paiement et tai retribucions, don tu nous ais retribueiz
et paieit. — 12) %neureiz cerait celi qui lai tenrait, et ferrait ces
petis anfans a lai pierre.
CXXXVII. — I) sire, je me confesserais a ti de tous mon cuer, quar
1 2 : qui tenebit, et allidet parvulos tuos.
3S2 LE PSAUTfiSlt Ù& METZ.
2. Devant tes sdngres je chanterais a ti, je aorerai a
tou mnct temple, et confesserai' a ton noii;
3. Sus ta mi^ricoirde q«e tu aismagnifieit, surtout ton
sainct nom.
4. En quelque jour que je t'apelle en flfôn zjàc^ escoute
moi; et tu multiplierais force et vertu dedefis ifion afme.
5. Sire, H roys de terre aé ddîventa â confefiSeir, quar
il ont oyt toutes les paroUes de ta bouche ;
6. Et chantient en voies de Nostre Sigficmi' : Que grant
est li gloire de Nostre Signour ;
7* Quar très haulz est Nàstre Sires, et rewarde les
humbles et basses (Choses, et les hautes choses voit et re-
warde de bien loing.
8. Se je voiz en mei grant tribulation, tu me vivifie-
rais ; et sus l'ire et lou corrous de mes anemins tu ais
estendut ta main, et ta dextre m'ait sauveit.
de manque -^ Autres variantes aux Appendices^ d*après U**,
tu ais oyt et escouteit les pairollede maiboiicbe. — 2} Devant lès
aingres je chanterais a ti, je aiorrerai a ton sainct temple et confesse-
raiz a ton nom. — 3) Sus ta miséricorde «t ta veriteit que tu ais ma-
gnitieit, sur tous ton sainct nom. — « 4) En qneque jour que je t'aipelle
en mon ayde, escoute moy ; et tu multiplierais force et vertus dedens
mon airme.— $) Sire, li roys de terre se doivent a ti confesseir,
quar il ont oyt toutes les pairolles de tai bouche. — 6) Et chantient
en voie»ckNoslre Signour : (^ grant est li gloire de Nostre Signour ;
«- 7) Quar très hanlt est Nostre Sire, et rewairde les humble et
baisse choses, et lais lumite choses voit et rewairde de bien loing.
«*i 8) Se je vois sa mei grant tribuladons, tu me vivifierais ; et sus
rire et lou courrous de mes anemis tu ais t^ mains extendut, et tai
dextre m'ait sauveit. --19) Nostre Sire low.readerait et retrilmerait
CXXXVII, 3 HM : omission de et veritate tua.
PSAUMES CXXXVH, GXXXVnU )$)-
9. NDstre Skt» km rétribuerait et renierait pear ni ;
Sire, ta miséricorde est jusques a too jour ; les euvir^ de
tes maki$ nô w^Ues despitieir.
CXXXVIII
ire, tu m'as approvei et bien cognu ; tu ais cognu
ma cession et ma résurrection .
2. Tu ais ente/idut mes pencees de bîert loi/zg, mes
sentes et mon estât tu ais bien enserchieit;
3. Et aïs bien veu et bien sceu toutes mes voies, quar
je ne sai parleir.
4.' Et vez cy, Sire, tu ais cognu tout, et les anciennes
choses et les novelles; tu m'ais foi'meit et ais mis t& main
sur mi ;
5 . Ta sdience est moult mervillouse a mi ; elle est con-
fortée et enforciee, et je ne puis riens contre lî.
por mi; Sire, taî miséricorde est jusques â tous \ovtr ; les eavfes
de tèîs mairis ne velle dêspitielr.
CXXXVni. — I ) Sîré, tu m'ais esproveis et bieïi oagnu ; tu ais éd-
gnuz mai cession et mai résurrection. — 2) TU âîs enteVidu mes penéee
de bien toîng ; mes sentes et mon estait tu aies biém enserchiet. —
}) Et aïs bien veut et bieh sceu toutes mes voies, qu* je né sai
paîrleit. -^ 4) Et vecy, Sire, tu ais cognut tôt, et les ataclemie chéses
et les novelles; tu m'als fotmeJit et aîs mis taî mate sur m?. — $)
Tâi science c^ moult mervillouse sits Ml et de n<i ; elle est conf6Hee et
eitforde, et Jfe nê pms HeAs corf!rfe H ne âra ftWâfIff (Je li. ^ 6) Bn
»..ii-i.. I- I * -^ •• ■ — ■- - ■ — — .. — .. »■- » 1 — .— ■■ ■ ■ -
CXXXVIII, 5 Vulg. : non potcro. —6: a spiritutuo. — 10: et nox
^84 LE PSAUTIER DE METZ.
6. En quel lieu ira je, pour ton esperit f et ou fuirai je
devant ti^ pour ti eschuir ?
7. Se je monte on ciel,* tu es ja la ; et se je descen en
enfer, la je te trovera.
8. Se je pren mes pennes et mes aulesau bien matin,
et se demoure a la fin de la meir,
9. Pour certain ta mai/i la me trouverait et conduirait,
et la' ta dextre me tenrait.
10. Et j'ai dit : que per aventure les ténèbres me foUe-
ront, et li nuit serait lumieire en mes délices ;
1 1 . Quar les ténèbres ne seront point de ti obscurcies,
et li nuit serait enluminée ensi com est li jour ; et teile
comme ont esteit ses ténèbres, teile serait sa clerteit et sa
lumieire.
12. Quar tu ais mes reins possideit et ehu en ta mjun;
tu m'as ressut dès lou ventre de ma meire.
13. Je me co/ifesserai a ti, quar tu es terribleme/ît et
CXXXVIII : 6 irai — 10 lumière, délites — 11 clartcit. lumière —
queil lieu irai je, pour ton esperit? et ou fuirai je devant ti et pour ti
eschuir i — 7) Se je monte on ciel, tu es jai lai ; et se je descent en
enfer, lai te trouverai. -^ 8) Se je pranz mes pennes et mes aulles
au biens maitin, et demorroisse en finables et darriennes pairties de
lai meir, — 9) Et vecy que tai mains et ta poissance lai me trouverait
et moinrait, et lai tai dextre me tenrait. — 10) Et j'ai dit: Per avan-
ture les ténèbres me folleront, et li nuit serait mai lumière en mes
délices; — 1 1) Quar les ténèbres ne seront point de ti oscurdes, et li
nuit serait enlumineie ensi com li jour; ensi corne ont esteit ces
ténèbres, ensi serait sai clairteit et sai lumière. — 12) Quar ta ais
mes reins possideit et heut en tai main~; tu m 'ais ressut de bu
ventre de mai meire. — 15) Je me confesserais a ti ; quar tu es terri-
■ '■ - ■ • - ■ ■ ■ - ■
illuminatio mea. — 1 3 : cognoscit nimis. — 19: accipient.^ ao : ode-
•PSMJMB CXXXYUU )ft^
per gram prâ^nce in8|;nifieiz ; inei:yiUouiei3 ^ont tes eu-»
vres, et mon arme les welt trop, bien CogM^tbn.
14. Ma 1)09çbea'aît point e9i«^ ropoiuieè: ti n& de
ceu que tu ais fait secrètement, et ma substanc{s>Mfc ens
entrailles d^ la- terre. - ..:
15. Mon. imperfectio/t' et-m^ (feSMrm^t; ont y^t dit
oeil, et en tou livre seront tuit escript; li jour ^eroftt for-
meizy et nidp hQms ne semit en yceub joiû*. . . ^
16. B|^%a mi^ Dieusi tes amvz^ trop sont liotnartUetf^
quartrop est confortée et enforciee loiar poissaimeet lour
signorie.
17. Je les nombrerai et conterai tous, et il sero/zt mul-
tiplieiz plus asseiz ke la gravelle de la terre ; je suis re-
drecieiz et releveiz, et suis encor aveke ti.
18. Dieux, se tu occiz et tue les pechours, vos, mau-
vais borne, fiiieiz arrieir et d^clineiz de mi ;
19. Quar vos dittes en vostrecuer ete/z vostre pencee :
Or pce^ignent pour niant et en vaiiji lour citeis,
13 cognostre — 1$ U dernUr jours-^ 16 Dieux «-^ 17 qtt0.«Tec,-* ip
blemoatt pec grant poissance magiiifieiVi meffviUdMM sont tat ewnes,
et «oa jdnKs les welt tioiip bitB:.eogipistrer — 14) Mairboiiciie^nffst
point estdt. reponne de ti que tu ais fais secreiteitrent/ei mal subs-
tance est en entrdlles de la terre. -^ 1 5) Vhn inperfectlon et mai
deformeteit ont veut tui oil, et en ton livre seront tuk escrip; It }our
seront formeiz, et ntiz en ycculz. — 16) Mais a mî7 Sire Dieux; tuî
amins sunt troup honorables, car trop est confbrtëlf et enfordeix lour
poissancê et lour signorie. -— 17) Je les conterais tous, et ît seront
multiplieiz et plus asseis qne ne soit li gravelle de terre; je me suix
redrescier, et encor je suix avec ti. -^ i'8) Sîre Dîhix; setu occi2
et tue les pechor», vous, mauvais homiss, fuid2airrier^de'"mi'; — :9)
■ ■!! m I I < M m il ii m
runt. oderam. — 21: oderam.
25
386 LE PSAUTIER DE METZ.
20. Sire, n'ai je mie hey ceul qui t'ont hey ? et sus tes
anemins je def&iilloie toaz.
21. De très parfaite heyne je les ai hey, et ùtit esteit mi
22. Sire, apprueve moi, et saiches quelz mou cuer est
per dever ti ; examine mot, et cognois bien mes sentes et
mes chemins ;
2). Etvoi hardiementse en mi ait voie ne entention
de nnlle iniquiteit ne mavistieity et me raoinne en la roie
perpetueiUe que jamais ne fiiurait.
CXXXIX.
lire, délivre moi de Pome mauvais et pervers, et
me warantî de i'ome decevour et plein d'inî-
quiteit ;
2. Qui ont panceit en iour cuer iniquiteit et mauvistieity
et toute jour ne font que amovoir bataille et noise.
est en place du prtnder en —•20 U second heyt -«23 perpetaeUe
CXCXIX : 2 |)ciicdt — 4 te premier moi «^ s orgoilloak —
Car vous dites ea vous pancee : Or prenient pour niant Iour dteit.
— 2o^Si(c>n*ai iemi heyt ceulc qui t'ont heyt ? et sus tes anemis je
defeUoient toz ^ " 21) De très perfaite haynes je les a heyt, et ont
esteit mi anemins. «-» 22) Sire, apnieve moi et saiches mon cuer que
il est enyer.ti ; exa.ame moy, et bien cognois mes sentes ; — - 2)) Et
voi herdiement se en mi ait nulle iniquiteit ne nuuWstiez, et me
moinne en lai voie perpemelle.
CXXXnc. — i) Sire, délivre moi de Tome mauvais, et me wairde
et wairanti de Tome pervers et pleins d'iniquiteit ; -« 2) Qui oe
cessent de penceir en Iour cuer iniquiteit ; et toute jour ne font que
PSAUME CXXXIX. 587
3 . Il ont lour lai/zgues agu^ees et afilee çom laingue de
serpent) et veni/z de très pervers serpent est desous lour
laingues.
4. Sire, warde moy de la main dou pechour ; et des
mauvais homes délivre md,
5. Qui ont panceit a supplanteir et a deœvoir mes pieiz
et mes allées ; et li orguillous o/it las tendut encontre mi ;
6. Et te/zdut ont lour cordes per menieire de las encon*
tremi, et les ont mis on chemin et tout deleiz la voie, pour
mi tresbuchieir et enlacieir.
7. J'ai dit a Nostre Signour: Tu es mou Dieu; Sire,
escoute et oy la voix de ma prieire.
8. Sire, Sire qui es li vertus de mon salut, tu ais mou
chief couvert et waranti on jour de la bataille.
9. Sire, ne me delivreir mie a la volenteit ne^an désir
de mi au pechour : il ont encontre mi penceit; ne me
laissieir mie, a fin qu'il nen soient orguilloulz nealleveiz.
* s
6 meniere —> 9 que ne — 10 encommencement acoveterait
coQciteir baitaille et ooise. — 3) Il ont lour laingaes aigusice et afilleie
comme laingue de serpent, et venins de aspres très pervers est desous
lour laingaes. — 4) Sire, wairde moy de lai main don pechour.; et des
mauvns homes délivre moy, -- 5) Qyi ont panceit et supplauteit et a
décevoir mes pieis et mes alletes; et li orguiltous ont las tendot
contre mi ; — 6) Et ont lor cordes estendues per meunière de lat
contre mi, et deleizlou chemin ont mi pormi tresbuchieir et enlaldeir.
— 7) J'ai dit a Nostre Signour : Tu es mon Dieu ; Sire, escoute . et
oy la voix de mai prieire. — 8) Sire, Sîra qui es li vertus de mon
saluit, tu ais mon chief couvert et wairantir on jour de lai baitaille.
— 9) Sire, ne me ddivreiz mie a lai volenteit ne auz désir dou
pechour: il ont panceit encontre mi; ne me laixier mie, qu'il nen
CXXXIX, 2 Vulgr. constiiuebant. — 9 N : ne tradas me... a desi-
derio meo peccatori.
388 LE PSAUTIER DE METZ*
10. Li eocommaiicement et li chief de lour tournoie-
ment, et ii labour de lour leffires les acovâtèraft.
T I . Sus eufz cftairont cherbons 3e feu, et tu les geteraîs
on feu ; et en lour miseîres ne porront dureir ne iesteir.
11. Libonfsqûi tfbp parie n'avérait jar4)len tie piy)s-
periteit en terre, et lou mauvtis home penfdfit fi iiia(iHz a
la mort. ' . ' ■
I j ."'J'aî W«i cognu que Nostre Sîres ferait justice et
jugement iau'pouredfeeteux, etvehgence des poures qui
sont a meséhiëf.
14. Toute voie li juste confesseront a tou nom, et droi-
turittr et juste ItaUteront devant ta feîce.
CXL
iîre, j'ai clameit a ti : escoute moy ; enten a ma
•voix quant feclamerai'a ti.
2 . Mon orison soit adrecie et viei/igne devant ti ensi
CXL : I moî — 2 vicngnc — 4 parollcs — i comuniteit .— 7 sont
M-^a
soitBt>ors«itloia ne atlevcit. ^ 10) Lou chief de'Ioor tonrnôièment
et II labour dt Idnr l^ires let cavarait et acouvaterait. » 1 1) Sus
etdidtairroâtthtfbons de feu, et ta tei» geteraîs on feu ; et en tour
iliieirè fte u porônt- ^toustenir ne ceu' endnreir. ' — 12) L! hons
qiti imip parlent ne «ferait j«(i.bien en terre, et Tome mauvais pen-
rMit tf mAz en lai mort, i— • 1 j) j'ai bîta cognuz que Nostre l^re
feilll jttftiéè et jtgemetts au poure disetous» et vai^ance au poures.
— 'ii|) Toute voie K juUfes confesseront a ton nom, et M droitàrieîr et
jttitts 1»iblt«roiit devint tai fake.
GXLk "^ t) Sife, f%i daim^ a ti: escoute moy ; enten a mai voix
quant je cramerai a ti. -- 2) Mon orison soit aidresde et vingnent
' 1.
PSAUME CXL. .389
« .... * .
cosme-^li encens^ et H élévation de mes mains est comme
li sacrifice dou vespre. . .
j. Sàct, met ta wanie sus ma boUchè, et hvài de cir-
consfanceet dé bQÛi avis a mes lëifres;
4. Ne faire mie declineir mon cuer ne tresbuduêifien
p^cdtes de. malice. et demauviatieit^ pour excuseir. lour
ezcuaatiôn en pechidt,
5 . Avec les homes qui font et eavrem imquiteit ; et
n'aurai ja communiteit necompeingnie avec les plus gra/zs
et les plus eslus d'yceulz.
6. Li juste me diastierait et corrigerait en miséricorde
et en pitieit, mais li oile dou pechour ja mop chief n'en-
gresserait.,
7. Quar encor est mon orison a lour boin plaisir; en-
glouti su/2t, joins a la pierre, tuit lour juges.
8. Il oyront mes parolles, et bien lou pueent iaire« ensi
com li graixe de la terre est ostee de dessus terre.
— 8 paroUes — 9 sont, sont
devant tt ensi com li encens, et li élévation de meiar malas est coa li
sacrifice don vespre. — }> Sire, mçt wairde a mai bcache, et htiiz
de circonstance donne a mes lef&es. — 4) Ne faire mie dtclineirne
tresbucbier mon cuer en pairolles de malices et de mauvistieit, pour
excuseir lour excusacion en pechiet, -*- 5) Avec les homes qm font et
euvret iniqukeit ; et ne welle mie avoir communiteit ne comnrnnieir
avec les millours et les plus grant d*yceulz. — 6) Li Juste me chais*
fierait et corrigerait en miséricorde et en pitieit, maiS' li oille des
pechoars mon chief jai a'engresserait. — 7) Car encor est mon orison
a lour plasir ; englouti sant, joint en lai pierre, tuit lour juges. -^ 8)
Il oyront mes pairolles, car bien lour puelent faire, ensi con li graxe
CXL, 5 N, Vulg.: et non communicabo. — 8: quoniamjpotuerunt.
)90 LE PSAUTIER DE METZ.
9. Nos OS sunt dissipeîz et perdus ensî com est enfer ;
quar a ti, Sire, Sire, mi oeil smit alleveiz ; j'ai espereit en
ti : ne weilles mie osteir mon arme.
10. Warde md dou las qu'il ont tendut encontre mi,
et des malices et escandres de ceux qui font et euvrent
imquiteit.
1 1 . Li pechours tresbacberont et chairont en sa roiz et
en ses las ; et je suis tout ensi singuleîrement, jusques a
tant que je soie trespasseîz outre.
CXLI
fe ma voix j'ai aNostre Signour clameit ; de ma
voix j'ai a Nostre Signour prieit.
2. Je espans devant li mon orison, et nonce devant li
ma grief tribulation,
3. En deffaillant mon esperit : et tu ais cognu mes voies
et mes sentes.
de lui terre est ostee dessns terre. •- 9) Nos os sunt dissipeiz et perdus
ensi coD est enfer; quar a ti, sire, Sire, mi oil sunt alleveiz ; j'a! es-
pereiz en ti : ne weUe osteir mon airme. — 10) Wairde moy don las
qu'il ont tendut encontre mi, et des malices et des escandres de ceolz
qui font et euvret iniquiteit. — 1 1) Li pechour tresbucheront et chairont
en sai roys et en ces lais ; et je suis ensi tous singuleirement, jusques
a tant que je soie trespesseiz outre.
CXLI. »- i) De mai voix j'ai claimeit a Nostre Signour; de mai voix
j'ai a Nostre Signour jjrieit. — :) J'espans devant li mon orison, et
li nonce devanz' limai grief tribulacion, — 3) En défaillant mon esperit :
empta est super terrann •— 9: secus infemum.
I.'
PSAUME CXLI. 391
4. En ceste voie en la queile je alloie, li mauvais or-
guilloulz m*ont tendu las pour mi enbcieir et penre. '
5. Je considefoie a dextre deleîz mi, et rcwardoie de
certain avis : et nul ne me voloit cognoistre.
6. Je n'avoie loisir ne lieu de fuir : et nulz n'est qui
requieire mon arme.
7. Sire, f ai clameit a ti ; j'ai dit : Tu es mon espérance,
et ma portion de bîeneurteit en la terre des vivans ;
8. Enten a ma prieîre, quar je suis trop folleiz et a triés
grant mèschief;
9. Délivre moi de ceux qui me persécutent, quar il sont
trop conforteiz et enforcieiz sur mi ;
10. Trai fiier de chartre mon arme pour tî loeir et
confesseir ; li justes m'attendent, jusques a ta/!t que tu
m'aies remunereitet donneit mon paiement et ma rétribu-
tion.
CXLI : 4 queille. li mau mauvais, teuiut ^ ^ Je con coosiderpie
et tu ait cognuz mes sentes et mes voies. — 4) En cest voie en lat
quelle je alloie, li mavais orguilloux m'ont tendut lais pour mi en-
lascier et penre. •— 5) Je consideroie al dextre deleiz mi, et rewair-
doie de certains avis : et nulz ne me voloit cognoistre. — 6) Je n'ai-
voie Ipisir ne lieu de fuir : et nulz n'est qui requièrent mon airme.
^ 7) ^re, j'ai clameit a ti^ j'ai dit: Tu es mon espérance, et mai
porcion de bîeneurteit, en lai terre des. vivans; — Enten a mai
pridre, car je suis tronp fouUeiz et ai mèschief ; — 9) Délivre moi
de ceu qui me persécutent, quar il sont troup conforteit et enforciet
sus mi ; — 10) Trai fuer de chairtre mon airme pour ti loieir et
confesseir ; li justes m'attendent, jusques a tant que tu m'aies remu-
nereit
i '
CXLI, 6 Vulg, ; Periit fuga a me.
392 LE PSAUtrtR dE METZ.
CXLÏI
|ire, oy et escoute mon orison, a tes oreiU^ res-
n et aperiiî ma piieire, en ta Teriteit eseoiûe
moi et en ta justice.
2* Et neentreir laie en jugement encontre ton aergent,
quar nul qui vive ne puêt estre devant ti juste ne justi-
fieiz.
^. Quar li anemins ait mon arme persecoteit, et ait
huroilieit et folleit ma vie jusques a terre.
4. Il m'ait mis et alloeit en lieux obscurs et pleins de
ténèbres, avec les mors dou siècle; et roonesperit ait esteit
angoisseux en mi, et mou cuer est troubleiz dedens mi .
5. Je me suis remenbreit et ai resovenance desancie/is
jours ; et aï penceit en toutes tes euvres, et en feis de tes
mains dilige/mient pensoie.
CXLU : 4 alloieit — $ remembreit — 7 touz — 8 destorne — 10
CXLIl. — 0' Sire, oy et cscoute mon orison, a tes orelles apersoi et
ressoi mai prieire, en tai veriteit escoute moi et en tai /astice*. — > 2)
Et ne entreir mie en jugemens avec ton sergent pour lu! jugieir, quar
nulz qui vive ne pu?i estre devant ti juste flè estre justifieu!. — - 5)
car 11 anemins ait persecuteit mon airme, et a)t humitieiz et fodleîz
mai vie jusque^ a terre. ^ 4) Il m'ait niis et ailowelt en lieu obscurs
et pldn de ténèbres avec 'les mork don siede ] et mon esperilk'ait
estelz angoissoulî en m!/ et eh tni inorr caef Meii troblefe. — s) Je
me sux remanbreit et ai resovenance des anciens jours ; et ai panceî!
en toutes tes euvre, et en fais de tes mains deligenment pansoîe. —
CXLII, 2 Vulg, : non justificabitur. — 4 : sicul mortuos. — 7 : de-
PSAUME CXLII. 59)
6. J'ai mes mains a ti espa/zdu ; mon arme est ensi com
terre senz yawe devant ti .
7. Bien tost et bien hastivement, Sire, escoute moi,
quar mon esprit def&ult tous de meschief et de grevance.
8. Ne destourne mie ta iaice de mi, quar je seroie sem-
blans a ceuiz qui descende/tt oh Ikc et on perfont d'enfer.
9. Fai moi oy au matin ta miséricorde, quar j'ai en ti
eq[)ereit.
10. Fai moi cognoistre la voie que je doie aiieir, quar
j'ai alleveit mon arme a ti.
1 1 . Délivre moi de mes aneminsy Sire, je me suis, fuys
a ti et a ton refuge ; ensigne moi a faç-e ta . vdienteh,
quar tu es mou Dieu.
12. Ton boin espereit me moinrait a la droite terre;
pour ton nom, Sire, tu me vivifierais en ton equiteit.
1 3. Tu tnôrais fuer mon arme de tribttbifion et de mes-
cognostre'— 12 esperit — 13 touz — 14 destruirais — Voir aux
Appendicts d'autres fartantes de ce psaume d'après H^, ainsi que la
leçon intégrale E.
6) J'ai mes mains a ti espandu; mon airme est ensi con terre sen
ya\ves devant ti. — 7) Haistivemeiit et bien tost, Sire, escoute moy,
quar mon esperit deffanlt tous de meschief et de grevance. — S)- Ne
destome mie tai faice de mi, quar je resambleroie ceolz qui des-
cendent on lac et en lai fosse d'enfeir. ^ 9) Faî moi oy au maitin
tai miséricorde, quar en ti espereir. •— 10) Faî moi cognoisfi^e lai voie
que je doie alleir, quar j'ai a ti mon airme esie^ee. — 11) Délivre
moy de mes anemins, Sire, je fiiis atonrefnge *, ensigne moi ta! ventât
et tai volenteit a faire, car tu es mon Dieu. — 12) Ton bbin esperit
me moinrait a la droite terre-; pbûr ton nom. Sire, tu me vivifierais
en ton equitèir. — i j) Tu trafrais fuer mon airme de tribulationz et
fecit« -^S: et siRâtis ero.-
)94 ^^ PSAUTIER DE METZ.
cbief, et en ta miséricorde tu dissiperais et perderais tous
mes anemitts ;
14. Et perderais et destrurais touz ceulzqui tribolent et
mettent a meschief mon arme, quar je suis ton serge/zt.
cxLin
I
îenoiz soit mou Dieu Nostre Sires^ qui ait mes
mains apris et ensignidt a batillieir et a com*
batre, et mes doiz a la bataille.
2. Il est ma miséricorde et mou refuge, mou recevour
et mon delivrour ;
j. Il est mou protectour : en li ai je espereit, qui fois
les pueples estre sougis a mi et estre desous mi.
4. Sire, qu'est ce de l'orne, que tu welzestrede li cognus?
ou qu'est ceu dou fil de Tome, que tu reputes et prise tant ?
5. Homs est semblans a vaniteit et a niant, et ses jours
fuient et trespassent comme un poc d'ombre.
CXLIII : 6 montaingoes — 7 troublerais ^ 8 plusours — 1 1 au.
de meschief, et en tai miséricorde tu dissiperaiz et perderais tons
mes anemins ; — 14) Et perderais et destniirais tous ceolz que tri-
bollent et mettent ai meschief mon airme, car je suix ton sergent.
CXLIII. •— 1) Benois soit mon Dieu Nostre Sire, qui ait mes mains
espris et ensignidt a baitillier et a conbaitre, et mes dois ai lai bai-
taille. — 2) Il est mai miséricorde et mon refuge, mon- recevour et
mon delivrour; — 1^ est mon protectour : en ii ai je espereit, qui
fais sougis les pueples a mi et mes desous mi. — 4) Sire, qu'est ce
de Tçme, que tu welz estre de li cognus ? ou qu'est ceu dou fil de
Tome, que tu lou reputes et prise tant ? ^ 5) Home est samblanz a
vaniteit et a niant, et les jours d'ycelui s'enfuient et trespessem
CXLIU, I Vulg, : qui docet. ^ 3 : qui subdit populum meum sub
PSAUME CXLIIl. 395
6. sire, encline tescielz, et descen aval ; touche les mon-
taignes, et elles fomeront.
7. Foudroie anloideSy et tu les dissiperas; envoie tes sai-
ettes, et tu les troubleras.
8. Envoie ta main de lassus s'aval ; deflfen moi et me de-
livre de mai/ites et plusour yawes, et de la main des fil et
des enfans estrai/zges,
9. Des quelz 11 bouche ait parleit vai/zneme/it etvai/ine-
teit, et lour dextre est dextre d'iniquiteit.
10. Dieux, je chanterai a ti chant tout novel, et en
psalterion de. x. cordes je chanterai ati.
1 1 . Qui donnes salut aux roys, qui ais racheteit David
ton sergent de mauvais glaive, warde moi et me deifen ;
12. Et me délivre de la main des fil estrainges, des
quelz li bouche ait parleit et dit vaniteit, et lour dextre est
dextre d^iniquiteit ;
rachetit — i ^ Les (faute du rubricateur) sont, jonesse — 1 4 meniere
comme unz poc d'onbre. — 6) Sire, encline tes cielz, et descent
a val ; thouche les monteingne, et elles fumeront. — 7) Foudre et
elloides, et tu leis dissiperais ; envoie tes saiettes, et ta les trouble-
rats. — 8) Envoie tai main de laissus en hault s'avalz ; deffen moi et
me délivre de maintes et plusours yawes^ et de lai mains des enfans
cstranges, — 9) Des quelz li bouche ait pairleir vainnement et vain-
neteit, et lour dextre est destre d'iniquiteit. — 10) Dieu, je chan-
terai a ti chant tout novel, et en psalterion de .z. corde je chanterai
a ti. — 1 1) Qui donne saluit au roys, qui ait raicheteit David ton
sergent de mauvais glaive^ wairde moy et me defen. — 12) Et me
délivre de lai mains des fil estrenges, dez quelz li bouche ait dit et
pairleit vaniteit, et lour deixtre est dextre d*iniquiteit ; — M) Dez
me. — 4: quia innotuisti ei. — 7 N : Fulgura coruscationem. ' —
59^ LE PSAUTIER DE METZ.
13. Des quelz li fil et li enfens sunt ensi corn joneset
novellef plantes en lour jonesce n
14. Et lour filles de belle co/itenance et biei^ ornee$.de
belle meaieire, t(mt»ausi bien parée et aornee comme ésl li
biaulteit dou Temple.
1 5 . Lour grenieir et lour celieir et Jouf ;^teiz soxv^ rem-
plis et pleins de biens et de toute pourvèance, et s'emplis-
sent de l'un en l'aultre j
1 6. Ldour berbjs sunt bic^.portans et habundant «n lour
issues et en lour prise de leone et de lait ou de laîcel, et
grais sont lour bueuz ;
1 7» Ne en lour plaices ne en lour rue n'ait ruine de
maisieres ne de paroiz, ne noise ne clamour ne aultre
enpeqbement ;
18. Et pour ceu il ont dit : que bieneureiz est li puqple
a cui toutes ses choses su/it ; bieneureiz est li pueples de
cuiNbstre Sires est sou Deus !
.. 1 5 autre •» 16 sont, habondant — 18 sont. Dieu
qiieilz iifil et li enfans sunt ensi conjones et novelles plante en lour
jonesce ; -— 14) Et lour fille de belle contenence et bien composeesj
ausi bien tout en tout aomees corne est li samblance et li biaulteit don
Temple, — 15) Lour grenieir et lour celieir sunt remplis et pleins de
tous biens, et s*enpjissent de l'un en l'autre; — 16) Lour berbix sunt
bien pourtant et habundant en lour allées et en lour prises de lainnes
et de lait, et gray sont lor bueuf ; — /y) Ne en lour plaices ne enlonr
rues n*ait rines de pairoilz, ne noise ne daimour ne autre enpeche-
ment ; — 18) Et pour ceu il ont dit: que bieneureiz estli puiple a cui
toutes ces choses sunt; bieneureiz est li pueple de cui Nostre Sire est
Dieux !
■n 1^ 111*^^ I II I - -
16: bovescrassae.
PSAUME CXLIV. 397
CXLIV
ire Deux qui es mou roy, je tenÔBiifcênf ; et be*-
ni^aîa Içwrhomikskdeeitsiecteret a tou jour.
2 . Per chesques jour îe te beinrai^'et Idem twi nbm de
siècle en siècle et a teu )CHir. .
3. Grans est ffostteiâires: et trop dignes d'estre kieiz, et
de s^ grandeur n'cstiuUlefih.
4. Generati<m f^Mràs geoecation iœralt tes euvres, et
proiionoeront et preschêrtot ta poî8sanc«f.
5 . Il parleront la grandour de la gloire de ta ^hictéit,
et HKîonteront tes menreflky ;
6. Et diront la vertu de tes terribles euvres, et racôn**
teront ta grandiwr ;
7* La memoise de fat très gmit habundânce de ta dou-
ceur raconteront, et essauceront ta justice.
8. Nostre Sires est pitoulz et misericors, pacient et moult
misêricors. ' . . . -
çxyy : I I)iifux — 2 manque — 4 cwes — 7 haboodance — 1 1
OU^iy^ -^ i> sire Dieu qnt es mon rois, je te assaucerai ; et be-
otmUatpo aoA daai^e en siede et a toiis' jour. -»- 2) Per tous les
jor. «k mai Yîe je tsiieinrais, tt loièrai ton nom de siècle en siècle et a
tous jour. -« )) Gram est NOStreSire et tronp digne d'estre loieiz, et
de sai grandour n'est nulle fin. — 4) Génération après generacion
]oi«r4H tei enytiei,: et prononeeroAt tes poissances. — $) il pairie*
lont lat grandour délai gloire de la'sSiacteit, et raiéonteront tes mer-
veUa ; o*-^^) De Iftivertns. de euwtl itrribleil diront, et raic6nterbnt tâi
graadour;— 7) Lai meaioire db Tabnudante de tai donàêur raicon*
teroot, et essacecopt tai jusfiees. ^ 8) l^ostre sffe est pitonlz é
CXLIV, 4 N, Vklg, : potentiam tuam {cfi 11). — 7 : justitia tua
^98 LB PSAUTIER DE METZ.
9. Nostre Sires est doulr et debonaires a touz ; et ses
miserations et ses pideiz sormontent toutes ses euvres.
10. A toi se confessoissent toutes tes euvres^ et le be-
nisse/it tuit ti sains.
1 1 . Il raconteront et prêcheront la gkrire de tou royal-
me, et parleront de ta pdssance;
12. Pour faire cognissant au fil des homes ta poissance,
et la gknre de la magnifence de tou royalme.
I }. Tou roialme est royalme de touz siècles, et ta si-
gnorie est adès de génération en génération.
14. Leai et ventabk est Noitre Sires en toutes ses
paroïleSf et sainct et justes en toutes ses euvres.
15. Nostre Sires allieve et relievetous ceulz qui chieent,
et redresse tous les blecieiz et tresbuchieiz.
16. Sire, li œil de touz si ont espérance et se attendent
a ti; ettu lour donnes a maingidr et lour viande en temps
dehus.
prescheront. royaulme ^ 12 magnificence — i4paroUes — 15 touz.
misericors, paciant et moult misericors. — 9) Nostre Sire est donlz
et debonatre a tons ; et ces miserations et ces pitiés sormonte tontes
ces euvres. — 10) A toy se confessoissent toutes tes envres^^et tes
sainz te bénissent. -. 11) Il raiconteront lal gloire de ton roialme,
et pairleront de tai poissance ; ^ 12) Ponr faire cognissant az filz de
homes tai poissance, et lai gloire de lai magnificence de ton royalme. —
1 3) Tonz roialme est roialme de tous siècle, et tai signorie est aidés de
generacion en génération. ^ 14) Loiaulz et verittnbles est Nostre
Sire en toutes ces pairoUes, ec sainct et juste est en toutes ses euvres. ~
I s) Nostre Sire allievent et relievent tous ceulz qtn chient, et redresse
tous les blesdez et tresbuchiez. — • 16) Sire, li oil de tous ont espé-
rance et se attendent a ti ; et tu lour donne a maingier et lor viandes
exultabunt. — 13 : inomni generatione et generationem.
I<
$
PSAUME CXLIV. 399
17. Tu euvres et alargi ta main, et emplis toutes bestes
detabenisson.
18. Nostre Sires est justes en toutes ses voies, et sainct
en toutes ses euvres.
19. Nostre Sires est adès près et prochiens de ceulz
qui l'appellent et lou requièrent, de tous ceulz qui en
veriteit l'appellent et de boin cuer lou requieirent.
20. Et il ferait la volenteit de ceulz qui l'ai/zment et
qui lou doubtent ; et lour prière escouterait etacomplirait,
et les sauverait.
2 1 . Nostre Sires warde touz ceulz qui l'ai/tment, et
tous les pechour parderait et destruirait.
22. Ma bouche dirait et raconterait la loenge de Nostre
Sîgnour, et toute char benissoisse a sou mnci nom en
tout siècle et a tou jour sens fin.
touz. — 16 on i ia place <f«en — 18 le second toute -^ ao prieire.
acomplirait «« 21 perderait
en temps deus. — 17) Tu euvre et alairgi tat main, et emplis toutes
beistes de ta benisson. — 18) Nostre Sire est justes en toutes ces
voies, et sainct en toutes ces euvres. — 19) Nostre Sire est adès près
' ' de ceulz qui Taipellent et lou requieirent, et de tous ceulz qui en
■^ veriteit Taipellent et lou requièrent. ^ 20) Et il ferait lai volenteit
i- de tons ceulz qui Tainment et qui lou doubtent ; et oyrait et escou-
^ terait Ipur prieire, et les sauverait. — > 21) Nostre Sire wairde tous
!> ceulz qui l'aioinent^ et tous les pechour perderait et destruirait. —
; 22} Mai bouche pairlerait 'lai loenge de Nostre Signour, a toute char
i^ benissoisseni a son sainct nom en toz siècle et en tous jor sen fin.
400 LE PSAUTIER DE METZ.
CXLV
rme de mi^ loe Nostre Signopr : je loçrai Nosixt
Signour en ma vie, et chan)er^i a H tant corn j^
serai ert vie.
1, fïe vous fieiz en nul prince ne en ^gnour terriens,
ne en til ne ens enfans des homes, en quel n'ai^ nul s^t.
;. Son eçperit s'en irait^ et il retournerait, en p t^re
dont il est venus; en celi jour, périront toutes loijr penceçs.
4. Bieneureiz est celi a oui li Dieux Jacob est ena^de
et éh secours; et son esperence est toute mise en sou. Dieu,
qui 'ait fait ciel et terre, la meir, et toutes choses 91e
sont en eulz ;
5 . Qui varde veriteit et la tient adès et a tou jour, qui
lait jugement et justice a ceulz qui sofiEÎxAt injures et
vileaieSy et do/uie viande et a maingieir aux fsimillouiz.
CXLV : 2 qneilz. nulz. saluit — 3 et i /« place du troisième en
— 4 aide, espérance, qui au lieu rf^quc— j tous, injure — 6 livre —
CXLV. — i) Airme 4e mi, lowe Nostre Signour : je lowcrai Nostre
Si9K>ttr en mai vie, et chanterai a li tant corne je serai en vie. — 2)
Ne vous fieiz en nulz princes terriens, en filz des homes, en qoéU
n>it n^U saluit. — 3) Son esperit s'en irait, et il retournerait en sai
terre dont il est venus ; en celui jour peiiroot tontes lour pencees. —
4) Eieneureis est celui ai cui li Dieu Jacob est en ayde et en secours;
et son espérance est toute mise en son Dieu, qui ait fait ciel et terre,
la mer, et toutes choses que sont en eulz ; — 5) Qui wairde veriteit et
la tient adès et a tous jour, qui fait jugement et justices a ceulz qui
PSAUMES CXLV, CXLVI. 4OI
,6. Nostre Sires délivre les .enlergieis et enpriso^iyiei^ ;
Nostre Sires enlumine les avpugjes.
7. Nostre Sire redresse et relieve les blecieiz^t tres-
buchieiz ; Noi/re Sires ainmp les justes.
8. Nostre Sires warde les estrainges et sorven^ns, Tor-
phenin et la veve ressoit en sa warde ; et les voies des
pechour perderait et destruirait.
9. Nostre Sires régnerait tou jour et en tout.^iecle ; Syon,
il est tou Dieu de génération en gçneratiqn.
CXLVI
loeiz NostTQ Signour, quar bonne est .sa lœnge ;
ta Nostre Signour soit joiouse et belle loenge.
2. Nostre Sires édifie Jherusalem, et les di^rsions
d'Israël sou pueple ressemblerait.
7 trebttchiciz — Voir aux Appendices deux autres leçons variantes^
d'après tif^, et Hf.
soufrent injure et vilenie, et donne viande au7 familloz. — 6) Nostre
Sire leis enfergiez et prisonniers, Nostre Sire enlumine les aveugles.
— 7} Nostre Sire redresse les blesdez et tresbuchiés, Nostre Sire
aiurac leis justes, — 8) Nostre Sirewairde les astraingesetsorvenant,
Torphenin et lai veve resoit en sai sauve gairde ; et les voies des pe-
çhours perderait et destrurait. — 9) Nostre Sire régnerait en tous siè-
cle et a tous jour ; Syon, il est ton Dieu de generacion en genera-
cionz.
CXl-VI. — 1) Loieiz Nostre Signour, quar bone est sai loiehge; a
Nostre Dieu swt belle et joieuse loienge. — 2) Nostre Sire édifie Jhe-
CXLV, 6 N: Lu traduction de solvit manque. — 8, Vulg,: sùsciïâet,
26
402 LE PSAUTIER DE METZ.
j. Quî wairit les cucr follcîz et contris, et relie et con-
forte lour contrition et lour merrisseme/it.
4. Qui nombre et conte la multitude toutes des estoiles
que sont on ciel, et a toutes donne lour noms.
5 . Gra/is est Nostre Sires et grande est sa vertus, et
n'est nul nombre ne nulle fin de sa sapience.
6. Noistre Sires ressoit les débonnaires, et les pechour
abat et humilie jusques a terre.
7. Cbanteiz a Nostre Signouren joieuse confessio/z;
chanteis a nostre Dieu a la cythoUe ;
8. Qui cuevre lou ciel de nues, et appareille plove pour
la terre;
9. Qui iiût venir et croixe lou foin en montai/ignes, et
Terbe au servise des homes ;
10. Qjû donne au jumens lour via/?de, et au pucins des
corbelz qui l'appellent*
CXLVI : j ctt«rs — 6 Nostre — 7 joiouse. le second chanteiz — Voir
aux Appendices d'autres variantes^ d*ûprès HV.
rusalem,et les dispercians d'Israël son paeple resamblerait. — 3) Qui
wairit les cuerfoulleiz etcoatris,et Heit loarcontricions etmairnsement.
— 4) Qui nombres et conte lai grant multitude des estoilles quî sont on
ciel, et ai toutes donne lour nom. — ;) Grant est Nostre Sire et grande
est sai vertus^ et n'est nulz nombre ne nulle fin de sai pience. — 6)
Nostre Sire resoit les debonaires, et les pechours abait et humilie jusques
a terre. — 7) Chanteit a Nostre Signour en joieuse confession ; chanteiz
a nostre Dieu en la cytholle ; -— 8) Qui cuevre lou ciel de nue, et appai-
roille plove pour lai terre ; — 9) Qui fait croistre et venir lou foin en
monteingnes, et herbes auz servises de homes ; — 10) Qui donne anz
jument lour viande, etaz pucins des corbèz qui Taippellent. •— ti)Sai
■ ■■<
CXLVI, 4 N, Vulg. : et alligat. —11: voluntatem habebit. beoepia-
chum erit.
PSAUMES CXLVI, CXLVII. 40}
1 1 . Sou plaisir ne sa volen^eit n'est mies en force de
chevaulz, ne n'ait point de plaisance en coisses ne en
gembes de l'ome ;
12. Maisbienplaita Nostre Signour et la est son plaisir
sur ceulz qui lou doublent, en- ceulz qui espeirent en sa
miséricorde.
CXLVII
iherusalem, loe Nostre Signour ; Syon, loe tou
'Dieu;
2. Quar il ait conforteit et enforci les serres de tes por-
tes, et ait tes enfans bénis en ti ;
3 . Qui ait mis paix en tou pays, et de graixe de froment
te remplit et saole ;
4. Qui envoie sa parolle a la terre : haistivement court .
sa parolle ;
5 . Qui donne la noif ensi com lenne, et espant les nues
comme cendre ;
6. Qui envoie son cristal en menîeire de bocas et de
volenteit n'est mies en force de chevalz, ne son plaisir en coisses ne en
genbes de Tome;-» 12) Maiz H plaisir de Nostre Signour ai sai vo-
lenteit est de soulz qui lou doublent, et en ceulz qui espeirent en sai
miséricorde.
CXLVII. — I) Jherusalem, loie Nostre Signour ; lowe ton Dieu.Syon :
— 2) Car il aitconfortey et enforci les serres de teis portes, et ait bcnis
tels enfans en ti ; — 3) Qui ait mis pais en ton pays, et de graisse de
forment te remplit et saiolle ; — 4) Qui envoie sai pairole a lai terre:
haistiv«ment court sai pairolle;— 5) Qui donne lai noif ensi com lenne,et
espant les nues com cendres ; — 6) Qui envoie son crisul ensi con bo-
c^is et morselî : et au devant de sai froidure qui se portait tenir ne sont-
404 ^^ PSAUTIER DE METZ.
morcelz : et encontre sa froidure qui se porrait tenir ne
resisteir ?
7. Il envoierait sa parolle, et les fonderait ; son esperit
ait soufHeit, et les yawes corront a grant planteit.
8. Qui annu/ice sa paroile a Jacob, ses justices et ses ju*
gemens a Israël.
9. Il n'ait mie fait ensi a toute nation ne aux autres
gens, et ses jugemens ne lourait mies manifesteit.
CXLVIIl
^ous qui estes en ciel, loeiz Nostre Signour ; loeiz
flou, qui estes lassus en hault.
2. Loeiz lou, tuitli angresd'ycelui; loeiz lou, toutes les
vertus d'ycelui,
GXLYII : 7 soufflet — 8 paroUe -« Voir aux Appendices d*autres
variantes^ d'après HV.
CXLVIIl : 2 aingres — 5 sont, soet — 8 lo c. — 10 oiseilz — 14
tenir ? — 7) Il envoierait sai pairoUe, et les fonderait et remeterait ;
son esperit ait souffleit, et les yawes courront a grant planteit. -* 8-9)
Q,ui annonce sai pairoUe ai Jacob, ces justices et ces jugement ne ma»
nifesterait point a eulz.
CXLVIIl.— i) Vous quiesteis en cielz, loieiz Nostre Signour ; loleiz
lou, qui esteis laissas en hault. — 2) Loieiz lou, tuit li aingle d'ycelui ;
loieiz lou, toutes les vertus d'icelui. *— 3) Loieiz lou, lune et soiloil ;
CXLVII, 8-9 N : La traduction de ces deux versets est tronquée^ par
suite d^un bourdon; d'autre part ce ms, donne le futur manifesterait au
lieu du parfait mamSistavit. «^ Ce psaume, aiasi que les suivants^ se
termite par U foUU Alléluia, qui n'a point passé dans la traduction.
PSAUME CXLVin. 405
j. Loeiz lou, lune et soloil ; loeiz lou, toutes estoilles et
lumieire.
4. Loeiz lou, li ciel des cielz ; et toutes yawes dessus les
cîelz looisse lou nom de Nostre Signour.
5. Quar il ait dit : et toutes choses sunt &ites; il ait
mandeit et commandeit : et toutes choses sunt creeies.
6. Il les ait establit et fermeît a tou jour, il lour ait mis
et donneit commandement que nullement ne trespesserait
ne ne muerait.
7. Vous qui estes en terre, loeiz Noslre Signour: dra-
gons et toutes abymes ;
8. Feu, grelle, noif, glaice, etesperizde tempeste, qui
font et acomplissent la paroile et lou commandement de lui ;
9. Montai/zgnes et toutes costes, boix fructifiant et tuit
li cèdres;
10. Restes et tous jumens, serpens et oiselz enpenneiz;
11. Li roysde terre et tous pucples, princes et tous juges
de terre ;
joiouse — Voir aux Appendices deux autres leçons va^iantes^ d'après
H" et H^.
loieiz iou, toutes estoilles et lumieire. — 4) Loieiz lou, li ciel des cielz ;
et toutes yawes dessus les cielz loioisse lou nom de Nostre Signour. —
5) Car il ait dit : et toutes choses sunt faites ; il ait comandeit: et toutes
choses sont creiees. — 6) Il les ait estaublit et fermeit a tous jour ; il
lour ait mis et donneit comandemenr, que nullement ne trespesserait
ne ne muerait. — 7) Vous qui esteis en terre, loieiz Nostre Signour :
dragons a tous abi>smes ; ^ 8) Feu, greille, noif, glaisse, et esperis de
tempeste, qui font et aconplissent lou comandement de lui ; — 9) Mon-
tengnes et toutes costes, voix fructifiant^ et tuit li cèdres;^ 10) Bestes
et tous jumens, serpens etoiseilzenpenneilz; — 11) U roys de terre
CXLVIII, 9 N: Voix mauvaise lecture de Boix. — L' Mlehiisi final ne
figure pas dans la traduction.
406 LE PSAUTIER DE METZ.
12. Jove/tcelzet vierges, vidlars et lipiusjones, looisse
lou nom de Nostre Signour : quar grant et essaucieiz sur
tous est sou nom tant solement.
I ). Li confession de lui est per dessus ciel et terre ; et
il ah essaucieît la vertu et la poissance de son pueple.
14. Loenge jeteuse est a tous ses sains, aux enfa/is d'Is-
raël et au peuple qui s'aprochede lui.
CXLIX
'hanteiz a Nostre Signour chant novel,et sa loenge
len Feglize des sains.
2. Israël ait liesce et joie en celui qui Paît fait, et les
filles de Syon si aient joie en lour Roy.
3. Looisse lou nom d'ycelui en instrument joieulz de
musique, en thabour et en psalterion chantient;a li ;
CXLIX : } j'oioulz — 5 sains — 8 raeinches — Voir aux Appen-
dices deux autres leçons variantes, d*après H" et H\
et tons pueples^ princes a tous juges de terre ; — 12) Jovencelz, vierges,
viellairs et li plus jones, loioisse lou nom de Nostre Signour : car grant
et essauiciet li nom d'ycelui tan souiement. — 13) Li confession de lui
est per dessus ciel et terre ; et il ait essalcieit laî poissance et lai vertus
de son pueple. — 14) Loienge joieuse est a tous ces $ains, auzenfans
d'Israël et au pueples qui s'aiproiche de lui,
CXLIX. — 1) Chanteis ai Nostre Signour chant noveil, et sai loi-
enge en Pesglixe des sains. -^ 2) Israhel ait liesce et joie en celui qui
Tait fait, et les filles de Syon se aient joie en lour Roys. — 3) Loioisse
lou nom d'ycelui en instrument joieulz de musique, en thabour et en
psalterion chantient a li; — 4> Car Nostre Sire ait graice et plaisance en
PSAUMES CXLIX, CL. 407
4. QuarNostre Sires ait graice et plaisance a SOU pueple,
et essaucerait les debonaires en salut.
5. Lî sainct s'esjoiront en gloire, et averont lîesce en
lour repolz.
6. Les joies et les exultations de Dieu seront en lour gor-
ges et en lour bouche, et glaives tranchans et bien aguz
en lour mains ;
7. Pour faire vengence et justice en nations, et chastie-
nicnt et corrections en pueples ;
8. Pour les roys d'yceulz enfergieir des pieiz, et lour
nobles en mai/zches de fer.
9. Pour foire et acomplir lou jugement qui esttl'yceulz
escript: Geste gloire est a tous les sai/isd'ycelui.
CL
)oeiz Nostre Signour en ses sains ; loeiz lou on
Lfîrmament de sa vertu.
2. Loeiz lou en ses vertus; loeiz lou selonc la multi-
tude de sa grandour.
son pueples, et essaucerait les debonaires en salait. — 5) Li sains s' es-
joiront en glore, et averont liesce en lour repolz. — 6) Les joie de Dieu
seront en lour gorge et en lour bouche, et glaive tranchant et bien
agus en lour mains ; — 7) Pour faire vanjance et justice en nations, et
corrections et chaistiement en pueples ; — 8) Pour les roy d'yceulz en-
fergieit des pies, et lour nobles en mainches de fer. — 9) Por ^aire et
aiconplir lou jugement qui est d'y'ceul escript : Cest gloire est a tous
sains d'ycelui.
CL. — I ) Loieiz Nostre Signour en ses sains ; loieiz lou ou firmament
de sai vertus. — 2) Loieis lou en ses vertu ; loieiz lou selonc lai multi-.
CXLIX : L'Allcluia Jinal ne figure pas dans la traduction.
408 LÉ PSAUTIER DE METZ. '
}. Loeiz loa en son de trompes et de busynes ; loeiz
lou en psalterio/is et en cytholles.
4. Loeiz lou en thabour et en chorus ; loeiz lotf en cor-
des et en orgues.
5. Loeiz lou en cymballes bien sonant; lôeiz loti en
cymballes de joie et de jubilation ; tous esperiz looisse
Nostre Signour.
CI FINIT U PSAULTIBIR EN ROMANS
X8CR1PT ET TRANSLATEIT PER UNE MAIN
L*AN .M.CGG. ET .LXV. ANS. (Fo/. 348 V«.)
*
CL : Le lecteur trouvera aux Appendices les deux leçons variantes àe
W* et HV.
CI FENIT LI PSAUTIEIR EN ROMANS, ESCRIPT ET TRANSLATEIT PER UNE MAIN
l'an M.CCC. et .LXV. ANS. (foL 214 f*,)
tude de sai grandour.— 3) Loieis lou en sonde tronpe et debusine ; loieiz
lou en psalterions et en cythoiller. — 4) Loieiz lou en thabour et en
chorus ; loieiz lou en cordes et en orgues. — 5) Loiez lou en cjm*
balles bien sonant ; loiez lou en cymballes de joie et de jubilation ; tous
esperis loioisse Nostre Signour.
EXPLICIT LI PSALTIEIR EN POUHANS. {FOL 87 V^ COU I.)
m - •-
Ci • L'Alleluia final ne figure pas dans la traduction.
CI COUMENCBNT LES CANTIKES
QU'EN DIT SELONC L'ORDENENCE
DES .VI. NOCTURNES PER TOUTE LA SEMAINNE,
CHESCUNNE SELONC SOU JOUR.
ire, je me confesserai a ti, quar tu es courrecieiz
a mi ; ton courrous est toumeiz et convertis a
paix, et tu m'as conforteit et consoleit.
2. Vez cy Diex mon sauvour : je ferai hardiementet
seurement, et point ne doubterai ;
}. Quar toute ma force et ma lôênge est Nostre Sires,
et il m'ait esteit en salut et eh séurteit.
4. Vous puiéei-eiz yawes en gratit joie, en ibnte/més de
/, Rubîique: conmkncbnt. sbpmainnk. chbscune » i m'ais — 2 Dieux
CI AlPRftS EMCOMANCB LES CAMTIQUBS QUE ON DIT PER LAI SEHBNNE
SUS LES .VI. NOCTURNE, SELONC LOUR ORDRES.
/• Cy enconmance lai cantique Ysaye lou prophète. — 1) Sire, je
me confesserais a ti, quar tu es courreeieis a mi; tu ais tournât
de mi ton irour et ton eorrous, et m'ais conforteis et fais con-
solations. •— 2) vecy Dieu mon sauvour : je ferai herdittnent, et
point ne douterait; — 3) Quar mai force et mai loiengie est Noatre
Sire, et il m'est esteit fait en saluit. — 4) Vous puisereis yawe en
grant joie en fontennes de Nostre Sauvour ; et direis a celuy jour :
/, Isai. XII, I -6. — Ko/c/, diaprés la Vulgate, le titre de ce yCantique^
omis par le traducteur ou le copiste : Canticum laudis et gratiarum ac-
tionis pro liberatione et beneficiis Christi Salvatoris. (Et dices in die
flia:) CoBfitebor. -^ i N ; ctfnvcrsus est furortuus, — 3HM: factusest.
ilO LE PSAUTIER DE METZ.
Nostre Sauvour ; et direiz a celui jour : Confesseiz et ren-
deiz graices a Nostre Signour, et appelle! son nom ;
5. Faites cognissant aux pueples ses adinventions et
mervillouses euvres, et vous reme/nbreiz que Très Haulz
est li noms de li.
6. Cha/iteiz a Nostre Signour, quar il a't grandement
fait et ovreit ; et annu/zcieiz ceu per toute terre.
7. Esjoys toi et loe Dieu, habitation de Syon, quar
grans est en mei ti li sainct d'Israël.
. //
LA GANTIBB QUE FIT BZBGHIB LI ROTS.
l'ai dit : En mei mes}our et de mon aaige, je m'en
>vois aux portes d'enfer.
2. J'ai quis et enserchieit lou remenant de mes ans ; j'ai
dit que ja ne vairai Nostre Signour en la terre des vivans ;
— 5 remembres — 6 ouvrait
// : I au — * 3 et faillie et est ja loing manque — 5 tranchie. in*as
Confesseiz vous a Nostre Signour, et aipaillez son nom; — 5) Faites
cognissant ans pueples ses contrueve et ses consoil, et vous sovingne
que Tfoup Hault est li nom de li. — 6) Chanteiz a Nostre Signor,
quar il ait grandement fait et ouvreiz ; et annunciez ceu per toute
terres. «— 7) Esjois tu et loie Dieu, habitation de Syon, quar gratit est
en mey ti li sainct d'Israël.
//. Veci lai cantique que fit Ezechie lou roy, — i) J'ai dit: En
mei mes jour et on moien de mon eaige, je m'en vois au portes
d'enfeir. — 2) J'ai quis et cnserchiez lou remenani de mes ans;
.j'ai dit que ja ne verraiz Nostre Signour en lai terre des vivans;
//, isai. xxxviii, 10-20: Scriptura Ezechiae régis Juda, cum aegro*
CANTIQUE II. 41 I
^. Jamais plus ne vairai home vivant^ ne qui habi-
toisse en lieu de repolz.
4. Ma génération est ostee et faillie ; et est ja loing de
mi et outre volée et trespassee, tout ensî corn les tabernai-
cles des bergiers ;
5 . Ma Ane est ensi copee et trenchie comme fis et toile
de tixerant ; encor n'estoie je mie tout ordis, et il m'ait
ja trenchieit et romput. Dès lou matin jusquesauvespres,
tu m'aîs mins a fin et fait fineir ma vie.
6. Je rn'attendoie a vivre jusques au matin, et esperoie
certe/meme/zt : et vez cy qu'il ait mes os touz defroissieiz
comme lyon ; .
7. Dès lou matin jusques auz vespres tu ferais fineir
ma vie ; je clamerai corn li pucins de Tarondelle, et mu-
serai pencis et triste com li colons.
8. Amai/zris et affleblis sont rai oeil, de rewardeit lassus
vers lou Très Hault.
— • 6 touz manque — 7 fenir — 1 2 touz — 1 3 cfer — 1 5 veritcit
— 3) Jamaix plux ne vairaiz home vivant, ne que haibitoisse en
lieu de repolz. — 4) Mai ' génération est ostee, et jai outrepaisse ;
et de mi c'est asîoingniee et avolee, tout ensi con les tabernaicle
vies bergieirs ; — 5) Mai vie est copee et trenchie si com de
îexeranz ; encor n'cstoie ordis, et tu m'ai jai trenchiet ; et dès lou
maitin jusques aus vespre, tu m'ais fais fineir et alleir a niant. — 0)
Je esperoie a vivre jusques auz maitin, et veci qu'il ait mes os tout
défroissiez comme lyon ; — 7) Dès lou maitin jusques au vespres tu
me mes a fin ; je clamerai comme li pucins de Talondelle, et muserais
tous pensis et triste come H coulon. — 8) Amainris et afaiblis laissus
tasset, et convaluisset de infirmitate sua : Egodixi. — i : vadam. —
i M: Le copiste avait d'abord écrit : fil de (tixerant) ; Vulg, : velut a
texente. dum adhuc ordirer. succidit me (N). finies me. — 7N : finie
me, — 9 : cum ipse Iccerït, et en renvoi à la marge : fecerim.
412 LE PSAUTIER DE METZ.
9. Sire, je souffre force et violence ; respons pour rai.
Que dirai je ou que me responderait il,quant tu ais ceu fedt?
10. Je te ferai sovénant et te recorderais de tous mes
ans» en Pamartume de mon arme.
11. Et, Sire, se en vit ensi et en teil chose soit la vie de
mon esperît, tu me corrigeras et vivifieras ; et vez cy que
en ma paix mon amertume est très ameire ;
12. Et tu ais mon arme delîvreit que elle ne fut perie,
et ais geteit darrieir ton dos tous mes pechieiz.
I } . Quâr no/imié etifer te confesserait, ne îa mort te
loerait ; ne ja n'atténdéront ta veriteit, cilz qui on lac
d'enfer descendent;
14. Mais cilz qui est en vie et qui vit se confesserait a
ti, ensi com je fais au jour d'ieu.
1 5* Li peires ferait cognissant ta veritei a ses enfians.
16. Sire, sauve moi et nos psaulmesnous chanterons
tous les jours de nostre vie en la maison de Nostre Si-
gnour.
ver lou Très Hault sunt mi oil de rewairdcir. — 9) Sirc, je soaflre
force et violence ; respon pour mi. Que dirai je ou que me respon-
derait il, quant il ait ceu fait? — 10) Je remanierai a ti et ferait
sovenant de toz mes ans, en Taimairtume de mon airme. — 1 1) Et,
Sire, se en vit ensi ou en teil choses soit lai vie de mon esperis, tu
me corrigerais et vivifierais ; et veci que en mai pax mon amartume est
très aimeire; — 12) Et tu ais mon airme delivreiz que elle ne fut
perie, et ais geteit dairrier ton dolz tous mes péchiez. — 1 3) Car
nonmie enfer te confesserait, ne lai mort te loierait ; ne jai n'aiten-
deront tai veriteit^ cilz qui on lac d'enfeir descendent. — 14) Mais
cil qui est en vie et qui vit se confesserait a ti, si con je sai {sic) au jour
d*ieu. — 15) Li peire ferait cognissant tai veriteit a ces enfans. —
16) Sire, sauve moy, et nos psalmes nos chanterons tous les jour
de nostre vie en lai maison de Nostre Signour,
/
GANtlQUE IIK 41 ]
///
VBZ CI lA GANTIKB QUE FIT ANNK»
UL MBIRB SAMUBL LOU PROPHBTB*
OU cuer c'est esjoys en N05fre Signour, «t mon
: cornet est en mou Dieu essaucieiz ;
2. Alargie c'est ma bouche sus mes anemins, quar je
me suis esjoy en ton salut.
3. Il n'est nulz sainct teil comme est Nostre Siras» ne il
n'est nul aultre per dessus ti, et n'est nulz ci fors comme
est nostre Dieu.
4. Ne multiplieiz mies p^roUes haulte ne de grant or-
guel, en vous glorifiant ;
5. Mais voise fuer de vostre bouche paroiles vieilles et
anciennes : quar nostre Sires est li Dieux des sciences, et
a li sont les pencees députées et apparilliees.
///: I et 2 est au lieu de c'est — 4 «H paroUes — 8 /e second qui
— 13 appertîennent
///• Vtcy lai cantique que fit Anne, lai nuire Samuel le prophète.
— t) Mon cuer est esjois en Nostre Signour, et mon cornet est en
mon Dien essaulciet; — 2) Alargie est mai bouche sus mes anemins,
quar je me suix esjois en ton salut. — 3) Il n'est nulz sains teilz
comme est Nostre Sire, ne il n'est nulz aultres per dessus ti, et n'e^t
nulz si fort comme est nostre Dieu. — 4) Ne multiplieiz mie
pairoUe de haut estait ne de hautesse, per vainne gloire ne en vous
glorifiant ; — 5) De vostre bouche voisse fuer toutes chose vieille et
ancienne : car Nostre Sire est li Dieu des sciences, et a li sont ks
pencee députée et ordenee et appairillie. — 6) Liarc des fors est sor*
///, I Reg, 11, i-io: Et oravit Anna, et ait : ExulUvit.— 2 laetata
414 LE PSAUTIER DE METZ.
6. Li arc des fors est sormo/îteiz, et H fleves sont cinct
et revestu de force.
7. Cilz qui premiers estient de pains remplis et saoleiz
se sont loweiz pour pain waifignieir, et H famiiloulz sont
saoleiz ;
8. Jusques a tant que celle que enfant ne pooit porteir
en ait porteit et enfanteit maint et plusour, et celle qui
a voit plusour enfans est afflavie et abatue.
9. Nostre Sires mortifie et vivifie ; il moi/me en enfer
et ramoinne fuer d'enfer.
10. Nostre Sires fait l'ome poure, et pues l'enrichit;
il l'umîlie et l'abaisse, et pues l'essauce et lou relieve.
1 1 . Il resuscite lou poure disetoulz, et lou geite fuer de
la poucieire, et de la merde et ordure relieve lou poure ;
1 2. Pour lui mettre seoir avec les princes, et pour tenir
lou throne de digniteit et de gloire.
13. A Nostre Signour sont et apertiennent li souste-
naulz et li fondemens de la terre, et sur yceulz ait tout
lou monde mis et fondeit.
monteit^ et H fleves sont cinct et revesti de force. — 7) Cilz que pre-
mieirs estoient de pains remplis et saioleiz se sont loueir pour pains
waingnieir, et li famillour sont saoleiz ; — 8) Jusques a tant que
celle que enfant ne poioit pourtdr en ait pourteir et enfanteir maint et
plusour, et celle qui avoit plusour enfant est aflavie et abaitue. —
9) Nostre Sire mortifie et vivifie ; il moinne en enfer, et raimoinne fuer
d'enfer. •— 10) Nostre Sire fait Tome poure, et pues renrichît ; il
humilie et abaisse, et pues l'aissauce et et lou relieve. — 11) Manque.
— 12) Et lou fait seoir avec les princes, et lou siège et throne de
gloire li fait tenir. — 1 3) A Nostre Signoor sont et apertiennet li
soustenaulz et li fondement de lai terre, et sur yceulz ait tout lou
monde mis et fondeit. — 14) il wairderait les pies de ces sains, etii
sum, — 12 N : ut sedeat... et teneat. — 16 N : cornu.
CANTIQUES III, IV. 415
14. Il warderait les pieiz de ses sains, et li mauvais se
coiseront et tairont en ténèbres : quar li homs ne serait
mies enforcieiz nea seurteit en sa grant forse.
1 5 . Nostre Signour doubteront tuit ses adversaires, et
tonnerait sus eulz dou cielz lassus ;
16. Nostre Sires jugerait toutes les fins de la terre, et
donrait signorie et empire a sou roy, et essaucerait lou
cornet et la vertu de son crist et de son eslut.
IV
VEZ GY L.A GANTIKB BT LA CHANSON
QUE FIT BfARIB, LA SUBR AARON,
QUANT IL ORBNT LA ROUGE MBIR PASSBIT.
«hantons a Nostre Signour, quar gloriousement
lil est magnifieiz, quar il ait et cheval et chevau-
chourgeteit dedens la meir.
mavaîs se tairont touz coi en ténèbres : quar li bons ne serait mie en-
forciet ne aseur en sai grant force. •— 1$) Nostre Signour doub-
teront tuit cil adversaire, et on ciel dessus tonnerait' sus eulz ; — 16)
Nostre Sire jugerait tonte les fin de terre, et donrait enpire et signorie a
son roy, et essaucerait lat dextre et lai vertus de son crist et son eslut.
IV, Vecy lai cantique de Marie, lai suer Aaron, et des anfans
^Israël qu'il firent ^ quant il furent y s sus fuer de la meir Rouge, —
I) Chanton a Nostre Signour, car gloriousement il est magnifieiz:
IV. Exod. XV, 1-19 : Tune cecinit Moyses et ûlii Israël carmen boc
Dommo,et dixerunt: Cantemus...*. Le début de ce cantique est répété
textuellement au verset 21 delà Vulgate^ et mis dans la bouche de Ma-
rie, saur d'Aaron, à laquelle nosmss, attribuent le cantique tout fntier,
alors cependant que la prophètes se n'a fait que reprendre ie verset initial,
4l6 L£ ^SAUTIEft M tttTZ.
2. fiQiire sires est ma force et ma loenge, et il JH^ait
esteit en sahit et en saaveteit ;
3 . Cilz jci est mou Dieu, et je lou glorifierai ; c'est li
Dieux de mou peire, et je l'essaucerai.
4. Nostre Sires est ensi comme uns homs batîlleras :
Tout Poissant est sou Bom ; les chers de Pharaon et sonost
ait geteit en la meir.
5. Li piusgrans eteslus princes de tousses princes
sont noieiz en la meir Rouge ; li abysmes les ont accovateit
et engbuti ; il sont descendus on plus perfont des yawes
ensi com fiiissient pierres,
6. Ta dc^tçe, S^re, ait Ç|st|;it fçjgnifie en ta gr^t force ;
ta dextre^ ^^ ait tueit nûstœaaenun; et en la mul-
titude de «ta gloire tu ais deposeit et abatus mes adver-
saires.
7. Tu ais envoieit ton ire et ton corrous que les ait
IV: s acovateit. descendut. fuissent — 6 /« premier dcxtre. magni-
lou chevak et celui qui montoit sus il ait geteit en la meir. — - 2}
(lostre Sire est mai force et mai lojieQge, et il m'ait .estât en saint et
en sauveteit. «- }) Vecy qui cil est mon Dieu, et je lou gloiieteai;
c'est li Dieu de mon peire, et je Taissauceraiz. «^ 4) Noustre Sire
est ensi con un hons bien combaitant : Tout Poissant est li nom de lui ;
les diersde Pharaon et tous son ost il ait geteir dedens la meir. — s ) U
plus eslus et U plus eslus de tous ces princes sont noieis en Ui .meir
Rouge ; li abysmes les ont acouvateit et eiiglotis ; il sont descendyt po
plus perfont ensi con pierres. — 6) Tai dettre. Sire» ait estetE..mf*
gnifieie -an tai grant force ; tai dextre, Sire, ait tueit nostre aneflûii^
et en lai multitude de tai glore tu ais degeteit mes adversaire et mes
contraire. — 7) Tu ais ton ire et ton corrous envoieit que leis ait de-
îflmnUre de rtjrain. — 2, Vulg,: iactus est. — 6 : advenarios tw».
CANTIQUE IV. 41'/
devorçit ensi corn estoulle : et en l'esperit de ton corrous
les yawes se sont assemblées.
8. Li unde d'yawe corrant s'est tenue coîe était laîssîeît
Iqu corre, et li abismes se sont assembleiz en mei la meir.
9. Li aneminsaît dit :. Je les poursuiraî et les irai penre, ,
et devisera et partirai entre les miens lour proie et lour
despoille; et en serait mon arme remplie et enrichie ;
10. Je trairai fuer mon espee, et les tuerai dfrmamain.
1 1 • Et adont ton esperit ait souffleit, et la meir les ait
acovateîz et sorprins : il sont noieîz et plu/zgieiz ensi corn
plonc en plus perfondes et grandes yawes.
12. Sire,' qui est celi qui soit semblans a ti de tous les
fors et plus poissans.dou monde ? ne qui te puet ressem-
bleir, qui es magnifieiz et très grans en saincteit, terribles,
et dignes d'estre loeiz, et faisans grans merveilles ?
I j. Tu ais estendu ta main sus eulz, et la terre les ait
devoreit et englouti.
fiei. le premier et manque — 8 c'est, abysme. se manque — 9 devi-
serai — II acouvateiz. sourprins, noiez — 12 touz. resembleir —
voreil ensi con estoulles ; et en Tesperit de ton courrons les yawes se
sont mis emsamble. — 8) Li unde d'yawe courrant cest tenuz toute coie
sen soi movoir, et li aibysmes se sont mis ensamble en mey la meir. —
9) Li anemins ait dit : Je les persécuterai et aporsuirài, et les penrai,
et diviserai lour despoille et lour proie ; et mon airme en serait remplie
et enrichie ; — 16) Je trairai fuer mon espee, et les tuerai de mai main.
— Il) Et adonc ton esperit ait souffleit, et la meir les ait acouvateit:
il sont noieiz et plongieiz ensi con plonc en perfondes et grandes
yawes. — 12) sire, qui est samblant a ti de tous les fors et plus
poissant don monde ? qui est sambfans a ti, qui es très grant en saint,
terrible, et digne d*estre loweiz, et qui fait grant mervellès ? — 13-14)
Tu ais tai main estendut sus eulz, et lai terre les ait devoreit et en-
t — ■ ' «
*- 10 : interâciet eos manus mea.
27
41 8 LE PSAUTIER DE METZ.
14. Et ais esteit lour duc et lour signour en ta miséri-
corde, a ton pueple que tu ais racheteit ;
1 5 . Et l'as porte! t en ta grant force a tou saint habitaicle.
16. Li pueples se sont esmeuz et alleiz encontre eulz,
et se sont courrecieiz ; dolour et angoisse ait sorprins les
habitans en Philistiim.
17. Adont se sont troubleiz li princes de Edom, et
paour ait sorprins et tenu les plus fors de Moab; et tuit li
habitant de Chanaam ont esteit comme cilz qui est amor-
tis et ne se puet aidîeir, de paour.
18. Suseulz viengne paour et abaissement, en la gran-
dour de ton bras ;
19. Il soient fais sens movement comme pierre qui
n'ait nul movement, jusques a tant, Sire, que tou pueple
soit outre passeiz, jusques a tant que ton pueples soit tout
passeiz, cestu meisme que tu ais acquis et possideit.
20. Tu les entrodiirais et planterais en la montaingne
14 U premier zit -« 15 saint — 16 correcidz — 17 Adonc. tenus ^
18 abassement «- 19 le premier mevement — 21 formeît. tout—
23 enfans
glotiz; et ais esteit lour dvid et lou prince en tai miséricorde ans
pueples que tu ais raicheteit; — 1 5} Et Tais pourtât en tai gran force
a ton saint haibitaicle. — 16) Li pueples se sont esmeus et alleiz en-
contre eulz, et se sont courreciez ; dolor et angoisse ait sorprins les
habitans en Philistiim. — 17) Adonc se sont troubleiz li princes de
Edom, et paour ait fait trembleir les plus fors don peuple de Moab ;
et tuit 11 habi^nz de Canaam ont esteit tuit comme cilz qui est amortis
et ne se pueent aidieir, de paour. — 18) Sus eùlz vingnent paour et
abaissement^ en lai grandour de ton bras ; — • 19) Il soient fais comme
une pierre sen movement, ne point ne mouvient jusques a tant que ton
peuple soit outrepessez, jusques a tant. Sire, que ce peuple d que ta
ais^ possideit et aqueru soit tout outre trepesseiz. — 20) Tu leis
CANTIQUES IV, Y. 4I9
<le ton heritaige, ou lieu très ferme et très fors de ton ha-
bîtaîcle, Sire, que tu ais ouvreit et fait :
21. Ton sainctuaire, Sire, qu'ont tes mains fermeit et
edifieit. Nostre Sires régnerait a tous jours mais et outre
adès.
22. Li roys Pharaon s'en est entreiz a toute sa cbevau-
chie et a tout ses chers, avec son ost, dedans la meir : et
Nostrë Sires ait ramoneit les yawes de la meir sur .oulz ;
23. Et li enfant d'Israël s'enz sontalleizet passeiz a
sec, tout per mei la meir.
V
VBZ CI LA GANTIKB QUB ABAGUG LI PAOPHBTB BT DIT.
^ire, j'ai oy ta voix, et ai ehut paour et ai doubtei.
2. Sire, ton euvre ou ton ovraige, en mei les
ans vivifie lou.
V, kubrique : ait dit — 3 remembrerais — 5 cieuz — 6 lumière —
estrodurai et planterais en Ui montengne de ton hairitaige, en Heu très
ferme et très fors de ton habitaicle, Sire, que tu ais fais et ouvreit ; —
21) Ton sainctuaire. Sire» qu*ont tes mains fermeit et establit. Nostre
Sire régnerait a tous jour maix et outre aides. — 22) Li roy Pharaon
s'en est entreiz a tous sai chevachie et a tous ses chers, avec son ost
dedens la meir : et Nostre Sire ait rameneit leis yawes de la meir sur
eulz ; — 2)) Et li enffanz d'Israël s'en sont alleir a sec« per mei lai
meir.
V, Veci lai cantique que fit Abacuque le prophète, — i) Sire, j'ai
oy ta voix, et ai eut paour et ai doubteit. — 2) Sire, ton ouvraige
K, Habac. m, 1-19. Oratio Habacuc prophetae, pro ignoraniiis :
410 LE PSAUTIER DE METZ.
;. En mei des ans tn lou ferais. cognissiinti et quant
tu seras courreciaz, tu te remenbrcFaia de ta miséri-
corde.
4. Nostre Sires venrait de per dever meidi, et li sainct
de la montai/igne de Pharam.
5 . Sa gloire ait les cieilz couvateit> et H terre est plenne
de sa ioenge.
6. Sa' splendour et cbrteit serait coome lumieire, et en
ses mains porterait cornes.
7. Lajest sa force reponue, et devant sa faice irait la
mort.
8. Li diables irait devant ses pieiz ; il s'est restut, et ait
la terre mesurée.
9. Il art rewardeit les ge/is, 6t tes ait apoenteit et éStm'
peit ; et les montai/zgnes don siècle sont foliées et des-
truictes des voies de son etemiteit.
10. Pour iniquiteit j'ai veu les tentes et les pavillons de
8 dyables— - 10 Ethiopie •— 1 1 correciés — 16 tenus —20 a numque
est en mei les ans^ vivifie lou. — 3) En mei les tu lou ferait cognîs-
sant; et quant tu serais courreciez, tu te remanberais de tai miseri-^
corde. — 4) Nostre venrait de dever meidi, et li sainct de lai man-
tengne de Pharan. — 5) Sai gloire ait les deilz convateiz, et li
terre est plenne de sa Ioenge. — 6) Sat splendour et sai darteit serait
comme lumière^ et en ses mains seront cornes. •*- 7) Lai est sa force
reponue, et devant lui irait lai mort. — 8) Li dyauble irait devant ces
pieiz ; il c'est restuz, et ait lai terre mesurée. — 9) Il ait son rewairt
geteir, et ait les gens dissipeit et deperpilliet ; et foullaz sont leis
montengnes don siècle, se sont les costes don monde, et ies mantengiies
des voie de son etemiteit. — • 10) Pour iniquiteit j'ai veut les tentes et
■ ■ I — ^■— ^— ^^— — ^ Il 11 ■»
Domine^ audivi. — 6 HM : cornua in manibus eius. — 9 : Après l'hi^
mistiche: et contriti sunt montes saecull, U traducteur ou te copiste a
: omis la version de l*himistiche suivant: incurvati sunt colles mundi,
CANTIQUE V. 421
Ethyopie ; les pelz de la terre Madian seront troublées.
1 1 . Sire, n'es tu mîe correcîeis sus les flueves ? ou ton
courrous est il enco/ztre les flueves ? ou contre la meir est
ton indignation ?
12. Qui montes sus tes chevaulz : et tes cherretes sont
sauveteit.
I j. En suscitant tu susciterais ton arc, et les sairmens
que tu as jureit et promis aux lignies de ton puefde.
14. Tu fenderas et coperas les flueves; les yawes t*ont
veut, et les mo/rtaîngnes en ont esteit dôla/Ttes, et li per-
font des yawes s'en est outre passeiz.
1 5 . Li abysmes ait sa voix do/meit, et haultesse ait
ses mains levées en hault.
16. Li soloil et li lune se sont tout coi tenuz on cielen
lour habitaicle ; en la lumieire de lour rays et de lour
saiettes, il s'en iront a la clarteit et splendour de ta lancç
que tout foudrie.
— 21 quaichaite — 22 ou — 28 meingcurcs — 30 Dieux
les pavillons de Ethyope, c'est de Mauritenne ; les pelz de lai terre de
Madian seront tfoblees. — 11) Sire, n'es tu mie couiressiez sus les
flueves ? on ton courous est il encontre les flueves ? on contre lai meir
est ton indignation? — 12) Qui monte sus tes chevalz: et tes char-
retes est sauveteit. — 13) En'susitans tu susciterais ton arc et lou
sarment que tu ais jureit et promis az ligniee àf ton pueple. — 14)
Tu fendvais et couperais les flueves; les yawes t'ont veut, et les mon-
tengne en sont dolantes, et li perfont des yawes est outre paisseiz. —
1 5 ) Li abysmes ait sai voix doneit, et haltesse ait ces mains levée.
— -J^) Li soiloil et li lune se sont tou coi tenuz en lour habitacle, en
lai lumière de lour ray et de lour saaites il s'en iront en lai clarteit et
qui complète le parallélisme de ce verset. — 1 2 Vulg. : Qyi ascendes.
— 14 : viderunt te, et doluerunt montes. — 16 : in luce sagittarum
432 LE PSAUTIER DE METZ.
17. En tremblement de grant paour tu folleras la terre
desous tes pieiz, et en ton courrons tu abayras toutes
gens.
18. Et tu es alleiz on salut de ton pueple, et on saltit
de ton crist et de ton eslut.
19. Tu ais féru louchiefdela maison dou mauvais,
et ais descouvert ou descouvateit tout son fondement jus-
ques au col.
20. Tu ais maulditses roys et a ses sceptres et au chave-
tain de ^s batailles et bateillans, qui venoient comme un
tourbillons de tempeste encontre mi pour mi perdre et
destruire.
2 1 • Et lour joie est toute teille comme de celi qui de-
voure lou poure home secrètement et en quaichate.
22. Tu ais fait voie a tes chevaulz dépens la meir, on
limon et en la boe de mai/ztes et grandes yawes.
23. J'ai ceu oy, et mou ventre en est touz troubleîz de
paour ; et a ta voix mes leffres ont trembleit,
resplendour de tai lance que tout foudrie. — 17) En trenbiemem de
grant paour tu iblierai lai terre desous ti^ et en ton courrons tuhaibai-
hirais toutes gens. — 18) Et tu es allez en lai salut de ton pueple,
et on salut de ton crist et ton eslut. — 19) Tu ais férus lou chief de
lai maison don mauvais, et ais découvert tout -son fondement jusques
au col. — 20) Tu ais maldis ses rois et a lour sceptres, et les chave-
tenues de ces fors bien conbaitans, qui venoient comme unz turbillon
de tempeste contre mi por mi perdre et destruire. — 2 1) Et lour joie est
toute teille com de celui qui devoure lour poure home secreitement
et en quaichete. -^ 22) Tu ais fais voie a tes chevalz dedens la meir,
et on limon et en la bowe de maintes et grandes yawes. «-• 2})
tuarum. — 17 : conculcabit. — 18: in salutem cum christo tuo. —
25 : ut requiescam. ut ascendam» le subjonctif pris pour le futur comme
en bien d'autres endroits.
CANTIQUE y. 425
24. Entroisse porriture dedens mes os, et de deâous mi
sorissoîsse ;
2 5 . Et je me reposerai on jour de tribulation et de
meschief, et m'en irai a nostre pueple bien armeiz.
26. Li figuieir ne florirait point, et ens vignes n'avérait
nul getons.
27. Li ovraige de l'olive faurait et mentirait,et li champs
n'aporteront riens a maî/igieîr.
28. De la bergerie et dou troupel serait trerichie et
copee toute menue beste, et aus escraiches et mai/igeurès
n'aurait jumens ne grosse beste.
29. Et je m'esjoîrai en Nostre Signour, et avérai grant
joie en mon Dieu Jhesu.
30. Deux Nostre Sires est ma force, et il metterait mes
pieiz ensi corn pieîz de serf.
3 1 . Et sus mes haulz biens il m'en moi/irait victorieux,
chantant en psaulmes joieusement.
J'ai ceu oy, et mon ventre en et tous troblez de paour; et de ta voix
mes leffres ont trembleiz. — 24) Entroisse porriture dedens mez
os, et de desous mi sorissoîsse; — 25) Et je me reposerais on jour
de meschiéz et de tribulationz, et je m'en irait et monterait a nostre
pueple bien airmeiz. — 26-27) Li figuiers ne florirait point, ne en
vingne n'avérait nulz getons ; li ouvraige et li mestieir de l'olive fau-
rait et riens ne porterait, et li champ n'apourteront riens a maingieir.
— 28) De la bergieire seront coupeiz et tranchiez toute besteilles, et
nulle grosse betstes ne seront ne ne demoront a creiche. ~ 20)
Et je m'esjoîrai a Nostre Signour ; et aiveraiz granz joie et grand liesce
en mon Dieu Jhesu. — 30) Diex Nostre Sire est mai force, et mêlerais
mes pies ensi com pièz de serf. — 31) Et sus mes haulz biens il
m'en moînrais victorioulz, chantans en psalmes joîousement.
^24 LE PSAUTIER DE METZ.
Vï
VEZ CI LA GANTIKE ET LA CHANSON
OUE I^IT HOYSB, L'ÀMIN DE DBU, '
DEVANT L^ORB DE SA MORT, Et* DIT.
'eus, li cieilj oyeiz et escouteiz ceu que je dirai;
>et li terre escoutoisse les p^rolles de ma bouche.
2. Ma doctrine soit meslee et engelee comme plove ; et
mon perleir descende comme rosée,
j. Ensi comme plove sus Terbete et com goutte de
plowe sus la menue herbe et déliée : quar j'appellerai lou
nom de Nostre Signour.
4, Donneiz magnificence et gloire a Nostre Signour et
a nostre Dieu : perfaites et très bonnes sunt les euvres de
nostre Dieu, et toutes ses voies sunt jugemens.
5 . Diex est juste et leal et senz nulle iniquiteit, justes
et droiturieir ; il ont a H et contre li pechieit en lour or-
dures, et non mie com boins enfans.
VI: I parolles — 3 erbette. goûte, le second plove — 4 sont, sont
— 5 Dieux, justes, ioial. en au lieu de com — 6 bien •— 8 remembre
VI» Vecy lai cantique que fit Moyse devant sai mort. — i) Vos,
H cielz, oyés et escouteis ceu que je dirai; et li terre escoutoisse les
perrolle de mai bouche — 2) Mii doctrine soit moslée et engellee
ensi con plove ; et mon parleirs descendet comme rosée, — }) Ensi
con plove sus l'erbete et cmne goûte de plove sus Terbe delieie : quar
je aipellerai lou nom de Nostre Signour. — 4) Donneiz magni-
ficence et gloire a Nostre Dieu : perfaite sont les euvres de nostre
Dieu, et toutes ces voies sont jugemens. -^ 5) Dieu est juste et leaul,
V/, Deut. xxxii, 1-43 : Locutus est ergo Moyses, audienie universo
çoetu Israël, verba carminis hujus, et ad fmem usque complevit: au*
CANTIQUE VI. 4*5
6. O génération mauvaise et très perverse, <est ce ceu
que tu rens a Nostre Sîgnour, pueples solz et bîe ti*ës
folz?
7. N'eât ce mie celî qui est ton peiré ? qui t'ait ÎDossMfeR:,
et fait et creeit ?
8. Remembre toi des anciens jours, et ^ance a toutes lés
générations qui ont esteit.
9. Demande a ton peire, et il fanoncerâît; et a tes
anciens, et il te diront :
10. Quant li très haulz Dieux departoit les ^èfts en
terre, et dîvisoit les enfans Adam,
11. Il mit et ordenaît les pays et les termes des pueples
et les mist chescuns en son lieu, selonc lou nombre des
enfans Israël ;
12. Et li partie et person de Nostre Signour fut son
pueple, et Jacob la portion de son heritaige.
1 3 . Il lou trouvait en une terre déserte, en lieu hor-
rible, en une terre déserte et waiste.
— 14 oeil — 15 comporteit— 16 qui — 18 pierre — 19 filz — 20
et sea nulle iniquiteit, juste et droiturieir ; il ont a. li et contre li pé-
chiez en lour ordures^ non miecom sui fil. — 6) génération mauvaise
et très perverse, est ce ceu que tu rens a Nostre Signour, pueple sos
et bien très folz ? — 7) N'est ce mie celi qui es ton peire ? qui t'ait possi-
ideit, et fait et creieit? — 8) Remenbre toi de anciens jour, et pance
a toutes les génération qui ont esteit. — • 9) Demande ai ton peire^ et
il t'anoncerait; et a tes anciens, et il te diront : — 10- 1 1) Quant litres
hat Dieu depertoit les gens en terre, et divisoit lez anfans Adans l'un
de l'autres, il establit les termes dez pueples et les pertit celonc le
nombre de anfans d'Israël; — 12) Et li personz de Nostre Signour fut
son pueple, et Jacob lai pertie de son héritage. — 13) Il le trouvait
en une terre totes déserte, en lieu orrible, en terre waiste et déserte.
viite, çœli. — 40 : Et dicerent HM ; manus nostra excelsa, et non DO'
436 LE PSAUTIER DE METZ.
14. li lou conduisit et pourmenait et l'ensignait, et lou
wardait comme la papieire de l'oil.
1 5 . Ensi com li aigle aprent a voleir ses pucins, en vo-
letant per dessus eulz : ensi il extendit ses aules» et les ait
entrepris et comporteit, et porteit sus ses espaules.
16. Nostre Sire fuit son conduisour tout souI, et n'avoit
avec lui auItre.Deu que lui tant soulement.
17. Il lou mist et ordenait pour demoreir sus terre
très haulte et excellant, pour lui maingieir les fruis des
champs,
18. Et pour succieir miel de la pîeirre, et oile de roche
très forment dure,
1 9. Buerre de vaiches et laicel de berbis, avec la grai-
xe des aignelz et des moutons des fil et des enfans de
Basan,
20. Et chavriz avec flour de troume/zt, et lou trésboins
et delitable vin et sanc des crappes et des rr^isi^s
beussent ;
de cr. — 21 ameii. le quatrième et manque -^24 diables— 27 esmeuL
— 14) Il lou conduisit et pormenait et Tensignait, et le wairdait comme
lai papiere de l'oil. — 15) Ensi con li aigle aiprent a voleir ses
pucins, en voletant per desus eulz : ensi il estandit cez ailes, et les
ait entreprins et suppourteit, et les ait porteiz sus ces espaules. —
16) Nostre Sire fuit son conduisour tou soûl, et n*avec lui nul aultre
Dieu queli. — 17) U lou mit et l'ordenait sus terre bonne très haltes
et excellant, pour li mengieir les fruit des champs, — 18) Pour succieir
mielz de lai piere, et oille déroche très forment dure, — 19) Beurre
de vaiches et laicel des berbix, avec lai graixe des aigneilz et des
montons des filzet des anffans de Basan, — 20) Et chavrelz avec flors
de forment ; et lou sanc très boins des crapes de raisins beussent et
es vins excellant, — 21) Et mon amin c'est engraissieiz, et ait re-
.^ , ... . ■ _ ■ _ *^. __
minus, fecit haec omnia. — 41 : novissima providcrent, — 42 : per-
CANTIQUE VI. 427
2 1 . Et c'est engraissieiz celui que j'ai tant aimeit, et
ait regibeit ; il s'est norriz et engraissieiz .et alargis,
22. Et ait laissieit son Dieu qui l'a voit formeit et fait,
et s*est departiz et destoumeiz de Deu son sauvour ;
2j. Et ont Deu courrecieit en dieux estrai/iges qu'il
ont servi et aoreit ; et en lour abhominations et grief or-
dures ont Dieu esmeuz a grant courrous.
24. Il ont sacrifieitadyables non mie a Dieu, aux dieux
k'il ne cognissoient ;
2 5 . Il sont venuz entr'eulz trestouz novelz, les quelz
lour peires onques n'aoreirent ;
26. Tu ais laisseit et renoieit ton Dieu qui t'avoit en-
genreit et formeit, et ais oblieit Nostre Signour^ ton
créateur ;
27. Et Nostre Sires ait veut et rewardeit tout ceu, et
en est esmuz a grief courrous quant ensi ses filz et filles
l'ont despitieit et renoieit et courrecieit;
28. Et adont ait il dit : Je quaicheraiz et rep^nraiz ma
— 31 gnt, abréviation de grant ; et à la marge gent, qui iCa point
gibeit; il c'est norriz et engraissiez et engrossis, — 22) Et ait lessiez
Dieu qui l'avoit formeiz et fait, et est alleir arrière et soi fuir de Dieu
son savour ; — 23) Et ont Dieu courrecieiz en dieu estrainges qu'il on^
amey; et en lour abominations et griés ordures ont Dieu esmeuz a griet
courrous. — 24-25) Il ont sacrifieizauz dyanble et non mie a Dieu,auz
dieu qu'il ne cognissoient; et ont trouveit dieux tou novelz, qui sont
entr'eulz venuz, lesqueil lour peires n'avient onqueaorreir ne servi.—
26) Tu ais laixieir tou coi lou Dieu qui t'ait engenreit et norris, et ais
oblieiz Nostre Signour, ton creatour ; — 27) Et Nostre Sire ait bien ceu
veut, et s'en est courrecieiz moult durement, quar ses fiiz et ses filles l'ont
despitiet et courreciet ; — 28) Et adonc ait il dit : Je reponrai ma
sequatur. fugent. — 4 3 : vendidit. conclusit. — 44 HM : et inimici
4^8 LE PSAUTIER DE METZ.
ftice de ^vâitt etilz, et vairéi et consMterai lour lin et que
il ont eti pence ;
29. C'est une génération mauvaise et perverse, et eûfens
faulz et deleaulz ;
jo. Il m*o/rt troubleit et courrecieit en celi qui n'est
mie Dieu ne nepuet estre, et m'ont irriteit et despitieit en
lour grant vaniteiz ;
31. Et je les courrecerai et troublerai en celi qui n*est
mie pueple, et en gent sote et foie je les irriterai et des*
piterai.
32. Feux est enflammeiz en mon corrô^s, et arderai
jusques à la fin d'enfer ;
} j. Il devorraît et destruirait toute la terre avec tous
ses germons et toute sa verdure, et arderait les fondemens
des montamgnes.
34. Je assemblerai sus eulz maint et plusour maulz, et
acomplirai mes saiettes en eulz et encontre eulz.
3 5 . lisseront destruis et périront de fain, et les oyselz
les devorront et mai/zgero/zt per morsure très ameire ;
passé dans le texte — 59 j'a — 40 toutes — 46 ameirs — 47 nul
faice de devant eulz, et vairai et considérai quelz fin il feronz ; 29)
C'est une génération mauvaise et perverce, etenfans falz et deleaulz ;
— 30) Il courecieit et troubleit en celi qui n*est mie Dieu ne ne puet
estre, et moult irriteit et despitiet en lour grant vaniieit ; — ÎI-Î2)
Et je les courrosseraiz et troubleraiz en celi qui n*est mie pueple, et
en gens sote et folle je les iriterai et despiterai. Feu est enflaimeiz en
mon corrous et airderait jusques aux dairrienne pertie d'enfer; — 3J)
Il devorrait et destruirait toute lai terre avec tous ces germon et toute
sai verdure, et airderait les fondement des montengnes. — 34) Je
assambterai sus eulz maint et plusour mautz, et aconplirai mes saiettes
en eulz a contre eulz. — 35) Il seront destruis et périront de fain,
nostri sunt judices. —46: Le copiste avait d'abord écrit rasin, qui est
CANTIQBP VI. 4^9
]^. Et envoief^i dedans eulz denz de bestes çruous^,
avec l'ire et lou courrous des bestes venemouse tir<|hyii»HS
sur terre, et des serpens.
37. Defuer glaive^ et espee les occirrait et gasterait, et
au dedens paour : lou jove/icel et la vierge ensemble, Tah-
fant qui alaite, avec Tome vieliart.
)&. Et j'ai dit: Ou sont il mai/iteaant? Je ferai cesseir
Jour mémoire d'entre les homes et asseiz tost faillir.
39. Mais j'ai attendutadès avant pQur l'ire et lou cour-
rous de lour ai^eipins, fiQm ceu que lour an&mins nen
eps^nt 1^ gjojrp ei^ eulz et n^n çtQv^nJ^sent qrguiUoulf ;
40. Quar il diroient entre eulz : Poiss^ot et tr^ fors et
h^lte est nosfre mair^ ; Dieux n'ait ipie fait ces choses totes,
mais nous les avons fait.
41. Gens sens prudence et ^/zs conspil, que n'pnt il
entendement et cognissance ? et que ne provoient il et re-
— 52 /« second li manque — 5} /« premier fiance, espérance — 5î
et les oisial les derorroiit et meageront per morsure très «meir^ ; —
36) Et les dens des beistes je envoierai entre eulz ou en eulz, avec
rire et lou corrous des bestes venemouse et de serpent. — - )7) De-
fuer Il glaive les destruirait, et auz dedens paour : lou joven-
ccl et lai vierge, et Tanfant .qui alaite avec Tome viellairt. — 38)
Et f ai : On sont il mentenant ? Et je feraiz lour mémoire assez tost
faillir et cesseir. -^ 39) Mais j'ai auendu et souffert pour Tire et lou
corrous de lour anemins, pour ceu que lour anemin ne s'en orguiU
loisse ; -— 40) Et que il ne puissent mie dire : Très poissant et
haulte est nostre poissance ; nous avons toute ces choses faite»
ce n'ait mie fait Nostre Sire, sen consoil. — 41) Gens sen avis et
consoi! et qui n'ait nulle prudence, que n'ont il sens et entendement ?
la forme dialectale de raisin, en patois actuel rahin. — 53 Vulg» : Et
4)0 LE PSAUTIER DE METZ.
wardie/it les choses a avenir et que sont ja sa an arrieir
esieit tatitesr
42. Comment .)• tout soûl enchessoit et faîsoit fuir mil
devant lui ? et .ij. tant soulement enchassoie/zt et faisoient
fiiir au devant d'euiz .x. mille i
43. N'estoit ce mie pour ceu que lour dieux les avoit
vendus? et Nostre Sires les avoit conclus et delivreiz a tel
desconfiture i
44. Nostre Dieux n'est mie ensi ne tel comme sont lour
dieux, quar il fait de nos anemins nos juges.
45* De la vigne des Sodomiens est lour vigne, et des
fuerbours de Gomorre.
46* Lour greppe de raisin est greppe ameire comme
fiel, et lour raisins sont très aimeirs.
47. Lour vin est fielz de dragon, et venin de tel ser-
pent dont nulz ne puet wairir.
48. Ne sont mies toutes ses choses reponues et quai-
cKiees per dever mi, et signies en mes trésors ?
49. Amiaffiert et appertient toute vegence ; et je lour
maintenant »— 56 le premier Dieux — 58 ciel
et n'aissavôurent sagement toutes choses pessee et advenir? — 42
Cornent un tou soulz enchaissoit mil devant lui ? et .ij« en faixient fuir
.X. mi!?— 43)-N'estoit ce mie pour ce que lour dieu vandut les avoit?
£t Nostre Sire les avoit conclus et desconfis ? — 44) Nostre Dieti n'est
mie ensi con sont lour dieu, quàr nos anemins sont nos juges. — 45)
Lour vingnes est de lai vigne de Sodome et des fuerbours de Gomorrelz.
— 46) Lour crappe est craipe de raisins de fiel, et lour rasins est tréz
ameir. — 47) Lour vin est fiel de dragon, et venin de serpent que ne
puet estre wairiz. — 48) Ne sont mie toute ces choses reponaes et
dicet, -^ 55 N: Le second membre du verset manque, — 60-61 : Lt
CANTIQUE Vî. 431
renderai en lieux et en temps, et en penrai la vengeuce;
pour ceu que lour pieiz soit tresbuchieiz et deffaillant.
50. Asseiz près et bien prochiens est li jour de perdi-
tion, et li temps se haistent d'approchieir et de venir.
5 1 . Nostre Sires jugerait sou pueple, et en ses sergens
ferait pitieit et mercit.
52. Il vairaît bien que enferme et afflevie est toute
mains, et li enclos sont defiailliz, et tuit li aultres sont gas-
teiz et destruis.
53. Et adont diront il : Ou sont lour dieux en quelz
estoit mise lour fîence, et en quelz avoient esperence et
certe/me fience ?
54. Qui de lour sacrifices maingoient les grais morselz,
et buvient les vins precieulz qui estoient a eulz offert,
55. Levient sus mai/itenentet vous vîeingnent aidîeir et
conforteir 1 et a vostre besoing et necessiteit vous viengne
deffendre et delivreir !
56. Voieiz dont bien et rewardeiz que je suis Diex tant
soulement, et n'est nul aultre Dieux que mi.
qnaichîee per dever mi, et signiee en mes tresours? -^49) Mienne
est tonte vanjance ; et je lour randrai en lieu et en temps, pour ceu
que lor pièz soit tresbuchiez. — 50) Près et bien prochien est li
jonr de perdition, et li temps approchent de lour fin. -« 51) Nostre
Sire jugerait son pueple, et en ses ferait pitiet et merci. — > 52) Il
vairaît que enferme et aflevie est toute mains, et li encloz et en-
prisonneiz ont deffaillit^ et tuit li aultres sont destruis. — 5 )) Et
adonc diront il : Ou sont lour dieu, en quelz il avient lour fience ? —
54) Qui de lour sacrefice mengient les grais morsel et buvient lou vin
sacrifieiz a eulz, —-55) Levoisse soi et vous viengnet aidieir a
défendre I — 56) Vous tous cleirement qne je suiz tous soulz, et n'est
cophUafait ici un « bourdon », c*est'à'dire qu'il a passé par dessus
4)2 LE PSAUTlfifjl DE METZ.
$7. Je pcçirwi et vivifiçr^î, je fiefraî et waîiit^i : et
n'est n»l; qui foa p^f jn pui$^ fuir ne achappei^;'.
53. Je lëver^ii Qia rpain ver lou cieil» et dirai : Je vis a
tou jQur mais.
59. Se je afiie et aguis^ mon glaive çomn|e foudre, et
ma main preingne ve/igence et jugement :
60. Je r^nderai vengence a mes anemins, . • • •
61 , et mon glaive detrenchendt
et dévorerait iour cl^^irs,
6z» Dou s^x\^ et de 1^ cruo^r de$ occiz, et de la cap-
tiviteit dou chief denueiz desanemins.
, éj. Vflç, g^s, Iqeiz Ipfu pupple d'ycelui, ijuar il ait
veng}ej)t lou saj^c de s^ serp;en$ ;
64. Et rencjer^it vengence a Iqi^r anemins, et serait
pjtQulz a la terre de sou pueple.
Dieu autre que mi. — 57) Je tuerai et vivifierai, je fierraiet waitirai:
et n*ei3t nuU qui de ma mm pMist fuir niç e^cl^ijpter. — 58) Je
lèverai mai main auz ciel, ^et (lirai : Je vis a tous jour maix. — 5^)^^
je afiie et aguise mon glaive come foudre, et mai main prengne juge-
m&i^ et vaojance : — 60) iç rapderais vaiy^nçf a mes a^nemin^. . . .
— 61) , et mon glaive devorxe|fait leur
cha/s, -~ 62) Don s^nc et de ^ai cniour çles pccis^ et de lai cap^tiviteit
4on chieiz denueiz des anemios. — 63) Loie^ yps, gens, lou pu£pJe
d'ycelui, car il ait vengiçt lou s^nc de ces sergent ; — 64) Et rap^e-
^•ait vangence de lour anem^ns, et serait pitoulz a lai terre de son
pueple.
quelques lignis de son texte, réunissant ainsi dans un seul verset les
membres de deux versets différents. Voici, d'après la Vulgate, les pas-
sages dont la traduction martque dans notre ms.: 41 (= 60... recfdam
umonem hosiibus mcis,) et hSs'qui odefunt meretribuam ; 42 (-=61)
inebri^ho sagUtas meas sanguine (et gladius meus devorabU cames,
(62) de cruore occisorum...) — Le copiste de H ne s'est pas aperçu de
cette omission f qui existe aussi dans N. — 63, Vulg,: uicîscetur.
CANTICilJE VII. 433
VII
VBZ CI LA GANTIKB QUB FIRENT LI .III. ENPANS
EN L.A FORNAISE DE BABYL.OINE,
QUI EN MEI LOU. FEU ARDENT DISOIENT.
' vouz, eu vres de Nostre Signour , bénissiez a Nostre
Signour ; ioeiz lou, et sur tous l'essaucieiz a tou
jour et en touz siècles.
2 . Vous, li aingres de Nostre Signour, benissieîz a Nostre
Signour. Et vouz, tuit li cieil, benissieiz a Nostre Signour.
Vlly Rubrique : Babylonb — i vous — 2 le second vous, ciel —
VII, Li cantique de MI. Enfans qu'il firent en la fornaixe don ardant .
feu en Babiloine i) Vous, euvres de Nostre Signour, bénissiez a Nostre
Signour ; loez lou, et sur tous l'essaucieit a tous jour et en tou siècle.
— 2) Vous, li aingle de Nostre Signour, benissieiz a Nostre Signour.
Vlly Dan. III, 57-88 : Tune hi très quasi ex uno ore laudabant, et
glorificabant, et benedicebant Deum in fornace, dicentes: ...Benedicite.
— Les 3 2 versets dont se compose le cantique du prophète Daniel se
réduisent à 18 dans nos mss, (ainsi que dans l'usage de Paris) ; mais
cette réduction n'est qu'apparente. En effet, elle procède, d'une part, de
la suppression systématique du répons : Cantate et superexaltate eum
in saec\i\a,qui forme^dans fa Vulgate, le second membre de chaque verset
{pareil procédé d'abréviation a déjà été employé au ps, cxxxv);
et d'autre party de la réunion des deux invocations sous un même
alinéa, ce qui rétablit dans chaque verset l'alternance des deux chœurs.
Ainsi géminés, les 32 versets du texte original auraient dû être ré-
duits à 16, semble^t-il, au lieu de 18 que compte noire ms. Mais il faut
observer que les versets 10 et i^ sont < simples », c'est-à-dire qu'ils
ne contiennen} qu'une invocation, avec un second membre formé par le
répons laudet et superexaltet... au lieu de laudate et superexaltate,.. ;
et c'est cette différence dans le nombre verbal qui a empêché l'adjonc'
tion de chacun de ces versets au suivant. En outre les versets 1 cf 18,
début et fin du cantique, n'ont subi aucun changement {cf. ps. cxxxv).
— Le verset 20 final porte, dans la Vulgate, len^ $6, précédant immé^
diatement le début du cantique dans nos mss, -^ Quant au verset 19, il
n'appart ént pas au cantique des Trois Jeunes Hommes ; c'est une pure
formule de doxologie.
Vil N : Dans le ms. ce cantique ne vient qu\ipr}s nos /!*• Vlll et IX.
28 •
4M Ï'E PSAUTIER DR METZ.
3. Yawes toutes qui estes sus les cielz, benissieiz a
Nostre Signour. Et vous, toutes vertus de Nostre Signour,
benissieiz a Nostre Signour.
4. Soloilet lune, benissieiz a Nostre Signour. Estoilles
dou cieil, benissieiz a Nostre Signour.
5 Toute rosée et plove, benissieiz a Nostre Signour.
Tuit li esperiz de Dieu, benissieiz a Nostre Signour.
6. Feux et chaiour, benissieiz a Nostre Signour. Froiz
et estei^, benissieiz a No^rre Signour.
7 . Rosées et bruynes, benissieiz a Nostre Signour. Gelée
et froiz, benissieiz a Nostre Signour.
8. Glaices et noif, benissieiz a Nostre Signour. Jour et
nuit, benissieiz a Nostre Signour.
9. Lumieire et ténèbres, benissieiz a Nostre Signour.
Foudres et nues,, benissieiz a Nostre Signour.
10. Benissoisse li terre Nostre Signour, et lou looisseet
soressaussoisse en tous siècles et a touz jour.
1 1 . Montei/ignes et costes, benissieiz a Nostre Signour,
j esperis — 8 /« premier Signeur — 10 touz. tous — 1 2 /« second be-
Et vous, li ciel, bénissiez a Nostre Signour. — 3) Yawes toutes qui estes
sus les cielz, benissieiz a Nostre Signour. Et toutes les vertus de
Nostre Signor, bénissiez ai Nostre Signour. — 4) Soloil a lune, bénissiez
ai Nostre Signour. Estoille don delz, benissieiz a Nostre Signour. — 5)
Toute rosée et plove, bénissiez a Nostre Signour. Tuit li esperiz de
Dieu, bénissiez a Nostre Signour. — 6) Feu et challour, bénissiez a
Nostre signour. Froy et esteit, bénissiez a Nostre Signour.—- 7) Rosées
et bruines^ bénissiez a Nostre Signour. Gelée et froy, bénissiez a Nostre
Signour. — 8) Glaices et noif, bénissiez a Nostre Signour. Jours et
nuit, bénissiez a Nostre Signour. — 9) Lumière et ténèbre, bénissiez
a Nostre Signour. Foudres et nues, bénissiez a Nostre Signour. — 10)
Benissoisce li terre Nostre Signour, et lou soressaussoisse en touz siede*
et a tous jour. -* 1 1) Montengneset costes, bénissiez a Nostre Signour
CANTIQUE vrr. 4J5
I
Et toutes choses qui en terre germeiz et croissi'eiz^beiiissieiz
a NostTQ Signour.
12. FonteAznes, benissieiz a Nostre Signour. Meirs et
flueves, benissieîs a Nostre Signour.
13. Balennes, et toutes choses qui en yawes vous moveiz
et viveîz, benissieiz a Nostre Signour. Tuit lioisel dou ciel,
benissieiz a Nostre Signour.
14. Toutes bestes grandes et petites, benissieiz a Nostre
Signour. V0115, tuit enfans des homes, benissieiz a Nostre
Signour.
I j . Israël benissoisse Nostre Signour, et lou looisse et
soressaussoisse en tous siècles et a tou jour.
16. Vous, prestres et menistres de Nostre Signour, be-
nissieiz a Nostre Signour. Vous, sergens de Nostre Signour,
benissieiz a Nostre Signour.
17. Vous, esperizet armes des justes, benissieiz a Nostre
Signour. Vous^ sainct et humbles de cuer, benissieiz a
Nostre Signour.
nissieiz — 17 /« premier Vouz — 18 le premier tout — 19 Benissonz
Et toute chouse que en terre germeiz et croissiez, bénissiez a Nostre
Signour. — 12) Fontennes, benissies a Nostre Signor. Mers et flueves,
benissieiz a Nostre Signour. — 13) Balennes, et toutes chouse qui en
yawe vous moveis et viveîs, bénissiez a Nostre Signour. Tuit li oiselz
don cielz, bénissiez ai Nostre Signour. — 14) Toutes beistes grandes
et petites^ benissieiz a Nostre Signour. Vous, tui enflfans de homme,
benissieiz a Nostre Signour — 15) Israël benissoisse Nostre Signour,
et lou loioisse et soressaussoisse en tous siècles et a tous jour. -« 16)
Vous, prestres et ministre de Nostre Signour, bénissiez a Nostre Si-
gnour. Vos, sergens de Nostre Signour, benissieiz a Nostre Signor. —
17) Vous, esperiz et airmes des justes, bénissiez a Nostre Signour.
Vous, sains et hunble de cuer, bénissiez a Nostre Signour.— 18) Vous,
4)6 LE PSAUTrSR DE METZ.
i8. Voas, Ananie, Azarie, Mysael, benissieiz a Nwtre
Signour ; loeiz lou et soressaucieiz en tous siècles et a touz
lour.
19. Bénissons lou Peire, et lou Fil, et lou Sainct Espe-
rit ; loons lou et soressaussons en touz siècles et a touz
jour.
20. Sire, tu es bénis on firmament dou ciel, digne
d'estre loeiz^ et glorioulz, et soressaucieiz en touz siècle et
a tou jour.
VIII
VBZ CI LA GANTIKB ET LA CHANSON QUE FIT
LA VIBRGB MARIE, APRfiS GBU QU*BLLB OST OONGBUT-
ji arme de mi magnifie et loe Nostre Signpv^r ;
2. Et mon esperiz c'est esjois en Dieu mon
sauvour :
— 20 tous, tous
VIII: 2 esperit — 3 demisalle — 8 saoleis *
Ananie, Azarie et Misael, bénissiez a Nostre Signour ; loiez !e et lou
soressausieiz en tous siècle et a tous jour. ^ 19) Beaissons lou Peire,
et lou Fil^ et le Sainct Esperiz ; loions lou et lou soress ausons en tous
siècle et a tous jour. — 20) Sire, tu es bénis on firmament don cielz :
digne d'estre loeiz, et glorioulz, et soressausiez en tous stede et a
tous jour.
VIIL Vecy lai cantique et lai chanson que lai très gloriouse vierge
Marie fit.-^i) Li airme de mi magnifie et loe Notre Signour; — 2) Et
mon esperit c'est esjois en Dieu mon sauvour: — 3) Car il ait rewair-
VIU, Luc. I, 46-55 en la Visitation de Marie à Elisabeth. Et ait Ma-
ria : Magnificat.
CANTIQIJE Vin. 437
5 . Quar il ait rewardeit l'umiliteit de sa demesalle et an-
celle ; et vçz cy que toutes generatio/is pour ceu bieneuree
me diront ;
4. Quar grant chose ait fait a mi cilz qui est très pois-
sans, et sou sainct nom.
5 . Et sa miséricorde s'estent de lignie en lignie, a ceulz
qui lou doublent.
6. Il ait fait poissance en son bras, et ait dechacieiz les
presumptuoulz et orguilloulz de cuer.
7. Il ait les poissans et orguilloulz deposeiz et mis jus
de lour sieige et de lour orguel, et ait les humbles essau-
cieiz.
8. Il ait remplis et saoleiz les familloulz, et les riches ait
laissieiz tous veulz et vains.
9. Israël ait ressut son enfa/zt, quar il s'est remenbreiz
et li est sovenus de sa miséricorde ;
10. Ensi comme il avoit promis a nos peires, a Abraham
et a sa lignie et a ses enfa/zs, a tou jour mais.
deit l'umiliteit de sai demeselle et ancelle; etvecyque toutes génération
pour ce bienaureie me diront ; — 4) Car grant choze ait fait a mi
dlz qui est très poissant, ai son sainct nom. — 5) Et sai miséricorde
s'estent de lignie en lignie a ceulz qui lou doublent. — 6) Il ait fait
poissance en son bras, et ais dechassiez les presumptuouz etorguillouz
de cuer. -^ 7) H ait les poissant et orguilloux deposeit et mis jus de
lour siège et de lour orguelz, et ait les hunbles essauciez. — 8) Il ait
reamplis et saolés de tous biens les faimillouz, et les riches ait laixiez
touz veulz et vains. — 9) Israël ait resut son enfant, car il c'est re-
manbreit et li est souvenus de sai miséricorde ; .. 10) Ensi con il
avoit promis a nos peires, a Abraham, et a sai lignie et a ces anffanz, a
tous jour maix.
VIII N : Dans le ms, ce cantique suit immédiatement le cantique de
Moyse(VI).
4^8 LE PSAUTIER DE METZ.
IX
VBZ CI liA GANTIKE QUE ZAGfiARIE,
LI PEIRE SAINGT JEHAN BAPTISTRE, FIT ET DIT.
fenoiz soit Nostre Sires li Dieux d'Israël, quar il
ait visiteit et fait rédemption a son pueple ;
2, Et ait redrecieit et esleveit lou cornet et la vertu
de nostre salut en la maison David, son sergent et son
enfent ;
5. Ensi com il ait dit et prononcieit, per la bouche de
ses prophètes qui ont esteit dès l'encommencement dou
siècle :
4. Salut et délivrance de nos anemi/zs,et de la main de
touz ceulz qui nous ont hey ;
3 . Pour faire miséricorde a nos peires, et lui resovenir et
remenbreir de ses promesses et de sou sainct testament ;
6 c Lou sairment qu'il avoit fait et jureit a Abraham
nostre peire, lou queil il nous avoit promis a donneir ;
/A", Rubrique: pbi. sainct— 5 remembreir— 7 U premier senz —
!X, Vecy lai cantique et lai chanson que fit Zacharie, lou peire sainct
Jehans. — 1) Benois soit Nostre Sire li Dieu d'Israël, car il ait visiteit
et fai rédemption ai son pueple; — 2) Et ait redresciez et esleveit lou
cornet et lai vertuz de nostre salut, en tai maison de David son enfent et
son sergent ; — 3) Ensi con il il ait dit et pronunciez, per lai bouche de
tes prophète qui ont esteit dès l'encomencement don siècle: — 4) Salât
et délivrance de nos anemis et de lai main de tous ceulz qui nous ont
hey; — 5) Pour faire miséricorde a nous peires et lou resovenir de
ses promesse et de son sainct testament ; -— 6) Lou sairment qu'il
IX^ Luc, 1, 68-79 : Et Zacharias pater ejus replctus est Spiritu
Sancto, et prophetavit dicens : Benedictus. — î : per os sanctorum...
prophetarum. — ^ 4 : oderunt. — 9 : et tu, puer, propheta Altissimi
CANTIQUE IX. 4} 9
7. Si ques nous, delivreizsenspaour et senz doubtance
de la main de nos anemins, d'or en avant nous servie/zs a
lui,
8. En sainctei et en justice devant lui, tous les jours
de nostre vie.
9. Et tu serais appelleiz sergens et enfes et prophète dou
Très Haulz ; tu irais devant la faice Nostre Signour, pour
ses voies ordeneir et apparillieir,
10. Pour donneir science de salut et de sauveteit a sou
pueple, en remission de lour pechieiz;
1 1 . Per les entreîUes de la miséricorde de nostre Dieu,
en queilles il nous aitvisiteit quant il vintnaistre de lassus
s'avaul ;
12. Pour enlumineir ceulzqui estie/zt en ténèbres et en
Tombre de mort, pour nos pieiz conduire et adrecieir en
la voie de vraie paix.
8 In {faute du rubricateur) — 9 prophètes — 10 pechieit
avoit fait et jureit a Abraham nostre peire, lou queil il nous avoit
promis et donneir ; — 7) Si que nous, delivreiz sen paour et sen
doubtance de lai main de nous anemtn, d'or en avant nos serviens a
lui, — 8) En saincteit et en justice devant lui, tous les jor de nostre
vie. — 9) Et tu serais appelleir sergens et enfes et prophète don Très
Hault ; tu irais devant lai faice Nostre Signour, pour ces voies ordeneir
et aipariliier, — 10) Por donneir science de saluit et de sauveteit
a son pueple, en remission de lour péchiez ; -^ 1 1 ) Pour leis entreilles
de lai miséricorde de nostre Dieu, en queileil nous ait visiter quant il
vint naistre de laissus s*avalz; — 12) Pour enlumineir ceulz quiestieni
en ténèbres et en Toumbre de mort, pour nos pies conduire et adrescier
en lai voie de vraie paix.
vocaberis. — 1 1 : oriens ex alto. — 11 et 12 N : L'ordre de ces ver-
sets est interverti dans le ms, — 12, Vulg, : qui scdent.
IX N: Dans le ms, ce cantique est placé avant celui des Trois Jeunes
Hommes {VU),
440 LE PSAUTIER DE METZ.
VEZ CI LA GANTIKE QUE FIT SAINS SYMfiON
QUANT IL' RESSUT L'ENFANT JHBSU
AU JOUR DB LA GHANDELOUR. ,
jaintenant, Sire, laisse tu ton sergent, selonc ta pa-
iroUe et ta promesse, en paix ;
2. Quar mi oeil ont veut ton salut,
3 . Que tu ais apparillieit devant la faice de tous les
pueples ;
4. Qui est lumieire pour toutes gensenlumineir, et a la
gloire de ton pueple Israël.
Xf Rubrique : Jhesum (?)
X, Veci lai cantique que fit sains Symeon^ quant il resut l'enfant Jke-
sus aux jour de lai Chandelour on temple de Dieu entre ces braSj et dit,
— I ) Mentenant, Sire, laisse tu tou sergent, celonc tai pairolle et ta
promesse, en paix; — 2) Quar mi oii oqt veut ton salut, — 3) Que tu
ais appairilliez devant lai faice de tous les pueples don monde ; — 4)
Qui est lumière pour toutes gens enlumineit, et a lai gloire de ton
pueple Israël.
Xj Luc. H, 29-32. Et ipse (Simeon) accepit eum in ulnas suas, et
benedixit Deum, et dixit : Nunc dimittis. ^- Le ms, M a une seconde
copie de la traduction de ce cantique. Le rubricateur l'a barrée quand
il s* est aperçu de l'erreur. Voici les variantes : i : Sire manque; s. t.
promesse e. t, parolle. -~ 3 : touz 1. p. dou monde — 4 : Ce verset est
divisé en deux, et la fin de la phrase formerait un j» verset.
X N : Dans le ms, ce cantique suit immédiatement celui des Trois
Jeunes Hommes (VII).
LA PATENOSTRE. 44 1
XI
tu, nostre Peires qui es çn cielz,
2. Tou noms soit sur nous sainctifieiz.
j. Ton royaulme vîeingne et approche de notis.
4. Ta volenté soit faîte de nous,ensi comme éflecist faite
en ciel et en terre.
5 . Donne nous au jour d'ui nostre pain cottidien et de
chesque jour.
6. Et nos quitte et perdo/zne nos debtes et nos pcchieiz,
ensi comme nous les perdonnons et quittons a nos debtôurs
et qui nos ont meffaiz.
7. Et ne nous mettre mie entemptationne en occasion
de pechieir ;
8. Mais nos délivre de tout mal. Amen. Ensi soit il.
XI: I peire — 6 pechies. corne. mefFait
XI Vecy lai Paternostre en roumans, — i) tu, nostre Peires qui
es on deJz, *— 2) Tels nom soit sur nos sainctifieiz, — 3) Ton roialnies
vingnet et aiproichoisse de nous. — 4) Tai volenteit soit fait sur nous,
ensi con elle est on ciel et en terre. — 5) Donne nous au jour d'ieu
nostre pains cottidien a de chesques jour ; — 6) Et nous debtes et nous
pechieiz, ensi con nous les quittons a nous debtôurs et a ceulz qui ont
encontre nous pechieiz. — 7) Et ne nous mettre mie en temptation
mauvaise de pechiet ; — 8) Mais nous délivre de tous maulz. Amen.
Ensi soit il.
XI, Matth. VI, 9-13 : Sic ergo vos orabitis : Pater noster. — Dans
nos mss. Us huit articles de l'Oraison Dominicale ne sont séparés l*un
de l'autre que par un point carréy sans majuscule initiale enluminée.
44^ LE PSAUTIER DE METZ.
W
VmZ €i liOU GBBDO COMMUN BN «OMJiNS,
OU SONT CONTENUS L.BS .XII. ARTICLES DE LA POY
QUE CHBSCUNS DOIT SAVOIR^
[e croi en Dieu, lou Peire tout poissant, qui est
fcreatour dou cieil et de la terre ;
2. Et en son souI Fil, Jhesu Crist Nostre Signour;
). Qui aitesteît conceutdou Sainct Esperit, et neiz de Ja
vierge Marie ;
4. Qui ait esteit crucifieiz, mors et enseveiiz desous
Ponce Pyiate ;
5 . Qui descendit en enfer, et au tieirs jour resuscitait de
mort a vie;
6. Qui est monteiz on cieil; et sieita ladextrç de Dieu,
son Peire tout poissant;
XIl : I ciel — } nés — j tiers — 6 ciel — 8 croy — 9 catholike
XIL Vecy lou Credo en roumansy ou sont contenus les, XII, pnncipaulz
articles de lai foy que chescun crcstiens doit savoir et croire. —
I) Je croi en Dieu, lou Peire tout poussant, qui est creatour don cielz
et la terre ; — 2) Et en son souI Filz, Jhesu Crist Nostre Signour ; —
3) Qui ait esteit conceut don Sainct Esperis, et neiz de lai vierge Ma-
rie ; — 4) Qui ait esteit crucifieiz, et mors et ensevelis desous
Ponce Pyllate ; — 5) Qui est en enfer descendus, qui est az tiers
jours resusciteit de mort a vie ; — 6) Qui est monteit on cielz ; et siet
a lai dextre de Dieu, son Père tout poissant ; — 7) Et de lai est advenir
XII. Nous numérotons et séparons les douze articles du Symbole des
Apôtres, que notre texte ne distingue pas d'une manière bien claire les
uns des autres.
LE CREDO. LAVE MARIA. 44^
7. Et de la est a venir au jugement pour tout homme
jugieir, et vis et mors.
8. Je croi auci on Sainct Esperit ;
9. Et en saincte Eglize chatholike, et la communion des
Sains ;
I o. Et la remission des pechieiz ;
11. Et la résurrection des corps ;
12. Et la vie perdurable. Amen.
XIII
VBZ CI L'AVE MARIA BN ROMANS.
je te salue, Marie, pleine de graice.
2. Nostre Sires est avec ti ;
3 . Tu es benoîte entre les femmes, et benoiz est lî fruit
de ton ventre, Jhesu Crist Nostre Sigi\our. Amen.
XJll : 5 benoitte {Fol. 2?i).
aux jugement pour jugieir toz iou monde, et vis et mors. — . 8) Je
croy ausi on Sainct Esperit ; — 9) Et en saincte Esglixe catholike, et
lâi comunion des Sains; — * 10) Et lai remission des pechiés; — 11)
Et lai résurrection des corps; — 12) Et lai vie perdurable. Amen,
XIII. Vecy l'Ave Maria en romans, — i) Je te salue, Marie, pleine
de graice. — 2) Nostre Sire est avec ti. — 3) Tu es benoîte entre les fe-
femmes, et benois est li fruis de ton ventre, Jhesus. Amen {FoL 94, c, \ ),
;:///, Luc. 1 , 28 pour les versets i et 2: Et ingressus Angélus ad eam,
dixit : Ave Maria ; et ibid.- 42 pour le verset 3 : Et repieta est Spiritu
Sancto Elisabeth, et exclamavit voce magna, et dixit: Benedicta tu.
— 3 : Les mots : Jesu Crist Nostre Signour, n'appartiennent pas au texte
de VÉvangile. '
Four la division des versets, mime observation qu'aux titres précédents.
444
LE PSAUTIER DE METZ.
X!Y
VBS CI LA LBTANIES DES SAINS EN ROMANS.
Fil de Dieu, rachetour
dou monde,aiés mer-
ci de nous.
Dieux Sainct Esperit,
10 aies merci de nous.
Saincte Triniteiz qui es
uns Dieux, aies mer-
ci de nous.
[yrie , eley-
son.
JhesuCrist, eleyson.
Jesu Christ, oye nous.
Peire Dieux dou cieil,
5 aies merci de nous.
XIV (FoL 277); 4 ciel — 15 nous — 20 Michieil — 22, 23, 29.
XIV. Leçon du ms, 189 d'Épinal (E), foL $2 r».
LEZ LBTANYE EN ROMAN.
Kiric, eleyson,
Jhesii Cris, eleison.
Jhesu Cris, oye nous.
Peire Deus don ciel, aie
) merci de nous.
Filz de Deus, rechetour don
monde , aicz merci de
nous.
Deus Sainte Esperit, aie mer-
10 ci de nous.
Sainte Triniteit qui es un
Deus, aie merci de nous.
Tout ce qui suit, à partir du titre XIV : litanies^ preces, oraisons et
collecteSt appartient à la Liturgie. La source de ces diverses prières
remonte aux premiers temps de l^Église^ et est difficile à déterminer.
Il suffit à notre but d'indiquer que nous avons retrouvé^ par frag-
ments détachés, la leçon latine de cette partie du Psautier lorrain dans
Us anciens rituel s j missels et livres d'keures des diocèses de Metz et de
Toul que nous avens pu consulter^ tant en Lorraine qu'à Paris, La
éléments propres de la liturgie locale étaient encore en vigueur jus-
qu'en ces derniers temps, jusqu*à radoption du rit romain, il y u
environ vingt'cinq ans»
XlVf 4 E: meire, — 31 E en l'original: priaiche, avec le tilde sur
LES LITANIES
Saincte Vierge Marie ,
1 5 prie pour nouz.
Saincte Meirede Dieu,
prie pour nous.
Saincte Vierge des vier-
ges, prie pour nous.
iP.Sainct Mychieil, prie
pour nous.
Sainct Gabriel, prie.
Sainct Raphaël, prie.
Vous tuit, sainct Ain-
2 5 grès et Archaingres,
prieiz pour nous.
Vous tuit, li ordres des
benois Esperiz de
paradis, prieiz.
DES SAINTS. 445
30 Sainct Jhans Baptiste
prie.
Vous tuit, sainct Pa-
triarches et Prophe-
teSjprieizpournous.
3 5 Sainct Pierre, prie pou r
nous.
Sainct Polz, prie pour
nous.
Sainct Andreu, prie
40 pour nous.
Sainct Jakes, prie pour
nous.
Sainct Jehans, prie.
Sainct Thomas, prie»
45 Sainct Jakes, prie»
ajoute : pour nous — 30 Saint Jehans '-^ 3 1 ajoute : pour nous — } j
Saint, pour nous manque. — 37 Saint — 39 Saint Andrui — 41 Jaque
—43-44 Saint— 45 Saint Jaques — 46-47 Saint— 49-55 Saint — 60
Sainte Virge Mairie, pries por
1 5 nous.
Sainte Meire de Deus^ pries
por nous.
Sainte Virge dez virge. p. p. n.
20 Saint Michief.
Saint Gabriel.
Saint Raphaël.
2 5 Voz tuit, ainge et archaioge.
Vous tuit, li orde de benoît
esperit de pairaidit.
30 Saint Jehan Baptist.
Voz tuit, saint patriaiche et
prophète.
35 Saint Piere.
Saint Pol.
Saint Andreu.
41 Saint Jaique.
Saint Jehans.
Saint Thomés.
la première syllabe, — 45 manque E, — 78 manque E, — 98 bis E ajoute ;
446
LE PSAUTIER DE METZ.
Sainct PheKppes, prie.
Sainct Barthelemeu ,
prie.
Sainct Mathieu, prie.
50 Sainct Symon, prie.
Sainct Thadee, prie.
Sainct Mathie prie.
Sainct Luc, prie.
Sainct Marc, prie.
$ 5 Sainct Barnabe, prie.
Vous tuit, li sains Dis-
ciples de Notre Si-
gnour, prieiz pour
nous.
5o Sainct Estene , prie
pour nous.
Saint — 62-67 Saint — 69-73 Saint
46 Saint Philippe.
Saint Barthelemeus.
Saint Maitheus.
50 Saint Simon.
Saint Thadée.
Saint Maithie.
Saint Luc»
Saint Mart.
55 Saint Barnabe.
Vos tui, ii saint decipie.
60 Saint Estenne.
Saint Clemant.
Saint Lorent.
Sainct Clément, prie.
Sainct Lorent, prie.
Sainct Vincent, prie.
6$ Sainct Cjprien, prie.
Sainct Biaise, prie.
Sainct Fabien, prie.
Sainct Sebastien, prie.
Sainct Cosme, prie.
70 Sainct Damien, prie.
Sainct Ypolite, prie.
Sainct Syxte, prie.
Sainct Symphorien,
prie.
75 Sainct Gervaise, prie,
Sainct Prothaise, prie.
Sainct Nychaise, prie.
- 74 ajoute : ponr nous— 75-79
Saint Vincent.
65 Saint Sipriens.
^ Saint Biaise.
Saint Fabiens.
Saint Sebastient.
70 Saint Cosme et saint Damien.
Saint Ypolite.
Saint Sixte.
~ Saint Simphoriens
75 Saint Gervaise.
Saint Prochaise.
Saint Nichaise.
Saint Ambroise. — i jo M : Il faudrait peut-être corriger: de [imjpro-
LES LITANIES DES SAINTS.
Sainct Biaise, prie.
Sainct Gorge, prie.
80 Sainct Denys, prie.
Sainct Morise, prie.
Sainct Cristophre,prie.
Sainct Lambert, prie.
Sainct Ken tin, prie.
85 Vous tuit, sainct Mar-
tirs ensemble, prieiz
pour nous.
Sainct Silvestre, prie.
Sainct Lyon, prie.
90 Sainct Hylaire, prie .
Sainct Grégoire, prie.
447
Sainct Ambroise, prie.
Sainct Augustin, prie.
Sainct Gerome, prie.
95 Sainct Remy, prie.
Sainct Martin, prie.
Sainct Germain, prie.
Sainct Benoit, prie.
Sainct Anthoine, prie.
100 Sainct Nycholai, prie.
Sainct Gury, prie.
Sainct Clément, prie.
Sainct Dominike, prie.
Sainct François, prie.
105 Sainct Bernars, prie.
Saint — 80 Saint Denb - 81-82 Saint— 87 pour nous /n^/z^M^ —92
prienMfl^uc— P7 Saint— 105 Bernard ^ 107 Sainct vous— 109 pour —
Saint George.
80 Saint Denix.
Saint Morixe.
Saint Christoffle.
Saint Lanibtrt.
Saint Quaitin.
85 Vous tuit, saint martire en-
samble, priez por nous.
Saint Silvelster.
Saint Lions.
90 Saint Hilaire.
Saint Grégoire.
Saint Ambroise.
Saint Agustin.
Saint Gerosme.
9J Saint Remey.
Saint Mertin.
Saint Germain.
Saint Benoit.
Saint Ambroise.
Saint Anthonne.
100 Saint Nicolay.
Saint Gury.
Saint Clemant.
Saint Dominique.
Saint Fransoit.
105 Saint Bairnait.
vehuemort, d*aprèsH; au latin: improvisa morte. — • 141 E: U pre^
448 LE PSAUTIER
Sainct Bris, prie.
Vous tuit, sainct Con-
fessôurs ensemble ,
prieiz por nous.
1 1 G Saincte Marie Magde-
lenne^prie pour nous .
Saincte Marthe, prie.
Saincte Feliteit, prie.
Saincte Perpetueile ,
1 1 ç prie.
Saincte Agathe, prie.
Saincte Lucie, prie.
Saincte Agnès, prie.
Saincte Cécile, prie.
120 Saincte Katherine ,
DE METZ.
prie.
Saincte Marguerite,
prie.
Saincte Juh'enne, prie.
125 Saincte Barbe, prie.
Saincte Brie, prie.
Saincte Cristine, prie.
Saincte Glossinne, prie.
Saincte Seguelenne ,
1 30 prie.
Saincte Elysabeth,prie.
Saincte PerreneIIe,prie
Saincte Gertrus, prie.
Saincte Odelie, prie.
1 1 1 ^VLT nova manque — ii} Felidtdt — ip Elizabeth — 13s '^
second saincte — 138 pour nous manque — 141 /« premier Sires.
Saint Brice,
Sainte Merguerite.
Vous tui, saint confessour
^ Sainte Juliienne.
priez por nous.
125 Sainte Bairbe.
210 Sainte Mairie MaldeUinne.
Sainte Brl4e.
Sainte Marthe.
Sainte Cristenne.
Sainte Feliciteit.
S^nte Glosime.
Sainte Perpetueile.
Sainte Sigulenne.
116 Sainte Agathe.
I ) I Sainte Elisabeth.
Sainte Lucie.
Sainte Pernelie.
Sainte Aignel.
Sainte Gertrud.
Sainte Sesille.
Sainte Odelie.
120 Sainte Kaitherine.
mier membre du verset manque. •
— ij2-3 manque E. — 174 M: Le co-
piste avait oublié de transcrire
te répons; il Va indiqué en marge par
LES LITANIES DES SAII^TS. 449
I j 5 Vous, sainctes Vierges, Veves, et aultres sainctes Femes,
prieiz.
Vous tuit, li benoiz Sains qui estes en paradis, prieiz
pour nous.
Sire, tu nous sois propices et debonaires ; Sire,
1 40 apairgnes nous.
Sire, tu nous sois propices et debonaires ; Sire, deffens
nous et délivre.
De dampnation perpetueile, Sire, délivre nous.
Des perilz on quelz nous sommes pour nos pechieiz et
145 chesques jour, Sire, délivre nous.
De ire, et de hejne, et de toute mauvaise volenteit,
Sire, tu nous weilles wardeir et delivreir.
Des espiees et des decevement dou dyàble, Sire, délivre
nous et nous warde.
150 De soudenne et deprovehue mort, Sire, tu nous weille
wardeir et delivreir.
débonnaires — 143 dempnation — I44quei!z — 148 dou répété-^
150 de improvehue — 155 De — 159 Par — 160 benoitte —
1 3 5 Vos, sainte virge, veve et aultre sainte femme.
Vous tuit, li benoît saint qui estes en pairaidis, priés por nous.
Sire> tuit nous soit propice et débonnaire; Sire, espairgne nous.
141 Sire, defifant nous et délivre.
De dampnacion parpetuelle, Sire, délivre nous.
De périt aquelz nous somme por nous pechiés et chescuns jour>
145 sire, délivre nous.
De yre et de hayne et de toute malvaisse vollanteit. Sire, tu nous
veulle wairder et délivrés.
Des espie et des decevemant don diauble, Sire, délivre nous et nous
wairde.
l'abréviation de nous et cœtera ; le ms. H a transcrit le ripons en toutes
29
4)0 LE PSAUTIER DE METZ.
De durteît et d'aveuglement de cuer, Sire, tu nous
weiiles wardeîr et delivreir.
£)e foudre et de tempeste, Sire, tu nous weiiles delivreir.
1 5 $ Det toutes ordes et vil pencee, Sire, warde nous.
De tout mal, Sire, délivre nous.
Per ton sainct Avènement, Sire, délivre nous.
Per ton Annunciation, Sire, délivre nous.
Per ta saincte Nativiteit, Sire, warde nous.
.160 Per ta benoite Crux et Passion, Sire, délivre nous.
Per ta gloriouse Résurrection, Sire, délivre nous.
Per ta virtuouse et mervillouse Ascension, Sire, délivre.
Per la graice dou Sainct Esperit Paraclit, Sire, délivre
nous.
165 Au jour dou Jugement, Sire, délivre nous.
Nous, poures pechour, te prions : oy nous et nous es-
coute.
168 donne, sainte — 170 sainte — 177 touz — 180 rachaiteit —
150 De soudenne et de inprovehue mort, Sire, tu nous velle wairder et
délivrés.
De foudre et de tampest. Sire, tu nous velle wairdés et délivrés.
1 5 $ De toute orde et vis pancée^ Sire, wairde nous.
De tout mal. Sire, délivre nous.
Per ton saint Advenemant, Sire, délivre nous.
Per ton Anunciacion, Sire, délivre nous.
Per tai sainte Nativiteit, Sire, wairde nous.
160 Per tai benoite Croix et Passion, Sire, délivre nous.
Per tai gloriouse Résurrection, Sire, délivre nous.
Per tai vertuouse et mervillouse Assendon, Sire, délivre nous.
Per lai graice don Saint Esperit Paradis, Sire, délivre.
165 Aulz jour don jugemant, Sire, délivre nous.
lettres» — 175 E : Le ripons n'est marqué que par la lettre initiale
LES LITANIES DES SAINTS. 45 I
Que tu nous donnes ta saincte paix, nous te prions :
escoute nous.
1 70 Que toute saincte Eglise tu weilles governeir et deffendre
et wardeir, nous te prions : escoute nous.
Que nostre sainct peire lou Pape et toute aultre ordre
de touz les servans et menistres de saincte Eglise tu weilles
maintenir en saincte religion, nous te prions : escoute
1 7 5 nous.
Que nostre Evesques et tout lou pueple desous lui tu
weilles wardeir de tous maulz et deffendre, nous te prions :
escoute nous.
Que tout lou pueple des Crestiens que tu as de ton pre-
1 80 cioulz sanc [rachaiteit] tu weilles wardeir et sauveir, nous
te prions : escoute nous.
Que les fruis de terre tu nous weilles donneir et wardeir
et sauveir, nous le prions : escoute nous.
Que nos cuers et tous nos désirs weilles adrecieir et
186 emprisonneis. touz. — 188 pitieit — 190 touz — 191 nos —
Nous, poures pechour, te prion : oy nous et nous escoute.
Que tu nous donne tai sainte paix, nous te prion : escoute nous.
1 70 Que toute sainte Esglixe tu velle gouverner et defFandre et vaîrdeir,
nous te prion : escoute nous.
Que nostre saint peire le Pape et toute aultre orde de tout lez ser-
vant et ministre de sainte Esglisse tui velle maintenir en sainte reli-
175 gion, n. t. p. e. n.
Que nostre Esvesque et tout le puple desous lui tu velle wardés de
tout mal et deffandre.
iSo Que tout le puple des crestien que tui ait de ton precioul san rai-
cheteir tu velle wairdéz et salves.
Que lez frut de terre tu ne veulle donner et wairdés et salves.
àts mots dont il se compose. Et cette indication même disparaît dans le
reste de la prière. — 180 M : rachaiteit manque ; nous le restituons
452 LE PSAUTIER DE METZ.
185 esleveir lassus on ciel, nous te prions : escoute nous.
Que les poures enprisonneis et tous aultres qui sont en
maladies et a meschief tu weilles aidîeîr et vîsîteir en
pitiet, et eulz de tel meschief releveir et delivreir, nous te
prions : escoute nous.
190 Que les armes de nos peires et de nos meires et de tous
nostre aultres amins weilles wardeir d'enfer et de damp-
nementy nous te prions : escoute nous.
Que a tous ceulz qui bien nous on fait et font, et qui
bien nous wellent, tu welles rendre et donneir les biens
195 perdurables, nous te prions : escoute nous.
Que nos lieux qui a nos apertîennent et ou nous de-
morons, et touz ceulz qui il demourent, tu weilles visiteir
, et conforteir, nous te prions : escoute nous.
Que a touz les mors, qui en la foy et en l'unîteit de
193 touz — 195 perdurablc — 197 tous, welles — 199 romiliteit
faute^ lecture erronée. — 200 welles — 201 paradis — 203 welles
185 Que nous cuer et tout nous désir veulie adressier et alever lessus
on ciel.
Que les poures enprisonner et tout aultre qui sont en malaidîe et a
meschief tu velle aidier et visiteir en pitiet, et eulz de tel meschief
relevrés et délivrés.
190 Que lez airme de nous peire et de nous meire et de tout nous aultre
aimin veulie wairder d'anffeir et de dampnemant.
Que a tout ceul qui bien nous on fait et font et qui bien nous veulie,
195 tu veulie rande et donnés lez^ bien pardurable.
Que nous liu qui a noz apertienne et on nous demouron et tout ceul
que y demoure, tu velle visiteit et conforteit.
Que a tout lez mor que en lai foit et en Tumiliteit de sainte Esglixe
200 sont trespaissés de cest monde, tu welIe. donnez le repos de pairaidis.
d: après H. — 191 E : ainemin» contre^sens, — 199 E : rumiliteit, cf. H.
LES LITANIES DES SAINTS. 45 3
200 saincte Eglize sont trespasseiz de cest inonde, tu weilles
donneir lou repolz de paradix, nous te prions : escoute
nous.
Que lu nos weilles oyr, nous te prions : escoute nous.
Filz de Dieu, nous te prions que tu nous weilles es-
205 couteir.
Agnelz de Dieu, qui ostes et affaice les pechieiz dou
monde, welles nous supporteir et espargnieir.
Agnelz de Dieu, qui ostes et affaices les pechieiz dou
monde, aies merci de nous.
2 1 o Agnelz de Dieu, qui ostes et affaices les pechieiz dou
monde, donne nous ta paix et nos weilles escouteir et oyr.
Kyrie, eleyson.
Christe, eleyson.
Kyrie, eleyson.
ET PUES DITTES VOSTRE PATENOSTRE.
— 204 x\x manque.
Que tu nous velle oïr.
205 Filz de Deus, nous te prion que nous velle escouter.
Agnel de Deus, qui ost et effaice les pechiet don monde, veulle nous
suporteit et espargnier.
Agnel de Deus, qui oste et effaic'e lez pechief don monde, aie marci
de nous.
2 1 o Agnel de Deus, qui oste et effaice lez pechief don monde, donne
nous tai paix et nous velle escouteir et oys.
Kirie, leyson.
Christe, leison.
Kyrie, leison.
ET PUET DICTE VOSTRE PATENOSTRE,
454 ^^ PSAUTIER DE METZ.
XV
VEZ CI LES PRBGBS.
i'ai dit, Sire, que tu aies merci de mi.
Sire, wairi mon arme dou mal de pechieît,
quar j'ai trop griesment pechieit contre ti.
5 Prions pour tout Cestet et les degreiz de saincte Eglize :
Tes prestres et ministres soient revestiz de justice, et
tes sains en aient joie et liesce.
8 Pour la paix et l'uniteit de toute saincte Eglize :
Paix soit faite en ta vertu, et habundance en tes tours.
10 Pour nostre governour et pastour espiritueil :
Nostre Sires lou weille wardeir et vivifieir, et lou faice
XV: Cy — 4 gricfment — 6 menistres. revestus — lo Por. espc-
rituel — 12 metoisse — • 14 temporel — 16 apellerons — 19 touz —
XV — J*ait dit, Sire, que tu aie merci de my. Sire, wary mon arme
don mal de pechief ; car j*ait trop griefmant pechiet contre ti.
j Prion por tout l'estait et les greif de sainte Esglîsse : Des pres-
tes et* meniste soient revestut de justice, et tes saint en aie joie et
liesse.
8 Por la paix et Fuiniteit de toute sainte Esglisse: Paix soit faite en
tai vertus et aubondance en tes tour.
10 Pour nostre gouvernour et pastour esperituel: Nostre Signour le
XV. Les renvois des Rubriques ci'dessous visent non pas le texte de
la Vulgate, mais celui de la présente édition^ afin que le lecteur puisse
comparer les variantes de traduction pour un mime texte^ entre la vf r-
sion des « Preces > et celle du « Psautier ^^qui est la source de tou»
tes ces prières f les n9» ^t, 42 et 4S exceptés.
2 : Psal. XL, 4. — s : CXXXI, 9. — 8 : CXXI, 7. — 10 : XL, 2.
LES PRECES. 45 5
bieneuroulz en terre ; et ne lou mettoisse mies en la
main de ses anemins.
1 4 Prions pour nostre roy et pour nostre governonr temporeil :
Sire, warde et sauve lou roy, et nous escoute et oye
au jour que nous t'appellerons a nostre ayde.
1 7 Prions pour tout lou pueple des crestiens :
Sire, sauve ton pueple, et bénis a ton heritaige ; et les
governe et essauce jusques a tout jour mais.
2o Prions pour nos f reires et nos suer s :
Pour mes freires et mes prochiens je parloie en paix de
ti. Pour la maison de Dieu Nostre Signour je t'ai queru
des biens asseiz.
24 Prions pour ceulx qui vont en Ions pelerinaiges et qui
cheminent fuer de lour lieu :
Sire, tu les weilles wardeir et sauveir, et lour donne
bone prosperiteit, et les ramoinne et sains et sauf.
24 ceulz — 28 pour — 29 Dieu, espérance — 30 toutes — 3 1 touz
■ I c
veulle wairdcr et vivifier, et le faice bien eurous en terre, et ne le
metoise mie en lai main de cez ainemyn.
1 4 Prions por nostre roy et por nostre gouvernour temporel: Sire, wairde
et salve le roy, et nous escoute et oie au jour que nous f apelleront
a nostre ayde.
1 y Prions por toz le puple des crestiens : Sire, salve tout le puple et bénis
et tont heritaige, et les gouverne et assauce jusquais a tout jourmaix.
20 Prions por nous frère et nous suer: Por mes frère et mes prochiens
je pairloie en pax de ti. Por lai maxon de Deus Nostre Signour, je t'ait
quarus des bien esseis.
2 4 Prion por seul qui vont en lonc pellerinaige, qui chamine fuer de lour
liu : sire, tu les velle warder et salver, et lour donne bonne prosperi-
teit, et lez moinne et saint et sauf.
— 14 : XIX, 10, — 17 : XXVII, 12. — 20 : CXXXI, 8, 9. —
24 : cf. CXVII, 25. — 28 : LXIV, 6. •— 31 : Luc, XXIII, 34- — 35 :
456 LE PSAUTIER DE METZ.
28 Prions por ceulz qui vont en la meir et en yawes i
Sire, Dieux de nostre salut, escoute nous, qui es Tes^
perence de toute terres et en la meir bien loing.
3 1 Prions pour tous ceulz qui sont nos aneminSy et qui mes-
dient a tort de nous, et qui mal nous pourchessent et font :
Sire Jhesu Crist, ne lour reputeir mie a pechieit, quar
il ne sceivent qu'il font.
} 5 Prions pour ceulz qui sont en pénitence et en repentence
de lour pechieiz:
Sire, converti toi et te retourne piteusement ver eulz,
et soiz doulz a apaisieir sus tes sergens.
39 Prions pour lespoures enprisonneiz :
Sire, remenbre toi en ton boin plaisir et en ta de-
bonaireteit de ton pueple, et nos visite en ton salut.
42 Prions pour tous nos bienfaitour :
— 32 porchessent — 35 penitance. repentance — 40 remembre —
41 viseite — 42 touz — '45 saint — « 49 lou lour — 50 yeulz ,^
28 Pr ion por ceul qui vont en lai mer et en iauwe: Sire, Deus de nostre
salut, escoute nous, qui es l'espérance de toute tere et en la mer bien long.
3 1 Prions por tout ceulx qui sont nos anemyn, et qui mesdiet a tor de
nous, et qui mai nous porches se et font: Sire Jésus Cris, ne lour repu-
teit miez a pechiet, car il ne sceives qu'il font.
35 Prion por ceulx qui sont en penitance et en repantance de lour pt"
chiet : Sire, converti toy et te retorne pitousemant ver eulz, et soit
doulx et paisiés sus tez sergent.
39 Prion por les poure enprisonnés : Sire, remanbre toy en ton boin
plaissir et en tai debonaireteit de ton puple, et nous viseite en ton
salut.
42 Prion por tout nous bienfaitour : A Deus, qui es retribueire de tout
Psal. LXXXIX, 15. ~ 39 : cv, 4. -- 42 : Verset final de la prière
dite c les Grâces*, — 46: cf. PsaL CVI, 20. — 48: De l'office des
LES PRECES. 457
Dieux qui es retribueires de tous biens, weilles
rendre et retribueir a tous ceulz qui bien nous font, pour
ton saint nom, la vie perdurable.
46 Prions pour les poures malades :
Sire, envoie ta parolle, et les wairi de lour maladies.
48 Et prions auci pour les mors :
Sire, donne lour lou repolz de tou jour, et li lumieire
perpetueile luisoisse a yceulz ;
Il soient mis on repolz de paix. Amen.
5 2 Prions auci pour nous :
Sire, ta miséricorde soit faite sur nous, ensi comme
nons avons espereit en ti.
5 5 Pour 'nos pechieiz et tris grans négligences:
Sire, ne te weille sovenir ne remenbreir de nos an-*
ciennes iniquiteiz, mais bien tost nous secourrient tes mi-
séricordes : quar nous sommes en très grant poureteit.
51 ilz — 54 nous — 55 grantes — 60 soiz — 62 familliers —
bien, veuUe randre et retribueir et tout ceul que bien nous font, por
^ ton saint nom, la vie pardurable.
\6 Frion por les poure mallaide: Sire, envolez tai pairoIle,et lez wairi
de lour mallaidie.
f8 Et prion auci por lez moirt: Sire, donnez lou lor repot de tout jour,
en lai lumière parpetuelle luisoisse a yeulx. Ils soient myn on repot de
paix. Amen.
\2 Prion ausy pour nous : Sire, tai miséricorde soit faite sus nous, ensi
comme nous avont espereit en ti.
5 Por nous pechief et tris grande negligense: Sire, ne te veulle sou-
venir ne remanbrer de nous ancienne iniquiteit^ mais bien tost nous
secourrons tes miséricorde ; quar nous somme en très grant poureteit.
Sire ayde nous, Deus qui est nostre saluit ; et por lai gloire de
Morts. — 52 : Psal. XXXII, 22. — 55 : LXXVIII, 8, 9. ^ 62 : cf.
45 8 LE PSAUTIER DE METZ.
Sire, ayde nous, Dieux qui es nostre salus ; et pour la
gloire de ton nom, Sire, délivre nous; et sois pitoulza
nos pechieiz, pour l'amour de tou nom.
62 Pour nos freires et prochiens familiers et amins :
Sire, sauve tes sergens, mou Diex, ceulz qui espeirent
en ti.
Sire, envoie lour ayde de ton sainct lieu lassus.
66 Sire, tu nous soiz tours et fermeteit de seure forteresse;
Encontre l'anemin.
08 Sire, oy et escoute mon orison ;
Et ma clamour viengne jusques a ti.
XVÎ
OREMUS, G*EST A DIRE : OR PRIONS ET DISONS.
i) Colloite et Orison pour tous les Sains.
Très poissans et misericors Dieux, weilles nous ottroieir
6} Dieux, espèrent — 66 Sires
XVI: 2 touz — 7 vierges, touz. esleus — 9 remembrons — 14
ton nom, Sire, délivre nous ; et soient pitoul et nous pechiet, pour
l'amour de ton nom.
62 Pour nous frère et prochien familier eîamyn : Sire, salve tes sergens,
mon Deus, seult qui espeiret en ti. Sire, envoient lour ayde de ton
saint liu lessus.
66 Sire, tu nous soit tour et fermetés de seure forteresse ; Encontre Tai-
nemin.
68 sire, oie et escoute mon orisont; Et mai daimour vigne jusquai a ti.
XVI — Oremus, c'est a dire : or prion et dïson.
i) Colloite et Orison por tout lez Sains : Très poissant et mîscricort
XVI, 8 etXlXy 2.-^66: LX, 5.-68: CI, I.
LES COLLECTES. 459
que Fintercession et la prieire de la très saincte meire
5 Dieu la Vierge Marie, et de toutes les benoîtes Vertus dou
Cieil, des sains Patriarches, Prophètes, Apostres, Martirs,
Confesseurs, et Vieirges, et de tous tes Eslus en touz lieux
et per tout, nous faice estre lieiz et joioulz ; et quant nous
remantevons et remenbrons lour mérites, nous puissiens
!o apercevoir et sentir lour bénéfices.
2) Colloite et Orison pour la paix, ^
Dieux, de oui bonteit viennent li sainct désirs et li
droiturieir consoil et toutes euvres justes, weilles donneir
a tes sergens celle paix que li mondes ne puet donneir,
M a fin que nos cuers soient dou tout donneiz a tes sains
commandeméns; et ostee per ti toute paour de nos:ane-
mins, per ta saincte protection et ayde li temps soient
en paix et en repolz. Per Nostre Signour Jhesu Crist.
monde, donneit— 16 pour au lieu de per — 17 sainte — 19
DeuSy veulles nous otroyer que 11 intercessions et lai prière de lai très
sainte meire Deus^ lai virge Mairie, et de toute lez benoite Vertus don
ciel, dez saint Patriaiche, Prophette, Apostre, Martire, Confessour, et
Virge, et de tout tes Esleu, en tout liu et pertout, nous faice estre
liés et joieulx ; et quant nous rementevons et remanbron lour mérite,
nous puissiens aparsevoir et santir lour bénéfice.
2) Colloite et Orison por lai paix: Deusdecui bonteit vienne li saint
destr et li droituriés consoil et toute euvre juste, veulle donner a tes
sergens celle paix que li monde ne puet donneir, adfin que nous cuer
5 soient dont tout donner et tes saint commandemant ; et ostee per ti
toute paour de nous aînemyn por tai saint protecdon et aide, li temps
soient en paix et en repos.
XVI^ 18 M : Les cinq derniers mots sont figurés seulement par leur
col-
460 LE PSAUTIER DB METZ.
j) Orison et Colloite pour VEgliu.
20 Sire, nous te prions que les prieires de toute ton
Eglize tu weilles en ta debonaireteit et pitieit recevoir ;
a fin que, de li ostees toutes adversiteiz et mauvaises
errours, elle te puit servir en seure liberteit.
4) Orison et Colloite pour ses amins et sesfamillieirs.
2 $ Dieux qui ais les dons de chariteit, per la graice dou
Saint Esperit, on*Guer de tes sergens qui en ti croient et
sont en vraie foi mis et planteiz, weilles donneir a tes
sergens, homes et femmes, pour les quelz^ nous prions^ ta
douceur et debonnaireteit, salut et sancteit.de cuer et de
30 corps : si ques il te puissîentde toute lour vertu ameir^ et
ce qui te plait de bon cuer et de toute lour amour et di-
lection periaire et acomplir.
loitte — 26 saint — 27 vrai, fois — }o puissent — 55 soiz — }8 teil-
20 3) Orison pour lai Glixe: Sire, nous te prion que les prier de tont
ton Esglisse tu veulle en tai debonaireteit espitier resevoir, aiffîn que
de K ostres tout adviteit et malvaisse airour, elle te puist ser^t en
tout liberteit.
25 4) Orison por cez amyn et cez familier : Deus qui ait les dont de chai-
riteit, per lai graice don Saint Esperit on cuer de tes servant que enci
croiez et sont en vraie foy, mis et planteit, venlle donner a tes ser*
gent, homme et femme, por lez quel nous prion, tai doulsour et de-
bonaireteit, saluit et santeit de cuer et de corps : si que il te paisse
30 de tout lour virtus amer, et ceu qui te plait de boin cuer et de toute
lour amour et dilleccion perfaire et acomplir.
initiale respective, — }6-37 : Nos trois mss, ont: de ton sergent ou de tes
sergens ; mais il faut intervertir Vordre des nombres singulier et plu-
LES COLLECTES. 46 1
5) Orison et Coltoite pour ceulz qui sont en pelerinaige
ou qui cheminent et font aucuns voiaige.
3 5 Sire, sois propices et descendent a nos pitouses suppli-
cations et prieires, si que la voie de tes sergens (ou : de
ton sergent) en la prosperiteît de ton salut tu weilles
disposeir et ordeneir teilement que, entre toutes les ad-
versiteiz et varieteiz des voies de ceste présente vie, il
40 soient adès aidieiz, conforteiz et warantis de ton ayde.
6) Orison et Colloite pour Us malaides.
Très poissant Dieux d^eterniteit, qui es li salus éternel
et perpétuel de tous ceulz qui en d croient, escoute nous
et oy nostre prieire que nous faisons a ti pour ton ser-
45 gent (ou : pour tes sergens), -»• pour ta demesalle teile
femme (ou : pour tes demesalles), •— pour lou quel (ou :
pour les quelz ; — et pour femmes, dites : pour la queile,
ou : pour les keilles) — nous requeirons ta miséricorde
ment — 39 et varieteiz manque — 42 de triniteit — 43 touz — • 47
femme, dite — 48 quelles — 49 senteit — 52 puet — ^6 le second
5) Orison et Colloite por ceul qui sont en pelerinaige^on en yoiaige:
3 ( Sire, soiz propice et dessandant et nous pitouse suplicacion et prière,
si que lai voie de tes sergent on de ton sergent en lai prosperiteit de
ton saluit te veulle disposeir et ordonés tellemant que, en toute lez
adverciteit dçz voie de cest présente vie, il soient adès aidiez, confor-
40 teit et wairantir de ton aide.
6) Orison por les malaide: Tréspoissan Deus de triniteit, qui es li sa-
luit éternels et parpetueit de tout ci qui en tî croiez, escoute nous
4 5 et oie nostre prière que nous faissont a ti por [ton] sergent on por es
sergent, por tai damoiselle on por tes damoiselle, por lequel on pour
rielf à cause du verbe soient. — 44 et suiv, HM ; pour tes sergens ou
pour ton sergent...; même observation à cause du relatif : pour lou
462 LE PSAUTIER DE METZ.
et ton ayde : si que, li rendue santeit, il (ou : elle) te
50 rende graices et mercis en ton Eglize.
7) Orison pour les pechieiz.
Sire, la très grans miséricorde de ti, que nulz ne [puet]
proprement descrire ne raconteir, tu weilJes a nous
douœment et pitousement monstreir : si que tout ensemble
^ j tu nous weilles et de nos pechieiz et des poinnes de nos
pechieiz, les quelles nous avons deservir pour nous pe-
chieiz, delivreir et geteir fuer.
#
8) Orison et Colloite pour bonnes euvres acquérir.
Très poissans Dieux, sempitemeil et etemeil, adresse
60 nos euvres et nos fais per devant ti en ton boin plaisir et
a ta volenteit : si que, on nom de tou très chieir et bien
aimeîz Fil, nous puissiens habondeir en bonnes euvres.
nos — j8 aquerîr — 59 éternel — 61 chier — 63 Collecte — 67 tooz
lesquel, nous requairont tai miséricorde et ton ayde : si que, lui ran-
50 due santeit, elle on il te raiide graice et merci en ton Esglixe.
7) Orison por les vit et por lez^ mort : Sire, lai très grant miséri-
corde de ti que nulz ne puet proprement descrire ne raiconteit, te
veuUe a nous doulcemant et pitousemant monstres, si que tout ensamble
5 5 tu nous velle et de nous pechief et des poînne de nous pechief, lez
quelz nous avont deservit por nous pechief, delivreir et getelt fuèt.
8) Colloite por lez bone euvre aquarir : Sire poissant, Deus sempiter-
60 nés et eternès, adresse nous euvre et nous fait per devant ty en ton
boin plaissir et a tai vollanteit : si que on nom de ton très chier et bien
amèz Fil, nous puissiens abonder en bonne euvre.
quel (le ms, E donne : tes s. les deux fois). Et de même plus bas,
pour le genre : il ou elle, ûu lieu de : elle ou il de l'original. —
LES COLUBCTES. 463
9) Orison et Colloite pour les vis et pour les mors^
tout ensemble.
Très poîssans Dieux, sempîterneil et etemeîl, qui si-
gnons et sus les vis et sus les mors, et ais pitieit et merci
de tous ceulz que tu yois qui sont et doivent estre tiens
per vraie foi et per bonnes euvres, nous te prions dévote-
ment et de boin cuer que ceulz pour oui nous te prions
et pour les quelz nous avons entention de prieir, les quelz
ou li siècle présent encor tient en vie corp^rele ou H
aultre sieicle a venir tient jai et ait ressut jai comme
trespasseiz des propre corps : per la pitieit de ta douceur,
et perdon et remission plenieire de lour pechieiz il
puissient avoir et venir a la joie perdurable.
Per Nostre Signour Jhesu Crist, ton chieir Fil, qui avec ti
vit et règne en l'uniteit dou Sainct Esperit qui est vrais
Dieux, pertouz les siècles des siècles. Amen.
— .67 per -— 71 corporele —73 propres —75 puissent — 76 chier
9) Orison por lez vif et por lez mort ensamble : Très poissans Dcus,
sempiternès et éternel qui signoris et sus les mort et suis lé vif, et
ait pitiet et merci de tout ceulx que tu voit qui sont et donnét estre
tien per .j. vraie foix et per bonne euvre, nous te prion devoltemant
et de boin cuer que seulz por cui nous te prion et por les quelz nous
avont entancion de prier, lez quelz on li ciecle presant encor tient en
viez corporelle, on li aultre ciecle a venir tient jai et ait ressus jai
comme trespassés dez propre corps : por lai pitiet de tai dousour, et
perdon et remission plenieire de lour pechiet il puisse avoir et venir
a lai joie perdurable.
Per Nostre Signour Jhesu Cris, ton chier Filz, qui avec ti règne en
l'uniteit don Saint Esperit qui es vrait Deus, per tout lez ciecle. Amen.
51 MH: La rubrique est inexacte; et aussi celle de E, bien que diffé-
rente, Voy, à la note finale, ^79 : Psal, CI, i.
464 LE PSAUTIER DE METZ.
79 Sire, oy et escoute mon orison ;
Et ma clamour viengne jusques a ti.
81 Benâsons a Nostre Signour.
A Dieu graice.
79 sire, oie et escoute mon orison ; Et mai damour vigne jusqnai a ti.
81 Benigssoa a Nostre Signour. A Deus graice.
Ces Collectes appartîemient respecdvement aux Messes on Offices
suivants : i) Ad suffra^ia Sanctorum postulanda, -^ 2) Missa pro pacc,
— 3) U'issa contra judices mate agenUs, — 4) Missa pro familia-
ribus, — s) Missa pro iter agtntibus, — 6) Missa pro infirmis, — 7)
Missa de quacum^ue tribulatione. Il y a erreur dans nos mss. soit pour
le texte de TOraison, soit plutôt pour la rubrique, la Cdllecte de la
Missa propeccatis commençant ainsi: Bs^udi^quasumus, Domine^ sup-
plicum preces,., — 8) Dominica post Natale Domini, — 9) Missa
vivoram et defunctorum.
Le lecteur trouvera aux Appendices (tome II) d'autres variantes des
Cantiques et Prià'es diverses imprimées ici à la suite des Psaumes.
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